Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La chambre du futur bébé — Chapitre 1
Autrice
La chambre du futur bébé
Chapitre 1
Je m’appelle Armelle, j’ai vingt-huit ans.
Je vis avec Victor, mon compagnon, qui a le même âge que moi. Nous avons une petite fille de trois ans et j’attends notre deuxième enfant : je suis enceinte de six mois.
Physiquement, je mesure un mètre soixante-huit.
Mes cheveux sont blonds, légèrement ondulés, et tombent en souples mèches sur mes épaules. J’ai les yeux clairs, d’un bleu-gris doux, soulignés d’un trait de maquillage discret, et mon visage est ovale, aux traits réguliers, avec des lèvres que j’aime souligner d’un rouge vif. Ma peau est claire et mon décolleté est assez généreux : ma poitrine, déjà ronde avant, s’est encore arrondie avec la grossesse.
Mon ventre bien rebondi de six mois se dessine clairement, et je le caresse souvent du bout des doigts. Mes hanches se sont un peu étoffées aussi.
Au travail, les journées commencent à devenir vraiment difficiles.
Je suis vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter depuis plusieurs années, et j’ai toujours aimé ce métier : conseiller les clientes, plier les vêtements, ranger les rayons, sourire même quand on est fatiguée. Mais à six mois de grossesse, chaque geste me coûte davantage. Rester debout des heures, monter sur le petit escabeau pour accrocher les robes, porter les cartons de nouvelle collection… mon dos tire, mes jambes enflent, et mon ventre lourd me rappelle sans cesse que je dois ralentir. Victor fait de son mieux pour m’aider. Le soir, il essaie de s’occuper du bain de notre fille, de préparer le dîner ou de ranger un peu la maison. Il me masse parfois les pieds quand il me voit trop fatiguée. Mais lui aussi est débordé : ses horaires se sont allongés ces derniers temps, et il rentre souvent tard. On se croise plus qu’on ne se voit vraiment. Il m’envoie des messages dans la journée pour prendre des nouvelles, et je sens qu’il s’inquiète, mais on n’arrive pas toujours à se soulager l’un l’autre comme on le voudrait. Entre mon travail, la grossesse qui avance, notre petite de trois ans qui demande encore beaucoup d’attention, et les soirées où Victor est encore au bureau, le quotidien devient vraiment lourd.
Deux semaines plus tard, je n’en peux plus. Ce matin-là, en arrivant à la boutique, mes jambes tremblent déjà. Mon ventre est encore plus lourd, mon dos me lance à chaque mouvement, et j’ai du mal à rester debout plus de dix minutes d’affilée. Vers onze heures, alors que je plie des pulls, un vertige me prend. Je m’agrippe au comptoir, le cœur qui bat trop vite. Ma collègue insiste pour que j’aille m’asseoir, puis elle finit par me convaincre d’appeler le médecin. Je prends rendez-vous dans l’après-midi. Dans la salle d’attente, j’ai les mains moites. Quand le docteur m’examine, il fronce les sourcils en regardant mes résultats et mon ventre.
— Armelle, votre tension est trop basse, vous êtes épuisée et le bébé commence à le sentir. Je vous mets au repos forcé jusqu’à nouvel ordre.
Le mot « repos forcé » résonne dans ma tête. Je quitte le cabinet avec un arrêt de travail et une longue liste de recommandations. En rentrant, j’appelle Victor. Sa voix est inquiète dès les premiers mots.
— Je m’arrête, Victor… le médecin m’a mise au repos strict.
Il soupire de soulagement et d’inquiétude en même temps.
— C’est mieux comme ça, mon amour. On va s’organiser.
Le repos forcé commence dès le lendemain.
Les journées sont bien plus lentes. Plus de réveils précipités pour préparer la boutique, plus de course contre la montre entre les clientes et les cartons. Je reste à la maison, allongée la plupart du temps, comme le médecin me l’a ordonné. Le matin, Victor m’embrasse avant de partir travailler, un peu plus tôt que d’habitude pour pouvoir rentrer un peu plus tôt le soir. Il dépose notre fille chez la nounou, et le silence s’installe dans la maison.
Un soir, après le coucher de notre petite, nous nous retrouvons enfin seuls au salon. La télévision est éteinte.
Victor s’assoit à côté de moi sur le canapé, une main posée sur mon ventre.
On reste un moment sans rien dire, juste à profiter du calme. Puis je finis par parler de ce qui me trotte dans la tête depuis des jours.
