Séduction lesbienne
Chapitre 1
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✦ Vachette Séduction lesbienne XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Séduction lesbienne — Chapitre 1

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Vachette
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Séduction lesbienne

Chapitre 1

Notes de l'auteure/
 
Tous mes textes sont garantis écrits sans aucun recours à l'IA
Cette histoire comporte deux chapitres, qui sont réunis ici l'un après l'autre
Lire les deux chapitres en une seule fois demandera de l'endurance... !
**********************************
Chapitre 1
[La chaleur de nos retrouvailles
Un week-end de décembre, sur le marché de Noël à Cannes, je croise le chemin de Lisa, une vieille camarade de jeunesse que j'ai perdue de vue depuis des lustres. D'abord nos regards s'interrogent : ''est-ce bien elle ?'' semble-t-elle se dire, à sa façon de froncer les sourcils en me fixant droit dans les yeux. Moi je n'hésite qu'un court instant :
— Lisa !
Sûre maintenant de ne pas se tromper, elle s'approche, les bras écartés et tendus vers moi, pour venir chaleureusement me faire la bise en posant ses mains sur mes épaules.
— Sophie ! Ça alors ! Que deviens-tu ?
Tout sourire, chacune commence à raconter sa vie à l'autre, dans les grandes lignes, depuis la fin de nos études communes ; son travail, sa vie personnelle, ses amours… comme le font tous les gens qui se retrouvent après vingt ans d'absence.
— Mais il fait froid à rester comme ça debout ! Viens Lisa, on va prendre une boisson chaude. 
Prenant le temps de nous réchauffer en sirotant un vin chaud sucré près d'une cabane où un fromager savoyard venu exposer ses produits a eu la bonne idée d'installer quelques petites tables avec des bancs, nous restons une bonne heure à discuter du temps qui passe et de nos souvenirs communs les plus marquants.
Lisa vit seule à Antibes, où elle est clerc de notaire. Pas mariée, sans enfant, elle n'est même jamais restée en couple très longtemps, mais elle ne s'en lamente pas, semble-t-il.
— C'est le destin, on n'y peut rien, dit-elle, apparemment désinvolte, mais avec une certaine amertume dans la voix quand même.
Moi, je survole à mon tour cette tranche de vie, en lui parlant de mon métier et de ma compagne. 
Lisa savait déjà mon penchant pour les filles, au temps du lycée. Elle n'est donc guère étonnée de ce je lui annonce ; en fait j'aborde ce sujet dans le but qu'à son tour elle me dise si cette même attirance qu'elle avait elle aussi, autrefois, s'est confirmée par la suite.
Je m'aperçois, mais trop tard, que je viens de toucher un point sensible. 
— Ben oui, tu vois. Ça ne s'est pas fait entre nous deux, pour plein de raisons, on ne va pas reculer les aiguilles de l'horloge… Mais j'ai eu des aventures avec d'autres femmes, belles aussi, comme toi. Un peu également avec quelques garçons qui sortaient du lot par leur gentillesse, mais qui ne donnaient pas suite au bout d'un moment.
— Pourquoi ? Qu'est-ce qui n'allait pas ?
— Le fait que j'aie besoin des deux sexualités. Pourtant je leur avouais toujours mon côté bi ; alors au début ça les excitait beaucoup d'espérer se retrouver au lit entre deux lesbiennes – tu connais les hommes ! – mais ils déchantaient vite, car je n'étais pas partageuse. Alors, en même temps que leur fantasme inassouvi, ils disparaissaient. 
Lisa me confie que malgré tout elle avait fait une exception pour un homme plus âgé, dans une relation de ‘'couple à trois'' :
— Mais là, c'était pas pareil ; c'était moi la pièce rapportée, précise-t-elle. Il était bel homme, il se révélait très ‘'vigoureux'' et avec sa maîtresse, une jeune femme très belle, sensuelle et expérimentée...j'ai craqué !
Je la comprends, Lisa, car nous-mêmes, avec Julie, nous avons vécu ça de temps à autre, à une époque, mais seulement à trois filles - ah non, une fois à quatre filles - juste pour le sexe, pas pour les sentiments.
— Pour moi c'est plus simple, Lisa, car depuis nos vingt ans on est très amoureuses, avec ma chérie.
Je fais toutefois attention à ne pas trop m'étendre ni sur nos petites déviances occasionnelles ni sur mon petit bonheur personnel, afin de ne pas remuer le couteau dans la plaie. Car je me rappelle très bien les sentiments que Lisa nourrissait pour moi.
— Alors j'ai le droit de t'envier un peu, ajoute Lisa. Et d'envier ta compagne aussi… Au fait, comment s'appelle-t-elle, si c'est pas indiscret, et que fait-elle ?
— Julie. La cinquantaine aussi ; ingénieure chimiste. Ne t'étonne pas si elle n'est pas avec moi : elle termine une bonne grippe. Elle reste encore au chaud jusqu'à demain soir pour reprendre lundi en pleine forme. Je suis venu faire un tour ici juste pour lui acheter un petit cadeau pour la consoler. Elle adore ça, les petits cadeaux.
— Oh c'est trop mignon, réplique seulement Lisa sur le ton désabusé de celle qui, comprenant la solidité de notre lien, doit hélas admettre l'inutilité de se remettre à me draguer, comme elle le faisait - déjà sans succès, qui plus est - autrefois.
Je la comprends, Lisa. La vie m'a appris qu'il y a des amours déçues dont on ne se remet pas facilement. Alors on peut composer, se reporter sur quelqu'un d'autre, par défaut. Mais les sentiments risquent de ressusciter un jour ou l'autre, à la faveur de troublantes retrouvailles.
J'explique mon travail de biographe à Lisa, en me gardant bien de lui dire que j'écris aussi sur XStory, lieu de détente pour moi ; il est secret, ce jardin !
Puis nous échangeons nos numéros de portables avant de nous quitter. 
— On se fera une bouffe un de ces jours, Lisa, hein ?
— Ah oui, avec plaisir, répond-elle, toute enjouée.
- ...Quand Julie sera d'attaque, ajouté-je un peu maladroitement peut-être, à voir comment soudain son sourire s'éteint…''Drôle de caractère'', cette Lisa, me dis-je en sourdine. ''Dommage ; elle est pas mal comme femme''.
Trois jours plus tard, alors que je suis seule, occupée à écrire, en plein après-midi je suis surprise d'entendre ma sonnette ; car mes clients ne viennent jamais me voir sans rendez-vous ; c'est même moi qui me déplace, le plus souvent. Toutefois, n'étant pas sauvage de nature, j'ouvre volontiers ma porte après avoir jeté un œil par le judas.
— Lisa ?
— Oui, excuse-moi, Sophie, je n'ai pas pu résister. J'étais en courses à côté, rue Meynadier ; alors j'ai fait un petit saut jusqu'ici. Je te dérange, peut-être ?
— Non, tu ne me déranges pas, dis-je poliment. 
Je mens ! En fait, si, elle me dérange. Et je ne vois pas bien ce qu'aujourd'hui on va pouvoir se dire de plus qu'il y a trois jours. En repensant à notre conversation, je me dis que j'ai peut-être eu tort, ce jour-là, de lui dire où j'habitais : ‘'dans la petite rue qui part de la Mairie'', en précisant malencontreusement, gourde que je suis : ‘'une maison ocre jaune sur trois niveaux !'' 
Maintenant qu'elle est là et bien que j'aie autre chose à faire, je fais visiter ma maison de ville à Lisa, qui se montre admirative :
— Ah c'est bien arrangé. Et ça ne m'étonne pas de toi car tu avais toujours très bon goût dans tout ce que tu faisais, tout ce que tu portais… Je me rappelle bien.
J'encaisse cette flatterie et quelques autres avec un plaisir non feint :
— Merci Lisa, tu es gentille. Mais c'est vrai que mes parents étaient des gens pour qui l'élégance et la façon d'être, c'était la première de leurs exigences envers eux-mêmes, d'abord, puis envers moi.
Lisa semble boire mes paroles. Une certaine gêne qui doit se lire sur mon visage devient un peu oppressante, surtout quand elle en vient à des mots plus personnels concernant mon physique :
— Et tu étais vraiment belle, déjà au collège, je me souviens bien. Les garçons te regardaient comme une madone. Moi aussi d'ailleurs. J'aurais bien voulu être ta copine.
— Mais on était copines il me semble, non ?
— Oui, mais je parle de la bonne copine préférée, celle à qui on donne la main en sortant du bahut pour faire le chemin ensemble. Si tu te rappelles bien, à cette époque on habitait dans le même quartier.
— Oui, oui, je me souviens, répliqué-je machinalement tout en me posant des questions.
La première de ces questions est ‘'qu'est-elle bien venue faire ici ? Que va-t-elle me demander ?'' La sachant bisexuelle, je m'attends presque à une déclaration d'amour ! Non, je plaisante : ça ne peut plus être de l'amour, depuis le temps ! D'autant plus qu'elle a bien vécu toutes ces années en se passant de moi !
Mais soudain je me remémore notre papotage au marché de Noël. Bon sang ! Je lui ai lâché une information que j'aurais dû garder pour moi : ''en semaine, Julie n'est pas là de la journée, elle ne rentre qu'à l'heure de l'apéritif '' ; ''c'est notre rituel'' ai-je même précisé, au moment où, sirotant notre vin chaud, nous parlions bourgognes, bordeaux et grands champagnes. Alors Lisa vient-elle me faire des propositions plus ou moins louches, sachant pertinemment que je suis seule chez moi ? Il me faut lui tirer les vers du nez.
— Dis-moi Lisa, il me semble que tu étais toujours fourrée avec les garçons, autrefois, non ? Je ne te voyais jamais batifoler ou flirter avec des filles ; je me trompe ?
— Oui c'est vrai, car je n'osais pas avec les filles. Pourtant j'aurais bien aimé. Dès le collège, en fait. Tu devais être la seule au courant pour mon attirance ; et pour cause ! Tu m'as souvent gentiment repoussée, et ça me faisait de la peine ; tu ne peux pas oublier. Et puis...je craignais trop que ça se sache, surtout chez moi. Alors pour donner le change, devant les gens, j'étais toujours avec des copains. On jouait ensemble, on riait, on faisait des bêtises de gamins… Mais si, on flirtait un peu, des fois ; oh on n'allait pas bien loin dans nos découvertes, tu sais !
— Et alors… À quel moment as-tu su que ce serait avec les filles que tu oserais aller plus loin ?
Après avoir posé ma question, je m'attends à une réplique du genre ''parce que je me sentais devenir amoureuse de toi''. Mais pas du tout, Lisa n'est pas venue pour me dire ça, pour me draguer, alors que cela aurait été le lieu et le moment pour le faire si elle avait voulu : tranquilles, toutes les deux, sans témoin ; au pire, encaisser une fin de non-recevoir ne lui aurait pas été trop humiliant.
Sur mon invitation Lisa s'assied :
— Je nous fais un café ? Ou du thé ?
En fait je veux satisfaire ma curiosité. Le café n'est qu'un moyen de la retenir ; du moins le pensé-je, mais je fais fausse route ! Lisa n'a pas l'intention de partir tant que je n'aurai pas entendu ce qu'elle attend de moi ; ça j'en suis sûre. Et en effet, elle en vient au fait :
— Eh bien voilà, Sophie. J'ai bien réfléchi. J'aimerais écrire des anecdotes sur ma vie sentimentale et .. sexuelle, cela va de soi.
Je m'attendais à tout sauf à ça !
— Pour les faire lire à qui ? Je ne comprends pas bien. Ce serait un journal intime, mais alors ''très intime'' dans ce cas, non ?
— Écoute : je ne sais pas draguer ; je m'y prends mal, tu l'as bien vu autrefois déjà, je ne savais jamais parler de moi, et encore moins de choses comme ça. Alors je me dis que quand j'approche une femme et que je l'amène chez moi, ce serait bien qu'elle tombe ''par hasard'' sur ma biographie, tout au moins sur mon parcours sexuel, mes goûts, mes envies, mes pratiques etc. Ça ne prendrait pas des pages et des pages, mais on irait plus vite en besogne ! Parce qu'aujourd'hui encore, je mets toujours un temps fou avant de conclure ; tu vois ce que je veux dire ?
Les bras m'en tombent ! C'est la première fois que devant moi quelqu'un exprime une telle envie : écrire ses fantasmes et ses pratiques au lit. Un peu naïve, je me dis d'abord que Lisa est donc là pour me demander des conseils pour écrire ensuite ce qu'elle a à raconter puis me demander de la corriger. Mais pas du tout !
— Non, moi je ne saurais jamais écrire des choses comme ça, dit Lisa. Je serais trop directe, ou trop mielleuse, je sais pas… Et puisque toi tu écris des biographies, tu devrais bien savoir mettre en bonne forme ce que je te raconterais à ma façon, en vrac. Et à toi de faire ce récit à ma place, avec les mots justes ; et efficaces.
— Efficaces ?
— Ben oui, moi l'amour, j'aime le faire, mais je ne sais pas en parler, donner envie, exciter… Toi tu sais, forcément. Mais bien sûr, Sophie, je ne demande rien de gratuit, soyons clairs sur cette question. 
Sa démarche finit pas me faire rire :
— Alors tu vas dépenser des sous pour que j'écrive à ta place de quoi exciter une éventuelle inconnue que tu auras ramenée chez toi ? Et tu crois qu'elle t'allongera d'un coup sur le lit sans crier gare dès qu'elle aura lu dix pages de ce que tu veux me faire écrire ?
— C'est presque ça, oui. 
Bien sûr je ne veux pas offusquer ma copine en refusant tout net, mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque ! 
J'ai soudain un doute, l'impression que Lisa a lu mes histoires coquines entre femmes sur le site. Mais non, pas possible ; je ne lui en ai pas touché un mot, de mon petit violon d'Ingres, où de plus tout est parfaitement anonyme. ''Arrête ta parano, Sophie !'' 
L'ambiance se détend. Nous rions de son idée folle. Je lui promets toutefois d'y réfléchir. 
Julie va bientôt rentrer. Lisa me quitte en affichant sur son visage la certitude que j'accepterai son plan tordu. Elle est hardie, celle-là ! 
Je me remets au travail, encore étonnée des confidences de Lisa sur elle-même : d'abord, pourquoi diable dit-elle qu'elle ne sait pas séduire ? Car elle n'est pas mal du tout, Lisa, avec ses longs cheveux blonds, sa silhouette très féminine et son visage lumineux. Ou alors, elle a perdu son assurance quand on était jeunes, parce qu'elle n'a pas pu me séduire au lycée ? Et bien sûr, après le bac, je suis devenue encore plus inaccessible et indisponible, car moi j'avais trouvé Julie, ma Julie, celle qui partage ma vie aujourd'hui encore, et Lisa ne m'avait plus poursuivie de ses assiduités. 
Après quelques jours à réfléchir à son idée saugrenue, je m'étonne moi-même, mais au moins pour satisfaire ma curiosité en me délectant par avance de ce que Lisa va me confier de sa vie intime, je sens monter en moi une indéfinissable excitation qui me fait craquer : je vais accepter sa demande. Je prends les devants, en décidant de l'appeler avant qu'elle ne me relance :
— Lisa ? Ton idée me paraît toujours aussi tordue, mais j'ai décidé de te faire plaisir ; tu sembles tellement vouloir la concrétiser !
— Oh, merci, merci, Sophie ! C'est génial ! TU es géniale !… On se voit quand ?
Je lui explique alors comment nous allons pratiquer : elle n'a qu'à rédiger ce qu'elle a envie de raconter, vécu ou fantasmé, sans s'occuper de la façon de faire : peu importent les fautes en tout genre qu'elle fera, là n'est pas le sujet. Ce qu'il me faut, c'est juste la matière à imaginer le fond du récit ; la forme, je m'en occupe seule évidemment. 
— Quand tu auras tout écrit, même sur des feuilles volantes ou de simples bouts de papier, tu m'appelleras pour qu'on se revoie chez moi.
— Alors ce sera rapide, Sophie ; j'en avais déjà écrit un peu il y a quelque temps, sans conviction, mais ce dernier week-end, j'ai tout terminé, tellement j'espérais que tu acceptes ! J'ai même fini par en être sûre ! Et tu vois, j'avais raison.
Décidément oui, elle est hardie, pour ne pas dire gonflée ! Mais j'aime assez…
Avant de raccrocher, je tiens à passer un accord honnête avec elle :
— Lisa, je ne te prendrai rien. Ce sera cadeau pour toi. Mais en contrepartie, pas un mot à Julie si tu venais à la rencontrer, avec ou sans moi. Si tu me le jures, je te ferai confiance. Ne me déçois pas.
— Promis, juré, craché, Sophie. Je n'en parlerai pas à Julie, ni à personne d'autre d'ailleurs, sois tranquille.
Quelques jours plus tard, nous sommes convenues d'un rendez-vous, chez moi, à l'heure du café. 
Lisa est ponctuelle, et très prompte à me sortir sa prose de son grand sac. Pour l'instant je vérifie juste que son écriture est lisible. 
— Bon, ça va, lui dis-je, c'est pas écrit en pattes de mouches ! c'est bien raturé tout ça, mais c'est pas grave ; j'arrive à te lire. Je te préviendrai quand j'aurai pondu un récit digne de ce nom.
Après son départ, je me rue sur les écrits qu'elle me confie. Il y a beaucoup de brouillons à classer par dates. Je tiens à faire ça avant le retour de Julie, à qui, en parlant de Lisa, j'ai seulement fait part de nos retrouvailles ; pas de son projet ''littéraire'' ! Cela dit, Julie n'est pas du genre à mettre son nez dans ce que j'écris pour mes clients. 
Mon bureau, c'est ma pièce privée. J'en suis heureuse, parce que dans les bouts de papier informes de Lisa, au premier regard je trouve déjà des narrations assez chaudes, voire salaces. Ce qui me donne encore plus envie de faire la curieuse. Mais certaines scènes que Lisa évoque se passent quand elle était mineure, alors je me garde bien de les détailler ici, pour ne pas être hors charte par rapport au site sur lequel j'œuvre régulièrement sans en enfreindre aucune règle ! Ces passages autocensurés ne figureront donc que dans la version papier du livret. Et ce livret, je le lui remettrai ; comme unique détentrice elle en fera ce qu'elle voudra. 
Après quelques hésitations, je choisis un titre, très simple, qui, j'espère, conviendra à Lisa, ma ‘'cliente'' :
MA BIOGRAPHIE AMOUREUSE
 
