Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mimétisme 1 — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Mimétisme 1
Chapitre 1
Une voix. Une voix qui vient de loin. On me secoue. J'ouvre les yeux. Ma femme est en face de moi. Il fait jour. Cela me revient, on est samedi.
—Enfin ! Tu as le sommeil profond.
—Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu me réveilles. On est bien samedi.
—Oui, on est samedi. Et alors ? Je voudrais que tu m'expliques pourquoi tu me traites de salope.
—Quoi ?
—Tu rêvais et tu disais, j'ai très bien entendu, "Salope ! Tu es une sacré Salope".
—Tu as du mal comprendre.
—Si, c'était très net, sans ambiguïté. Alors pourquoi tu me traites de salope ?
—Mais… Mais ce n'est pas toi, évidemment.
—D'accord ! Alors c'était qui ? Qui tu connais assez bien, même intimement je dirais, pour employer ce langage ?
—Mais… mais…
—Tu as une maitresse. Ne me dit pas que c'est juste une connaissance que tu traites ainsi ?
—Euh ! Non, je n'ai pas de maitresse. Je te jure.
—Je ne te crois pas. Je te préviens, si je n'ai pas une réponse plausible, cela ne va pas le faire.
—Chérie… Chérie…
—Pas de Chérie. Une réponse.
—Bon, bon. Tu te souviens… Il y a un an…je me suis cassé la jambe ?
—Comment je pourrais avoir oublié. J'ai fait la nounou pour Monsieur. Et alors ?
—Eh bien, je m'emmerdais tellement que j'ai eu l'idée d'écrire une histoire, une histoire érotique.
—Ah ! Et alors ? Erotique ? Bon, mettons.
—J'ai eu un peu de succès… Il faut savoir que sur ce site les lecteurs notent et font des commentaires…. Du coup, je me suis pris au jeu… Et j'en ai écrit d'autres… Pas mal même… Je me suis fait une sorte de réputation… Mais cela demande beaucoup de travail… D'abord d'imaginer… Puis d'écrire… C'est un peu fastidieux d'écrire des scènes de sexe censées être torrides et qui excitent le lecteur… Ce n'est pas ce que je préfère… Moi, ce qui m'excite c'est l'histoire, le scénario… Voila… Donc, j'ai dû rêver un passage d'une histoire que je suis en train d'imaginer et si j'ai dit… Ce qui te choque… J'imagine que c'est dans cette histoire.
—Tu me prends pour une débile. Je t'ai écouté sans broncher. Tu parles d'imagination, mais ton excuse est nulle, à ch….
—Je te jure que c'est la réalité. Tu veux une preuve ? Alors, viens, suis moi… J'ai besoin de mon micro… Je te laisse la place… Va sur le site XStory… Bien… Regarde… Un site d'histoires érotiques… Maintenant essaie d'entrer en tant qu'inscrit, auteur… Voila… Comme auteur tu mets "Loup235"… Et le mot de passe est " …….".
Elle ouvre ma partition. Elle découvre tous les textes que j'ai rédigés et publiés.
—C'est toi qui as écrit tout cela ?
—Oui, mais ce ne sont que des histoires, rien qui n'est vrai.
—Les titres paraissent bien anodin. À par ,"Trouple"[/i] qui donne une petite idée. Mais je vais en lire quelques-uns. Je veux découvrir ce que mon mari peut bien imaginer "d'érotique". Pas d'objections ?
—Euh ! Non, bien sûr.
En réalité je me sens tout nu. Que va-t-elle penser de tout ce que mon imagination a pondu ? Mais je n'ai pas le choix.
-------------------------------
Dimanche soir.
—Finalement j'ai tout lu. Dit Amandine.
—J'ai bien vu. J'ai été obligé de faire les courses, de lancer une machine…
—Bienvenu dans mon royaume.
—Bon, et alors ?
—Alors ? D'abord c'est vrai que tu, non pas écrit bien, mais que ta façon d'écrire peut tenir le lecteur en haleine.
—Merci, je…
—Ne m'interrompt pas, j'ai pas mal de choses à te dire. Au début j'ai trouvé qu'il y avait trop de mots crus, mais on s'habitue et parfois ils paraissent indispensables pour insister ou faire passer un message. . Par contre tu fleurte parfois avec l'inceste et cela j'ai trouvé limite même si tu ne franchis pas le pas. Tu as quelques histoires qui son BDSM, ce n'est pas mon truc, mais manifestement tu as une "clientèle" pour. Pour les autres elles tournent autour de ce que tu appelles le "Candaulisme" ou "l'échangisme". Ah, encore une chose, qui fait qu'on peut apprécier même lorsque c'est tordu comme histoire, toujours tes personnages sont amoureux et même si parfois l'un a été plus qu'infidèle, l'autre lui pardonne par amour. Enfin, presque toujours. Tu dis que ce sont de pures histoires mais j'ai retrouvé certains moments entre nous. Ton tatouage de marin sur le biceps. Le mien, la rose sur la colonne, qui permet au mari de découvrir sa femme, même avec un masque. Ah, surtout, tes couples ne se parlent pas franchement. Il y en a souvent un, ou une, qui veut tenter l'autre, qui emploie des chemins sinueux pour le, la, faire succomber. Et, je ne te parle pas du gout, très souvent présent, de l'homme qui veut plus qu'une caresse dans son petit trou.
—Amandine, ce sont des histoires. Rien de plus, il ne faut pas y chercher autre chose. Bien sûr j'ai utilisé des lieux, et d'autres choses qui nous appartiennent, mais pas plus.
—Mettons. Au fait j'ai trouvé dans une histoire ou tu fais dire à ton héros : "Salope ! Tu es une sacré Salope". Une histoire ou le mari cherche à entrainer son épouse avec un autre homme. Et, à la fin, comme il a découvert que son épouse s'était laissé emporter par la situation, il lui dit ça.
—Je me souviens. Mais c'était dit avec un ton "positif", une bonne surprise pour lui, même si au départ il ne s'attendait pas à cela.
—C'est bien un truc de mec. Les femmes ne pourraient pas avoir des envies, des fantasmes ?
—C'est vrai. Bon, on considère que l'affaire est close ?
—On peut le dire.
—Ouf.
—Comme tu dis ouf. Mais je garde un œil sur toi.
—Amandine…
-----------------------------------
Elle est venue me rejoindre sous la douche. Ce n'est évidemment pas la première fois, et de loin, mais Amandine s'est montrée très coquine. Nous avons une vie sexuelle épanouie. Nous n'avons pas peur de solliciter tel ou tel position, telle ou telles caresse. Mais je l'avais trouvé particulièrement chaude et elle n'avait été satisfaite que lorsqu'elle m'avait fait cracher dans sa chatte et dans ses fesses. Il faut dire qu'elle avait su réveiller mon ardeur après la première fois en me gratifiant d'une pipe mémorable. Finalement l'aveu de mes récits avait semblé très positif. Je m'étais souvent demandé si une femme, à la lecture, de mes fantasmes, pouvait être excitée. J'étais peut-être trop sûr de moi, mais il me semblait que tout cela avait eu un effet sur la libido de mon épouse.
Je somnole. Amandine a éteint sa lampe. Elle a lu longuement. D'habitude cela ne me dérange pas, mais ce soir, je ne sais pourquoi, le sommeil ne veut pas venir.
J'ai l'impression qu'elle aussi a du mal. Elle remue. Et puis :
—Tu dors ? Elle me questionne.
—Pas vraiment, pourquoi ?
—J'ai une question qui me travaille. Je sens que je ne pourrai pas dormir si je ne te la pose pas.
—Une question ? Vas-y, pourquoi tu hésites ?
—Elle est un peu délicate.
—Depuis quand une question délicate te retient ?
—Comme si c'était souvent ?
—C'est vrai. La dernière fois, je me souviens, était, si tu pouvais acheter un gode ceinture.
—Tu exagères. Tu avais laissé ton ordi sur un site qui proposait ce genre de jouet.
—J'avoue. Alors cette question ?
—Je veux une réponse sincère. Dans beaucoup de tes récits, le mari aime regarder son épouse avec un autre homme. J'ai d'ailleurs découvert le terme "Candauliste". J'ai l'impression que tes récits qui tournent autour du sujet sont particulièrement bien construits, organisés, argumentés.
—Tu trouves ?
—Ne me coupe pas, c'est déjà assez difficile à te parler. Alors… Je… Zut… Je n'y arrive pas… Si, voilà. Est-ce que c'est une idée en l'air, sans véritable fondement, ou bien est-ce que… Tu… Parfois… Merde. Merde. Est-ce que tu as envie d'un truc comme ça ? Voilà, c'est dit. En plus clair : Est-ce que tu serais ce genre de mari ?
