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✦ Bertille Camille - "assistant" de direction XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Camille - "assistant" de direction — Chapitre 5 · La préparation du rendez-vous avec Sergueï Rostov

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Camille - "assistant" de direction

Chapitre 5 · La préparation du rendez-vous avec Sergueï Rostov

Note de l'autrice : j'ai rajouté ce chapitre alors que je l'avais envoyé pour validation au site XSTORY. Le titre n'est donc pas le bon et je m'en excuse auprès de vous. Le bon titre est Jour F, le client russe va intervenir un peu plus tard dans la chronologie de ce récit. Merci de votre compréhension. Salutations soyeuses. Bertille
Un soir de fin de semaine, Alice vint en panique à mon appartement.
— Il faut que je dise quelque chose mais tu ne dis rien. Tu ne dis pas que cela vient de moi. Même si cela sera difficile à cacher.
— Mais quoi s'agit-il ? dis-je.
— Monsieur m'a demandé de relancer le processus de recrutement pour une assistante.
— Quoi, c'est pas vrai. Oh non !
— Je t'assure ! Il vient de me convoquer dans son bureau. J'ai bien dit évidemment à quel point tu donnais satisfaction.
— Mais qu'est-ce qui s'est passé finalement pour qu'on en arrive là ? Je sentais moi aussi la pression qui montait et même la panique.
— En fait, je pense que c'est l'arrivée de son plus gros client qui le tracasse.
— C'est qui ?
— Il s'appelle Sergueï Rostov, c'est un client russe. Il aime les femmes françaises et Monsieur sait que c'est un élément essentiel dans la négociation et la vente des diamants. Il ne vient qu'une fois par an et cela se passe bien. L'assistante et Monsieur ont un scénario assez bien huilé. Et à chaque fois cela débouche sur une grosse commande.
— Mais pourquoi Monsieur ne demande pas que tu interviennes. Tu pourrais parfaitement faire le job.
— Non, il veut une assistante qui parle russe, c'est impératif. Donc il m'a demandé de trouver tout bêtement une interprète qui soit à la hauteur de la féminité que Monsieur attend. J'ai une semaine pour trouver la perle rare.
— Et moi dans tout ça ?
— Toi, j'avoue que je suis inquiète. Car monsieur en général ne fait pas dans le détail. Soit cela fonctionne et tu as tout, soit cela ne fonctionne pas et tu quittes le bateau.
Je commençais à sangloter. Je voyais bien qu'il n'y avait plus qu'une seule solution. Solution qui de toute façon était inévitable. Je me cachais la vérité depuis plusieurs semaines. J'en avais soudain conscience. Depuis que j'étais à l'hôtel Saint-Just, je voyais bien que chaque jour j'assumais de plus en plus mon côté féminin. Et que cela me plaisait.
— Il faut que je fasse comme toi, dis-je.
— Comme moi, comment ça ? dit Alice.
— Oui, devenir une femme comme toi.
— Tu oublies une chose Camille, c'est que moi je vis comme une femme depuis très longtemps dans ma tête. Alors que ce n'est pas ton cas.
— Oui tu as raison mais si on y pense, imagine comment j'ai pu vivre mon enfance où j'ai cru pendant des années être tout simplement une fille. Et qu'est-ce qu'il reste vraiment de cette époque aujourd'hui dans ma tête ?
— Qu'est-ce que tu proposes ?
— Tu m'aides à me métamorphoser ce week-end et lundi matin, je vais au bureau en petite jupe maquillée, talons aiguilles, tout apprêtée.
— Vraiment, tu es sûr ? dit Alice.
— Oui je crois, que je me cache la vérité depuis de nombreuses semaines. Et je dois te le dire je pense à ça sans arrêt.
Quelques jours passèrent. Le week-end arriva. J'étais impatiente. C'était enfin le jour J, ou plutôt devrais-je dire le jour F. Ce jour annoncé, prévu de ma métamorphose en Femme. Alice m'avait donné rendez-vous dans ses appartements samedi matin à neuf heures trente. Le temps qu'elle finisse son service du matin auprès de Monsieur.