par Lisa
femme bisexuelle
Dès le lendemain matin, je tiens à me mettre au plus tôt à l'ouvrage, pour essayer de construire l'histoire en moins d'une journée. Car j'ai d'autres commandes, sérieuses celle-là, en cours de rédaction.
Pendant que Julie prend sa douche, je nous prépare un bon petit déjeuner. À 7 heures, moi, j'ai encore les paupières collées, et pas grand-chose sur le dos. D'ailleurs, quand Julie sort de la salle d'eau, apprêtée en tenue de ville pour venir boire son café près de moi avant de partir au travail, elle me fait une remarque :
— Tu vas rester en nuisette et en culotte comme ça, ma chérie ? Et si quelqu'un venait…
— J'attends personne, rassure-toi. Et si on sonnait je regarderais d'abord qui c'est, par l'œilleton de la porte, avant de passer mon survêt' de jogging en deux secondes, voilà tout…
Tout en se penchant sur moi pour me donner un baiser, Julie me caresse furtivement les pointes de seins à travers ma nuisette, en finissant par un léger pincement, ce qui suffit à les faire agréablement réagir en durcissant dans l'instant.
— Aïe, tu m'as fait mal, P'tite pomme !
— Menteuse, je te connais… T'aimes trop ça ! C'était juste pour te donner l'envie. Je me sauve.
— Oui, ben justement, tu me chauffes puis tu me laisses en plan. C'est ça qui fait mal !
— Dis donc, Sophie, je crois que je ne t'ai pas oubliée, cette nuit ; si ?
— Non, c'est vrai, c'était très bon… Comme d'habitude...j'avoue. Allez, va-t-en avant que je te saute encore dessus, P'tite pomme d'amour...
Sitôt Julie partie, je débarrasse la table puis je vais m'installer dans mon bureau, devant mon ordinateur. Je reste comme je suis, en frêle lingerie de nuit. Avant de commencer à écrire, de mon tiroir ‘'secret'' je sors deux petites pinces à tétons dont je raffole. Je les règle moyennement serrées puis les mets en place. Car quand j'écris de l'érotique j'aime avoir un apport d'excitation, qui m'aidera à trouver les mots justes, ceux qui devront entretenir mon propre désir, en avant-première, avant celui des lecteurs et des lectrices qui, je l'espère, iront jusqu'à se faire plaisir en me lisant. Après tout, l'érotisme c'est fait pour ça.
Voici la rédaction qu'en ce jour de janvier j'écris à la place de Lisa, au vu des notes brouillonnes qu'elle m'a remises la veille !... 
Je m'appelle Lisa. Aujourd'hui j'ai la cinquantaine...passée. Dans mes très jeunes années, j'étais une bonne élève, assidue et curieuse d'apprendre. L'école était déjà mixte à l'époque. J'avais donc naturellement des copains et des copines. Lors des récréations, toutefois, les jeux des uns n'étaient pas ceux des autres, ce qui faisait que la mixité n'y était plus vraiment. Alors à cause de ce déséquilibre, pendant les deux demi-heures de récré de chaque jour, je devenais bonne copine avec plus de filles que de garçons.