— Il ne nous reste plus beaucoup de temps avant l’arrivée de bébé… Et la future chambre n’est toujours pas prête. Il faudrait vraiment la rénover. Peindre les murs, installer le lit, ranger les affaires…
Victor soupire doucement et me regarde.
— Je sais, mais tu ne peux pas t’en occuper, à part me donner des directives depuis le canapé. Et moi, avec tout ce que je fais déjà… Le travail, la maison, notre fille… je n’ai presque plus une minute.
Il passe une main dans ses cheveux, l’air un peu fatigué.
— En plus, on m’a prévenu aujourd’hui : je vais devoir travailler un peu plus les prochaines semaines. Des horaires encore plus longs. Je ne vois pas comment je pourrais m’occuper des travaux en plus.
Je sens une petite pointe de frustration, même si je comprends parfaitement.
— Alors on va faire comment ?
Victor me serre un peu plus fort contre lui.
— On va sûrement faire appel à un professionnel. Quelqu’un qui pourra s’occuper de la peinture et de l’aménagement rapidement. Tu pourras lui expliquer exactement ce que tu veux, et moi, je m’arrangerai pour être là quand il faudra décider ou réceptionner le travail. Ce sera plus simple pour tout le monde.
Je hoche la tête en caressant mon ventre.
— Oui… c’est sans doute la meilleure solution.
Le lendemain, j’ai rendez-vous chez mon médecin.
Ma mère m’accompagne. Elle est venue dès le matin pour m’éviter de conduire et pour être présente pendant la consultation. Dans la salle d’attente, elle me tient la main de temps en temps, comme quand j’étais petite.
Le docteur m’examine longuement. Il vérifie ma tension, écoute le cœur de bébé, me pose plein de questions sur mon repos.
— Il y a une nette amélioration, Armelle. Votre corps récupère doucement, c’est une bonne nouvelle.
Je souris, soulagée. Mais il reprend aussitôt :
— Malgré tout, je vous garde encore en arrêt. On ne va pas précipiter les choses. Continuez le repos strict pour le moment.
Au retour à la maison, nous nous installons dans le salon. Ma mère me prépare un thé et s’assoit en face de moi. C’est là que je lui parle de la rénovation de la future chambre de bébé.
— On n’a plus beaucoup de temps… Victor est débordé, et moi, je ne peux rien faire à part donner des ordres depuis le canapé. On pensait faire appel à un professionnel.
Ma mère réfléchit quelques secondes, puis ses yeux s’éclairent.
— Attends… Je connais quelqu’un qui pourrait peut-être t’aider. Franck. Tu te souviens de lui ? Il fait des travaux, de la rénovation, et il est sérieux. Il pourrait s’occuper du chantier.
Je redresse un peu la tête, surprise et immédiatement intéressée.
— Franck ? Oui, je me souviens très bien de lui. Tu penses qu’il serait dispo ?
— Je suis partante, en tout cas. Si tu peux le contacter, ce serait parfait.
Ma mère hoche la tête en souriant.
— Je l’appelle dès cet après-midi et je te tiens au courant.
Je me détends un peu contre les coussins, une main sur mon ventre. Pour la première fois depuis des jours, une solution concrète semble se dessiner pour la chambre de bébé.
Le soir venu, une fois notre fille endormie, j’en parle à Victor. Nous sommes installés dans le salon, et je lui raconte la conversation que j’ai eue avec ma mère.
— Elle connaît quelqu’un… Franck. Je le connais depuis que je suis petite. Il fait des travaux, et elle pense qu’il pourrait s’occuper de la chambre de bébé.
Victor relève les yeux, immédiatement intéressé.
— Franck ? Celui dont ta mère parle parfois ?
Il réfléchit une seconde puis hoche la tête.
— Je suis tout à fait partant. Si c’est quelqu’un de confiance, ce serait parfait. On attend sa réponse alors.
Le lendemain, en début d’après-midi, mon téléphone sonne. C’est ma mère.
— Bonne nouvelle, Armelle. J’ai eu Franck. Il est d’accord pour s’en occuper. Il peut passer samedi matin, si ça vous va, pour regarder la chambre et voir ce qu’il y a à faire.
Un sourire m’échappe aussitôt.
— C’est parfait, maman. Dis-lui que samedi matin, ça nous va très bien.