—Oh !
—Non, non, ne répond pas. J'ai trop lu tes histoires. Je ne fais plus la différence entre réalité et idées sans fondements.
—Non, je veux répondre. Comme tu as dit nous ne sommes pas de ces couples qui ne se parlent pas. La vérité est que ; Avant de me lancer dans mes écritures, c'est un sujet qui ne m'était pas venu à l'esprit. Mais en me renseignant pour pouvoir écrire des scènes plausibles je me suis rendu compte que ces couples-là vivent une sexualité encore plus épanouie que la nôtre. Que, de chasser la jalousie, d'offrir à son conjoint une vision différente, renforçait leur amour.
—Tu tournes autour du pot. C'est oui ou c'est non ?
—Tu veux une réponse franche alors la voilà : C'est non, si cela ne te tente pas. C'est oui, si tu es partante.
—Tu serais d'accord pour me regarder avec un autre homme ?
—Je crois, mais je répète à la condition que cela soit une vraie envie de ta part et non pas un accord juste pour me faire plaisir. Et maintenant à mon tour. Et toi ?
—Comme toi, avant ce Week-end, ce n'était pas une idée pour moi. Mais je dois reconnaitre que tes récits m'ont questionné. Si cela avait été des histoires venant d'un autre auteur, je ne me serais pas posé la question. Mais, putain, mon salaud, tu vois moi aussi je peux être vulgaire, tu décris si bien ces moments, que je me dis que…
—Et tu te vois avec un autre mec… Devant moi…
—S'il est beau… Bien monté… Je plaisante bien sur… Mais beau, oui, du moins avec du charme… Et… Et…
—Je me demande ce que tu caches derrières ces " Et…". Je te propose une chose. On laisse reposer le sujet. On en reparle dans une semaine. Chacun y pense de son côté. Il ne faut pas que nous nous lancions à la légère.
--------------------------------
Un mois plus tard. Dans un hôtel discret.
—Enfin ! Tu as le sommeil profond.
—Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu me réveilles. On est bien samedi.
—Oui, on est samedi. Et alors ? Je voudrais que tu m'expliques pourquoi tu me traites de salope.
—Quoi ?
—Tu rêvais et tu disais, j'ai très bien entendu, "Salope ! Tu es une sacré Salope".
—Tu as du mal comprendre.
—Si, c'était très net, sans ambiguïté. Alors pourquoi tu me traites de salope ?
—Mais… Mais ce n'est pas toi, évidemment.
—D'accord ! Alors c'était qui ? Qui tu connais assez bien, même intimement je dirais, pour employer ce langage ?
—Mais… mais…
—Tu as une maitresse. Ne me dit pas que c'est juste une connaissance que tu traites ainsi ?
—Euh ! Non, je n'ai pas de maitresse. Je te jure.
—Je ne te crois pas. Je te préviens, si je n'ai pas une réponse plausible, cela ne va pas le faire.
—Chérie… Chérie…
—Pas de Chérie. Une réponse.
—Bon, bon. Tu te souviens… Il y a un an…je me suis cassé la jambe ?
—Comment je pourrais avoir oublié. J'ai fait la nounou pour Monsieur. Et alors ?
—Eh bien, je m'emmerdais tellement que j'ai eu l'idée d'écrire une histoire, une histoire érotique.
—Ah ! Et alors ? Erotique ? Bon, mettons.
—J'ai eu un peu de succès… Il faut savoir que sur ce site les lecteurs notent et font des commentaires…. Du coup, je me suis pris au jeu… Et j'en ai écrit d'autres… Pas mal même… Je me suis fait une sorte de réputation… Mais cela demande beaucoup de travail… D'abord d'imaginer… Puis d'écrire… C'est un peu fastidieux d'écrire des scènes de sexe censées être torrides et qui excitent le lecteur… Ce n'est pas ce que je préfère… Moi, ce qui m'excite c'est l'histoire, le scénario… Voila… Donc, j'ai dû rêver un passage d'une histoire que je suis en train d'imaginer et si j'ai dit… Ce qui te choque… J'imagine que c'est dans cette histoire.
—Tu me prends pour une débile. Je t'ai écouté sans broncher. Tu parles d'imagination, mais ton excuse est nulle, à ch….
—Je te jure que c'est la réalité. Tu veux une preuve ? Alors, viens, suis moi… J'ai besoin de mon micro… Je te laisse la place… Va sur le site XStory… Bien… Regarde… Un site d'histoires érotiques… Maintenant essaie d'entrer en tant qu'inscrit, auteur… Voila… Comme auteur tu mets "Loup235"… Et le mot de passe est " …….".
Elle ouvre ma partition. Elle découvre tous les textes que j'ai rédigés et publiés.
—C'est toi qui as écrit tout cela ?
—Oui, mais ce ne sont que des histoires, rien qui n'est vrai.
—Les titres paraissent bien anodin. À par ,"Trouple"[/i] qui donne une petite idée. Mais je vais en lire quelques-uns. Je veux découvrir ce que mon mari peut bien imaginer "d'érotique". Pas d'objections ?
—Euh ! Non, bien sûr.
En réalité je me sens tout nu. Que va-t-elle penser de tout ce que mon imagination a pondu ? Mais je n'ai pas le choix.
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Dimanche soir.
—Finalement j'ai tout lu. Dit Amandine.
—J'ai bien vu. J'ai été obligé de faire les courses, de lancer une machine…
—Bienvenu dans mon royaume.
—Bon, et alors ?
—Alors ? D'abord c'est vrai que tu, non pas écrit bien, mais que ta façon d'écrire peut tenir le lecteur en haleine.
—Merci, je…
—Ne m'interrompt pas, j'ai pas mal de choses à te dire. Au début j'ai trouvé qu'il y avait trop de mots crus, mais on s'habitue et parfois ils paraissent indispensables pour insister ou faire passer un message. . Par contre tu fleurte parfois avec l'inceste et cela j'ai trouvé limite même si tu ne franchis pas le pas. Tu as quelques histoires qui son BDSM, ce n'est pas mon truc, mais manifestement tu as une "clientèle" pour. Pour les autres elles tournent autour de ce que tu appelles le "Candaulisme" ou "l'échangisme". Ah, encore une chose, qui fait qu'on peut apprécier même lorsque c'est tordu comme histoire, toujours tes personnages sont amoureux et même si parfois l'un a été plus qu'infidèle, l'autre lui pardonne par amour. Enfin, presque toujours. Tu dis que ce sont de pures histoires mais j'ai retrouvé certains moments entre nous. Ton tatouage de marin sur le biceps. Le mien, la rose sur la colonne, qui permet au mari de découvrir sa femme, même avec un masque. Ah, surtout, tes couples ne se parlent pas franchement. Il y en a souvent un, ou une, qui veut tenter l'autre, qui emploie des chemins sinueux pour le, la, faire succomber. Et, je ne te parle pas du gout, très souvent présent, de l'homme qui veut plus qu'une caresse dans son petit trou.
—Amandine, ce sont des histoires. Rien de plus, il ne faut pas y chercher autre chose. Bien sûr j'ai utilisé des lieux, et d'autres choses qui nous appartiennent, mais pas plus.
—Mettons. Au fait j'ai trouvé dans une histoire ou tu fais dire à ton héros : "Salope ! Tu es une sacré Salope". Une histoire ou le mari cherche à entrainer son épouse avec un autre homme. Et, à la fin, comme il a découvert que son épouse s'était laissé emporter par la situation, il lui dit ça.
—Je me souviens. Mais c'était dit avec un ton "positif", une bonne surprise pour lui, même si au départ il ne s'attendait pas à cela.
—C'est bien un truc de mec. Les femmes ne pourraient pas avoir des envies, des fantasmes ?
—C'est vrai. Bon, on considère que l'affaire est close ?
—On peut le dire.
—Ouf.
—Comme tu dis ouf. Mais je garde un œil sur toi.
—Amandine…
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Elle est venue me rejoindre sous la douche. Ce n'est évidemment pas la première fois, et de loin, mais Amandine s'est montrée très coquine. Nous avons une vie sexuelle épanouie. Nous n'avons pas peur de solliciter tel ou tel position, telle ou telles caresse. Mais je l'avais trouvé particulièrement chaude et elle n'avait été satisfaite que lorsqu'elle m'avait fait cracher dans sa chatte et dans ses fesses. Il faut dire qu'elle avait su réveiller mon ardeur après la première fois en me gratifiant d'une pipe mémorable. Finalement l'aveu de mes récits avait semblé très positif. Je m'étais souvent demandé si une femme, à la lecture, de mes fantasmes, pouvait être excitée. J'étais peut-être trop sûr de moi, mais il me semblait que tout cela avait eu un effet sur la libido de mon épouse.