J'étais d'ailleurs à ce sujet toujours interrogative (tiens je parle déjà de moi au féminin). Que se passait-il réellement lors de ce service ? Comment un homme pouvait-il rester indifférent à une si jolie femme, tellement sexy et qui plus est habillée en soubrette. Que se passait-il exactement dans le dressing de Monsieur au moment où Alice l'habillait ? Car c'est bien ce qui se passait. Elle l'habillait au sens propre du mot. Elle ne se contentait pas de lui préparer ses affaires, elle m'avait bien confirmé qu'elle l'habillait tous les matins. Que se passait-il exactement dans ces moments ? Sans aucun doute, le saurai-je un jour.
Mais pour l'heure c'était mon moment. Celui de Camille nouvelle version. J'allais faire émerger enfin celle qui sommeillait depuis si longtemps au plus profond de moi. Celle que Monsieur, avait révélée. Alice y avait aussi largement contribué, c'est indéniable. Mes sentiments étaient bien évidemment très diffus et même paradoxaux. J'avais une envie irrépressible de me transformer et en même temps, j'étais terrorisée par ce que cela impliquait pour mon futur. Très concrètement et pour l'heure, j'étais également fébrile du contenu de la journée que j'allais vivre aujourd'hui. J'avais compris que non seulement j'allais me transformer dans la peau de cette femme à laquelle j'aspirais tant. Mais aussi j'avais clairement compris qu'il allait falloir également aujourd'hui même, que je me présente en public en femme.
À neuf heures trente, je frappais à la porte de l'appartement d'Alice simplement vêtue de mon peignoir en satin. Sans rien en dessous, nue comme elle me l'avait demandé. Elle m'avait dit, en rigolant comme toujours, qu'elle allait s'occuper de moi de la tête aux pieds.
Ce que je n'avais pas imaginé, c'était la somme des détails qui allait précéder la transformation. J'avais naïvement imaginé simplement mon changement sous l'aspect des vêtements. Mais se transformer en femme cela va bien évidemment beaucoup plus loin dans les détails.
Alice ouvrit la porte toute souriante.
— Alors prête pour le grand jour ? Entre, je t'en prie, nous allons prendre un petit café et papoter ensemble. Je n'ai pas eu le temps de me changer, je suis toujours avec ma tenue de soubrette comme tu vois.
Et sur ces mots, je vis Alice qui retira d'abord le gros nœud en satin blanc qui trônait sur le haut de sa tête. Et très naturellement, elle fit tomber à ses pieds son tablier et sa robe de soubrette, puis ces deux jupons en tulle transparente blanche. Tout était gracieux dans ces gestes. C'était un plaisir de la regarder faire. Elle me regarda avec un sourire complice :
— Nous sommes entre filles désormais, donc je ne pense pas que cela je pose un problème que je me déshabille devant toi !
Elle était désormais en talon aiguille devant moi. Elle portait une guêpière noire en dentelle un petit string également en dentelle transparente, où je voyais apparaître une petite bosse. Une toute petite bosse, mais si mignonne. Lovée dans cet écrin de dentelles si féminin. Les jarretelles tenaient superbement des bas nylons noirs. Tout était parfait, évident. Elle se dirigea vers son dressing, et revint quelques instants plus tard avec un long déshabillé soie noir. Les pans de son déshabillé s'écartaient à chacun de ses pas. C'était un bonheur de la regarder se déplacer et de voir apparaître le haut ses bas et les attaches de son porte-jarretelles provoqués par ses mouvements fluides.
Ma réaction, on s'en doute, ne se fit pas attendre. Mon sexe commença à se mettre au garde à vous. Rien n'échappa à Alice. J'étais nu sous mon peignoir en satin. Impossible de dissimuler quoique ce soit.
Alice me regarda en toute décontraction :
— Je vois que tout cela te fait de l'effet. C'est bien naturel. Mais la journée ne fait que commencer, et il va falloir te contrôler quand tu vas mettre tes premières jupes et tes premiers talons aiguilles.
J'étais honteux. Davantage honteux que honteuse d'ailleurs. Car c'est bien la mécanique masculine qui s'exprimait en ce moment précis.
— Nous avons deux solutions : soit tu vas te soulager et tu reviens à vide. Alice éclata de rire à ses propres mots.