La compagnie de l'une de ces copines me rendait particulièrement joyeuse. Elle s'appelait Emma. Je trouvais son prénom joli et je l'aimais bien. C'était comme une sœur pour moi, un peu plus, même. J'aimais souvent lui faire des bisous, sans autre raison que l'affection que je lui portais. Je ne croyais pas que c'était réciproque, mais ça ne faisait rien ; à moi, ça me faisait plaisir, voilà tout. 

A partir de nos dix ans, les parents nous laissaient faire le trajet aller-retour à pied à plusieurs, entre maison et école, en début et en fin de chaque demi-journée. Dans notre petit groupe de cinq ou six, il y avait trois filles, dont Emma. Nous avions un kilomètre à parcourir, en centre ville, donc en toute sécurité. Parfois, les parents de l'une ou l'autre nous prenaient à l'arrière de leur voiture. J'étais toujours plus contente d'être dans les petites autos de ville de nos mères, plus près d'Emma que dans les grosses routières trop larges de nos pères. 

Notre amitié continua dans nos années de collège et de lycée, à la différence près que je ressentais une tendresse croissante pour Emma. J'avais peur que ça se remarque et qu'on me moque. Alors, pour donner le change, je m'inclus peu à peu dans les cercles des garçons, au point que c'est avec eux que j'échangeai mes premiers bisous, aussi discrets que peu compromettants ! Car ça n'allait pas bien loin. Cela restait avouable !
A l'approche de l'année du bac, heureuse que nous soyons encore ensemble et au même niveau, j'acquis la certitude que ma tendresse pour Emma était en train de se muer en un sentiment plus profond, dont je me dis un jour que ça ne pouvait être que de l'amour, car je n'avais plus qu'elle dans mes pensées, dans mes rêves aussi.
Je voyais bien que des couples se formaient autour de moi, plus ou moins durables, entre garçons et filles. A l'époque, être en couple ça voulait dire ''sortir avec quelqu'un du sexe opposé'', c'était tout. Cinéma du mercredi, boum du samedi et flirt gentillet. Cette situation me faisait envie, plus que les garçons en eux-mêmes. Mais je ne me voyais pas dire aux autres ‘'moi je suis avec Emma'' !
De toute façon, jamais je n'aurais osé dire ''je t'aime'' à Emma. Je n'ai même jamais osé ''Emma, aime-moi'' !
Alors le jour où Pierrot, un garçon de mon âge, me fit une bise améliorée lors d'une boum, un samedi, dans le garage des parents d'Emma, je me laissai aller à accepter de lui donner la main pour partir échanger mon premier petit baiser peu profond avec lui, sans oser quoi que ce soit d'autre. - Non, je veux pas plus, avais-je dit à ce petit copain. 
Et il avait respecté mon choix, très courtoisement. A l'époque, ''non'' ça voulait dire ''non'' !
Mais il m'avait touchée, ce garçon, au point de le trouver fréquentable, même sans aller plus loin que ce petit flirt. Bien sûr il ne sut jamais l'attirance que j'avais pour notre amie commune Emma.

Mais le jour même où je fêtais mes dix-huit ans, j'eus la surprise de revoir mon Pierrot venir me faire une cour inattendue. Lui qui n'était jamais revenu à la charge après mon refus, il devint très entreprenant ce jour-là, après m'avoir invitée à le suivre dans le jardin, sous l'ombrage d'un grand chêne, à l'abri des regards :
— Tu sais Lisa, tu me plais toujours autant que quand on a flirté un peu ensemble. Je pense toujours à toi, je sais que c'est toi que je veux. Je n'ai pas voulu te brusquer, mais maintenant qu'on est majeurs tous les deux, je ne vois pas où serait le mal si tu voulais faire l'amour avec moi. Je te le ferais bien, en douceur, crois-moi. J'en suis sûr, parce que je t'aime et que, c'est normal, j'ai envie de toi. Et nos parents n'auraient plus leur mot à dire ; d'ailleurs, les miens t'aiment bien, alors ils seraient contents que leur fils chéri soit avec toi.

À ces mots je sentis une humidité m'envahir le bas du ventre. J'avais déjà apprécié ça étant seule, une sorte de feu qu'il fallait bien éteindre ; après quoi ça passait. Là encore, avec Pierrot je pouvais accepter de faire l'apprentissage du plaisir comme il me le proposait. Je me disais que si je voulais un jour arriver à séduire Emma, il faudrait bien ne pas être trop coincée au moment fatidique où le sexuel viendrait s'ajouter au sentimental. Je ne pouvais pour l'instant n'être sûre que de cette seconde composante de mon attirance pour elle.
— Oui, Pierrot, finis-je par lui dire. Si c'est avec toi, je veux bien. Mais pas sous une porte cochère dans le noir ni à l'arrière d'une voiture ; trouve une idée pour l'endroit. Je veux faire ça dans un lit, avec tout le confort et la tranquillité ; sinon rien.

Pour le moment, nous étions debout contre le tronc du grand chêne. Pierrot m'enlaça aussitôt pour me faire un vrai baiser profond. Sa langue était chaude. J'eus très vite envie de plus, de me laisser aller, pour voir… Il passa ses mains sous mon corsage pour masser délicatement mes seins et jouer avec leurs pointes, du bout des doigts. C'était très bon. Je ressentis encore ces fameux frissons dans mon sexe et au plus profond de mon ventre. Par réflexe je resserrai mes cuisses. Pierrot glissa alors une main sous ma jupe, puis monta jusqu'à ma culotte. Quelques caresses dessus, du bout de son ongle sur le coton, et je rouvris mes cuisses sans aucune résistance :
— Laisse-moi te caresser là, tu vas voir, ça te fera du bien, Lisa.
— Oh non… je t'ai dit… que sur un lit !
— Oui mais là je te donne qu'un acompte, et je te demande rien en échange, Lisa. Allez...
Alors, ayant confiance en lui, je cédai. 
Il entra un doigt dans mon sexe, lissa ma chair chaude entre mes petites lèvres pour les mouiller de la liqueur que je sentais couler de mon vagin, puis entama des va-et-vient sur mon clitoris qui, il me sembla, avait déjà bien enflé.
— Il est beau, je suis sûr, ton petit bouton ; bien dur sous mes doigts... Il sera encore meilleur sous ma langue, un jour. Tu aimes ce que je te fais ?
Je commençais à partir, les yeux fermés, pour retrouver mes chers frissons tant appréciés. Au bout d'un moment, le point de non-retour était dépassé :
— H'ahh oui, vas-y, caresse-moi, je vais jouir ; je mouille fort, avouai-je un peu gênée.
Notre baiser se prolongea tout au long de ma montée vers l'orgasme, que je ne mis pas longtemps à atteindre, en me tordant le ventre jusqu'à ce que Pierrot retire sa main de ma culotte. Il m'observait en train de jouir en gémissant. Le plaisir me disait de lui sourire pour le remercier, ma gêne me faisait presque m'excuser d'avoir joui et pas lui.
Ses lèvres et sa langue quittèrent les miennes. Il porta alors ses doigts à sa bouche puis commenta :
— Hmmm c'est bon la liqueur de ta petite chatte. Délicieux !
— Sur un lit, je te laisserai me la lécher, c'est promis, lui dis-je tout bas mais déjà moins timidement, pour l'encourager à nous trouver une solution.

Trop excité, Pierrot sortit son sexe tendu tout mouillé au bout de son gland violacé. C'était la première fois que je voyais ça. Il le prit à pleine main et fit aller-et-venir ses doigts bien serrés dessus. Très vite il poussa quelques heureux gémissements, en même temps que son éjaculation arrivait, puissante, épaisse. Il s'écarta de moi pour ne pas tacher ma jupe et prendre le temps de bien libérer ses dernières gouttes épaisses.
— Excuse-moi, je ne voulais pas tacher mon pantalon, me dit-il, penaud. 
A son air ravi, je lis dans ses yeux l'intensité du plaisir que venait de prendre Pierrot. Et moi, enfin, je compris que partager ce plaisir ce serait certainement ça, le Graal de l'amour. J'étais donc heureuse aussi, en attendant encore mieux plus tard, sur une couche moelleuse avec Pierrot, faute de pouvoir accéder au lit et aux délices d'Emma.
Il referma sa braguette, reboucla sa ceinture, pendant que je remettais mes bonnets de soutien-gorge en place et plaquais bien, juste sur ma fente trempée et surchauffée, ma petite culotte qu'il avait savamment écartée à l'aide de son pouce pour mieux me pénétrer profondément de ses doigts agiles. Une fois ma jupe rabaissée, je repris la main de Pierrot, flageolant un peu sur mes jambes encore tremblantes. Nous regagnâmes la boum sans que personne ne pût deviner que pour la première fois, je venais de jouir réellement sous des mains qui n'étaient pas les miennes.
Le soir-même, dans mon lit, je me donnai quand même un complément de plaisir, que rendait indispensable le souvenir tout frais de celui qui venait de tourmenter mon pauvre petit cerveau surexcité.

Il nous fallut attendre une paire de semaines pour profiter de l'absence des parents de Pierrot tout un week-end. Sa mère lui avait préparé quelques plats à réchauffer... qu'on partagerait donc sans le lui dire !
— Tu seras sage, Pierrot. Pas de bêtises, hein ? Et personne à la maison quand on n'est pas là !
— Oui Maman, t'en fais pas.
Le mensonge ne lui faisait même pas honte, pourvu qu'il puisse me faire partager son lit pendant deux jours.