Je somnole. Amandine a éteint sa lampe. Elle a lu longuement. D'habitude cela ne me dérange pas, mais ce soir, je ne sais pourquoi, le sommeil ne veut pas venir.
J'ai l'impression qu'elle aussi a du mal. Elle remue. Et puis :
—Tu dors ? Elle me questionne.
—Pas vraiment, pourquoi ?
—J'ai une question qui me travaille. Je sens que je ne pourrai pas dormir si je ne te la pose pas.
—Une question ? Vas-y, pourquoi tu hésites ?
—Elle est un peu délicate.
—Depuis quand une question délicate te retient ?
—Comme si c'était souvent ?
—C'est vrai. La dernière fois, je me souviens, était, si tu pouvais acheter un gode ceinture.
—Tu exagères. Tu avais laissé ton ordi sur un site qui proposait ce genre de jouet.
—J'avoue. Alors cette question ?
—Je veux une réponse sincère. Dans beaucoup de tes récits, le mari aime regarder son épouse avec un autre homme. J'ai d'ailleurs découvert le terme "Candauliste". J'ai l'impression que tes récits qui tournent autour du sujet sont particulièrement bien construits, organisés, argumentés.
—Tu trouves ?
—Ne me coupe pas, c'est déjà assez difficile à te parler. Alors… Je… Zut… Je n'y arrive pas… Si, voilà. Est-ce que c'est une idée en l'air, sans véritable fondement, ou bien est-ce que… Tu… Parfois… Merde. Merde. Est-ce que tu as envie d'un truc comme ça ? Voilà, c'est dit. En plus clair : Est-ce que tu serais ce genre de mari ?
—Oh !
—Non, non, ne répond pas. J'ai trop lu tes histoires. Je ne fais plus la différence entre réalité et idées sans fondements.
—Non, je veux répondre. Comme tu as dit nous ne sommes pas de ces couples qui ne se parlent pas. La vérité est que ; Avant de me lancer dans mes écritures, c'est un sujet qui ne m'était pas venu à l'esprit. Mais en me renseignant pour pouvoir écrire des scènes plausibles je me suis rendu compte que ces couples-là vivent une sexualité encore plus épanouie que la nôtre. Que, de chasser la jalousie, d'offrir à son conjoint une vision différente, renforçait leur amour.
—Tu tournes autour du pot. C'est oui ou c'est non ?
—Tu veux une réponse franche alors la voilà : C'est non, si cela ne te tente pas. C'est oui, si tu es partante.
—Tu serais d'accord pour me regarder avec un autre homme ?
—Je crois, mais je répète à la condition que cela soit une vraie envie de ta part et non pas un accord juste pour me faire plaisir. Et maintenant à mon tour. Et toi ?
—Comme toi, avant ce Week-end, ce n'était pas une idée pour moi. Mais je dois reconnaitre que tes récits m'ont questionné. Si cela avait été des histoires venant d'un autre auteur, je ne me serais pas posé la question. Mais, putain, mon salaud, tu vois moi aussi je peux être vulgaire, tu décris si bien ces moments, que je me dis que…
—Et tu te vois avec un autre mec… Devant moi…
—S'il est beau… Bien monté… Je plaisante bien sur… Mais beau, oui, du moins avec du charme… Et… Et…
—Je me demande ce que tu caches derrières ces " Et…". Je te propose une chose. On laisse reposer le sujet. On en reparle dans une semaine. Chacun y pense de son côté. Il ne faut pas que nous nous lancions à la légère.
--------------------------------
Un mois plus tard. Dans un hôtel discret.
C'est le grand jour. Nous avons décidé d'un commun accord de faire un essai. J'ai proposé, et Amandine a tout de suite été d'accord que ce soit elle qui organise tout. Le choix du candidat, le lieu, les règles du jeu.
C'est une suite. Pas de chambre minable, un endroit agréable, discret, un hôtel "de Charme" qui voit passer plus de couples adultères que de commerciaux.
—Je reviens. Je vais me faire belle. Je dois te faire honneur, n'est-ce pas mon chéri ?
Elle n'a pas l'air n'inquiète, ni stressée alors qu'elle va dans la salle de bain avec sa petite valise.
Elle a laissé la porte entrouverte. Je l'entends remuer, l'eau couler, puis plus rien. Juste le bruit étouffé de ses pas sur le carrelage. Quand elle réapparaît, je manque de m'étouffer. Elle n'a plus rien de ma femme. Ses cheveux sont tirés en un chignon strict, presque sévère. Elle porte de grosses lunettes à monture noire qui mangent son visage, un chemisier beige boutonné jusqu'au cou, et une jupe plissée, comme une lycéenne… ou une maitresse d'école des années 50.
—Alors ? Demande-t-elle en tournant sur elle-même, les joues légèrement rosies. Tu aimes ? Tu reconnais ?
—Je…Oh, c''est comme dans une de mes histoires. "La prof perverse."
—Tout à fait. Pour cette rencontre je me suis inspiré d'une de tes héroïnes.
Un coup frappé à la porte.
— Il est là. Elle chuchote. Tu es prêt ?
—Et toi ?
—Il faut qu'on essaye. J'ouvre ?
Je hoche la tête, incapable de parler. Elle s'avance, ajuste ses lunettes, prend une profonde inspiration avant d'ouvrir.
—Bonsoir. Dit-elle d'une voix douce, presque tremblante. Entrez.
L'homme entre. Grand, élégant, un sourire aux lèvres. Il parait sûr de lui. Je ne sais rien de ce gars, c'est Amandine qui l'a choisi j'imagine que c'est un habitué, pas comme nous.
—Comme vous le savez, je m'appelle Amandine. Elle baisse les yeux, joue avec l'ourlet de sa jupe. C'est la première fois que nous faisons cela. C'est mon mari qui… qui a voulu. Elle me désigne d'un geste maladroit. Rian. »
L'homme hoche la tête, avec toujours ce sourire.
—Enchanté. Dit-il. Je m'appelle Marc. »
Amandine l'invite à s'asseoir sur le canapé.
—Vous voulez boire quelque chose ?
—Non, merci. Il répond. Je préfèrerai que nous fassions connaissance tout de suite. J'ai beaucoup pensé à vous. Vous êtes encore plus belle que sur vos photos.
—Vous êtes pas mal non plus. Elle rit nerveusement, comme une adolescente prise en faute. Moi aussi. Si on attend j'ai peur de ne plus avoir le courage. Et toi Chéri ? Elle me questionne.
—Vous faites comme vous avez envie.
—Alors. Elle dit tout en se rapprochant de moi. Rian tu veux bien m'aider à me déshabiller.
Cette demande, elle a dû la trouver dans un de mes récits… La coquine, elle a dû piocher ce qui l'intéressait.
Je me lève. Elle est face à moi. Marc, son invité est juste à côté. Je commence à déboutonner son chemisier.
—Doucement. Me conseille Amandine, comme le conseillait la professeure dans mon récit.
Le tissu s'ouvre. Elle porte un soutien-gorge noir, transparent, qui moule ses seins comme une seconde peau. Je fais glisser le chemisier de ses épaules, le laisse tomber par terre. Puis je m'agenouille pour défaire la fermeture de sa jupe. Elle se tortille légèrement, comme si elle était gênée, mais quand la jupe tombe, c'est pire : elle porte une culotte fendue, noire elle aussi, qui ne cache absolument rien.
—Oh, vraiment. Lâche Marc, l'homme, son invité.
—Trop dénudé, peut-être ? Demande-t-elle, les joues écarlates, en se couvrant instinctivement des mains.
—Non. Répond Marc en se levant d'un bond. Au contraire. Son regard est rivé sur elle, affamé. Au contraire, c'est parfait.
Amandine me lance un regard en coin, un sourire malicieux sous sa façade d'innocente.
Je la regarde, hypnotisé, tandis que Marc pose ses mains sur ses hanches et l'attire contre lui. Ses doigts glissent sous les bretelles de son soutien-gorge, le font tomber avec une lenteur calculée.