Je raccroche et envoie rapidement un message à Victor pour le tenir au courant. Il me répond presque tout de suite : Super nouvelle. On a plus qu’à attendre samedi.
Nous arrivons rapidement à samedi. Vers dix heures, une petite voiture utilitaire se gare dans la cour. Avec Victor, nous sortons pour l’accueillir. La portière s’ouvre et Franck en descend. Ça fait longtemps que je ne l’avais pas vu. Il a un peu changé, mais en bien. Franck a quarante-huit ans. C’est un grand homme, à la carrure solide d’une personne qui a travaillé toute sa vie dans le bâtiment et d’autres métiers manuels qui façonnent le corps. Ses épaules sont larges, ses bras marqués par les années d’effort. Il porte une barbe bien taillée, grisonnante, qui contraste joliment avec sa peau bronzée. Quand il me regarde et me sourit en s’approchant, je me dis que c’est un bel homme, le genre qui ne laisse pas indifférent.
— Bonjour Armelle, cela fait longtemps.
— Oui, très longtemps, Franck.
Il serre ensuite la main de Victor. On échange deux ou trois banalités. Franck remarque en souriant que j’ai bien changé, le regard glissant un instant sur mon ventre arrondi. Je ris un peu, un peu gênée, et on l’invite à entrer pour voir la pièce à rénover.
Dans la future chambre de bébé, Victor et moi lui expliquons nos idées : des murs clairs, une ambiance douce, pratique et lumineuse. Franck sort un petit carnet et note tout. Il observe longuement les murs, le sol, les fenêtres, tape légèrement ici et là pour tester.
— Le sol est en bon état, et les fenêtres aussi ; ça, c’est une bonne chose, dit-il. Par contre, il va falloir reprendre les murs et les plinthes. Ils sont abîmés par endroits.
Il nous explique ce qu’il a en tête : une fine couche de placo pour tout remettre bien droit, un enduit soigné, puis une peinture adaptée et de nouvelles plinthes pour finir proprement.
Son compte rendu est clair et précis. Victor et moi échangeons un regard et hochons la tête : on est d’accord avec tout ce qu’il propose.
— Et tu pourrais commencer quand ? lui demandé-je.
Franck réfléchit une seconde.
— D’ici une dizaine de jours. J’ai un chantier à terminer avant, mais après, je suis libre pour vous.
— C’est parfait pour nous, répond Victor.
La visite se termine sur ces bonnes bases. Avant de repartir, Franck nous précise qu’il repassera un soir dans la semaine pour établir, ensemble, la liste exacte de tout ce qu’il faudra. On le raccompagne jusqu’à sa voiture.
Les jours passent doucement. Quelques jours après la visite de Franck, j’ai un nouveau rendez-vous chez mon médecin. Comme la dernière fois, ma mère m’accompagne. Dans la voiture, je lui raconte en détail comment s’est passée la visite pour la chambre de bébé :
« Il est venu samedi matin. Il a tout regardé, pris des notes… Il va pouvoir s’en occuper d’ici une dizaine de jours.
Puis, après un petit silence, je finis par lui avouer ce qui me trotte dans la tête depuis :
— Tu sais… je ne m’attendais vraiment pas à ce que Franck soit un aussi bel homme. Je n’avais plus du tout ce souvenir de lui.
Ma mère éclate de rire en secouant la tête.
— Calme-toi, ma fille ! Ce sont tes hormones qui te jouent des tours, c’est classique à ce stade de la grossesse.
Elle me lance un regard malicieux et ajoute en souriant :
— Même si, je te l’accorde… c’est vraiment un très bel homme.
On arrive chez le médecin en riant encore. La consultation se passe bien. Le docteur est content de mon état :
— L’amélioration se confirme. Vous n’êtes plus obligée de rester alitée en permanence. Vous pouvez vous lever, marcher un peu, bouger davantage.
— Mais vous ne reprendrez pas le travail pour le moment. On continue l’arrêt.
En ressortant, je me sens un peu plus légère. Plus d’alitement strict.
Quelques jours plus tard, Franck revient comme prévu pour faire le point sur tout ce qu’il faut. Il arrive en fin d’après-midi. Victor rentre juste à temps et nous nous rejoignons tous les trois dans la future chambre de bébé. Franck sort son carnet et nous fait la liste complète : plaques de placo, enduit, peinture, plinthes, vis, bandes à joint… Il est précis et méthodique. Mais, très vite, un problème se pose.
