Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chapitre IX — Chapitre 1 · Herr General
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chapitre IX
Chapitre 1 · Herr General
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait purement fortuite.
Chapitre IX – Herr General
Il était une fois une princesse et un chevalier sur son fier destrier… ainsi commencent les belles histoires. Mais pas celle-ci.
La mienne n’a rien d’un conte, ni d’un modèle à suivre. Elle est faite de failles, de contradictions et d’élans imparfaits.
La mienne n’a rien d’un conte, ni d’un modèle à suivre. Elle est faite de failles, de contradictions et d’élans imparfaits.
C’est l’histoire d’une femme devenue ma compagne régulière. Une femme que certains, dans mon entourage, ont surnommée Herr General — à tort ou à raison. Vous en jugerez.
Car je n’ai pas toujours été exemplaire, loin de là.
Car je n’ai pas toujours été exemplaire, loin de là.
Alors disons-le autrement : il était une fois l’histoire d’un homme cabossé et d’une femme qui, malgré tout, l’aimait.
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L’histoire commence six ans plus tôt. À cette époque, je libertinais beaucoup, papillonnant d’une maîtresse à l’autre. J’avais plusieurs partenaires, mais aussi une régulière : Odette, une femme d’un peu plus de soixante ans, d’une audace rare, aussi coquine qu’on puisse l’imaginer.
Mariée à un mari alcoolique, elle vivait une passion brûlante avec l’un de ses amants. Elle me parlait souvent de lui : un homme âgé, charmeur, qui séduisait ses conquêtes à coups de longs poèmes et de grands textes. Mais derrière la plume et les mots, il y avait aussi ses faiblesses… notamment des problèmes de prostate qui limitaient parfois leurs ébats à de simples caresses. Cela ne l’empêchait pas, apparemment, de collectionner plusieurs maîtresses.
Mariée à un mari alcoolique, elle vivait une passion brûlante avec l’un de ses amants. Elle me parlait souvent de lui : un homme âgé, charmeur, qui séduisait ses conquêtes à coups de longs poèmes et de grands textes. Mais derrière la plume et les mots, il y avait aussi ses faiblesses… notamment des problèmes de prostate qui limitaient parfois leurs ébats à de simples caresses. Cela ne l’empêchait pas, apparemment, de collectionner plusieurs maîtresses.
Son amour pour cet homme ne l’empêchait pas non plus de chercher chez moi ce qu’il ne pouvait lui donner : des moments de plaisir intenses, parfois très hard, souvent à plusieurs.
Jusqu’au jour où, lors d’une rencontre plus sage que les autres, je la sentis troublée. Elle venait d’apprendre l’existence de plusieurs rivales, dont une en particulier. Elle me montra son profil Facebook : une femme à peu près de son âge, qui n’était pas dénuée de charme.
Jusqu’au jour où, lors d’une rencontre plus sage que les autres, je la sentis troublée. Elle venait d’apprendre l’existence de plusieurs rivales, dont une en particulier. Elle me montra son profil Facebook : une femme à peu près de son âge, qui n’était pas dénuée de charme.
Je ne pus m’empêcher de la taquiner à ce sujet, attisant sans le vouloir la jalousie qui la rongeait. Et c’est à ce moment-là qu’Odette me fit une proposition. Une proposition que je ne pouvais pas refuser… Que j’acceptai sans même réfléchir. Comme quoi, même sans être amoureux, on peut commettre de sacrées conneries.
Je ne suis pas très fier de ce comportement. Peut-être est-ce pour cela que, par la suite, j’ai tenté de rattraper les choses.
Car ce jour-là, Odette me dévoila son plan. Son plan machiavélique…
Car ce jour-là, Odette me dévoila son plan. Son plan machiavélique…
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Elle voulait que je contacte cette femme via Facebook, que je tente de la charmer, et — évidemment — que je couche avec elle. L’objectif ? Prendre des photos compromettantes pour les montrer ensuite à son « chéri », afin de lui prouver que ses maîtresses n’étaient pas aussi fidèles qu’il l’imaginait… et que, par contraste, elle, l’aimait vraiment.