Le premier soir, il savait qu'il devrait me déflorer. J'angoissais un peu ; mais mon envie et mon besoin d'orgasme étaient plus forts que ma crainte.
— On va mettre une vieille protection sur le matelas, Lisa. Tu peux te déshabiller.
Dommage, il ne prit même pas le temps de m'admirer en petite lingerie toute fine, que j'avais mise pour lui. Là je sentis chez Pierrot un manque de ‘'savoir-apprécier'' que j'assimilai, un peu déçue, à un manque de patience ; à tort finalement, car il allait se montrer vraiment très ‘'gentleman''.
— Tu sais, il faut que j'y aille doucement ; je ne veux pas te faire mal.
Je comprenais mieux son stress, alors. Nous partagions la même crainte. 
— Je vais me mettre sur le dos ? et je m'ouvre bien pour que tu sois à l'aise sur moi, Pierrot ?
Avant qu'il ne s'occupât de mon sexe, je tenais à l'exciter par des mots qui me venaient naturellement :
— J'écarte bien mes cuisses. Regarde ma chatte. Tu veux que je me branle, pour bien mouiller ?
— Oui mais je vais t'aider, Lisa, dit-il tout troublé en m'embrassant sur le front.
Il mit sa main sur la mienne pour choisir le rythme des doux va-et-vient qui allaient m'emporter.
— Hmmm, c'est bon, dans ma chatte, dis-je en fermant les yeux, c'est chaud.
— Oui, continue de me parler comme ça, je commence à être bien dur, regarde.
— Ouais, elle est belle, hmm...
— Joue avec tes seins aussi, ils sont très beaux. Donne-leur le plaisir qu'ils méritent.
Mes tétons dardaient, pointés vers son regard, n'attendant que ses mains pour les faire durcir plus encore.
Il plongea sa langue dans ma bouche pour engager un combat sensuel, très excitant, contre la mienne, pendant que ses mains travaillaient mon corps à merveille. La chair de mes petites lèvres, je la sentais fondre sous mes sécrétions vaginales. Encore quelques minutes peut-être, et j'étais prête à laisser œuvrer Pierrot, prête à faire le sacrifice de ma virginité. Pas spécialement pour son plaisir à lui, mais pour le mien avant tout, je dois l'avouer à ma courte honte, celui de devenir adulte. 
— T'en fais pas, j'ai déjà défloré une fille. Elle n'a pas eu mal. Je te promets.

Rassurée, je l'encourageai à commencer sa pénétration. Mais ce que je ne pouvais pas lui avouer, oh non, c'est qu'à l'instant où son sexe s'avançait tout en douceur, j'eus une pensée pour Emma, l'imaginant nue contre moi en train de m'enfoncer ses doigts ou un sex-toy dans le vagin, en m'embrassant et en me caressant comme le faisait Pierrot. Je savais que ses caresses, à elle, effaceraient ma crainte et me donneraient encore plus de plaisir. Pauvre Pierrot ; il mettait pourtant tout son cœur à l'ouvrage. 
Quand je ressentis le déchirement de ma membrane intime, je fus soulagée, rassérénée, tranquille. Pierrot ne m'avait pas fait trop mal. Suivit un saignement bien sûr, et il s'en excusa, d'un air navré. 
— Je ne veux pas te pénétrer tout de suite. Le mieux c'est de bien te nettoyer, et d'attendre un peu que ça cicatrise proprement, me conseilla Pierrot. Il était adorable, hélas pour lui, car si à cet instant je l'aimais beaucoup, je ne l'aimais toujours pas, ‘'tout court''. Non, c'était encore aux bras d'Emma que je pensais ; les seuls dans lesquels j'aurais souhaité me blottir et m'endormir en sentant la chaleur de son corps, surtout à cet instant si particulier. 
À ce moment précis, je m'inventais donc quelque chose d'idéal, mais qui ne se produirait jamais ; le diable en serait témoin.

Avant de reprendre nos ébats – deuxième session, dirons-nous – Pierrot me proposa d'abord d'apprendre à bien faire une fellation : 
— Tu n'as jamais sucé un garçon ? me demanda-t-il. J'étais très surprise par sa question si directe.
— Non. J'ai même jamais osé en masturber un ! Mais toi, Pierrot je veux bien te soulager comme ça. Tu es très ‘'tendu'', on dirait.
En effet, Pierrot restait excité devant mon corps nu, alangui, disponible. Visiblement, il n'avait pas besoin des artifices de ma lingerie pour ça. Dommage pour lui. Je me disais que plus tard peut-être, il en comprendrait la puissance érotique, le pouvoir de séduction.
Pierrot prit les rênes de nos ébats, et j'avoue qu'il fit bien les choses. Tellement bien que je ne comprenais pas pourquoi je n'en tombais pas amoureuse. Mais ma nature profonde c'était la recherche de l'amour saphique plus que l'hétérosexualité. Il fallait que je me fasse une raison.
Pierrot s'allongea sur le dos :
— Vient me donner ta chatte, au-dessus de ma bouche.

Ses paroles m'électrisèrent de nouveau. Je m'installai sans faire la timide. Je savais que la vue de cette partie de mon anatomie entretiendrait son érection. Pour l'exciter encore plus, en m'affaissant sur lui, et faisant descendre doucement ma chatte sur ses lèvres, je caressais et pétrissais mes seins, prenant un plaisir non dissimulé qui s'ajoutait à celui de voir Pierrot me regarder faire pendant qu'il enfonçait sa langue inondée de salive dans ma fente suintante. Je sentais mon clitoris délicieusement maltraité. Pierrot savait y faire, je dois le reconnaître ; au point que je crus bien que j'allais jouir avant de l'avoir fait éjaculer dans ma bouche. Mais je me ressaisis :
— Je veux te faire jouir maintenant Pierrot ; sinon je vais exploser avant toi. 
Il comprit vite le risque qu'il prenait s'il n'arrêtait pas illico son trop excitant cunnilingus. Alors il me prit par les hanches en me faisant comprendre que je devais m'allonger de nouveau sur le dos. Il approcha son gland turgescent près de ma bouche, contre mes lèvres, puis resta deux secondes en stand-by :
— Attends ; dis-moi d'abord si tu me laisses éjaculer dans ta bouche ou bien si tu veux que je me retire juste avant de jouir.
— Oui, dans ma bouche. Que je sache au moins quel goût ça a.
Pierrot me sourit amoureusement – le pauvre – trop content de pouvoir se laisser aller.
Quand il introduisit son membre entre mes lèvres serrées, il m'exprima sa reconnaissance :
— Ah ouais, comme ça, serre bien mon gland ; hmmm que c'est bon ! T'es merveilleuse, Lisa.
Alors je le serrai, l'aspirai et passai la pointe de ma langue tendue sur son méat, la faisant aller et venir sur toute la fente entre ses deux hémisphères violacés et léchant le liquide sucré qui en perlait.
— Oh ça, ça me rend fou, cria-t-il. C'est trop bon, ça me fait partir très loin dans ma tête.
Je vis en effet, à ce moment précis, qu'il m'aurait donné tout l'or du monde si, lui faisant un odieux chantage, je l'avais exigé en échange d'une éjaculation dans ma bouche. 
J'observais ses yeux pendant que je le suçais. Quand il les ferma, tout en grimaçant même sans sortir une parole de sa bouche, je compris qu'on y arrivait, qu'il allait jouir d'une seconde à l'autre. Alors je serrai et aspirai encore plus fort, agitai ma langue encore plus vite, et je reçus un puissant jet de sperme tout chaud dans ma bouche. Resserrant mes lèvres au maximum, je ne laissai rien échapper. Je le voulais sur ma langue pour le goûter. En fait je ne sentais que la texture de sa liqueur, chaude et épaisse, mais pratiquement sans goût. J'étais assez étonnée... Quoique : j'avais déjà lu quelque part que le sperme n'avait de goût et d'odeur que s'il avait refroidi après l'éjaculation. Ce devait être donc vrai : directement dans la cavité buccale, il restait à notre température corporelle commune, sans goût particulier donc. De ce fait, je n'hésitai pas à l'avaler, me disant que si mes papilles n'étaient pas sensibles au sperme, mon estomac ne le serait pas plus !
— C'était bon quand je te léchais ? me demanda Pierrot après son orgasme.
— Très bon, Pierrot, et ça m'a bien refait mouiller de te voir jouir. Et toi ?
— Fantastique ! Faut dire que tu me fais tellement envie, ma petite Lisa… Je suis trop fou de toi et de ton corps!

Nous avions le week-end complet pour continuer à nous aimer. Alors, pour la troisième session, ce fut le grand jeu. Pierrot me fit de nouveau me mettre sur le dos, les cuisses grandes ouvertes. Il me prodigua encore un long cunnilingus pour bien me lubrifier et me préparer à l'acte.
— J'adore lécher et avaler ta mouille, elle est trop belle, ta chatte, disait-il entre deux coups de langue.
Ses mots crus me faisaient encore fondre ; et lui répondre :
— Oui, mets ta langue, bouffe-la moi cette chatte pleine de mon jus pour toi, avale, nettoie-moi…
Quand il me pénétra, Pierrot tint sans doute à me montrer les sentiments que je lui inspirais, car en même temps que son sexe faisait ses allers-retours dans mon vagin, il m'embrassait à pleine bouche. Comme c'était très excitant, je jouais le jeu, enroulant ma langue sur la sienne. 
Quand je sentis qu'il allait se lâcher en moi, je l'enlaçai plus serré pour l'inviter à s'enfoncer encore plus, jusqu'au tréfonds de ma chair.
— Oohhhhoouuuu ! Ouiiii !, cria-t-il lors de l'expulsion de son premier jet… Puis d'autres râles suivirent, ''pas pendant un bon moment, mais pendant un moment bon'', pourrait-on dire ! 
Mais lui, Pierrot, une fois reposé, il commenta différemment les choses, plus simplement :
— C'est sans pitié la nature ! Nous les hommes, après l'éjaculation on aimerait tellement jouir plus longtemps, comme vous les filles…
— Les femmes, rectifiai-je. Tu es bien placé pour savoir que je viens de devenir une femme, Pierrot. 

Personne ne m'aurait crue bien sûr si j'avais ensuite prétendu ne pas aimer du tout les hommes, ne pas apprécier un bel organe prompt à me donner des sensations si agréablement fortes dans la chatte pour qu'elle transmette le message à mon cerveau : ''hé là-haut, ça me fait de délicieuses vibrations en bas ; qu'est-ce qui m'arrive ? C'est trop bon…''
Mais rien à faire, Emma m'obsédait encore, plus que n'importe quel garçon. Et ça allait durer...