— Et pour aller chercher tout ça, vous préférez que je m’en occupe ou vous voulez venir avec moi au magasin ? demande-t-il.
Victor et moi échangeons un regard. Avec mon arrêt, mes déplacements limités et les horaires déjà chargés de Victor, organiser une sortie pour les courses de matériaux n’est pas simple. Franck comprend tout de suite notre souci.
— Écoutez, si vous voulez, je peux m’en occuper entièrement. Je connais les bonnes références et ça ira plus vite.
Je réfléchis une seconde, puis je propose :
— Je peux y aller avec toi. Même si je ne serai pas d’une grande aide… au moins, je verrai ce qu’on prend et je pourrai valider les couleurs et les finitions sur place.
Franck me regarde et accepte volontiers.
— Pas de souci, avec plaisir. On se donne rendez-vous alors. Disons après-demain, en fin de matinée, ça te va ?
— Oui, parfait, réponds-je.
Victor hoche la tête, soulagé.
— Super, comme ça se sera réglé. Merci, Franck.
On se quitte sur ces bases. Franck reprend sa voiture, et moi, je reste un moment dans l’entrée, une main sur mon ventre, en pensant déjà à cette sortie que nous ferons ensemble.
Deux jours plus tard, nous y allons ensemble. Franck vient me chercher comme prévu. Il se gare devant la maison, descend et m’ouvre la portière côté passager.
« Merci », dis-je en m’installant avec un petit sourire.
On prend la route. Le trajet dure une petite quinzaine de minutes. L’ambiance est simple, détendue. On parle un peu de la chambre, de bébé, de tout et de rien. Une fois arrivés au magasin spécialisé, c’est parti. Franck connaît parfaitement les rayons. On récupère d’abord les plaques de placo, puis l’enduit, les bandes à joint, les plinthes. On déambule dans les allées. Quand j’hésite sur une teinte de peinture ou un type de finition, il me donne des conseils clairs, m’explique calmement pourquoi il préfère tel produit plutôt qu’un autre. J’apprécie vraiment ce moment passé avec lui. Il est patient, précis, et sa présence me met étrangement à l’aise. Dans l’un des rayons, alors qu’il veut passer entre moi et le chariot, il me frôle. Son corps effleure mon fessier. Le contact est bref, presque anodin… mais un frisson de plaisir me traverse immédiatement. Je reste figée une demi-seconde, le cœur un peu plus rapide, avant de reprendre mon souffle et de continuer comme si de rien n’était. Une fois tout récupéré, je passe à la caisse et je règle. On charge le coffre de son utilitaire et on rentre. Devant la maison, le déchargement se fait rapidement. Franck s’occupe des matériaux les plus lourds. Quand je m’apprête à prendre les petits sacs de fournitures, il me dit :
— Laisse, je m’en occupe.
Je secoue la tête en souriant.
— Non, ça va. Je peux de nouveau être un peu plus active, le médecin me l’a dit.
On termine de tout sortir. Une fois le dernier carton posé dans l’entrée, on se salue d’une bise. Sa barbe grisonnante effleure légèrement ma joue.
— Je commencerai début de semaine prochaine alors, me confirme-t-il.
— Parfait. À très bientôt, Franck.
Il remonte dans son utilitaire et s’éloigne. Moi, je reste un instant sur le pas de la porte, une main posée sur mon ventre, le souvenir de ce frisson encore présent.
Le soir, Victor regarde ce qu’on a acheté. Il examine les plaques de placo, les pots de peinture, les plinthes et les petits sacs de fournitures rangés dans l’entrée.
— Franck a bien choisi, on dirait. Tout a l’air de bonne qualité.
On en profite pour discuter un peu plus loin. Assis sur le canapé, ordinateur sur les genoux, on regarde ensemble quelques meubles pour la future chambre de bébé. Un lit à barreaux simple et évolutif, une petite commode pratique, une étagère murale… On hésite, on compare, et finalement on passe commande pour deux ou trois pièces qui devraient arriver dans la semaine.
— Comme ça, quand Franck aura fini les murs et les plinthes, on pourra installer directement, dit Victor en refermant l’ordinateur.
Je hoche la tête, une main posée sur mon ventre.
— Oui… les débuts des travaux vont enfin pouvoir commencer. Début de semaine prochaine, il sera là.