Sur le moment, cette machination m’amusa. J’étais loin d’imaginer le mal que cela pouvait causer. Je ne voyais que l’aspect « chasse », l’excitation de séduire une nouvelle femme et, bien sûr, la perspective de l’amener dans mon lit. Alors, j’acceptai le défi.
Je lui envoyai un premier message sur Messenger.
Quelques jours plus tard, la réponse arriva. La belle Joyce, celle qui allait plus tard devenir Herr General, me demanda qui j’étais et ce que je voulais. Ce fut le début d’une danse verbale, un jeu de séduction où je la sentis partagée : méfiante, mais aussi tentée.
Quelques jours plus tard, la réponse arriva. La belle Joyce, celle qui allait plus tard devenir Herr General, me demanda qui j’étais et ce que je voulais. Ce fut le début d’une danse verbale, un jeu de séduction où je la sentis partagée : méfiante, mais aussi tentée.
Elle était mariée, mais se disait séparée de corps. Elle m’avoua avoir déjà un amant… chose que je savais pertinemment, ce qui me fit sourire intérieurement. Malgré ses silences et ses non-dits, je compris très vite que la partie charnelle lui manquait, que ses désirs n’étaient pas assouvis.
Les jours passèrent, nos échanges se firent plus intimes, jusqu’à ce que j’obtienne enfin un rendez-vous.
Nous devions nous retrouver à mi-chemin, entre chez elle et chez moi, sur le parking d’un vieux château fort, dans un petit village tranquille. Le décor semblait parfait pour ce jeu dangereux qui venait de commencer.
Nous devions nous retrouver à mi-chemin, entre chez elle et chez moi, sur le parking d’un vieux château fort, dans un petit village tranquille. Le décor semblait parfait pour ce jeu dangereux qui venait de commencer.
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Le jour du rendez-vous arriva. Nous nous retrouvâmes presque en même temps sur le parking. C’était une journée ensoleillée.
Joyce portait une mini-jupe et un petit top qui moulait parfaitement sa poitrine. Dès les premiers instants, après un simple bonjour, nos lèvres se collèrent avec avidité. Les messages échangés avaient préparé le terrain, et le désir explosa aussitôt. Je glissai mes mains sous son haut, caressant et embrassant ses seins.
Joyce portait une mini-jupe et un petit top qui moulait parfaitement sa poitrine. Dès les premiers instants, après un simple bonjour, nos lèvres se collèrent avec avidité. Les messages échangés avaient préparé le terrain, et le désir explosa aussitôt. Je glissai mes mains sous son haut, caressant et embrassant ses seins.
Très vite, la décision fut prise : inutile de rester sur ce parking. Nous laissâmes sa voiture là, et repartîmes ensemble chez moi.
À peine arrivés, nous nous déshabillâmes sans perdre de temps. Je commençai par ce que j’aimais le plus : un long cunnilingus, humide, passionné. Même si elle n’était pas très expressive, je sentis son corps se tordre de plaisir sous ma bouche.
Je me relevai, et la pénétrai avec fougue. Comme souvent lors d’une première fois, l’excitation fut telle que nous jouîmes rapidement, presque brutalement.
Je me relevai, et la pénétrai avec fougue. Comme souvent lors d’une première fois, l’excitation fut telle que nous jouîmes rapidement, presque brutalement.
Une fois remis de cette étreinte, je prolongeai les caresses et les baisers… mais je n’oubliai pas la mission confiée par Odette. J’en profitai pour prendre des photos : certaines érotiques, d’autres plus crues, dans l’esprit des consignes qu’elle m’avait données.
La journée s’acheva ainsi. Je raccompagnai Joyce à sa voiture, et nous nous quittâmes presque froidement. Pas de promesses, pas de grands mots : juste un one shot, un plaisir pris et déjà refermé.
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Une fois rentré, je transmis les photos à Odette, sans même réfléchir.
La semaine qui suivit fut étrangement calme. Pas de rencontres, ni avec ma régulière, ni avec d’autres maîtresses. Et puis un soir, un message tomba sur mon téléphone :
— « Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu as donné les photos ? »
Je ne le savais pas encore, mais ce fut la dernière fois que mes clichés serviraient à une telle manœuvre. J’ai toujours adoré prendre des photos, érotiques ou même pornographiques. Mais depuis ce jour, je me suis juré qu’aucune image prise par moi ne serait jamais utilisée de façon malveillante. Il faut parfois une erreur, une seule, pour que la leçon s’imprime à jamais.