— Soit, je te prête une culotte assez large et assez serrée qui va contenir toutes ces envies que je vois là. Pour ma part, je porte toujours ce type de culotte quand j'ai prévu une jupe très moulante.
— Soit une troisième solution plus radicale... En prononçant ces mots Alice suspendit sa phrase d'un geste de la main qui signifiait : oublions cela !
— Mais non, dis-moi ! Qu'est-ce que c'est cette troisième solution ?
— Tu es curieuse, tu veux savoir ?
— Oui, tu aiguises ma curiosité, tu vois bien !
— Oui, effectivement, cela serait difficile de ne pas voir. Et je ne parle pas seulement de ce qui s'agite sous le satin de ton peignoir. Je parle de tes yeux. Je vois ton envie, ton désir !
Alice se déplaça alors vers sa table de chevet, ouvrit le tiroir.
— Je dois en avoir une dans ce tiroir. J'avoue que j'en ai toute une collection, dit-elle malicieuse.
Et dans un geste théâtral, elle se retourna vers moi. Elle tenait entre ces longs doigts vernis rouge un objet en métal.
— Mais qu'est-ce que c'est ?
— Vraiment ? Tu n'en jamais vu ? C'est une cage de chasteté. On met ton petit oiseau en cage. On ferme à clef. Et cela t'empêche d'avoir l'érection que je vois en ce moment sous son peignoir. Et accessoirement cela peut devenir un objet de soumission. Car celui ou celle qui détient les clefs de la cage de chasteté, détient aussi les clefs de ta jouissance. Puisqu'il ne t'est plus possible de te toucher, avec cet objet une fois sur toi.
J'étais sans voix. Une fois encore, j'avais l'impression d'être une oie blanche qui découvre le monde. Bizarrement, cela raisonnait en moi. Très fort. Je sentais comme de l'électricité se propager dans mon sexe. Une sensation très différente de l'excitation classique. Comme la promesse d'une excitation permanente même le sexe au repos.
Étrangement, je sentais que j'allais dire Oui à cette troisième solution, quand Alice reprit la parole :
— Tout cela me semble bien prématuré, même si je vois que cela te perturbe. Nous avons une grosse journée aujourd'hui et tu as beaucoup d'étapes à franchir. La première étant de te transformer en femme et de faire du shopping avec moi, toutes les deux en femme. Et puis, d'un point de vue pratique, il faut mieux porter une cage avec une jupe un peu ample comme une jupe patineuse. Et aujourd'hui je ne sais pas encore ce que nous allons choisir ensemble pour toi.
Une fois la culotte enfilée, Alice me fit basculer sur une chaise au milieu de son salon. J'étais aux anges. Alice avança une petite table à roulettes devant moi.
— Commençons par tes ongles. C'est essentiel. Tu vas voir, tu ne pourras plus t'en passer. Tu me laisses faire ?
Bien entendu, que j'allais la laisser faire. Elle était là, devant moi, en déshabillé de soie noir, largement ouvert sur son décolleté. Ses seins étaient magnifiquement enchâssés dans sa guêpière. Ses seins ? Je venais de réaliser qu'Alice avait une véritable poitrine ! Alice qui ne perdait pas une goutte de ce moment sourit :
— Ils sont beaux, tu ne trouves pas. Regarde comme ils ont l'air naturels !
— Tu t'es faite opérée ? dis-je de façon un peu ridicule devant une telle évidence.
— Oui, Monsieur m'a confié à un de ses amis chirurgien esthétique, et voilà le résultat.
— Ils ont l'air vraiment parfaits.
La manucure reprit. Il valait mieux que je me concentre sur cela sinon j'aurais eu un mal fou à contenir mon excitation. Mais rien n'y faisait, je voyais au fil de l'eau mes mains se transformer. Ces ongles longs, vernis délicieusement avec du rouge à ongle brillant. Non, ce n'était pas le vernis qui donnait cette brillance mais le Top Coat. Encore un nouveau mot pour ce produit qui donnait une brillance intense aux ongles vernis. J'étais subjuguée. Mon sexe avait retrouvé une taille décente au repos, mais je le sentais tout mouillé. C'était si nouveau pour moi, cette excitation lente et longue.