C’est le jour J. Victor est déjà parti au travail quand je me lève. J’ai juste le temps de faire l’aller-retour pour déposer notre fille à la crèche. Quand je rentre, la voiture utilitaire de Franck est déjà garée dans la cour. Il est là, prêt à s’y mettre, en train de décharger quelques outils. Je m’approche en souriant.
— Tu es matinal. Tu veux un café avant de commencer ?
— Volontiers, merci.
On monte quelques minutes dans la cuisine. Je lui prépare un café bien serré, on échange deux ou trois mots, puis il redescend dans la future chambre de bébé. J’entends déjà les premiers bruits d’outils. Avant de le laisser vraiment s’installer, je passe la tête par la porte.
— Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu m’appelles, d’accord ?
Franck me regarde en rangeant ses affaires et me répond simplement :
— J’y penserai, merci.
Je lui laisse le champ libre et retourne dans le salon.
Les premiers jours s’écoulent ainsi. Le premier jour, Franck protège soigneusement le sol avec des bâches et commence le détapissage. Il travaille méthodiquement, sans précipitation. Le soir, quand Victor rentre, il se lance dans son rôle d’inspecteur. Il passe dans la chambre, regarde les murs, pose des questions, hoche la tête.
— Ça avance bien, finit-il par conclure.
Le deuxième jour se déroule à peu près de la même façon. Franck continue de préparer les murs. Entre son départ et le retour de Victor, j’appelle ma mère. On parle un peu de tout : de la grossesse, de la petite, des travaux. Puis je lui redis pour Franck.
— Il est quand même beau à regarder travailler…
Ma mère éclate de rire.
— Je vais devoir te surveiller, ma fille, pour pas que tu fasses de bêtise !
On rit toutes les deux. Je ne la contredis pas.
Le troisième jour, une tension différente s’installe. En milieu de matinée, Franck m’appelle depuis la chambre.
— Armelle, tu peux m’aider une seconde ?
Il a placé une grande plaque de placo contre le mur et me demande de la maintenir en appuyant le temps que tout se mette bien en place. Je m’approche et pose les mains à plat sur la plaque. Franck passe derrière moi pour ajuster. Son corps m’effleure par moments. Puis il revient, se repositionne, et cette fois se colle légèrement contre moi pour mieux tenir.
Un frisson me parcourt de la tête aux pieds. Je sens la chaleur de son torse dans mon dos, sa présence trop proche, trop réelle. Mon souffle se bloque une seconde.
— Merci, dit-il simplement en reprenant la plaque.
Je quitte la pièce un peu chamboulée. Dans le salon, je m’allonge sur le canapé. Le coup de chaud ne passe pas. Mon cœur bat encore trop vite. Une excitation sourde s’est installée bas dans mon ventre, tenace, gênante. Je croise les cuisses instinctivement, mais la sensation ne diminue pas. Au contraire, elle reste là, chaude, insistante, me rappelant à chaque seconde le contact de son corps contre le mien.
Les travaux avancent, et la tension aussi. Après quelques jours supplémentaires, la chambre est enfin terminée. Les murs sont lisses, les plinthes posées, la peinture parfaitement sèche. Les meubles que nous avions commandés sont déjà arrivés depuis plusieurs jours, mais nous avons attendu que tout soit fini pour les monter.
Franck commence le montage le matin. Il s’occupe d’abord du lit à barreaux, méthodique et précis. L’après-midi, il attaque la commode. Je le rejoins pour l’aider.
— Je peux te donner un coup de main ?
Il accepte d’un signe de tête. On se coordonne rapidement. Lui fixe les côtés, moi je lui tends les vis et les planches. Nos gestes s’accordent sans effort. On se croise, on se frôle, on se parle à voix basse. Chaque fois que je me penche pour ramasser une pièce, je sens son regard. Chaque fois qu’il passe derrière moi pour ajuster un panneau, son bras effleure ma hanche ou mon dos. La tension monte, lente et inévitable.
À un moment, alors que nous soulevons ensemble le plateau de la commode, nos mains se touchent plus longtemps que nécessaire. On se regarde. Ses yeux sont plus sombres que d’habitude. Mon cœur s’emballe. Je ne retire pas ma main. Lui non plus. Le plateau est posé. Mais ni lui ni moi ne bougeons.
Franck passe doucement derrière moi. Sa main se pose d’abord sur ma taille, hésitante, puis s’affirme. Je sens sa respiration contre mon cou. Un frisson violent me traverse. Je m’appuie instinctivement contre lui. Son autre main glisse sur mon ventre arrondi, puis plus bas.