Odette avait mené son plan beaucoup plus loin qu’elle ne me l’avait laissé entendre. Si je ne la voyais plus, c’est parce qu’elle avait mis un terme à notre relation. Elle avait transmis les photos à son pseudo « chéri ». Et lui, en les découvrant, s’était disputé avec sa maîtresse — Joyce — qui avait couché avec moi. Leur histoire s’était achevée, tout comme la mienne avec Odette.
C’est dans ce contexte que je reçus ce message de Joyce. Elle voulait comprendre pourquoi j’avais accepté, pourquoi j’avais joué ce rôle. Que pouvais-je répondre ? Sinon que j’avais été un crétin, que j’étais désolé… même si le mal était déjà fait. Mais peut-on vraiment parler de « mal » quand il s’agit de mettre fin à des relations extraconjugales déjà bancales ? Je n’étais pas juge, et je me sentais déjà assez coupable ainsi.
Et pourtant… malgré tout, Joyce continua de m’écrire. Chaque jour, quelques mots, comme si elle ne m’en voulait pas tant que ça. Jusqu’à m’avouer que, si nous devions nous revoir, il n’y aurait plus jamais de photos.
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Le temps passa, et nous recommençâmes à nous voir. Il faut croire que le sexe est parfois plus fort que la rancune. Joyce savait que j’avais plusieurs maîtresses — je ne m’en cachais pas — et cela ne l’empêchait pas de revenir.
Je me retrouvai alors dans une situation inédite : Odette avait disparu après son plan machiavélique, et désormais, j’avais deux femmes que je voyais à tour de rôle : Joyce et Marie-Pascale. À cela s’ajoutaient quelques partenaires occasionnelles, aussi assoiffées de sexe torride que moi.
Vous me demanderez peut-être pourquoi voir régulièrement ces deux femmes en particulier. La réponse est simple : elles étaient complémentaires.
Joyce, avec qui j’avais partagé cette première aventure piégée par Odette, me ressemblait sur bien des points. Nous avions en commun les balades, les brocantes, la cuisine. Comme moi, elle était presque maniaque sur le rangement et la propreté. Mais au lit, il fallait l’admettre… c’était plus fade, plus triste.
Marie-Pascale, une vraie périgourdine, était tout l’opposé : bordélique, vivant au milieu de la poussière et des toiles d’araignée, mais proche de la nature et toujours tournée vers les autres. Et dans un lit… ses formes généreuses, son sexe touffu et ardent me rendaient fou.
Joyce, avec qui j’avais partagé cette première aventure piégée par Odette, me ressemblait sur bien des points. Nous avions en commun les balades, les brocantes, la cuisine. Comme moi, elle était presque maniaque sur le rangement et la propreté. Mais au lit, il fallait l’admettre… c’était plus fade, plus triste.
Marie-Pascale, une vraie périgourdine, était tout l’opposé : bordélique, vivant au milieu de la poussière et des toiles d’araignée, mais proche de la nature et toujours tournée vers les autres. Et dans un lit… ses formes généreuses, son sexe touffu et ardent me rendaient fou.
Cette relation triangulaire dura un certain temps, malgré les jalousies qui faisaient parfois grincer des dents. Jusqu’au jour où survint un évènement que tout le monde garde en mémoire : le fameux Covid et son premier confinement.
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Méthodique et organisée, Joyce fut la première à se manifester pour passer le confinement avec moi.
Je trouvai l’idée pas mauvaise : après tout, vivre cette période avec une femme, ma foi… il y avait pire comme situation.
Je trouvai l’idée pas mauvaise : après tout, vivre cette période avec une femme, ma foi… il y avait pire comme situation.
Le confinement, perdu à la campagne, ne ressemblait en rien à celui des grandes villes.
Les journées étaient rythmées par de longues balades en forêt le matin — inutile de respecter la distance d’un kilomètre, il n’y avait ni routes ni passants — et par du bricolage ou du jardinage l’après-midi. Parfois, nous partagions aussi quelques parties de sexe.