—Tu es magnifique. Il murmure
Il la tutoie. Déjà ! Cette familiarité est presque plus marquante que la nudité de mon épouse. C'est vrai qu'elle est magnifique. Ses seins, ses tétons durs, sa peau qui frissonne déjà par juste son contact. Elle le regarde. Elle ne me voit plus. Pourtant je suis encore à côté. Elle est déjà ailleurs, déjà avec lui, déjà à lui...
Marc la pousse doucement vers le canapé, le sexe manifestement déjà dur sous son pantalon.
Elle est assise, sur le bord du coussin et lui la pousse doucement afin qu'elle vienne s'appuyer contre le dossier. Notre canapé est profond. Elle est, comme à demi allongée, mais on peut sentir une certaine gêne. Ses jambes sont serrées. Elle me regarde, moi qui suis resté debout, en face d'elle. Je souris, pensant, comme je l'ai si souvent écrit, qu'un sourire la libérerait.
Mais l'homme me cache son visage alors qu'il se penche sur elle. Je le vois poser un délicat baiser, mais il ne s'attarde pas. Il lui parle à l'oreille. Mais j'entends le " Ouvre-toi pour moi" alors qu'il pose ses mains sur ses genoux.
Je ne vois aucune force, aucun appui prononcé, juste des mains posées. Et pourtant les genoux se séparent. Je cherche le regard d'Amandine mais c'est vers lui qu'elle regarde. Lui qui s'est redressé pour aller s'accroupir entre les cuisses qui s'ouvrent.
—Oui, comme cela. Il dit en se penchant pour poser ses lèvres à l'intérieur d'une cuisse.
—Oh ! Elle gémit, un son étouffé, presque honteux, ses doigts agrippant les coussins.
Je la vois se mordre la lèvre quand sa langue la touche. Déjà ses hanches se soulèvent, cherchant plus.
Je pourrais être étonné de cette capitulation si rapide. Dans mes récits, parlant d'épouse pour qui c'est la première fois avec un homme devant leur mari, je cherche toujours à faire monter le désir. L'épouse ne se laisse emporter que lorsque les caresses deviennent vraiment insoutenables, que personne ne pourrait reprocher à une femme soumise à une telle tentation, de céder au plaisir.
Mais, d'une certaine façon, je me sens responsable de cette rapidité avec laquelle Amandine se moule dans le rôle de l'épouse d'un mari Candauliste. J'ai vu que chaque fois qu'elle relisait de mes écrits, elle se faisait coquine. Manifestement certains l'excitaient. Et, le fait de s'inspirer, au moins partiellement, d'une de mes héroïnes a dû la préparer à cette rencontre.
—Tu es si humide.
Dit l'homme en s'adressant autant à moi qu'à elle. Par cette remarque il me signifie que tout se passe bien. Que pour une première fois ma femme est bien à l'aise.
La coquine qui gémit, qui plonge ses mains dans la chevelure de celui qui la lèche et lui donne du plaisir.
Et si j'écrivais une histoire comme celle que je vis, j'ajouterais un commentaire, une pensée qu'un mari témoin de tant de facilité aurait obligatoirement. Oui, une question, mais une question qui en entraine une autre, puis une autre.
"""Est-ce que mon épouse m'est fidèle ? En acceptant le rôle de mari candauliste, est ce que je ne fournis pas à ma femme une excuse parfaite pour baiser avec un autre homme. Plus besoin de se cacher…""
Puis ses doigts la pénètrent, un, puis deux, et elle se met à gémir, des sons rauques, désespérés.
— Rian… Elle tend la main vers moi, ses yeux brillants, presque suppliants. C'est trop bon…
Je viens m'assoir à côté d'elle. Mon pantalon est déformé. Elle suit mon regard vers mon entrejambe, là où mon sexe tend le tissu. Un sourire malicieux traverse son visage, même au milieu de ses gémissements. Et quand Marc enfonce ses doigts plus profondément, elle crie, un son pur, presque animal, « RIAN ! » avant de se laisser emporter par l'orgasme, son corps tremblant,
Je reste là, le souffle court, le sexe douloureusement dur, à la fois spectateur et complice, amoureux.
Marc se redresse lentement, ses doigts défaisant les boutons de sa chemise avec une lenteur calculée. Amandine émerge de sa jouissance, le découvre, le regarde. La chemise tombe, révélant son torse musclé. Le pantalon suit, le slip découvrant le sexe dur.
Elle n'hésite pas une seconde. Elle se redresse, s'avance, se penche. Ses doigts se referment autour de son sexe déjà dur. Elle l'enveloppe d'une main, puis de l'autre chacune cherchant à se saisir de l'engin et des bourses gonflées. Elle le caresse doucement comme si elle avait peur de le faire souffrir. Mais ce n'est pas un souffle de souffrance qu'expulse les lèvres de son amant.
Alors, elle se penche un peu plus. Alors Marc fait le reste du chemin et elle le prend en bouche sans hésiter, ses lèvres glissant le long de son sexe avec une facilité qui me sidère.
C'est à Marc de glisser ses doigts dans les cheveux de ma femme. Je suis aux premières loges. Sans m'en rendre compte je me suis avancé afin de regarder cette gorge goulue, cette langue qui me parait si longue, ses lèvres pulpeuses et grasses de salive, cette main qui enveloppe les couilles, ce doigt qui s'aventure…
—Oh, coquine. C'est bon.
Le doigt se fait audacieux et puis comme l'homme semble apprécier, elle le fait bouger.
Elle le suce. Elle le pompe. Elle le lèche. Elle le gobe. Elle le doigte. Les soupirs de Marc sont sa victoire. Une autre victoire c'est celle de mon érection, ma queue dure qui étouffe dans mon pantalon.
Mais Marc l'arrête soudain.
—Attends.
Dit-il en fouillant dans la poche de son pantalon. Il en sort une capote, qu'il lui tend.
—Mets-la-moi.
Amandine la prend, hésite une seconde et puis recouvre le dard de ce latex si fin et transparent qu'on n'a pas l'impression que la queue n'est pas protégée.
Mais Amandine laisse le mandrin pour monter sur le canapé et, prenant appui sur le dossier, elle offre sa croupe à Marc comme un cadeau.
Comme dans le récit. Elle continue à suivre le scénario.
Mais ce n'est pas la "professeure" qui s'offre ainsi, c'est elle. Mimétisme par la lecture. Voilà un sujet que je devrais traiter. Le mimétisme.
Elle se cambre la coquine, la salope. Si elle continue de se comporter comme cela elle mériterait bien ce que j'ai dit dans un rêve et qui nous a amené ici. "Salope. Tu es une sacrée salope." Elle sait depuis que pour moi ce ne sont pas des insultes, mais presque des compliments, en tout cas chargé d'affection.
L'homme n'a pas besoin d'autre chose que cette vision. Ces fesses, ces hanches. Des hanches qu'il saisit à pleine main.
—Prend moi. Je suis toute mouillée.
Seigneur, elle suit le scénario à la lettre. Une enseignante, vieux jeux, qui s'affiche "veille fille", mais qui est en réalité une assoiffée de sexe.
—Tu veux ?
Marc ne va pas plus loin. Il me regarde, attendant manifestement mon assentiment.
(Elle a bien mérité de se faire posséder.) Je me dis tout en hochant la tête.
Les mains glissent des hanches aux fesses. Les pouces ouvrant la raie dans un geste pervers. L'homme se penche. Il pose ses lèvres sur la fente. Je devine qu'il salive et étale son fluide avec la langue et que même cette langue doit pouvoir se glisser facilement dans la fente.
Il se relève. Il pointe son gland. Avant garde d'une longue hampe dont la rigidité est évidente.
Ah, la coquine, veut suivre le scénario. En principe à ce moment-là, la prof demande à être enfilée profond. Je vais devancer ce passage, aussi :
—Enfilez là d'un coup cette salope. C'est ce qu'elle aime.
Il n'hésite pas. Juste le temps de s'agrippera aux hanches et il pousse d'un coup sec, un glissage si facile que s'en est presque décevant.
Amandine crie, un son rauque, presque animal. Mais déjà Marc se retire presque entièrement pour replonger.
—C'est comme ça que tu veux ? Il questionne sans s'arrêter de la prendre avec force.
— Oui. Elle gronde. Comme ça… plus fort.
Je me dis que pour mon prochain récit je devrais en parler avant avec ma femme et qu'elle sera une collaboratrice parfaite pour "féminiser" mes histoires. Mais pour l'instant je regarde. Je la vois se retenir au dossier, résistant avec difficultés aux avancées de son amant. Mais cela ne l'empêche pas, oh la salope, de bouger son cul, de se cambrer encore plus, de pousser son sexe vers le dard qui la baise.
—Chéri ?