Alice très fière de sa manucure, passa au maquillage. La table fut retirée. Alice était plus à l'aise debout pour me maquiller. Elle était devant moi. Se penchait à quelques centimètres. Imaginez, une femme en guêpière, bas noirs, talons aiguille qui me maquille les yeux plongés dans les miens.
— Avec le maquillage, tu sautes dans le grand bain. Après, tu auras du mal à revenir en arrière.
Le fond de teint était posé. Alice venait de me poser des faux cils. Contre toute attente, ils ne me créèrent pas de gêne. C'était maintenant le tour du maquillage des yeux. Alice était de plus en plus près de moi.
Ma main avança sans que je puisse l'arrêter. Elle se posa sur le haut des bas nylons d'Alice. Je commençais à caresser les attaches du porte-jarretelles. Je plongeais dans un univers de féminité que je ne connaissais pas en réalité. Toucher une femme le nylon des bas d'Alice était pour moi inconcevable, inaccessible, et pourtant j'étais bel et bien en train de le faire. Le contact de mes doigts avec les jarretelles était électrique. Si nouveau pour moi.
Alice arrêta son maquillage.
— Mademoiselle devient exploratrice ! J'avoue que cela n'est pas désagréable. Mais si tu continues, je vais faire des bêtises et ton Eye-liner sera plus proche de Quasimodo que de celui de Marilyn Monroe.
Rien ne semblait entamer le caractère joyeux et spontané d'Alice.
— Dans très peu de temps, toi aussi tu porteras des bas nylons, un porte-jarretelles et tout l'attirail de la parfaite petite parisienne, dit-elle en éclatant de rire. Nous pourrons alors nous amuser toutes les deux. Mais pour l'heure, laisse-moi finir.
Nous amuser toutes les deux, était-ce une invitation future à d'autres moments de ce type, à des ébats ?
La touche finale fut portée par Alice avec un joli rouge à lèvres et la pose de boucle d'oreille à clip. De délicates boucles d'oreille perle de culture.
— Je défais tes cheveux, je les brosse. Tu n'auras pas besoin de perruque, c'est une grande chance, crois-moi. Et je t'approche le miroir ma belle.
Le moment arriva. Je m'attendais à un choc. Je le savais, mais pas à ce point. Devant ce miroir, je me reconnaissais sans vraiment pouvoir croire que c'était moi. Une autre personne dans ce reflet. Incroyable métamorphose. Je ne voyais qu'une femme. Une très jolie jeune femme. J'eus soudain une émotion, comme une bouffée de chaleur. Les larmes montèrent immédiatement.
— Oh ma Camille, tu es émue, c'est normal. Tu es en train de te révéler. Et ce n'est pas une mince affaire ce que tu vis là. Pour personne, sois-en convaincue. Je vais sécher tes larmes sinon tu vas détruire mon œuvre.
Je réussis à sourire. Je me sentais bien. Différente.
— Bon, passons à l'étape suivante la lingerie.
Alice me fit enfiler un soutien-gorge noir assorti à ma culotte. Elle y glissa deux petites prothèses de seins. Pas trop imposantes. Pour que je m'habitue à avoir de la poitrine. Un caraco en soie beige, orné d'une jolie dentelle.
Alice me regarda attentivement.
Manifestement satisfaite du résultat. Et pourtant, je vis soudain ses yeux s'assombrir.
— Mais, c'est pas vrai. Quelle idiote je fais !
J'étais totalement déboussolée. L'instant précédent, j'étais un petit bijou. Et là... ??
— J'ai oublié de m'occuper de tes ongles de pieds !
— On pourra le faire un autre jour peut-être, dis-je timidement.
— N'y penses même pas ! J'ai bien l'intention que tu t'achètes des sandales ouvertes. Et ne pas avoir de vernis à ongles sur tes doigts de pieds, c'est juste inconcevable.
Alice prit une chaise et s'installa devant moi. Elle était soudain tendue. Je voyais pour la première fois, cette évidence : Alice était une perfectionniste. Ou bien Alice était habituée à fournir à Monsieur une image d'elle qui se voulait parfaite, élaborée dans les moindres détails.