Les journées étaient rythmées par de longues balades en forêt le matin — inutile de respecter la distance d’un kilomètre, il n’y avait ni routes ni passants — et par du bricolage ou du jardinage l’après-midi. Parfois, nous partagions aussi quelques parties de sexe.
Mais ces deux mois furent pour moi d’une grande frustration. Une seule partenaire, je l’ai toujours su, ne m’a jamais suffi. Et avec Joyce, le sexe restait très classique… trop classique.
Régulièrement, j’envoyais des textos ou j’appelais mes maîtresses les plus chaudes, celles qui hantaient mes pensées. La belle Guenièvre, avec son minou poilu qui me faisait saliver rien que d’y penser. Ou Stella, pulpeuse, son regard de petite chienne perdue et ce fessier dans lequel j’aurais vendu mon âme au diable pour me perdre.
Régulièrement, j’envoyais des textos ou j’appelais mes maîtresses les plus chaudes, celles qui hantaient mes pensées. La belle Guenièvre, avec son minou poilu qui me faisait saliver rien que d’y penser. Ou Stella, pulpeuse, son regard de petite chienne perdue et ce fessier dans lequel j’aurais vendu mon âme au diable pour me perdre.
À ce moment-là, je n’y prêtais pas encore trop d’attention, mais les piques et remarques désobligeantes de Joyce devenaient de plus en plus régulières, et de plus en plus méchantes.
Le confinement passa. D’un côté, il nous rapprocha par la complicité du quotidien. Mais de l’autre, quelque chose avait changé. Mes sentiments, qui avaient pu ressembler à de l’amour, commencèrent à se ternir à ce moment-là.
Après presque deux mois, le confinement prit fin. Joyce retourna dans sa famille, et moi je démarrai un nouveau travail. Cette période réduisit un peu nos entrevues.
Évidemment, je compensai aussitôt avec des retrouvailles explosives auprès de mes maîtresses.
Marie-Pascale, un peu amère que j’aie passé le confinement avec Joyce.
Stella, toute excitée de me revoir.
Et Guenièvre, qui me voulait pour elle seule.
Marie-Pascale, un peu amère que j’aie passé le confinement avec Joyce.
Stella, toute excitée de me revoir.
Et Guenièvre, qui me voulait pour elle seule.
Je ne citerai qu’elles trois, celles que je voyais le plus souvent. Mais je dois avouer que l’après-confinement mit les corps de tout le monde en effervescence : du sexe, du sexe, du sexe…
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Même Joyce, lorsque nous nous sommes revus, assouvit un de ses fantasmes : une partie à quatre chez ma meilleure amie.
À vrai dire, elle aurait préféré être seule avec deux hommes, mais elle profita de l’opportunité et réalisa malgré tout son désir : se faire prendre en double.
À vrai dire, elle aurait préféré être seule avec deux hommes, mais elle profita de l’opportunité et réalisa malgré tout son désir : se faire prendre en double.
Je pensais que cette expérience allait renforcer nos sentiments, et relancer notre sexualité. D’autant que, peu de temps après, nous recommençâmes en trio, cette fois avec l’homme présent lors de la soirée chez mon amie.
Le jour du trio, ce gros salaud vida ses couilles comme un ogre, au point que j’eus presque l’impression que Joyce avait plus envie de lui que de moi. Cela ne m’empêcha pas, moi aussi, de la remplir de foutre…
Le jour du trio, ce gros salaud vida ses couilles comme un ogre, au point que j’eus presque l’impression que Joyce avait plus envie de lui que de moi. Cela ne m’empêcha pas, moi aussi, de la remplir de foutre…
Mais une fois son fantasme réalisé, notre sexualité retomba dans une platitude désarmante.
Les remarques, déjà apparues pendant le Covid, prenaient de plus en plus d’ampleur. Jusqu’au jour où elle lâcha cette phrase :
Les remarques, déjà apparues pendant le Covid, prenaient de plus en plus d’ampleur. Jusqu’au jour où elle lâcha cette phrase :
— « Tu vas encore baiser tes putes ! »
Ce jour-là, quelque chose se brisa dans les sentiments que j’éprouvais pour elle.