Pierrot m'a quand même bien initiée à la jouissance. De ma part, ne manquaient que les grands sentiments. Toutefois, je tenais à garder une relation privilégiée avec lui, pour le sexe, en y ajoutant seulement un peu de tendresse ; ça lui faisait plaisir quand même de m'entendre lui dire que j'étais amoureuse de lui, mais ''juste le temps passé à faire l'amour, pour qu'il me fasse monter à l'orgasme''. Il lui fallait se contenter de ça ; alors il finit par faire contre mauvaise fortune bon cœur. 
— À plat ventre, Lisa, m'ordonna-t-il ensuite pour reprendre nos douces hostilités. Laisse-moi faire. Laisse-TOI faire.
Il commença par un massage des pieds à la nuque, avec un talc qui lui faisait les mains douces, comme celles d'une femme, celles d'Emma, peut-être... 
Fermant les yeux, je sentais monter une chaleur dans tout mon corps. Quand il frôlait ma zone génitale, des décharges électriques me faisaient soupirer :
— H'aahhh… c'est bon tes caresses, Pierrot.
Il était aux anges quand il me sentit réagir comme ça. Moi, l'observant de côté, je voyais son sexe durcir en continu, jusqu'à se dresser totalement. À chaque passage de ses mains sur ma zone anale il écartait mes fesses offertes, sans rien forcer ; juste passer autour de l'anus, en douceur. Hmm, d'emblée ça me parut bon. Je découvrais en effet une nouvelle sensation, très savoureuse aussi. Je resserrais mon sphincter, ensuite, lorsque son pouce passait dessus doucement, ce qui par réflexe faisait se contracter mon périnée. Délicieux aussi. 
Autre réflexe, celui de cambrer mon bassin, relevant mes fesses en l'air comme pour supplier qu'on s'occupe de mon petit trou ou qu'on me prenne la chatte. Ce que Pierrot savait très bien faire. Plusieurs fois il utilisa son pouce ainsi.
— H'haa..H'hoo, fff… c'est les sons qu'il tirait de ma gorge pendant ma respiration haletante…
— Ouii, oui, encore, encore… c'est quand il éloignait un peu trop longtemps ses mains de ces zones sensibles autant que gourmandes.

Pierrot savait être patient, faire venir les choses graduellement. De temps en temps il vérifiait mon onctuosité vaginale en passant ses doigts entre mes lèvres avant de les plonger dans l'entrée de mon antre, sans chercher à s'y enfoncer au plus loin, exprès pour me rendre encore plus folle, encore plus demandeuse. Moi je le suppliais de s'enfoncer plus.
— H'ha oui, plus profond, va chercher ma liqueur tout au fond.
— Pas la peine, tu mouilles fort, et ça coule le long de tes lèvres.
Ce fut la première fois que Pierrot me lubrifia l'anus à l'aide de ma cyprine, qu'il me fit goûter avant :
— Tiens, suce mes doigts, ça va t'exciter, ça... hein, petite salope … Tu aimes le cul, ma belle ?
— Ah oui, j'aime ça, wwoooh, tu vas me faire jouir… Mmm… Oui, mon petit cul !.. ma chatte...
— Je vais d'abord te pénétrer le petit trou, avec un doigt ; ça fera pas mal. Tu veux bien ?
— Oui, je veux, ohh oui fais-moi connaître ça, j'ai envie…
— Tu m'aimes ? Comme moi je t'aime? me demanda-t-il soudain, ce qui me surprit car on en avait déjà assez parlé, des sentiments.
— Oui... pendant que tu me fais l'amour ; et si bien, en plus ! précisai-je.
Une fois que son index fût passé dans mon étau anal, je découvris ce nouveau plaisir, celui de se sentir massée dans cet endroit normalement interdit. Mais justement, briser un tabou me grisait. J'agitai mon bassin pour inviter mon amant à remuer son doigt plus fort. La cyprine faisait bien son office de lubrifiant. 
Je ne ressentis aucune douleur, mais au contraire un plaisir qui diffusait dans tout mon ventre. Et quand Pierrot introduisit son autre pouce dans mon vagin en tendant son index et son majeur pour stimuler mon clitoris en même temps, je perdis la notion du temps et de l'espace. Me faisait-il ces caresses depuis longtemps ? Il me sembla que mes orifices devaient être béants à force de sollicitation.
— Je te sens bien monter, hein, tu viens sur mes doigts, tu vas jouir ?...
 Ouiii…
— De la chatte ?
— Ouiii…
— Du petit cul ? ma p'tite pute 
— Ohhh wouais… wouais… oui… ça y est, je pars...ohhh je pars bien…Pierrot !...
Un orgasme de plus ; encore un. Ce week-end était pour moi d'une telle intensité sexuelle, que je me sentis décoincée d'un seul coup. La morale familiale, la normalité, les bonnes manières.. tout ça volait en éclat.
Pierrot était là à me caresser pendant tout le temps de ma redescente vers la terre ferme, ou disons plutôt... vers le matelas un peu dur.

Le dernier round de nos combats fut marqué par la fatigue, celle qui gagnait nos corps et nos sens. Je proposai une dernière chose, avant de dormir :
— Pierrot, tu veux bien qu'on se branle ensemble ? J'ai avalé ton sperme de bon cœur tout à l'heure, alors j'ai pas pu voir ton sexe exploser. Là, je voudrais bien te voir éjaculer, de tout près.
— Tu veux que je fasse un ‘'close up'', alors !
Cette expression propre aux magiciens m'amusa, mais ce n'était pas le moment de rire.
— Oui j'ai envie de ça ; ça va me faire jouir aussi. Essaie de sentir quand ça viendra pour moi. J'aimerais vraiment qu'on jouisse ensemble.
Et Pierrot releva le défi, de se retenir tout en me voyant me masturber, la chatte grande ouverte et le clitoris dur et en feu devant ses yeux, à trente centimètres de ses yeux, pas plus.
— Ah c'est bon de te voir comme ça, à faire ta petite pute pour moi. Branle-toi bien, fais-toi jouir. J'éjaculerai sur ton visage dès ta première secousse, tu vas voir. Je suis assez bon à ce jeu-là.
Et le défi fut réussi. Pierrot avait encore assez de sperme en réserve pour que son expulsion sous pression et sous contrôle me procurât l'immense plaisir d'un orgasme encore très puissant malgré ce que nos corps surexcités venaient déjà d'encaisser en quelques heures.
Maintenant, nous étions... plus qu'épuisés : complètement vidés !


********************


Après avoir lu les notes de Lisa et avoir pondu pour elle cette première partie, je dois faire une pause. Car je viens de jouir avec une force inouïe, que je n'aurais jamais supposé obtenir d'une simple masturbation aux doigts. Dès les premières phrases que j'ai écrites je me suis sentie excitée. Par réaction, j'ai écarté mes cuisses, assise devant mon ordinateur, pour pouvoir couvrir ma chatte de ma main dans la chaleur de ma petite culotte toute fine... en cas de besoin urgent ! 
Dès que mon cerveau s'est mis à transformer ce que j'écrivais en images, je me suis vue à la place de Lisa. Mieux, je suis devenue Lisa, qui allait jouir sous des caresses masculines ! Ça m'a troublée, en me rappelant mes premiers émois de jeunesse, autrefois ; dans le temps...
Mais après avoir avancé de plusieurs pages dans la prose de Lisa, j'ai soudain compris que je faisais fausse route, et que j'aurais dû lire entre les lignes : je ne pouvais pas être Lisa ! parce que… moi, j'étais Emma, dans l'histoire ! 
Tout le discours que m'avait fait Lisa en prétendant que ce livret biographique serait lu par ses futures conquêtes c'était bidon ! Bien sûr ! D'ailleurs pourquoi n'avait-t-elle pas décrit physiquement son Emma dans ses notes, si ce n'était pas pour me laisser deviner moi-même que j'étais depuis toujours restée l'objet de ses fantasmes sexuels ? Elle n'avait probablement pas dû oser usurper mes traits, ma coiffure, ma silhouette pour les affecter à ce nom d'emprunt : Emma ! Un nom loin de Sophie, pour brouiller les pistes ! 
Ah la chipie, elle était en train de me décrire ce qu'elle voulait faire avec moi, sexuellement, c'est-à-dire tout ce quelle acceptait de Pierrot dans son fantasme, tout en rêvant à ce qu'elle aimerait tant recevoir d'Emma : autant de plaisir, mais avec l'amour en plus. 
Mais dès que j'ai ouvert les yeux sur cette supercherie, une excitation particulière m'a envahi le bas ventre. J'ai vite été troublée par Lisa avec sa déception amoureuse de ne m'avoir jamais eue. Comprenant ce désir quelle avait toujours pour moi, j'ai commencé mes attouchements, qu'ensuite j'ai maîtrisés de moins en moins en poursuivant ma lecture. Je pressais ma main sur mes chairs ; sur ou sous ma culotte, peu importait, vu la faible épaisseur et la finesse du tulle. Même dans les scènes avec Pierrot, j'ai ressenti le plaisir physique de Lisa, leur plaisir. Ce qui m'a rappelé les quelques fois où j'avais quand même joui sous le savoir-faire et les performances d'un garçon, même si mes préférences profondes allaient déjà vers les filles et les femmes à l'époque. 

Lire dans ces lignes l'amour et le désir que me portait Lisa a fait fondre mon sexe comme le cœur d'un réacteur nucléaire qui s'emballe. Plus je lisais, plus ça chauffait. Contracter très fort mon périnée a suffi à faire que ma cyprine coule un moment puis stagne à l'entrée de mon vagin. Avant qu'elle ne s'écoulât entre mes cuisses en tachant l'entrejambe de ma culotte et le coussin de mon fauteuil, j‘ai plongé mon majeur dans ma chatte, entre mes petites lèvres, pour recueillir mes sécrétions et m'en servir pour lubrifier toutes mes chairs sensibles et mon clitoris ; juste le bouton nacré d'abord, puis seulement tout autour de lui, quand il est devenu trop sensible, et même, enfin, l'entrée de mon petit cul ; je n'avais pas encore pris ma douche matinale après ma nuit d'amour avec Julie, mais tant pis, je me suis léché les doigts inondés de toutes mes odeurs et sécrétions intimes, de devant et de derrière. Hmmm, un goût...indéfinissable mais violent, sexuellement parlant. 