Alice prit dans sa main mon pied droit, écarta le pan de soie noire de son déshabillé, et le posa sur son genou gainé de nylon noir.
Je ne disais rien. J'attendais qu'elle se calme. Elle avançait minutieusement. Laissait sécher avant de passer la deuxième couche.
Je voyais ses cuisses ouvertes devant moi. Elle avait adopté cette position pour être plus à l'aise.
Mais moi j'étais aux premières loges, et je voyais ce petit string en dentelle noir légèrement gonflé de son sexe au repos.
Je profitais de ce moment, pour lui demander, si je pouvais poser mon autre pied sur sa chaise, prétextant un besoin de changer de position. Elle m'accorda son autorisation d'un souffle. Attentive à sa manucure.
Mes orteils étaient entre ses cuisses ouvertes à quelques centimètres de son string. Dans un mouvement Alice se rapprocha involontairement de mes orteils. Il n'y avait plus que quelques millimètres entre nous, je le sentais, quelques millimètres ! Mes orteils tendus se détendirent et touchèrent presque involontairement la dentelle.
Alice leva les yeux et me regarda avec intensité. Elle ne fit pas de commentaire. Juste un léger mouvement du bassin qui confirma notre contact. Tout cela sans un mot. Comme un accord tacite.
Je pris l'initiative de bouger légèrement mes doigts de pieds. C'était très léger, mais terriblement érotique. Combien de temps dura ce moment. Trente secondes peut-être quarante-cinq. Mais quelle intensité.
Alice cassa soudain la magie du moment et me disant que nous allions changer de pied. Elle se remit en position. Mais ce faisant, je vis qu'elle avait ouvert un peu plus ses cuisses. La bosse dans son string avait grossi. C'était certain.
Je remis mon pied au milieu de la chaise. Cette fois-ci mon pied droit, celui qui était désormais bien verni. Tellement féminin. Mes ongles rouges s'approchèrent à nouveau. Le contact fut rapide cette fois-ci. Alice bougea deux fois son bassin pour s'appuyer plus directement sur mon pied. Je commençais un mouvement doux de va-et-vient sur son petit sexe que je sentais à travers son string.
Alice ne se cachait plus. Elle continuait sa manucure, mais bougeait au rythme de mes mouvements. Je vis soudain apparaître son gland décalotté qui se fraya un chemin hors de la minuscule dentelle de son string. Elle se rejeta d'un seul coup sur le dossier de sa chaise. Le sexe tendu sur mon pied. Elle avait saisi de ses mains les côtés de l'assise de la chaise. Je la voyais haleter en bougeant son bassin. Seul son sexe dépassait. Ses bourses étaient restées prisonnières du triangle de dentelles. Je continuais mon mouvement.
— Humm, que c'est bon ! dit-elle d'un souffle. Par pitié arrête, arrête, je vais finir par jouir.
Je compris qu'il fallait cesser. Alice me regarda pleine de désir.
— Tu es une sacrée coquine toi. C'était très bon je t'assure.
Elle reprit une position plus conforme sur sa chaise.
— Je me suis laissée aller, peut-être même que je me suis laissée faire. Mais sache ma chère Camille que tu m'en dois une.
— Oui, quand tu veux, dis-je dans l'élan de l'excitation.
— Jure-le !
— Je te le jure Alice.
Alice avait repris ses esprits très rapidement.
— Eh bien, je te réserve une surprise. Peut-être aujourd'hui même. Tu m'obéiras n'est-ce pas ?
Je répondis d'un souffle par Oui. Mon sexe était compressé dans sa culotte dont le rôle était bel et bien de le dissimuler. Je sentais que j'étais toute mouillée sans pouvoir me toucher. Je ressentais une grande excitation mêlée à une terrible frustration.
Obéissance, obéissance, pourquoi soudain ce mot m'électrisait à ce point.
Alice se mit à sourire comme à son habitude.
— Très bien Camille, je te donne un indice. Cela se passera en fin de journée. Et par solidarité je ferai ce défi avec toi.
Une fois de plus, la magie de l'instant s'évapora en un instant. Alice reprit le contrôle de la situation.