Même si j’ai eu beaucoup de maîtresses, même si ce mot peut parfois sortir dans l’excitation d’un acte, jamais je n’ai considéré mes partenaires comme telles. Bien au contraire : j’ai souvent nourri de vrais sentiments amoureux pour elles.
Même si j’ai eu beaucoup de maîtresses, même si ce mot peut parfois sortir dans l’excitation d’un acte, jamais je n’ai considéré mes partenaires comme telles. Bien au contraire : j’ai souvent nourri de vrais sentiments amoureux pour elles.
Peu de temps après, je découvris que Joyce envoyait aussi des messages à mes maîtresses, comme pour marquer son territoire.
Ma relation avec Marie-Pascale n’y résista pas. Elle préféra se retirer du jeu.
Ma relation avec Marie-Pascale n’y résista pas. Elle préféra se retirer du jeu.
Ce fut une période de fortes tensions, de disputes, de déchirures entre Joyce et moi.
Et je crois que s’il n’y avait pas eu ces deux mois de complicité lors du confinement, notre relation aurait déjà explosé.
Et je crois que s’il n’y avait pas eu ces deux mois de complicité lors du confinement, notre relation aurait déjà explosé.
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Elle alla même jusqu’à envoyer un message incendiaire à Stella.
Mais Stella, très libertine, bien dans sa peau et ouverte d’esprit, ne se laissa pas impressionner. Elle n’hésita pas à la remettre à sa place.
Mais Stella, très libertine, bien dans sa peau et ouverte d’esprit, ne se laissa pas impressionner. Elle n’hésita pas à la remettre à sa place.
Dans la foulée, elle me contacta pour me raconter la scène :
— « Elle se prend pour qui, ta copine, pour essayer de gérer ta vie ? Je l’ai envoyée bouler. “Herr General” ou pas, elle ne va pas me faire chier longtemps ! »
J’avoue que ce terme m’amusa. Très vite, je commençai à l’utiliser quand je parlais d’elle avec mes autres maîtresses.
Et toutes adoptèrent ce surnom, trouvant qu’il lui allait comme un gant.
Et toutes adoptèrent ce surnom, trouvant qu’il lui allait comme un gant.
Ainsi, Herr General était née…
La première année passa plus ou moins bien, mais notre relation résista.
Les années suivantes s’écoulèrent entre balades, randonnées, vacances, bricolage, jardinage et cuisine. Malgré une sexualité morne, que je compensais en allant voir « mes putes », comme elle les appelait. Elle tentait de m’en dissuader, de les éloigner, provoquant disputes et tiraillements. Herr Général ne cessait de travailler à essayer de me transformer en un homme que je ne pouvais être…
Les années suivantes s’écoulèrent entre balades, randonnées, vacances, bricolage, jardinage et cuisine. Malgré une sexualité morne, que je compensais en allant voir « mes putes », comme elle les appelait. Elle tentait de m’en dissuader, de les éloigner, provoquant disputes et tiraillements. Herr Général ne cessait de travailler à essayer de me transformer en un homme que je ne pouvais être…
Certaines maîtresses prirent alors leur envol, trouvant un compagnon plus stable – comme Guenièvre, lassée des messages du Général. D’autres devinrent de simples amies, des confidentes. De nouvelles firent leur apparition, et parmi elles, Stella, qui est restée proche.
Ces dernières années, entre le travail, la fatigue et plus récemment la maladie, le nombre de femmes autour de moi s’est réduit. Jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une seule, bien cachée dans mon cœur, soustraite à la jalousie de « Herr Général ». Les sentiments ont évolué, mais Joyce est toujours là. Présente malgré tout : la maladie, mes incertitudes, mes peurs pour l’avenir…
Aujourd’hui, si je reste avec Joyce, c’est parce que j’ai compris que l’amour, le grand, c’est un peu comme un feu de paille : ça flambe fort, ça brûle vite et ça s’épuise rapidement. Joyce, c’est une affection au long cours, une affection qui ressemble à ma maladie, une sorte d’affection de longue durée. Ce n’est pas un feu d’artifice, c’est une braise douce qui reste, qui réchauffe sans brûler.
Au fond, l’amour qui s’embrase vite laisse souvent des cendres. Mais l’affection, elle, c’est ce feu discret qui finit par éclairer nos nuits de sa petite lueur fidèle ...
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