Le point de non-retour est atteint. Je tourne légèrement la tête. Nos lèvres se trouvent. Le baiser est d’abord retenu, puis plus profond, plus urgent. Ses mains parcourent mon corps avec une retenue qui craque peu à peu. Je me retourne complètement contre lui, mon ventre de six mois et plus pressé entre nous.
Tout le reste disparaît. Il n’y a plus que cette chaleur, ce désir accumulé depuis des jours, et le sentiment irrépressible que plus rien ne pourra nous arrêter maintenant.
Il commence à me déshabiller. Ses mains glissent sous ma robe, remontent lentement le long de mes cuisses, puis de mes hanches. Il tire le tissu vers le haut avec une patience presque délibérée. Je lève les bras pour l’aider. La robe passe au-dessus de ma tête et tombe sur le sol. Je me retrouve en sous-vêtements : un soutien-gorge souple qui maintient difficilement ma poitrine devenue plus lourde, et une culotte simple. Franck s’immobilise une seconde pour me regarder. Son regard descend sur mon ventre arrondi, puis remonte jusqu’à mon visage. Il s’approche à nouveau et m’embrasse, plus profondément cette fois. Sa bouche est chaude, insistante. Une de ses mains se pose dans mon dos, l’autre caresse ma taille avant de remonter. Il s’attarde sur mes seins. Ses doigts glissent d’abord sur le tissu du soutien-gorge, puis passent en dessous. Il libère une poitrine, puis l’autre. L’air frais contraste avec la chaleur de sa paume quand il me prend en main. Il pèse le poids de mon sein, le caresse, effleure le mamelon déjà durci du bout des doigts. Un gémissement m’échappe. Il se penche et pose ses lèvres sur ma peau. Il embrasse le dessus de mon sein, puis descend jusqu’au mamelon qu’il prend doucement en bouche. Sa langue tourne lentement, suce avec une douceur qui me fait basculer la tête en arrière. Sa main libre continue de pétrir l’autre sein, le pouce roulant contre le téton sensible. Mon corps réagit malgré moi. Un frisson me parcourt, mon ventre se contracte légèrement, et je sens l’excitation monter plus fort, plus bas. Je passe mes doigts dans ses cheveux, le retenant contre moi tandis qu’il s’attarde encore, prenant son temps pour explorer et savourer.
Les préliminaires commencent vraiment. Franck se redresse un instant pour se déshabiller. Il tire son t-shirt par-dessus sa tête, découvrant son torse large, bronzé, marqué par des années de travail physique. Puis il défait son pantalon et le fait glisser le long de ses jambes avec son boxer. Il se tient maintenant complètement nu devant moi. Je m’approche. Ma main se pose d’abord sur son ventre, puis descend. Je referme mes doigts autour de sa queue déjà dure. Je commence à le masturber lentement, du bas vers le haut, en serrant un peu plus fort à chaque mouvement. Il laisse échapper un souffle rauque et pose une main sur mon épaule. Je m’agenouille devant lui, mon ventre arrondi rendant le geste un peu moins aisé, mais je m’installe tout de même. Je continue de le caresser quelques secondes encore, le regardant d’en bas, puis je me penche. Ma langue sort et j’effleure d’abord le gland. Il tressaille. Alors je l’ouvre davantage et je le prends en bouche. Je commence à le sucer lentement, en descendant aussi loin que je le peux, puis en remontant en aspirant. Ma main reste à la base pour accompagner le mouvement. Franck grogne doucement, ses doigts s’enfonçant un peu dans mes cheveux. Je prends mon temps. Je tourne ma langue autour de lui, je le lèche sur toute la longueur avant de le ravaler à nouveau. Le goût de sa peau, la chaleur de sa queue dans ma bouche, le bruit humide de mes mouvements… tout cela m’excite encore plus. Je sens mon propre désir monter pendant que je le suce avec de plus en plus d’application.
Je continue encore un moment. Ma bouche glisse de façon régulière le long de sa queue, ma langue travaillant le gland à chaque remontée. Franck respire plus fort, une de ses mains restant posée dans mes cheveux. Mais au bout de quelques minutes, il me relève doucement.