— Bien, on a bien avancé. Maintenant tes vêtements. Je te propose une petite stratégie à laquelle j'ai réfléchi. Tu vas sortir en tant que femme dans la rue pour la première fois. Nous allons prendre un taxi. Marcher dans la rue. Je te propose la chose suivante, pour dirons-nous, t'acclimater.
— Je t'écoute Alice, dis-je comme si j'avais depuis le début décidé quelque chose. J'étais sa poupée et heureuse de me laisser conduire.
— Bien, tu vas mettre tes vêtements que tu mets tous les jours au travail. Ils sont déjà féminins, cela ne t'a pas échappé. Et avec ton maquillage et ta coiffure, tu seras une jeune femme élégante sobrement vêtue.
— Mais je vais pouvoir mettre des talons aiguilles, des bas nylons, dis-je comme si j'étais déçue alors que je savais qu'elle avait raison.
— Oui, et même si tu veux on va commencer par les talons aiguilles dans notre shopping. Ce que je te propose c'est simplement un sas de décompression. Tu vas passer au grand jour. Donc être en robe, bas nylon et escarpins de dix centimètres tout de suite en sortant de l'hôtel St Just, c'est à mon avis un peu inconfortable.
— Je comprends Alice, et je te remercie de tout ce que tu fais pour moi. Mais je suis si impatiente, tu sais.
— Oui, je m'en doute. Va chercher tes affaires et reviens, je vais te préparer une paire de collants.
Je traversais le couloir qui séparait nos appartements en culotte et soutien-gorge et mon petit caraco. Je pris mon pantalon, un chemisier en soie ivoire ainsi qu'une petite veste courte. Alice était en train de se changer ou plutôt de s'habiller. Une jupe crayon bleu marine, un chemisier rose pâle aux manches légèrement bouffantes. Je la vis s'asseoir, relever sa jupe pour défaire une à une ses jarretelles. Elle enfila avec une grâce infinie des bas couleur cappuccino. Et choisit des escarpins à talons aiguilles couleur Nude.
— Allons Camille, que fais-tu là à me regarder ? Habille-toi, nous partons !
J'enfilais mon chemisier, puis m'apprêtais à saisir mon pantalon.
— Mais que fais-tu ? Et tes collants ?
Les collants, bien sûr ! Des collants chairs, très fins. C'était la première fois que je mettais du nylon sur mes jambes ? Quelle sensation. Tout était nouveau, et tout était délicieux. Celles, qui comme moi, ont un jour, enfilé des collants ou des bas nylons savent de quoi je parle. Mais, ce qui me fit encore plus d'impression je crois, c'est de découvrir mes ongles de doigts de pieds vernis rouge en transparence du nylon de mes collants. Inconsciemment, cela devait correspondre pour moi au summum de la féminité ou tout au moins à son incarnation.
— Et avant que tu ne me demandes pourquoi des collants, je te réponds que cela sera plus facile pour essayer tes premières jupes. On passera au porte-jarretelles et à la lingerie en fin d'après-midi, quand tu auras bien pris tes marques.
J'étais presque déçue de cette attente. Une journée entière avant de pouvoir moi aussi enfiler mon premier porte-jarretelles. Mais je restais optimiste, sachant au fond de moi, que j'allais passer une des journées les plus mémorables de ma vie.
Au moment de quitter l'appartement, Alice me regarda attentivement.
— Tu es superbe. Vraiment à croquer. Qui pourrait s'imaginer que se cache sous ces vêtements un garçon qui voulait devenir une fille !
Nous allions partir (enfin), le cœur battant pour moi.
Alice me regarda à nouveau.
— Mais suis-je distraite à ce point pour oublier ce détail que toute femme a toujours sur elle : un sac à main !!
Une fois l'escalier de service emprunté, Alice ouvrit la porte qui donnait derrière l'Hôtel St Just.
Le vent s'engouffra dans ma coiffure. Un taxi nous attendait.
— Où est-ce que je vous emmène mes belles sirènes ? dit le chauffeur de taxi familièrement.
— Boulevard Haussmann, Les grands magasins, s'il vous plaît.
J'avais à cet instant la confirmation que mon passing était le bon. Camille entrait dans l'univers de la femme.
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