En supputant que l'amour de Lisa pour moi démultiplierait sûrement l'envie qu'elle a de mon corps, les yeux rivés sur ce que j'étais en train d'écrire je l'ai imaginée me léchant la chatte jusqu'à l'aspirer, plaquant ses lèvres dessus comme une ventouse, et agitant sa langue et ses doigts jusqu'à me faire hurler.
En fait, mon imagination a été comblée. N'en pouvant plus, ouvrant et refermant mes cuisses dans des gestes incontrôlés, en me cognant contre les bras de mon fauteuil, c'est vraiment moi, Sophie, et non Lisa, qui ai crié mon orgasme librement, en m'interpelant moi-même :
— Oh ma salope, t'aimes ça le cul… H'ooouuiiii c'est fort, tu jouis, c'est bon, Mmmm…Tes seins sont durs, c'est bon.... T'aimes trop te branler, Aaaahhh !…Allez, le plaisir, viens dans mon cul, !…

En commençant ma lecture j'avais pensé que mes pinces à seins maintiendraient bien mon excitation sans m'obliger à jouir tout de suite. Hélas non, car je n'avais pas prévu d'avoir tant de pages à écrire. Sous l'emprise de l'excitation, j'ai bien essayé de tenir bon ! Mais mon orgasme n'a pas attendu pour venir me déchirer le corps sous mes doigts qui maltraitaient si bien mes chairs brûlantes. Sous mes caresses, des coulures de cyprine ont accompagné la fin de mon doux calvaire, mais bien trop tôt ! avant que je n'atteigne le dernier mot de cette histoire complètement bidonnée par Lisa, qui n'aurait donc pas dû m'enflammer autant, mais qui m'entraîna quand même jusqu'à l'orgasme.

********************


Après ce violent orgasme, je souffle quelques minutes en m'allongeant pour récupérer mon calme. Je sais bien que je n'ai pas fini d'écrire le livret que j'ai promis à Lisa. Mais réflexion faite, je ne vais pas le finir. Je vais le montrer à Julie. Je sais, je ne le souhaitais pas, mais comme maintenant je considère les mots que Lisa m'a fait écrire comme une sincère déclaration d'amour, je pense que je dois en parler à ma P'tite pomme. Quant à Lisa, je ne lui en voudrai pas, mais elle saura que j'ai compris pour Emma, mon double virtuel. Alors elle admettra sûrement que je me dispense de continuer de rédiger son histoire fantasmée, qui n'a donc rien d'une biographie !
Par ailleurs, il me vient une idée très particulière, tout à coup.. Je vais cogiter ça jusqu'à ce soir ; je la soumettrai à Julie...

Chapitre 2

L'explosion des sens


— Viens me voir, P'tite pomme. Faut qu'on parle, dis-je à ma chérie qui rentre à l'instant.
— Ah bon ? Pas d'apéro ce soir ?
—Si, mais après. Viens là.
Je tiens à lui raconter mon aventure ‘'seulement littéraire''avec Lisa. 
Julie semble étonnée de ce que j'avais accepté de faire. Alors je me justifie, un peu gênée :
— Je devais écrire son charabia en bon français ; j'ai commencé. Mais je voudrais que tu le lises à ton tour pour me dire ce que tu penses de son histoire.
Julie s'assoit sagement près de moi, chausse ses lunettes ''vue de près'', et lit mon texte sur mon ordi portable que j'ai posé devant elle, sur la table de salon.
Au bout d'un moment, elle me regarde en coin, avec un sourire et un haussement de sourcils.
— C'est chaud, dis donc !
— Oui, je sais. Mais lis tout.
Je remarque qu'en lisant ma prose, Julie passe ses doigts discrètement, presque machinalement, sur sa poitrine. Sachant que ses seins emplissent parfaitement les bonnets de ses soutiens-gorge, je comprends qu'elle ressent du bien dans ses pointes sensibles. Julie n'est pas du genre à s'en cacher. Il arrive même, d'ailleurs, que l'une de nous se masturbe seule devant l'autre. Par expérience je sais que dans ce cas plus on est impudique à écarter ses cuisses et se fouiller la chatte sans vergogne, plus ça excite de voir le regard vorace de l'autre. Alors cette liberté entre amantes complices ça aide toujours à bien jouir.
— Oh ça m'excite bien, cette histoire, me dit Julie…
— Que penses-tu des personnages ?
— Chut, laisse-moi lire jusqu'au bout.

J'abandonne Julie pour aller chercher la bouteille de Martini et les gâteaux-apéro en attendant.
Quand elle a terminé de lire, elle enlève ses lunettes, et sa main d'entre ses cuisses ; la coquine ! Elle se tourne vers moi, une main sur mon genou, et respire un grand coup en me souriant :
— Eh bien, ça me paraît clair que cette Lisa est folle de toi depuis toujours !
— Ah bon ? Ah quoi tu vois ça ? m'étonné-je en jouant les candides.
— C'est évident qu'Emma, ma chérie… c'est toi dans l'histoire ! Lisa te fait une déclaration cachée, voilà tout !...Oh j'aimerais bien la connaître, celle-là. Pour voir comment elle est faite, et si je ne risque pas que tu me quittes pour elle. Invite-là ici !
— Sois pas bête, P'tite pomme, tu sais bien que c'est impossible que j'en aime une autre ; ni que je couche avec une autre ! Même si c'était Bardot à 20 ans. Je n'appartiens qu'à toi, pour la vie, tu le sais bien.
— Bon, je vais essayer de te croire, me dit Julie en riant de bon cœur tout en se lovant dans mes bras.
Et là, je me dis une fois encore qu'elle m'étonnera toujours, ma P'tite Pomme, par son amour et sa pure gentillesse.
— Ce serait bien qu'on se connaisse toutes les trois, me propose-t-elle. Surtout que Lisa habite dans le coin, non ? 
— À Antibes, oui. Tu as raison. Je voudrais juste savoir comment je vais faire pour lui annoncer que ne finirai pas l'écriture de sa bio truquée !

********************


Bien en phase avec Julie, j'invite Lisa pour un apéritif dînatoire. Mon argument est de les présenter l'une à l'autre, elle et Julie.
— Avec grand plaisir, répond aussitôt Lisa au téléphone.
Ce ‘'grand plaisir'', je n'en doute pas ; il est sincère. Elle se languit tellement de moi…
J'ai toujours ma petite idée qui trotte dans ma tête. Alors avant de nous endormir, ce soir-là, j'entame une longue discussion avec Julie, au sujet de Lisa, qu'elle n'a jamais vue, mais dont on sait qu'elle est bisexuelle, jolie femme selon moi, très encline aux choses de l'amour à deux selon son récit fantasmé, ou trois selon ses propres confidences au marché. Et, cerise sur le gâteau, elle a l'air d'être amoureuse... au point de ne rien me refuser, peut-être (?)
— Tu te rappelles quand on était jeunes, à trois, et à quatre aussi, P'tite pomme ?
Julie me regarde étonnée de m'entendre évoquer les vieux souvenirs.
— Oui bien sûr, je me souviens de tout, répond-elle avec de la nostalgie dans la voix. On était jeunes.
— Oh on l'est toujours dans nos têtes, chérie. Mais il y a longtemps qu'on n'en a pas reparlé, hein.
— Ben oui, parce qu'on n'a pas eu d'occasion de le refaire.
— Sinon ? Ça te dirait ? lui demandé-je en la fixant du regard, pressée de connaître sa réponse.
— Oh je vois ce que tu veux dire… Avec ta Lisa ?
— Ma Lisa, Ma Lisa… ça pourrait être aussi la tienne dans ce cas-là !
— Il faudrait peut-être qu'elle me plaise, dis donc !
— Hum, t'en fais pas pour ça. Je connais tes goûts ; elle te plairait. C'est une très belle femme.
— Et moi je lui plairais, tu crois ?
— Ah non P'tite pomme, t'es pas assez belle !
Et on éclate de rire. Julie prend son oreiller pour me frapper. Nous redevenons deux gamines pendant un instant. Alors, sérieuse, je rectifie :
— Tu parles, elle risquerait plutôt de devenir amoureuse de nous deux, ou même de toi seule, oui ! T'es restée tellement belle !
Je suggère qu'on y voie plus clair quand Lisa sera là, puis je ferme la lumière et on s'embrasse avant de se mettre en cuillères pour s'endormir câlinement.
— Bonne nuit P'tite pomme.
— Bonne nuit ma chérie.
Eh oui, il y a des nuits où on se repose, Julie et moi !

Le samedi qui suit, Lisa arrive à la maison. Je fais les présentations. C'est flagrant, le courant passe tout de suite entre elle et Julie. J'en suis ravie.
Lisa s'est mise sur son trente-et-un. Elle accroche sa fourrure au portemanteau, arborant alors une charmante silhouette et des jambes de rêve, que moi j'avais repérées tout de suite. Ses longs cheveux blonds ondulés descendent pour s'étaler, se répartissant entre son dos et sa poitrine. Un fin gilet rose par-dessus son corsage, une jupe en velours, noire, comme ses hauts talons… Elle est vraiment très élégante. 
— On a bien fait de se saper classe aussi, murmuré-je furtivement à l'oreille de Julie.
— Surtout pour nos sous-vêtements, ajoute-t-elle de son air coquin qui me fait toujours craquer…
Il est vrai que vu ce qu'on envisage avec Lisa, mieux vaut porter de la lingerie adaptée aux soirées... hot ! Si ça se passait comme on l'espère, bien sûr. Ma p'tite pomme et moi-même sommes un peu nerveuses, dans l'attente.