Il m’aide à me redresser et me guide jusqu’au mur. Ses mains descendent le long de mon corps, accrochent le bord de ma culotte et la font glisser le long de mes cuisses. Je m’en débarrasse d’un petit mouvement de jambe. Il s’agenouille alors devant moi. Ses mains écartent délicatement mes cuisses. Mon ventre arrondi le force à se positionner un peu plus bas, mais cela ne le dérange pas. Il pose d’abord un baiser à l’intérieur de ma cuisse, puis un autre, plus haut. Puis il plonge sa tête entre mes jambes. Sa langue me trouve immédiatement. Il commence à me lécher lentement, avec de larges coups de langue qui remontent toute la longueur de ma fente. Un gémissement m’échappe aussitôt. Il insiste, tourne sa langue autour de mon clitoris, le suce doucement avant de redescendre et de m’ouvrir davantage. Je m’appuie contre le mur, une main dans ses cheveux, l’autre posée sur mon ventre. Les sensations sont trop fortes. Sa barbe grisonnante frotte légèrement l’intérieur de mes cuisses pendant qu’il me mange avec application, prenant son temps, savourant chaque réaction de mon corps.
Mon corps réagit immédiatement. Je me tords de plaisir sous sa langue. Mes hanches bougent malgré moi, cherchant plus de contact. Les gémissements qui m’échappent deviennent plus forts, plus incontrôlés. Mes doigts se crispent dans ses cheveux pendant qu’il continue de me lécher avec une précision qui me fait perdre peu à peu le fil de mes pensées. Puis, juste au moment où je sens la tension monter trop haut, il s’arrête. Franck se redresse. Ses yeux sont sombres, son souffle un peu court. Il me regarde un instant avant de me guider vers la commode que nous venons de monter il y a encore quelques minutes. Il m’attrape par la taille et me place délicatement assise sur le plateau. Le bois est encore un peu froid sous mes fesses. Une fois bien installée, il m’écarte les jambes avec douceur. Il s’avance entre mes cuisses, une main posée sur mon ventre arrondi, l’autre tenant sa queue. Il présente son sexe à l’entrée du mien, frotte lentement mon sexe déjà trempé, puis commence à entrer. Petit à petit. Centimètre par centimètre. Il me regarde attentivement le visage pendant qu’il s’enfonce, cherchant le moindre signe d’inconfort. Je hoche faiblement la tête, les lèvres entrouvertes. La sensation de l’étirement est intense, mais bonne. Quand il est enfin au fond, il s’immobilise un court instant pour me laisser m’habituer. Puis il commence de légers va-et-vient, lents, mesurés, prenant soin de ne pas être trop brusque. Chaque mouvement m’arrache un nouveau souffle.
Après quelques allers-retours encore mesurés, je n’y tiens plus.
— Plus vite… murmuré-je.
Franck obéit. Il accélère un peu, ses hanches prenant un rythme plus ferme, plus profond. Chaque coup de rein m’envoie une vague de plaisir plus intense. Puis, sans s’arrêter, il attrape mes jambes et les place sur ses épaules. La nouvelle position m’ouvre encore davantage. Il s’enfonce plus loin, plus fort. La sensation est terriblement bonne. Un gémissement plus aigu m’échappe. Puis un autre. Mes cris reprennent de plus belle, plus incontrôlés, résonnant dans la chambre encore pleine de l’odeur de peinture fraîche. Franck continue, tenant fermement mes jambes contre lui, me prenant avec un rythme régulier et puissant. Mon ventre arrondi se soulève entre nous à chaque mouvement. Je m’accroche, les yeux mi-clos, entièrement livrée aux sensations qu’il me procure.
L’orgasme arrive fort. Trop fort. Il me frappe d’un coup, violent, incontrôlable. Mon corps se tend en entier, un cri rauque m’échappe et mes jambes tremblent si fort que Franck doit me tenir pour m’empêcher de glisser. Il me plaque contre lui, une main dans mon dos, l’autre sous ma cuisse, pendant que les vagues de plaisir me traversent encore et encore. Quand les tremblements s’atténuent un peu, il reprend ses va-et-vient. Ma chatte est complètement trempée, tellement mouillée que j’entends le bruit humide de chaque coup de rein. Ça dégouline le long de mes cuisses et sur le plateau de la commode. Franck s’arrête quelques secondes, me regarde, puis me remet debout avec précaution. Il me fait pivoter et me place cambrée, les mains appuyées sur le bord de la commode. Une de ses mains se pose au creux de mon dos, l’autre sur ma hanche. Il s’aligne derrière moi et me pénètre d’un seul mouvement, plus profond dans cette nouvelle position. Un nouveau gémissement m’échappe aussitôt. Il recommence à me prendre en levrette, fermement, ses hanches claquant contre mon fessier à chaque fois.
