Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le temps d’une nuit — Chapitre 2 · La copine de mon meilleur ami
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le temps d’une nuit
Chapitre 2 · La copine de mon meilleur ami
Le temps d'une nuit :
Chaque rencontre du quotidien peut devenir une histoire, le temps d'une nuit
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire des vingt-cinq ans de Léa. On se retrouve tous dans la grande maison familiale de son copain Axel, qui est aussi mon meilleur ami depuis bientôt dix ans.
La maison est posée au bout d'un chemin de gravier, entourée de vieux arbres. Un endroit où les soirées s'étirent sans qu'on voie vraiment l'heure passer.
Quand j'arrive, la porte est déjà ouverte et la musique s'entend jusque dehors. Plusieurs voitures sont garées un peu n'importe comment dans l'allée.
À peine le pied posé dans l'entrée, Axel surgit du salon avec un grand sourire et un verre à la main.
— Thooomas ! Enfin !
Il me tape dans le dos comme si ça faisait six mois qu'on ne s'était pas vus.
— T'es en retard, on a déjà commencé sans toi.
— Je vois ça, je réponds en regardant son verre.
— C'est l'anniv de ma copine, ce soir je compte pas.
Il rit, déjà un peu rouge, mais fidèle à lui-même : joyeux, jamais lourd.
Dans le salon, tout le monde est déjà là. Les discussions s'entremêlent, la musique tourne, les ballons sont présents. Une table est couverte de bouteilles et de verres en plastique.
Du haut de son mètre cinquante à peine, elle se faufile entre les invités avec une aisance tranquille. Elle porte un haut blanc simple, lumineux sous les guirlandes du salon, glissé dans une jupe fluide taille haute qui accompagne chacun de ses mouvements. Sa silhouette menue semble presque légère, mais sa présence, elle, ne l'est pas. Quand elle me voit, son visage s'éclaire.
— Thomas ! T'es arrivé !
Elle s'approche et me serre dans ses bras.
— Bon anniversaire, Léa.
— Merci. Et t'as intérêt à rester jusqu'au bout, hein.
— Je vais essayer.
Derrière elle, Elena rit à quelque chose que raconte Mathéo. Ses cheveux blonds attrapent la lumière des guirlandes. Elle a ce sourire qui rend tout plus simple.
Elle me fait signe.
— Hé, toi ! Viens, on parlait de tes talents de vampire.
— Mes talents de quoi ?
— De mec qui vit la nuit, corrige-t-elle en riant.
Sophie est assise à côté d'elle, plus discrète. Ses cheveux roux encadrent son visage.
— Salut Thomas.
— Salut Sophie.
La soirée prend son rythme. On parle de tout et de rien, les verres se remplissent, la musique change. Axel circule partout, un bras autour des épaules de Léa, tandis qu'elle veille à ce que personne ne manque de rien.
Vers minuit, le gâteau arrive. On éteint les lumières. Tout le monde chante, plus ou moins juste. Léa ferme les yeux avant de souffler ses bougies, l'air brièvement émue.
Les heures passent. Les conversations se calment, certains s'installent pour dormir.
Vers deux heures, la soirée ralentit d'elle-même. La musique tourne encore, mais plus personne ne danse. Certains parlent à voix basse, d'autres dorment déjà.
Elena s'étire.
— Moi, je déclare forfait.
— Déjà ? demande Axel.
— Je suis vieille, moi.
Sophie rit.
— Elle dit ça tous les soirs à minuit.
— C'est faux. Parfois c'est onze heures.
Les deux montent à l'étage. Léa leur crie de prendre l'une des chambres d'amis.
Dans le salon, Mathéo et Valentin se disputent un plaid. Béa dort déjà dans un fauteuil. La voix douce de Léa s'élève : «Il est temps d'aller dormir…»
Mathéo et Valentin lâchent le plaid en bâillant, Béa s'étire dans son fauteuil.
— À l'étage, doucement…, insiste-t-elle.
Chacun se redresse, se frotte les yeux et commence à monter lentement l'escalier.
Nora cherche sa brosse à dents et monte après l'avoir trouvé. Le salon retrouve son calme, maintenant vide de tout mouvement.
Seul Axel lutte contre le sommeil.
— J'vais… j'vais m'allonger deux minutes.
— Tu dis ça depuis une heure, répond Léa en riant.
Il lui dépose un baiser sur la joue et disparaît dans l'escalier. Une porte se ferme. Silence.
Petit à petit, la maison s'éteint. Les murmures disparaissent, les lumières s'adoucissent.
Finalement, il ne reste plus que nous deux éveillés.
Le salon est éclairé par les guirlandes oubliées. Des verres traînent encore un peu partout.
Léa regarde autour d'elle.
— On dirait un champ de bataille.
— Un champ de bataille très coloré.
Elle sourit.
— Bon… un minimum de rangement.
— Je t'aide.
On ramasse les verres en silence, à voix basse et les déposes dans la cuisine.
— C'était une bonne soirée, chuchote-t-elle.
— Ouais. Les gens avaient l'air heureux.
Elle s'assoit à la table de la cuisine
— Les anniversaires, me font toujours un truc bizarre. Comme si le temps me rattrapait.
Je m'appuie contre le plan de travail.
— Vingt-cinq ans, c'est rien.
— Peut-être… mais j'ai l'impression que tout le monde avance, sauf moi.
Sa voix est plus fragile.
— J'ai l'impression d'être en retard sur ma propre vie.
Je m'assois en face d'elle.
— T'es pas en retard. T'es juste en train de la vivre à ton rythme.
Elle me regarde longuement.
— T'es vraiment quelqu'un de bien, Thomas.