L'apéritif dînatoire se passe bien. Une certaine décontraction flotte dans l'air. Lisa et moi occupons le canapé, Julie le fauteuil en face, pour aller et venir plus facilement entre cuisine et salon, car Julie a décidé de faire le service pour nous laisser plus proches l'une de l'autre ; entre copines. Des jambes se croisent et se décroisent en toute élégance. Manifestement, Lisa sait nous faire profiter des siennes, au galbe très… sexy. 
Au regard coquin et admiratif qu'elle me lance, je remarque que Julie partage mon avis. Je considère alors qu'elle me laisse carte blanche pour orienter la soirée comme je l'entends.
— Vous avez sûrement des tas de choses à vous raconter, toutes les deux, hein Sophie.
Julie ne pensait pas si bien dire… C'est à moi d'entrer dans le vif du sujet :
— Ah oui, alors je dois d'abord t'avouer quelque chose, Lisa.
— Oh, c'est bien mystérieux...
— Oui… Désolée, mais j'ai eu du retard dans mon travail, et je n'ai écrit que la moitié du livret.
— Pas grave Sophie, il n'y a pas d'urgence. Et ça me donnera l'occasion de te revoir, quand t'auras fini.
Julie se retire dans la cuisine sous un faux prétexte pour nous laisser seules et surtout ne pas passer pour ma complice qui l'aurait influencée dans la décision qu'elle va annoncer à Lisa.
— Lisa… en fait, je ne vais pas le finir du tout, ce livret.
— Ah bon, mais pourquoi ? Je ne comprends pas.
Je lui explique que j'ai décodé sa supercherie avec mon double virtuel Emma. Que j'ai compris son message sous-jacent, que toutefois je ne lui reproche pas ; mais qu'elle se rassure :
— Je sais ce que c'est d'être amoureuse, tu sais Lisa. Ça fait parfois souffrir, au point qu'on essaie tout pour se raccrocher à la moindre branche. Hélas pour toi, je suis en couple avec ma chérie depuis longtemps et on est indestructibles elle et moi.
Lisa se décompose à vue d'œil. À ce moment-là Julie revient s'asseoir dans le fauteuil, face à nous. Lisa semble gênée de la situation.
— Y a rien de mal à aimer trop, tu sais, Lisa.
— Je sais, mais j'ai honte, d'avoir triché comme ça avec toi.
Et Lisa de fondre en larmes. 
Elle est assise au bord du canapé, jambes parallèles, comme une collégienne qui se fait gronder sans protester. Je la prends par le cou. D'un coup d'œil sur le côté, je vois Julie qui comprend comment je vais m'y prendre, probablement. Je parle tout bas à Lisa que j'essaie de consoler :
— C'est tout, c'est tout, allez…
J'essuie ses larmes avec mon mouchoir parfumé. 
— Tu es une très belle femme ; tu retrouveras l'amour, t'en fais pas. Mais te fixe pas sur moi, voilà tout. Libère ton esprit… Tu es belle et désirable, mais j'aime Julie.
Lisa penche sa tête sur mon épaule. Julie a l'air malheureuse pour elle. Alors je me fais plus câline :
— Lisa, lui dis-je, tu en rêves depuis toujours, alors ce soir, je veux te faire plaisir. Je veux bien que tu m'embrasses.
Julie ne perd pas une bouchée de mes travaux d'approche envers notre invitée.
— Comme ça ? devant Julie ? Un vrai baiser ? s'étonne Lisa en relevant ses yeux embrumés vers moi.
— Oui, elle n'est pas jalouse, t'en fais pas pour ça. Julie ?
Julie nous fait un signe de la tête et un sourire.
— Tu vois, elle veut bien, confirmé-je. Parce que tu est trop belle pour pleurer comme ça. Embrasse-moi.
Lisa me donne ses lèvres. Je colle les miennes aux siennes et entame un long baiser dont je sens le pouvoir séducteur. Son rouge a un goût délicieux. Lisa me mange la bouche et sa langue se démène au mieux pour se faire savoureuse.
— Hmm, tu embrasses bien, Lisa. Encore. J'aime ça...
En même temps, ma main part en excursion, depuis son genou, vers le haut de ses cuisses. Mes doigts buttent sur des jarretelles parfaitement tendues sur ses bas. Sa chair est là, je la sens, je la touche, je la caresse, toute chaude. Lisa écarte ses cuisses un peu plus, puis s'abandonne. Julie sent bien que notre hôte est en train de succomber. Comment pourrait-il en être autrement, vu les sentiments que cette amoureuse transie me porte ? 
Elle coince une main entre ses cuisses, sous sa chatte, en me regardant manœuvrer. Elle sait déjà que je vais parvenir à emmener Lisa sur notre lit. Quand j'arrive à la fine culotte, mes doigts s'appliquent à exciter le sexe de Lisa. Julie comprend qu'elle peut se joindre à nous, qu'elle a pris la route du plaisir, vers la béatitude. Elle vient se coller à Lisa, de l'autre coté, pour l'embrasser tendrement dans le cou, sur la nuque en écartant sa longue chevelure, lui mordiller l'oreille et introduire une main dans son corsage après avoir déboutonné son gilet. 
Lisa commence à ronronner sous les mains caressantes de Julie qui apprécie la chair chaude de ses seins par dessus le soutien-gorge. Moi je devine que l'humidité gagne le sexe de Lisa, sous sa culotte. Mais je la laisse mouiller plus encore, palpant sa fente, ses lèvres intimes et son clitoris.
— Elle aime bien ça Lisa, hein Julie... Ils sont excitants ses beaux seins.
— Oui, j'aime ça, Julie ! confirme Lisa avant que Julie ne parle. Je m'en remets à vous deux ; c'est très bon.
C'est la première parole que vient de prononcer Lisa depuis que je suis là à la faire monter vers les sommets. J'ai envie d'elle ; vraiment. Sa sensualité m'excite. J'ai hâte de mettre ma tête entre ses cuisses pour la lécher, maintenant que sa culotte trempée est rentrée au fond de son sillon.
— Magnifiques, ses seins, dit Julie entre deux succions, affairée au plaisir de Lisa.
— Caresse-lui bien les pointes, mordille-les, elle va aimer…
— Oh oui, mes seins, mes tétons, c'est trop bon, je vous adore...lâche Lisa sans calcul ; par réflexe.
Moi j'ai abandonné sa bouche pour la laisser respirer et apprécier à mon tour mes caresses sur ses seins, qui s'ajoutent à celles de Julie.
— Faut la faire jouir ? demande Julie.
— Oui, maintenant, même aux doigts, répliqué-je.
Car je sais que par reconnaissance après un premier orgasme réussi, une femme sensuelle comme Lisa se donnera de n'importe quelle façon pour en atteindre d'autres. 
J'ai sorti ses seins de leur bonnet en remontant son soutien-gorge au-dessus de sa poitrine. Étant deux à les peloter, les mordiller, les mâchouiller, ses pointes sont devenues comme des cailloux. On peut jouer avec sans risque, même si elle ressent nos morsures. Lisa a la chance de vivre son plaisir avec deux expertes comme nous.
— Ouiii, vous êtes bonnes avec moi.. J'adore… Faites-moi jouir… Je suis en feu entre mes cuisses.
Je me lève, dégrafe sa jupe et la lui enlève. Julie, qui découvre les cuisses de Lisa, si belles, si blanches au-dessus de la lisière de ses bas couleur chair, lui attrape les fesses en passant ses doigts sous ses jarretelles tendues.
— Oh que j'adore ça, les porte-jarretelles ! Hhoohh, elle est délicieuse, hein Sophie.
— Oui, elle m'excite aussi beaucoup. Elle va te faire mouiller rien qu'en t'embrassant, tu vas voir. Vas-y, sa bouche et sa langue sont pour toi. Fais-toi plaisir. Elle monte bien, faut surtout pas la faire redescendre.
Lisa entend tout ce qu'on dit d'elle. Je vois dans ses yeux que ça lui fait perdre le nord.
— Mmmm, fait Lisa, vous me rendez folle, ça suinte entre mes cuisses, Sophie, Sophie, aime-moi !
— Oui je te fais l'amour, Lisa, laisse-toi aller.Je sens qu'elle est au bord de l'orgasme. Alors, en me déboutonnant à la hâte, je lui offre un sein, dont elle happe aussitôt le mamelon, pendant que d'une main je taquine ses tétons, et que Julie remue ses doigts dans son vagin englué tout en lui léchant le bouton nacré. Toutes nos caresses ainsi combinées vident le cerveau de Lisa de sa substance. En guise de mots, elle n'émet plus que de vagues sons :
— Wwooo, hooo… ouhhh… Uihhh… a chattte… cul...Ohh...uihhh… ve jouis ; ve ouiiii
Le ventre de Lisa ondule, se tord. Elle voudrait retirer nos mains et nos bouches de son corps affolé qui encaisse les secousses du plaisir ; des secousses qui durent, durent, jusqu'à enfin diminuer d'intensité, avant de disparaître totalement. Juste une dernière vibration dans son ventre et le calme revient.
— Oh… quel orgasme ! Quel orgasme ! dit seulement Lisa, dans un rire nerveux, incontrôlable.
Elle n'halète plus, ne gémit plus, ne râle plus. La foudre est tombée, elle ne va pas retomber au même endroit tout de suite, pense-t-elle. 

Julie et moi la couvrons encore de baisers pour que Lisa soit totalement repue, à peine troublée par l'amour qu'on a fait en trios et qu'on va se faire à deux, devant elle, sur l'épais tapis du salon, au pied du canapé où elle se repose en nous observant sans rien dire, mais les yeux grands ouverts. Lisa assiste à notre 69, sans même plus avoir envie de se masturber. Son clitoris doit être encore en feu, endolori pour un petit moment. Julie jouit la première, peut-être parce qu'elle se caressait déjà quand j'ai commencé à m'occuper de Lisa, et peut-être aussi que de mon côté, mon orgasme de tout à l'heure, quand j'écrivais, a été suffisamment déflagrateur. Nos corps se tordent et ondulent encore un moment sous nos gémissements. Puis la tempête se calme.
— Qu'est-ce que c'est bon, à trois ! dit Julie, radieuse.
— Je savais que ça serait fort comme ça, ma P'tite pomme.
Lisa nous regarde, rayonnante elle aussi.
— Hhah merci. Merci Sophie. Merci Julie. Je suis morte.
— Merci Lisa... Nous aussi, tu sais, affirmé-je, sûre de moi.
— Je confirme, ajoute Julie.
Lisa est encore ailleurs. Elle entend à peine ce qu'on se dit maintenant, Julie et moi. Elle ne tend l'oreille que lorsqu'on en vient à parler d'elle :
— Tu crois qu'elle voudrait bien ? Elle a peut-être autre chose de prévu ?
— Quoi ? dit Lisa, en nous souriant.
— Tu veux dormir avec nous, cette nuit ? lui propose Julie. Demain c'est dimanche. On ferait la grasse matinée ensemble ?
— Et vous doutiez que j'accepterais ? une offre comme ça ? 
Nous rions d'avance en sachant que pour nous trois, sous la couette, la nuit hivernale restera chaude.

Après une bonne douche rafraîchissante, nous venons tour à tour nous mettre au lit. J'ai demandé à ce qu'on reste en sous-vêtements. J'adore tellement les femmes en lingerie fine ! Lisa en soutien-gorge qui ne cache rien de ses bouts de seins, bas et porte-jarretelles, me fait vraiment de l'effet. Julie en bas noirs autofixants, petit string et soutien-gorge assortis… toujours aussi excitante ; je ne m'en lasse pas. Moi en ensemble turquoise, slip très fin et nuisette transparents, porte-jarretelles et bas couleur chair, je sais que je peux faire envie à mes belles complices. 