Il repart plus fort, plus profond. Ses mains s’agrippent fermement à mes hanches, ses doigts s’enfonçant un peu dans ma chair. Il me tire à chaque fois vers lui pour s’enfouir encore plus loin. Le rythme devient plus brutal, plus exigeant. Chaque coup de rein me fait avancer légèrement contre la commode, et un gémissement plus rauque m’échappe. Je cambre davantage le dos pour mieux le recevoir. Mon ventre lourd tire un peu, mais le plaisir est trop intense pour que je m’en soucie. Franck continue de me prendre avec force, le bruit de nos peaux qui s’entrechoquent remplissant la pièce. Sa respiration est devenue plus lourde derrière moi, et ses mains ne relâchent pas leur prise sur mes hanches.
Après encore quelques minutes de ce traitement, son rythme devient plus irrégulier. Ses hanches claquent plus fort contre moi, ses doigts se crispent davantage sur mes hanches. Puis il s’enfonce une dernière fois, profondément, et se fige. Je sens les jets chauds se répandre en moi. Un, puis un autre, puis encore. Son sexe pulse et se contracte à l’intérieur pendant qu’il se vide entièrement. Un long souffle rauque lui échappe contre mon dos. Il reste en moi quelques secondes, immobile, sa poitrine collée à mon dos, le temps que les dernières secousses s’apaisent. Je sens encore les battements de sa queue au fond de moi, et le mélange chaud de nos plaisirs qui commencent déjà à couler.
Il se retire lentement. On se retrouve face à face. Tous les deux un peu essoufflés, les joues encore marquées par ce qui vient de se passer.
Puis, d’un coup, je jette un œil à ma montre.
— Merde… Il est déjà l’heure d’aller à la crèche. Et je suis vachement en retard.
Je me rhabille avec un peu de difficulté.
— Je suis de retour d’ici trente minutes, lui dis-je en passant rapidement une main dans mes cheveux.
Il hoche la tête.
— Vas-y. Je range un peu ici en attendant.
Je monte dans ma voiture et je pars. Le trajet jusqu’à la crèche me semble à la fois trop long et trop court. Quand j’arrive, quelques parents attendent déjà en file indienne pour récupérer leurs enfants. Je me place derrière eux, le cœur encore un peu trop rapide. Et c’est là que je le sens vraiment.
Ma culotte est complètement trempée. Le mélange de son sperme et de mon excitation coule légèrement entre mes cuisses. Je serre les jambes instinctivement et essaie de faire semblant de rien, le visage neutre, pendant que la file avance lentement.
Je récupère enfin notre petite à la crèche. Elle court vers moi en souriant, et je la prends dans mes bras en faisant de mon mieux pour ignorer l’humidité encore présente entre mes cuisses. On rentre à la maison. Franck est déjà en train de ranger ses outils dans l’utilitaire. Quand il me voit arriver, il s’approche.
— Le plus gros du chantier est fini, me dit-il calmement. Je repasserai dans les prochains jours pour les petites finitions.
Je hoche la tête.
— Merci… Pour les travaux. Et pour le reste.
On se regarde une dernière seconde. Puis il monte dans sa voiture et s’éloigne. Le soir, quand Victor rentre, il découvre la chambre terminée. Il reste un moment sans rien dire, puis siffle d’admiration.
— Waouh… C’est nickel. Franck a fait un travail monstrueux. Vraiment, chapeau.
Il fait les éloges du travail pendant plusieurs minutes, inspectant les murs, les plinthes, les meubles. Je souris simplement.
Quelques jours plus tard, Franck repasse comme prévu pour les dernières finitions. Il reste peu de temps. Au moment de partir, alors que Victor est dans une autre pièce, il s’approche de moi et me glisse à voix basse :
— Si tu as d’autres besoins… De travaux, ou autre chose… N’hésite pas.
Il me lance un dernier regard, puis s’en va. La porte se referme. Je reste un instant immobile dans l’entrée, le cœur un peu plus rapide, avant de rejoindre Victor et notre fille dans le salon.
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Commentaires ()
J'aime ton commentaire, elle fait rentrer le loup dans la bergerie, est-ce un jeu de mots, mon adorable chipie ? Je t'embrasse très fort.
Vraiment magnifique et excitant à souhait
Bien dur à la fin de la lecture