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Plaisirs Coupables — Chapitre 5 · Les échos de la Nuit
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Plaisirs Coupables
Chapitre 5 · Les échos de la Nuit
Les semaines qui suivirent la soirée au club furent étranges pour Diego. Il reprit sa vie comme on remet un costume froissé : le bureau, les deadlines graphiques, les cafés avalés trop vite, les sourires polis aux collègues. En surface, rien n'avait changé. Il répondait aux messages, sortait parfois avec des amis, riait aux blagues habituelles. Mais à l'intérieur, quelque chose s'était fissuré, ou plutôt ouvert.
Chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait les néons rouges, sentait encore le bois du pilori contre sa gorge, le goût du silicone sur sa langue, les mains de Kalia et de Lena sur son corps. Il se réveillait en pleine nuit, dur, haletant, la main déjà sur son sexe avant même d'avoir conscience de ce qu'il faisait.
Kalia, elle, ne disparut pas complètement. Elle lui envoyait des messages sporadiques, jamais trop insistants : une photo d'elle, la peau bronzée en sueur, en tenue de sport, avec juste un « Tu penses à moi ? » ; un lien vers une playlist sombre et hypnotique ; une adresse d'un bar underground avec un simple « Pas ce soir. Bientôt. » Elle le gardait en haleine sans jamais lui donner assez pour apaiser la faim qu'elle avait réveillée. C'était sa façon à elle de rester présente : une ombre sensuelle qui planait au-dessus de sa vie quotidienne.
Diego essaya de résister. Il se força à sortir avec des femmes : une graphiste rencontrée sur une appli, une ancienne collègue qui l'invita à boire un verre. Les soirées étaient agréables, les baisers corrects, les caresses prévisibles. Mais il s'ennuyait. Il comparait sans le vouloir : la douceur trop égale, l'absence de cette tension électrique, de cette main qui sait exactement quand serrer, quand lâcher. Il rentrait seul, se masturbait en repensant au club, à Lena le prenant par-derrière pendant que Kalia étouffait ses cris avec son sexe. Et chaque fois, il jouissait plus fort, plus vite, plus vide.
Puis vint la rencontre.
C'était un jeudi soir pluvieux, fin février. Diego s'était réfugié dans un bar à cocktails caché derrière la place des Vosges, pas le genre d'endroit qu'il fréquentait d'habitude, mais il avait besoin d'un lieu où personne ne le connaissait. Il était assis au comptoir, devant un old fashioned à moitié bu, quand l'homme entra.
Il s'appelait Victor. Grand, presque aussi grand que Diego, mais plus large d'épaules, cheveux châtains, coupés court, barbe de trois jours, yeux verts perçants sous des sourcils froncés. Il portait un manteau en laine noire trempé, qu'il secoua comme un chien avant de s'asseoir deux tabourets plus loin. Il commanda un mezcal pur, sans glace. Quand le barman le servit, Victor tourna la tête vers Diego et le fixa, pas un regard curieux, non. Un regard qui disait : je sais ce que tu caches.
Diego sentit son pouls s'emballer sans raison apparente. Victor leva son verre dans sa direction, un sourire en coin, puis but d'un trait. Dix minutes plus tard, il se leva, passa derrière Diego et murmura à son oreille, si bas que seul lui pouvait entendre :
— Tu sens encore le cuir et le latex. Ça te va bien.
— Tu sens encore le cuir et le latex. Ça te va bien.
Diego se figea. Victor ne s'arrêta pas. Il sortit sans un regard en arrière.
Le lendemain soir, Diego le retrouva. Pas par hasard. Victor lui avait glissé un post-it dans la poche de sa veste pendant qu'il payait : une adresse, un horaire, rien d'autre. 23 h. Un loft dans le XIème. Il y alla.
Le lendemain soir, Diego le retrouva. Pas par hasard. Victor lui avait glissé un post-it dans la poche de sa veste pendant qu'il payait : une adresse, un horaire, rien d'autre. 23 h. Un loft dans le XIème. Il y alla.
Pas de bonjour. Victor, torse nu, jean déboutonné, pieds nus, ouvrit la porte. Dès qu'elle claqua il attrapa Diego par la nuque pour le plaquer contre le mur du couloir. Le baiser fut brutal : dents qui se cognaient, langue qui forçait, main qui serrait la gorge juste assez pour faire monter l'adrénaline. Diego, déjà dur contre la cuisse de Victor, gémissait dans sa bouche.
— À genoux, grogna Victor.