Il est 23 heures. Je demande à Lisa de se caler entre Julie et moi. Nous allons nous reposer un moment, peut-être somnoler un peu après les orgasmes que nous venons de nous donner. Mais ça ne durera pas bien longtemps. Car je montre de nouveau l'exemple en enlaçant Lisa, bien serrée, pour déguster sa bouche et sa langue en fermant les yeux, ressentant mieux ainsi ce flux de désir descendre jusqu'à ma chatte en passant par mes seins toujours avides dès qu'ils sont au contact de la chair d'une jolie femme. Lisa ronronne discrètement, comme si je devais être la seule à entendre son désir reprendre. Mais Julie, qui l'entend aussi bien que moi, veut aussi sa part de plaisir :
— Tiens ma chérie, lui dis-je ; embrasse-la comme tu le fais si bien. Mets-toi sur elle ; elle est déjà toute chaude. 
Julie écrase ses seins sur ceux de Lisa et cale une cuisse entre les siennes. Pendant qu'elles se lèchent la langue tout en douceur pour bien profiter de leur profond baiser, je masse ma chérie de la nuque au fessier puis, trop attirée par son corps je descends lui écarter les fesses pour la lécher de haut en bas en passant sur le petit trou interdit. Julie cambre ses reins à chaque coup de langue pour me permettre de le lécher jusqu'à l'entrée de son vagin. Très vite le cordon de son string est trempé mais absorbe tout son suc, qu'il empêche ainsi de s'écouler. Moi j'en veux plus. Alors je l'écarte pour mieux déguster ma chérie à sa source tiède et la faire gémir encore plus. 
Puis je m'agenouille près du visage de Lisa pendant que le baiser de mes deux amantes se prolonge, je relève ma nuisette pour passer ma main entière dans mon slip. Lisa garde maintenant son regard braqué sur les mouvements de mes doigts. Je sais que la transparence du tulle fait quelle devine, à peine voilés, les détails de ma chatte charnue dont j'ai hâte qu'on s'occupe. Sa respiration s'emballe, alors j'abaisse cette fois ma belle culotte turquoise et me laisse aller à une masturbation dans mes chairs engluées :
— Ça t'excite bien, hein, de ma voir comme ça, en vraie salope.
— Hmm, répond Lisa, qui sens déjà que le plaisir, montant dans tout son corps au rythme que moi j'impose, l'emportera encore. 

Mais je risque d'être prise à mon propre jeu ; je sens que mon excitation grandit trop vite. Je veux accumuler le désir dans mes entrailles avant qu'il n'explose sous la forme d'un puissant orgasme. Je m'allonge sur le dos.
— Viens, je te veux, Lisa. Viens écarter tes cuisses au-dessus de mon visage. Je veux voir ta chatte grande ouverte, offerte, rien qu'à moi.
Lisa est aux anges. Elle n'attendait que ça, visiblement. Elle se mord une lèvre en sachant le plaisir qu'elle me donne déjà.
— Tu veux bien me lécher, P'tite pomme ? demandé-je à Julie, comme une supplique.
Toujours souriante, ma chérie vient poser ses lèvres sur mes chairs intimes et agiter sa langue, que je sens chaude et pleine de salive dans ma chatte. Moi, je me contente un moment de caresser les cuisses et les fesses de Lisa pendant qu'elle écarte ses lèvres humides en grand, tirant sur la hampe de son clitoris pour bien me faire envie.
— Tu vois comme il est gros, Sophie ? Il est pour toi. Tu le veux sur tes lèvres ?
— Ouais, s'il te plaît, écarte encore tes cuisses et descend poser ta chatte sur ma bouche ; je vais me régaler et te rendre heureuse en le suçant.
J'admire d'abord la magnifique chevelure de Lisa, qui vient se pencher sur moi tout en approchant son entrecuisse de mon visage. Je mets d'abord mon nez sur sa chatte pour bien renifler son enivrante odeur. Quand sa chair chaude s'offre à ma bouche, ses petites lèvres rose vif qui invitent ma langue deviennent ma friandise, que je gobe et aspire goulûment.
— Je veux te boire, à la source, Lisa ; sois bien salope, tu m'excites trop. 
— Ouiii, tiens, prends, avale-moi, me dit-elle en s'agitant pour bien m'abreuver de sa liqueur de femme.
Pendant ce temps, Julie me lèche délicieusement en se caressant entre les cuisses. J'avoue que ce soir, elle et moi sommes plus tentées de profiter du corps de Lisa que de nous faire l'amour devant elle. Car ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de faire ça à trois ! On ne s'en voudra pas, de s'offrir en extra le corps superbe d'une femme qui en retour va nous faire jouir à coup sûr. On ne s'en voudra pas non plus de sentir et goûter l'odeur excitante de sa chatte et de ses sécrétions. 
Alors je pense à Julie aussi :
— Mets-toi sur le dos, ma chérie. Lisa, donne-toi à elle comme tu t'es donnée à moi. Fais-lui dévorer ta chatte !
Lisa ne demande pas mieux que d'essayer la langue de ma femme.
— Ah ouiii, comme ça, bien profond, ordonne-t-elle : lèche, petite salope, t'es bonne aussi… T'es une belle petite jouisseuse, hmm...

Naturellement, à nos âges, avec l'expérience que nous avons du sexe, nous savons nous retenir de jouir plus longtemps que des jeunettes de vingt ans. Mais là, pour ma part, je dois me retirer momentanément du jeu, pour seulement regarder Lisa et Julie se caresser les seins et le sexe. Je mouille trop ; j'enlève mon slip et me repose un peu, cuisses écartées, pour que la chaleur de ma chatte se dissipe. Mais très vite me reprend l'envie de jouir avec mes deux complices de sexe. 
— Julie, assieds-toi sur son ventre et caresse-lui les seins. Lisa, descends sur ma bouche ; je n'en peux plus ; vous m'excitez trop ; je voudrais jouir dans cette position. Vous voulez bien ?
Pendant que la chatte de Lisa fond dans ma bouche, je taquine son clitoris du bout des lèvres avant de l'aspirer tout chaud en lui donnant des coups de langue furtifs. 
— Ah ouiii, c'est ça, oh tu me le fais bien, oui juste là, oh je vais jouir ! Par toi, Sophie c'est merveilleux ! oh, Sophie, que c'est fort, oui je jouis, je jouis, je t'aime Sophie ! Je coule dans ta bouche ; Avale-moi ! Je suis une salope, je veux tout te donner, suce-moi tout !
Son orgasme emporte Lisa vers les nues. Ses cuisses tremblent contre mes joues. La langue de Julie me travaille le bouton pour me rendre folle. Elle connaît mon corps, mes envies et mes réactions par cœur. Sa langue s'agite, elle m'enfonce un doigt dans l'anus pour que je me contracte dessus et arrive plus vite au comble du plaisir. Elle sent que je viens :
— Tu vas jouir, ma chérie, laisse-toi aller, te retiens pas, profite de ma langue ! ma chérie.
Je pince mes pointes de seins jusqu'à les torturer pour mieux accueillir le tsunami qui me ravage de la chatte au cerveau, perdant tout contrôle en gémissant, en râlant, en disant n'importe quoi pourvu que ça traduise mon plaisir.
— Oh le cul avec vous deux, fffouuu, c'est divin, mes chéries ; j'ai cru mourir de bonheur ! J'en frémis encore.
J'embrasse avidement ma femme et mon amante en caressant leurs seins, leur ventre, et en profitant de leurs mains qui se promènent sur tout mon corps. Et comme je ferme les yeux, je ne saurais plus dire combien de mains s'occupent de moi pour m'aider à retrouver mes esprits.
— Jouissez ensemble, toutes les deux, je vous regarde.
Mais malgré l'ouragan qui m'a traversée, je ne peux pas m'empêcher de m'occuper d'elles à mon tour pendant qu'elles vont s'envoler vers un orgasme simultané. 
Lisa étant placée en 69 sous Julie, j'ai une dernière envie, à laquelle je cède, pas pour moi qui dois souffler un peu, mais pour Lisa, que je veux absolument combler de plaisir en lui masturbant et lui léchant le petit trou. Impossible de me freiner ; je sens son plaisir monter étonnamment très vite alors je m'impose auprès de Lisa :
— Lèche ma chérie plus fort, Lisa ; bouffe-lui la chatte, elle va jouir, avec toi, en même temps ! 
Et juste à l'instant où ma P'tite pomme explose, je fais jouir Lisa par mes caresses anales ajoutées au superbe cunnilingus que finit Julie sur elle.
Les deux corps exultent, se fracassant dans les secousses du plaisir, du sexe, du cul.
Cette fois, serrées l'une contre l'autre, nous remontons la couette sur nos corps à moitié nus, comme trois sardines allongées dans leur boîte. La nuit n'est pas finie. 
Il est minuit. Et peut-être que l'une d'entre nous saura profiter d'une insomnie pour réveiller les deux autres en vue de reprendre l'agréable combat, nous trois, les amantes d'un week-end. Sinon, nous nous retrouverons au petit-déjeuner comme prévu.

Lisa commençant à sombrer dans le sommeil, l'avant-bras pressé contre mes seins, elle ne dit plus un mot.
— Elle est crevée, me murmure Julie en plissant ses yeux en guise de sourire.
— Je t'aime toujours autant ma P'tite pomme, tu sais.
— Je sais chérie. Moi aussi. Et j'ai pris un plaisir fou avec vous deux. 
Ce qu'elle me dit là m'encourage à secouer légèrement l'épaule de Lisa. Julie me voit faire.
— J'aimerais bien savoir… 
 - Quoi ? me demande Julie alors que Lisa rouvre brièvement les yeux vers moi.
— Lisa, ma belle, demain, dimanche, l'après-midi… Tu fais quelque chose ? 

 
FIN



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Commentaires ()

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TheDoc
5 mars 2026 à 11:22
Un pur régal, merci pour ce récit !
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Tendrelife
3 mars 2026 à 10:14
Tres beau texte mais je n'ai pas eu l'endurance de le lire en 1 fois, mais en 3 fois. Bon! l'essentiel est de le lire en entier.
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LecteurNu
2 mars 2026 à 07:10
Que du bonheur à consommer sans modération jusqu'au plaisir final, merci pour cette envolée sensuelle.
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
1 mars 2026 à 23:26
Très beau récit. Merci.
Soyez respectueux
Répondre

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