—Oui, je suis là. Je vous regarde. Tu aimes ?
—Oh, oui. C'est trop bon. Ohhh… Tu vois bien ? De savoir que tu me regardes cela me. Ohhh… Et toi tu aimes ? Tu n'es pas déçu ?
—Oh que non. La prof, c'est bien toi. Cochonne. Et qu'est-ce qu'il te met. Tu l'as bien choisi.
—Oui. Il. Ohhh… Tu veux bien faire le tour et venir vers moi ?
—Bien sûr.
Je fais comme elle demande. Je fais le tour du canapé et me retrouve face à elle.
—Comme ça ?
—Oui. Tu bandes ? Ohhh…
—Oh que oui.
—Montre-moi. Ohhh…
Ma queue ne demande que cela, pouvoir se déployer librement. J'ai peut-être l'air ridicule ainsi, le pantalon et le slip sur les genoux mais ce qui pointe me fait honneur.
—Tu bandes dur. Je t'excite comme ça ?
—Oui. Tu fais une prof encore plus sexy que je n'avais imaginé.
—Je veux te sucer. Tu veux bien ? Ce n'est pas dans ton scénario mais j'ai envie…
Le scénario en s'en fout. Après tout je suis l'auteur et j'ai droit d'y apporter des améliorations.
J'avance. Elle me prend en bouche sans hésiter, sa langue traçant des cercles maladroits autour de mon gland, secouée comme elle est par son amant, avant de m'engouffrer plus profondément.
C'est à mon tour de grogner. Derrière Marc est toujours en elle, ses hanches claquant contre ses fesses avec un rythme soutenu.
C'est beau. Je n'ai rien à faire juste regarder et apprécier.
Apprécier ce corps, ce corps que je connais parfaitement, que j'ai exploré maintes et maintes fois avec mes mains, avec ma bouche, avec mon sexe, oui ce corps qu'un homme possède et qui me pompe. Je le connais et pourtant il est différent. Bien sûr, pour imaginer mes histoires et surtout décrire les scènes de sexe, je me suis inspiré, sans même y penser de celui d'Amandine. Tout part de son corps, de la façon dont elle bouge, dont elle se donne. C'est ma référence. Avec des plus, avec des moins j'imagine mes héroïnes. Les hommes, c'est plus facile, rarement je m'imagine en héros.
Et pourtant je suis un de ces héros. Oh, pas le premier. Le premier, le rôle principal c'est Marc, cet homme qu'elle a choisi, invité et qui la laboure avec ardeur, son ardeur se répercutant jusqu'à sur ma queue, faisant avancer et reculer ces lèvres qui coulissent sur mon dard.
Mais c'est Marc qui craque le premier.
Je vais jouir, grogne-t-il, putain, je vais jouir. D'un geste vif, il se retire, arrache la capote et se branle furieusement avant d'éjaculer sur les reins de Amandine, la souillant de son foutre, épais, gras, crémeux qui aussitôt se colle sur la peau en flaques et trainées.
Je ne me sentais pas si près de la jouissance. Mais de voir ce qu'il se passe me fait un tel frisson que je crache sans même prévenir.
J'ai juste le temps de bloquer Amandine avec mon gland en bouche et je l'inonde comme jamais, jet après jet.
---------------------------------
C'est une suite. Pas de chambre minable, un endroit agréable, discret, un hôtel "de Charme" qui voit passer plus de couples adultères que de commerciaux.
—Je reviens. Je vais me faire belle. Je dois te faire honneur, n'est-ce pas mon chéri ?
Elle n'a pas l'air n'inquiète, ni stressée alors qu'elle va dans la salle de bain avec sa petite valise.
Elle a laissé la porte entrouverte. Je l'entends remuer, l'eau couler, puis plus rien. Juste le bruit étouffé de ses pas sur le carrelage. Quand elle réapparaît, je manque de m'étouffer. Elle n'a plus rien de ma femme. Ses cheveux sont tirés en un chignon strict, presque sévère. Elle porte de grosses lunettes à monture noire qui mangent son visage, un chemisier beige boutonné jusqu'au cou, et une jupe plissée, comme une lycéenne… ou une maitresse d'école des années 50.
—Alors ? Demande-t-elle en tournant sur elle-même, les joues légèrement rosies. Tu aimes ? Tu reconnais ?
—Je…Oh, c''est comme dans une de mes histoires. "La prof perverse."
—Tout à fait. Pour cette rencontre je me suis inspiré d'une de tes héroïnes.
Un coup frappé à la porte.
— Il est là. Elle chuchote. Tu es prêt ?
—Et toi ?
—Il faut qu'on essaye. J'ouvre ?
Je hoche la tête, incapable de parler. Elle s'avance, ajuste ses lunettes, prend une profonde inspiration avant d'ouvrir.
—Bonsoir. Dit-elle d'une voix douce, presque tremblante. Entrez.
L'homme entre. Grand, élégant, un sourire aux lèvres. Il parait sûr de lui. Je ne sais rien de ce gars, c'est Amandine qui l'a choisi j'imagine que c'est un habitué, pas comme nous.
—Comme vous le savez, je m'appelle Amandine. Elle baisse les yeux, joue avec l'ourlet de sa jupe. C'est la première fois que nous faisons cela. C'est mon mari qui… qui a voulu. Elle me désigne d'un geste maladroit. Rian. »
L'homme hoche la tête, avec toujours ce sourire.
—Enchanté. Dit-il. Je m'appelle Marc. »
Amandine l'invite à s'asseoir sur le canapé.
—Vous voulez boire quelque chose ?
—Non, merci. Il répond. Je préfèrerai que nous fassions connaissance tout de suite. J'ai beaucoup pensé à vous. Vous êtes encore plus belle que sur vos photos.
—Vous êtes pas mal non plus. Elle rit nerveusement, comme une adolescente prise en faute. Moi aussi. Si on attend j'ai peur de ne plus avoir le courage. Et toi Chéri ? Elle me questionne.
—Vous faites comme vous avez envie.
—Alors. Elle dit tout en se rapprochant de moi. Rian tu veux bien m'aider à me déshabiller.
Cette demande, elle a dû la trouver dans un de mes récits… La coquine, elle a dû piocher ce qui l'intéressait.
Je me lève. Elle est face à moi. Marc, son invité est juste à côté. Je commence à déboutonner son chemisier.
—Doucement. Me conseille Amandine, comme le conseillait la professeure dans mon récit.
Le tissu s'ouvre. Elle porte un soutien-gorge noir, transparent, qui moule ses seins comme une seconde peau. Je fais glisser le chemisier de ses épaules, le laisse tomber par terre. Puis je m'agenouille pour défaire la fermeture de sa jupe. Elle se tortille légèrement, comme si elle était gênée, mais quand la jupe tombe, c'est pire : elle porte une culotte fendue, noire elle aussi, qui ne cache absolument rien.
—Oh, vraiment. Lâche Marc, l'homme, son invité.
—Trop dénudé, peut-être ? Demande-t-elle, les joues écarlates, en se couvrant instinctivement des mains.
—Non. Répond Marc en se levant d'un bond. Au contraire. Son regard est rivé sur elle, affamé. Au contraire, c'est parfait.
Amandine me lance un regard en coin, un sourire malicieux sous sa façade d'innocente.
Je la regarde, hypnotisé, tandis que Marc pose ses mains sur ses hanches et l'attire contre lui. Ses doigts glissent sous les bretelles de son soutien-gorge, le font tomber avec une lenteur calculée.
—Tu es magnifique. Il murmure
Il la tutoie. Déjà ! Cette familiarité est presque plus marquante que la nudité de mon épouse. C'est vrai qu'elle est magnifique. Ses seins, ses tétons durs, sa peau qui frissonne déjà par juste son contact. Elle le regarde. Elle ne me voit plus. Pourtant je suis encore à côté. Elle est déjà ailleurs, déjà avec lui, déjà à lui...
Marc la pousse doucement vers le canapé, le sexe manifestement déjà dur sous son pantalon.
Elle est assise, sur le bord du coussin et lui la pousse doucement afin qu'elle vienne s'appuyer contre le dossier. Notre canapé est profond. Elle est, comme à demi allongée, mais on peut sentir une certaine gêne. Ses jambes sont serrées. Elle me regarde, moi qui suis resté debout, en face d'elle. Je souris, pensant, comme je l'ai si souvent écrit, qu'un sourire la libérerait.
Mais l'homme me cache son visage alors qu'il se penche sur elle. Je le vois poser un délicat baiser, mais il ne s'attarde pas. Il lui parle à l'oreille. Mais j'entends le " Ouvre-toi pour moi" alors qu'il pose ses mains sur ses genoux.