Je hausse les épaules.
Elle se lève, s'approche.
— Merci d'être resté jusqu'au bout.
Elle passe ses bras autour de moi. Un câlin simple, mais qui dure un peu trop longtemps pour être anodin.
Je sens sa respiration contre mon torse. Elle ne bouge pas. Moi non plus.
Autour de nous, la maison est silencieuse. Axel dort quelque part à l'étage.
Tout est calme. Trop calme.
Léa relève doucement la tête. Nos visages sont proches.
Son regard cherche le mien.
Le moment se suspend, fragile, interdit.
Et pendant une seconde, on oublie où nous sommes, qui nous sommes, et que tous nos amis dorment à l'étage… dont son copain.
Nos lèvres se rapprochent, attirées comme deux aimants, jusqu'à atteindre le point de non-retour. Il est 4h quand la limite est franchie. Ses lèvres se collent aux miennes. Un long et passionné baiser s'échange.
Mes mains se promènent le long de son corps. Elle vient s'asseoir sur mes genoux tandis que nous continuons de nous embrasser.
Elle enlève ma chemise, pendant que je retire son haut blanc, puis son soutien-gorge. La copine de mon meilleur ami est là, seins nus devant moi. Une poitrine certes plutôt petite, mais très agréable à regarder.
Je romps notre baiser pour venir embrasser sa poitrine, que je commence à caresser de mes lèvres et de mes doigts. Je la sens gémir sous chacune de mes attentions.
Elle sent une bosse se former et décide de se mettre à genoux. Elle m'enlève mon pantalon ainsi que mon caleçon. Elle est légèrement surprise par la taille de mon sexe, plus imposant que celui de son copain. Malgré cela, elle n'hésite pas à le prendre en bouche.
Elle s'y applique avec une intensité telle que je dois lui demander de ralentir pour ne pas jouir trop vite. Mais prise dans son élan, elle accélère, et je ne peux m'empêcher de jouir au fond de sa gorge. Malgré un léger haut-le-cœur, elle avale tout.
Elle se relève ensuite et commence à enlever sa jupe. Je ne peux qu'admirer son corps sculpté par le sport.
— Wouah, Léa… tu es sublime. J'en connais un qui a de la chan—
Elle m'embrasse pour me faire taire.
— Pour le moment, c'est toi qui en profites.
Elle retire sa culotte en dentelle devant moi et la jette sur la table. Je me lève à mon tour, la prends dans mes bras et la hisse sur la table. Je lui écarte les jambes et plonge entre elles. Ma langue et mes doigts s'activent, et sous mes assauts, elle commence à gémir si fort que je lui mets sa culotte dans la bouche pour étouffer ses cris.
Au bout d'un moment, je la sens se raidir. Elle explose dans un râle de jouissance.
Je vais rapidement me nettoyer le visage. À peine ai-je le temps de me retourner que je la vois, debout devant moi, jambes écartées comme une invitation. Je m'apprête à prendre un préservatif dans mon sac, posé non loin, quand je l'entends murmurer :
— Ne t'en fais pas, Thom. Je prends la pilule… viens en moi.
Il ne me faut pas longtemps pour la pénétrer. C'est à la fois sensuel et presque farouche. J'accélère le mouvement de mes hanches. Elle lutte pour ne pas crier et utilise à nouveau sa culotte pour étouffer ses gémissements. L'excitation me submerge, et je finis par jouir en elle.
Je ne sais pas si c'est l'interdit, l'endroit ou notre lien, mais malgré deux orgasmes, je me sens prêt pour un troisième. Elle le comprend, descend de la table et se met à quatre pattes devant moi.
Je la rejoins, encore brûlant, et la pénètre de nouveau, plus intensément. Elle doit une fois encore se bâillonner pour ne pas réveiller la maison. Le rythme s'accélère, jusqu'à ce que je sente son plaisir monter. Dans un dernier mouvement profond, son orgasme éclate.
Je me retire et, dans un ultime élan, je jouis sur ses fesses.
Le silence retomba doucement sur la pièce.
Nos respirations reprirent un rythme plus calme. Je l'aidai à se relever ainsi que se rhabiller. Aucun geste brusque. Aucun regard fuyant.
On savait.
Elle remit sa jupe, ajusta son haut blanc.
Je boutonnai ma chemise.
— On n'aurait pas dû…
Sa voix était basse. Pas tremblante. Juste lucide.
— Je sais.
Un silence.
— Tu regrettes ?
Elle leva les yeux vers moi. Longuement.
— Non. Mais il faudra oublier.
Je hochai la tête.
On savait tous les deux que cette nuit n'existerait que dans le silence.
Une parenthèse.
Une ligne franchie à 4h du matin.
Une erreur.
Une erreur qu'on ne referait pas.
Mais qu'on ne regrettait pas vraiment non plus.
À l'étage, la maison dormait encore.
À 4h57 exactement, nous remontâmes chacun de notre côté. Elle rejoignit son copain… mon meilleur ami. Moi, je regagnai ma chambre, seul avec mes pensées.
Dans le couloir, devant nos portes, un dernier regard échangé, silencieux et lourd de tout ce que nous savions.
Une nuit suspendue, n'existant que pour nous deux.
(Petit aparté de l'auteur : ce que vous allez lire n'a jamais existé. Ce sont mes fantasmes, mes pensées les plus secrètes, des parenthèses qui n'existent que le temps d'une nuit. Les histoires sont indépendantes, mais les personnages… eux, existent réellement. Vous les reconnaîtrez peut-être dans d'autres récits, car ce sont toujours les mêmes visages, les mêmes corps, explorant des désirs différents, nuit après nuit)
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