— À genoux, grogna Victor.
Diego obéit. Le parquet était froid sous ses rotules. Victor défit sa braguette, sortit son sexe, épais, veiné, déjà dur. Il ne demanda pas ; il empoigna les cheveux de Diego et le força à l'engloutir.
Diego avalait, toussait, reprenait son souffle, recommençait. Victor ne le ménageait pas : coups de reins profonds, main qui maintenait sa tête, grognements rauques. Diego sentait les larmes monter, pas de douleur, mais d'une excitation si intense qu'elle en devenait presque insupportable.
Diego avalait, toussait, reprenait son souffle, recommençait. Victor ne le ménageait pas : coups de reins profonds, main qui maintenait sa tête, grognements rauques. Diego sentait les larmes monter, pas de douleur, mais d'une excitation si intense qu'elle en devenait presque insupportable.
Victor le releva d'un geste puis le traîna jusqu'au salon, où se trouvaient un canapé en cuir noir, une table basse en métal, des cordes déjà posées sur l'accoudoir. Il le déshabilla sans douceur, arrachant ses boutons, abaissant son jean d'un coup sec. Puis il le plia en deux, fesses en l'air, sur le dossier du canapé.
— Tu vas me supplier, annonça Victor en enfilant un préservatif.
— Tu vas me supplier, annonça Victor en enfilant un préservatif.
Il entra d'un coup, sans préparation excessive. Diego cria, le corps traversé d'une douleur brûlante qui se transforma presque instantanément en plaisir. Victor le baisa fort, sans rythme doux, sans préliminaires interminables. Chaque coup de reins était une revendication. D'une main il fessait Diego, encore et encore, jusqu'à ce que sa peau rougisse, pendant que de l'autre, il le serrait à la gorge juste assez pour lui faire sentir son pouls battre sous ses doigts.
— Dis-moi que tu aimes ça, grogna Victor.
— J'aime... putain, j'aime... lui répondit Diego, haletant.
— Dis-moi que tu aimes ça, grogna Victor.
— J'aime... putain, j'aime... lui répondit Diego, haletant.
Victor le retourna, le souleva comme s'il ne pesait rien, le plaqua dos contre le mur. Il le pénétra de nouveau, face à face cette fois, les yeux dans les yeux. Diego s'accrocha à ses épaules, plantant ses ongles dans sa peau. Ils s'embrassèrent sauvagement pendant que Victor le pilonnait, sous leurs souffles mêlés et leurs gémissements qui se répondaient. Diego jouit le premier, sans qu'on touche son sexe, dans un orgasme violent, presque douloureux, qui le fit trembler de la tête aux pieds. Victor ajouta encore quelques coups brutaux, puis se retira, arracha le préservatif et éjacula sur le torse de Diego, marquant sa peau de longs jets chauds.
Ils s'effondrèrent sur le canapé, en sueur, essoufflés. Victor alluma une cigarette, en tendit une à Diego. Ils fumèrent en silence un moment.
— C'est pas fini, dit finalement Victor. Je te veux encore. Souvent.
— C'est pas fini, dit finalement Victor. Je te veux encore. Souvent.
Diego ne répondit pas tout de suite. Il pensait à Kalia, à son sourire en coin, à ses messages qui le maintenaient en haleine. Il repensa à la façon dont elle avait ouvert en lui cette porte qu'il franchissait maintenant à son tour, avec une sauvagerie différente, mais tout aussi addictive.
Le téléphone de Diego vibra sur la table basse ; un message de Kalia.
— Tu joues avec qui ce soir ?
— Tu joues avec qui ce soir ?
Il sourit dans le noir, répondit sans réfléchir :
— Avec quelqu'un qui baise comme tu domines.
— Avec quelqu'un qui baise comme tu domines.
La réponse arriva presque immédiatement, avec un emoji feu :
— Bien. Ramène-le la prochaine fois. Je veux voir ça.
— Bien. Ramène-le la prochaine fois. Je veux voir ça.
Diego posa le téléphone. Victor, un sourcil levé, le regarda.
— Elle sait ?
— Elle sait ?
Diego hocha la tête.
— Elle sait tout.
— Elle sait tout.
Victor rit doucement, écrasa sa cigarette.
— Alors on va s'amuser.
— Alors on va s'amuser.
Diego sentit son sexe tressaillir de nouveau, malgré l'épuisement.
La nuit était loin d'être terminée. Et quelque part, dans l'ombre de Paris, Kalia souriait.
À suivre...
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