Je ne vois aucune force, aucun appui prononcé, juste des mains posées. Et pourtant les genoux se séparent. Je cherche le regard d'Amandine mais c'est vers lui qu'elle regarde. Lui qui s'est redressé pour aller s'accroupir entre les cuisses qui s'ouvrent.
—Oui, comme cela. Il dit en se penchant pour poser ses lèvres à l'intérieur d'une cuisse.
—Oh ! Elle gémit, un son étouffé, presque honteux, ses doigts agrippant les coussins.
Je la vois se mordre la lèvre quand sa langue la touche. Déjà ses hanches se soulèvent, cherchant plus.
Je pourrais être étonné de cette capitulation si rapide. Dans mes récits, parlant d'épouse pour qui c'est la première fois avec un homme devant leur mari, je cherche toujours à faire monter le désir. L'épouse ne se laisse emporter que lorsque les caresses deviennent vraiment insoutenables, que personne ne pourrait reprocher à une femme soumise à une telle tentation, de céder au plaisir.
Mais, d'une certaine façon, je me sens responsable de cette rapidité avec laquelle Amandine se moule dans le rôle de l'épouse d'un mari Candauliste. J'ai vu que chaque fois qu'elle relisait de mes écrits, elle se faisait coquine. Manifestement certains l'excitaient. Et, le fait de s'inspirer, au moins partiellement, d'une de mes héroïnes a dû la préparer à cette rencontre.
—Tu es si humide.
Dit l'homme en s'adressant autant à moi qu'à elle. Par cette remarque il me signifie que tout se passe bien. Que pour une première fois ma femme est bien à l'aise.
La coquine qui gémit, qui plonge ses mains dans la chevelure de celui qui la lèche et lui donne du plaisir.
Et si j'écrivais une histoire comme celle que je vis, j'ajouterais un commentaire, une pensée qu'un mari témoin de tant de facilité aurait obligatoirement. Oui, une question, mais une question qui en entraine une autre, puis une autre.
"""Est-ce que mon épouse m'est fidèle ? En acceptant le rôle de mari candauliste, est ce que je ne fournis pas à ma femme une excuse parfaite pour baiser avec un autre homme. Plus besoin de se cacher…""
Puis ses doigts la pénètrent, un, puis deux, et elle se met à gémir, des sons rauques, désespérés.
— Rian… Elle tend la main vers moi, ses yeux brillants, presque suppliants. C'est trop bon…
Je viens m'assoir à côté d'elle. Mon pantalon est déformé. Elle suit mon regard vers mon entrejambe, là où mon sexe tend le tissu. Un sourire malicieux traverse son visage, même au milieu de ses gémissements. Et quand Marc enfonce ses doigts plus profondément, elle crie, un son pur, presque animal, « RIAN ! » avant de se laisser emporter par l'orgasme, son corps tremblant,
Je reste là, le souffle court, le sexe douloureusement dur, à la fois spectateur et complice, amoureux.
Marc se redresse lentement, ses doigts défaisant les boutons de sa chemise avec une lenteur calculée. Amandine émerge de sa jouissance, le découvre, le regarde. La chemise tombe, révélant son torse musclé. Le pantalon suit, le slip découvrant le sexe dur.
Elle n'hésite pas une seconde. Elle se redresse, s'avance, se penche. Ses doigts se referment autour de son sexe déjà dur. Elle l'enveloppe d'une main, puis de l'autre chacune cherchant à se saisir de l'engin et des bourses gonflées. Elle le caresse doucement comme si elle avait peur de le faire souffrir. Mais ce n'est pas un souffle de souffrance qu'expulse les lèvres de son amant.
Alors, elle se penche un peu plus. Alors Marc fait le reste du chemin et elle le prend en bouche sans hésiter, ses lèvres glissant le long de son sexe avec une facilité qui me sidère.
C'est à Marc de glisser ses doigts dans les cheveux de ma femme. Je suis aux premières loges. Sans m'en rendre compte je me suis avancé afin de regarder cette gorge goulue, cette langue qui me parait si longue, ses lèvres pulpeuses et grasses de salive, cette main qui enveloppe les couilles, ce doigt qui s'aventure…
—Oh, coquine. C'est bon.
Le doigt se fait audacieux et puis comme l'homme semble apprécier, elle le fait bouger.
Elle le suce. Elle le pompe. Elle le lèche. Elle le gobe. Elle le doigte. Les soupirs de Marc sont sa victoire. Une autre victoire c'est celle de mon érection, ma queue dure qui étouffe dans mon pantalon.
Mais Marc l'arrête soudain.
—Attends.
Dit-il en fouillant dans la poche de son pantalon. Il en sort une capote, qu'il lui tend.
—Mets-la-moi.
Amandine la prend, hésite une seconde et puis recouvre le dard de ce latex si fin et transparent qu'on n'a pas l'impression que la queue n'est pas protégée.
Mais Amandine laisse le mandrin pour monter sur le canapé et, prenant appui sur le dossier, elle offre sa croupe à Marc comme un cadeau.
Comme dans le récit. Elle continue à suivre le scénario.
Mais ce n'est pas la "professeure" qui s'offre ainsi, c'est elle. Mimétisme par la lecture. Voilà un sujet que je devrais traiter. Le mimétisme.
Elle se cambre la coquine, la salope. Si elle continue de se comporter comme cela elle mériterait bien ce que j'ai dit dans un rêve et qui nous a amené ici. "Salope. Tu es une sacrée salope." Elle sait depuis que pour moi ce ne sont pas des insultes, mais presque des compliments, en tout cas chargé d'affection.
L'homme n'a pas besoin d'autre chose que cette vision. Ces fesses, ces hanches. Des hanches qu'il saisit à pleine main.
—Prend moi. Je suis toute mouillée.
Seigneur, elle suit le scénario à la lettre. Une enseignante, vieux jeux, qui s'affiche "veille fille", mais qui est en réalité une assoiffée de sexe.
—Tu veux ?
Marc ne va pas plus loin. Il me regarde, attendant manifestement mon assentiment.
(Elle a bien mérité de se faire posséder.) Je me dis tout en hochant la tête.
Les mains glissent des hanches aux fesses. Les pouces ouvrant la raie dans un geste pervers. L'homme se penche. Il pose ses lèvres sur la fente. Je devine qu'il salive et étale son fluide avec la langue et que même cette langue doit pouvoir se glisser facilement dans la fente.
Il se relève. Il pointe son gland. Avant garde d'une longue hampe dont la rigidité est évidente.
Ah, la coquine, veut suivre le scénario. En principe à ce moment-là, la prof demande à être enfilée profond. Je vais devancer ce passage, aussi :
—Enfilez là d'un coup cette salope. C'est ce qu'elle aime.
Il n'hésite pas. Juste le temps de s'agrippera aux hanches et il pousse d'un coup sec, un glissage si facile que s'en est presque décevant.
Amandine crie, un son rauque, presque animal. Mais déjà Marc se retire presque entièrement pour replonger.
—C'est comme ça que tu veux ? Il questionne sans s'arrêter de la prendre avec force.
— Oui. Elle gronde. Comme ça… plus fort.
Je me dis que pour mon prochain récit je devrais en parler avant avec ma femme et qu'elle sera une collaboratrice parfaite pour "féminiser" mes histoires. Mais pour l'instant je regarde. Je la vois se retenir au dossier, résistant avec difficultés aux avancées de son amant. Mais cela ne l'empêche pas, oh la salope, de bouger son cul, de se cambrer encore plus, de pousser son sexe vers le dard qui la baise.
—Chéri ?
—Oui, je suis là. Je vous regarde. Tu aimes ?
—Oh, oui. C'est trop bon. Ohhh… Tu vois bien ? De savoir que tu me regardes cela me. Ohhh… Et toi tu aimes ? Tu n'es pas déçu ?
—Oh que non. La prof, c'est bien toi. Cochonne. Et qu'est-ce qu'il te met. Tu l'as bien choisi.
—Oui. Il. Ohhh… Tu veux bien faire le tour et venir vers moi ?
—Bien sûr.
Je fais comme elle demande. Je fais le tour du canapé et me retrouve face à elle.
—Comme ça ?
—Oui. Tu bandes ? Ohhh…
—Oh que oui.
—Montre-moi. Ohhh…
Ma queue ne demande que cela, pouvoir se déployer librement. J'ai peut-être l'air ridicule ainsi, le pantalon et le slip sur les genoux mais ce qui pointe me fait honneur.
—Tu bandes dur. Je t'excite comme ça ?
—Oui. Tu fais une prof encore plus sexy que je n'avais imaginé.
—Je veux te sucer. Tu veux bien ? Ce n'est pas dans ton scénario mais j'ai envie…
Le scénario en s'en fout. Après tout je suis l'auteur et j'ai droit d'y apporter des améliorations.
J'avance. Elle me prend en bouche sans hésiter, sa langue traçant des cercles maladroits autour de mon gland, secouée comme elle est par son amant, avant de m'engouffrer plus profondément.
C'est à mon tour de grogner. Derrière Marc est toujours en elle, ses hanches claquant contre ses fesses avec un rythme soutenu.
C'est beau. Je n'ai rien à faire juste regarder et apprécier.
Apprécier ce corps, ce corps que je connais parfaitement, que j'ai exploré maintes et maintes fois avec mes mains, avec ma bouche, avec mon sexe, oui ce corps qu'un homme possède et qui me pompe. Je le connais et pourtant il est différent. Bien sûr, pour imaginer mes histoires et surtout décrire les scènes de sexe, je me suis inspiré, sans même y penser de celui d'Amandine. Tout part de son corps, de la façon dont elle bouge, dont elle se donne. C'est ma référence. Avec des plus, avec des moins j'imagine mes héroïnes. Les hommes, c'est plus facile, rarement je m'imagine en héros.
Et pourtant je suis un de ces héros. Oh, pas le premier. Le premier, le rôle principal c'est Marc, cet homme qu'elle a choisi, invité et qui la laboure avec ardeur, son ardeur se répercutant jusqu'à sur ma queue, faisant avancer et reculer ces lèvres qui coulissent sur mon dard.
Mais c'est Marc qui craque le premier.
Je vais jouir, grogne-t-il, putain, je vais jouir. D'un geste vif, il se retire, arrache la capote et se branle furieusement avant d'éjaculer sur les reins de Amandine, la souillant de son foutre, épais, gras, crémeux qui aussitôt se colle sur la peau en flaques et trainées.
Je ne me sentais pas si près de la jouissance. Mais de voir ce qu'il se passe me fait un tel frisson que je crache sans même prévenir.
J'ai juste le temps de bloquer Amandine avec mon gland en bouche et je l'inonde comme jamais, jet après jet.
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Marc est parti.
—Appelez-moi quand vous voulez. Pour une première fois, c'était vraiment grandiose.
Voilà le plus beau des compliments.
—Tu veux bien rester pendant que je vais à la salle de bain ?
—Bien sur chérie.
—J'ai juste le temps.
—Le temps de quoi ? La chambre est bien louée pour la soirée.
—Oui… Oui… Je te dirai…
La porte de la salle de bain se referme avec un clic sec. Je m'attends à entendre l'eau couler, à ce que Amandine réapparaisse enveloppée dans une serviette, les joues roses, le sourire timide. Il me semble l'entendre parler. Elle parle toute seule maintenant ? Mais cela ne dure pas.
Quand elle revient, une seconde je me demande si je ne rêve pas, si c'est bien elle qui sort de la salle de bain.
Plus de chignon, plus de lunettes, plus de jupe plissée. Devant moi se tient une étrangère, une autre femme. Un soutien-gorge en cuir noir, aux lanières serrées qui compressent ses seins, les faisant déborder, les tétons pointus comme des défis. Un porte-jarretelles, des bas résilles qui moulent ses cuisses, une culotte ficelle qui disparaît entre ses fesses.
—Putain, Amandine… Ma voix est rauque, presque méconnaissable. C'est… quoi, ça ?
Elle tourne sur elle-même, un sourire en coin, les hanches légèrement balancées.
—J'ai puisé dans tes récits, mon chéri. Répond-elle, la voix suave, presque moqueuse. Tu décris souvent des héroïnes comme ça. Alors je me suis dit… Qu'après "la prof." Il fallait changer de registre.
Registre ? Mais dans quel récit a-t-elle été chercher cette femme ? C'est une description que j'utilise assez souvent. J'adore les seins comprimés, mon pécher mignon. Et elle me le montre. Mais je n'ai pas le temps d'aller plus loin dans mes réflexions qu'on entend frapper à la porte.
Amandine ne sursaute même pas.
—Ils sont à l'heure, dit-elle, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
—Attends. Je commence, mais elle a déjà ouvert.
Deux hommes entrent, grands, larges d'épaules, le visage marqué par de la transpiration.
—Amandine, bonsoir. Dit le premier en l'embrassant sur la joue.
—Une petite chose pour toi. Ajoute le second en lui offrant un bouquet de roses qu'elle prend avec un rire cristallin.
— Merci, les garçons, vous êtes trop gentils.
Leurs regards glissent vers moi, amusés, presque moqueurs.
—Alors, c'est lui ? Demande le premier, un sourcil levé. Le fameux mari défaillant ?
— Oh, arrêtez. Elle rit. Il est juste… timide.
—Timide ? Répète le second en éclatant de rire. On dirait plutôt qu'il va faire un malaise.
Deux noirs. Un mari défaillant. Ce n'est pas suffisant pour me faire reconnaitre un récit. J'adore soumettre mes héroïnes à de beaux amants noirs, noirs et bien montés. On y ajoute un mari défaillant pour servir d'excuse à l'épouse en manque… Il faut que j'aie plus d'infos. Pour reconnaitre quelle histoire.
Les deux hommes se déshabillent sans attendre, révélant des corps sculptés, musclés, et surtout… deux dards.
—Putain. Je ne peux me retenir de dire, évaluant la taille des engins.
— Vous voyez, les garçons ? Dit-elle en se collant contre moi. Il est déjà impressionné. Et elle me susurre à l'oreille : Tu as reconnu lequel ?
Je secoue la tête.
—Cela va venir, mon chéri. Mais si tu penses que c'est trop, tu me le diras, n'est-ce pas ? Tu sais comme dans tes récits BDSM, le mot convenu…
Elle se moque de moi, la coquine. Je la trouve bien à l'aise avec ces deux hommes nus. Avec Marc, comparé, c'était de la bagatelle. Avec deux noirs bien montés je n'ai pu que construire des récits torrides et terriblement "sexe", laissant mon imagination dépasser la réalité, du moins pour une épouse normale.
A nouveau cette pensée… Qui en entraine une autre… Et si Amandine avait découvert mes histoires depuis un moment ? Et si de lire ce que mon imagination me faisait écrire lui avait donné des idées…
—Ne t'inquiète pas, CHERI, on ne va pas faire de mal à ta femme. Que du bien… Trop de bien même qu'elle aura du mal à retrouver son quotidien avec toi.
Amandine est déjà coincée entre eux, leurs corps l'encerclant, leurs mains la caressant, la possédant. Le premier homme l'embrasse violemment, sa langue s'enfonçant dans sa bouche, tandis que le second glisse une main sous sa culotte, lui arrachant un gémissement.
Je reste planté là, assis sur le canapé, le corps tendu, le sexe déjà dur, partagé entre la jalousie, l'excitation, et cette putain de fierté de la voir comme ça : libre, désirable, salope, utilisant mes écrits pour se forger un environnement terriblement érotique.
Pendant de longues minutes ils sont devant moi. Les hommes tournent autour d'elle. Pas un centimètre de sa peau que leurs mains n'explorent pas. Et ces baisers fougueux, baveux, qui me dérangent plus que tout. Leur langue est une conquérante dans sa bouche. La salive qui coule lui donne un aspect plus vulgaire. Mais elle n'est pas en reste. Je vois bien une de ses mains qui caresse la queue de celui qui lui fait face, alors que l'autre se charge du "déjà mandrin" qui se frotte à ses fesses.
Et puis celui qui lui fait face la soulève, aidé par son complice. Elle se retrouve accrochée à l'homme ayant, dans un mouvement si naturel qu'il parait mainte fois répété, entouré la taille de l'homme avec ses jambes. Je pensais qu'ils allaient se rapprocher, mais c'est vers le lit qu'ils se dirigent.
L'homme la dépose, telle une plume, sur le sol. Lui et son complice s'assieds côte à côte sur le lit. C'est naturellement qu'Amandine s'agenouille devant eux, deux dieux priape. Je ne la vois plus que de dos, prêtresse, mais je n'ai aucun mal à imaginer ses mouvements. Elle n'a surement pas besoin d'avoir lu dans mes récits pour savoir quoi faire.
Une tête qui se penche me fait imaginer une bouche qui s'ouvre, des lèvres qui se positionnent, une langue qui se promène.
Une main, elle je la vois, s'ait saisi du bâton et le caresse. Même de loin cette main me fournit la mesure de ce qu'elle tient et de ce qu'elle branle. Mais la tête bouge et c'est l'autre main qui s'active.
—Chéri ? Je l'entends m'appeler, alors qu'elle se relève et tourne la tête vers moi. Viens m'aider.
Sa voix est rauque, presque suppliante, mais ses yeux brillent de malice.
J'ai trouvé. J'ai trouvé de qu'elle histoire elle s'inspire. Oh… Tout de même… Je n'aurais pas pensé qu'elle puisse passer d'une rencontre, certes la première, avec un autre homme, une rencontre Candauliste caractérisée, à ce genre de récits.
Non, elle n'oserait pas. Tout de même, peut-elle vraiment imaginer que je puisse…
—Chéri, viens, s'il te plait…
Je m'approche, hésitant, mais l'un des hommes tend une main vers moi, ferme, presque impérieuse.
—Viens, mon gars. Dit-il. Ne fais pas ton effarouchée.
Amandine me sourit, encourageante, et je me retrouve à genoux à côté d'elle, comme un miroir de sa soumission.
Je n'ai jamais sucé un homme. Jamais même imaginé le faire, enfin, même si je l'ai souvent écrit comme j'ai aussi écrit que mon héros puisse se faire sodomiser par un homme. Mais entre mes personnages et moi il y a une nuance…
. Mais là, sous son regard, regard manifestement provocateur et sous celui de ces deux inconnus qui semblent tout maîtriser, je me surprends à obéir. Mes lèvres se referment autour du sexe tendu devant moi, ma langue explore, hésitante d'abord, puis plus sûre. Je lève les yeux vers Amandine. Elle me sourit, et toujours en me fixant elle replonge entres les cuisses d'ébène et enfourne le bâton noir toute en prenant les couilles dans sa main.
Je ne peux pas dire que de sucer cette bite soit ma "Madeleine de Proust" car je n'ai jamais dégusté ce genre de Madeleine, mais, dans mon cerveau la suite de mon récit prend toute sa consistance. Et si je ne me trompe pas…
—Montez sur le lit. Tous les deux… à quatre pattes… Non, toi, dans l'autre sens…
Le "Toi" c'est moi.
C'est bien ce que je pensais. La friponne. Non, la garce. Mieux, la salope. Elle n'a pas choisi un récit qui aurait pu suivre notre première fois. Oh que non, elle a sauté plein d'étape et elle m'entraine dans un jeu que personnellement je n'ai décrit qu'après des histoires plus classiques.
Mais le "Toi" s'exécute et se retrouve parallèle à Amandine mais, on pourrait dire, dans une sorte de 69 sans contact.
Devant moi je vois un des hommes recouvrir sa longue tige d'une capote qui a bien du mal à en protéger une grande partie. J'imagine que celui qui est passé derrière moi, fait de même.
—Va doucement avec mon mari. Notre gode ceinture est bien plus petit. J'ai dû lubrifiant posé sur la petite table du salon.
Qu'elle est gentille de prendre soin de moi.
—Par contre pour elle tu peux y aller franchement. N'est-ce pas Chérie ?
—Merci Chéri.
—Merci à toi aussi Chérie.
L'homme a écouté mon épouse. Je le vois partir dans le salon et en revenir avec un flacon. Je sens aussitôt le liquide froid sur mon anus. Comme je sens le doigt de l'homme dirigé le liquide que manifestement il verse avec générosité. Il faudra que je fasse attention après, je risque de glisser en m'asseyant.
Je fais le malin mais je ne suis pas trop rassuré.
Pourtant c'est avec application qu'un doigt, puis deux me dilatent l'anneau. Encore du lubrifiant.
Pourtant je sens que ce n'est plus des doigts mais le gland du monstre qui pointe à la porte.
Pourtant, je vois nettement que l'autre complice fait de même et je suis aux premières loges pour le voir.
Je sursaute, surpris par le cri d'Amandine. Le cri qui dénonce ce que j'ai vu sans vraiment réaliser, c'est-à-dire que l'homme s'est enfoncé d'une poussée soudaine et puissante.
J'ai peur. Je me crispe, inquiet de subir le même sort. Amandine a raison notre gode n'a rien à voir avec ce qui frappe à ma porte.
—Aie. Il m'a pincé la fesse.
—Voilà, laisse-toi faire.
Je réalise que je me suis ouvert, surpris par le pincement. Je sens qu'il est en moi.
—Oh, Chéri, comme c'est beau. La prochaine fois je filmerai pour que tu puisses le voir. S'il te plait ne bouge pas, laisse-moi regarder. Elle s'adresse à son enculeur.
Me voici le centre du monde.
—Tu le sens ?
—Oui.
—Tu as mal ?
—Non, juste je me demande si…
—Chut, ne pense pas. Concentre-toi. Tu sais, Chéri, je me souviens la première fois que tu m'as prise par derrière. Comme toi j'avais peur. Mais tu as été comme lui, prudent, attentif et lorsque tu as été totalement en moi, je ne l'ai pas cru. Et après… Mon Dieu m'a première jouissance par le cul… Tout va bien ?
—Oui. Je me sens bizarre. Je le sens dans mon ventre. Je ne pourrai pas le prendre tout. Il est trop long. Dit lui d'arrêter.
—Chéri, il est tout en toi depuis un moment.
—Non.
—Mais si. Bienvenu au club chéri.
Son enculeur reprend ses mouvements. Des mouvements amples qui me font découvrir la longue tige, luisante, avec même comme une sorte de mousse avant qu'elle ne disparaisse.
Le mien est plus calme encore. Doucement il sort. Doucement il entre. Doucement il glisse sur un tapis de lubrifiant.
Je vois Amandine bouger. Elle est en déséquilibre, ne tenant que par un bras, son autre bras servant de vecteur a la main qui va caresser son clitoris. C'est beau. Elle gémit. Son enculeur se sent libre de la posséder avec plus de vigueur. J'entends distinctement le claquement des peaux qui se heurtent. Je vois les grosses couilles qui se balancent et viennent battre la fente et la main qui caresse.
Le mien reste en moi, bien à fond. Je suis sûr que si je palpais mon ventre je sentirai son engin me déformer. Mais il s'allonge sur moi, m'enveloppant de son corps. Il est lourd mais je résiste.
Oh. Il a attrapé mon sexe.
—Tu bandes dur mon salaud. C'est de voir ta femme ainsi ou parce que je te remplis le cul. Les deux surement.
Il n'attend pas de réponse. Il me branle et me baise, toujours collé à moi, mais en donnant des coups de reins. Je le sens encore plus.
Il est lourd. Il me domine de toutes les façons, m'enculant, me couvrant comme on couvre une chienne, me branlant, faisant bouger son engin par des coups de reins qui sont loin de la délicatesse du début.
A côté aussi, on a changé de dimensions. J'entends Amandine quasiment crier que c'est bon pour elle et qu'elle jouit alors que son enculeur donne libre court à son envie, presque brutal.
Moi aussi je crache. Je dois polluer le dessus de lit, tant pis. Et puis :
—On crache en même temps, mec. Moi je suis prêt. Et toi ?
—Moi aussi.
De vrais complices. Je n'aurais, par écrit, pas mieux fait.
—Maintenant.
—Ok.
Je vois l'enculeur d'Amandine s'extraire du conduit. Il arrache la capote. Il tient son engin dans sa main. Il va cracher sur les reins de… Mais non, il bouge… Il est en face de moi… Il avance tout en se branlant… Sans réfléchir j'entrouvre les lèvres… Il pousse son gland et me balance sa purée en jets épais, le premier allant me chatouillez les amygdales.
Cela n'était pas prévu dans mon scénario… Mais dans le prochain surement…
Je n'ai même pas remarqué que mon enculeur s'est retiré et qu'il doit faire la même chose avec ma femme.
---------------------------
Ils sont partis. Je me sens épuisé et manifestement mon épouse aussi. Nous sommes restés sur le lit, maintenant confortablement allongé, chacun dans ses pensées.
—C'était peut-être un peu trop ? Amandine semble me questionner.
—Je dois reconnaitre que même dans mes récits les plus audacieux je n'aurais pas osé un tel enchainement. Les lecteurs m'auraient reproché que c'était improbable. Passer de couple "banal" à cela…
—Je me suis laissée emporter.
—Tu regrettes ? Tu m'as fait la totale en une seule fois. On va faire quoi la prochaine fois ?
—Tu envisages une suite ?
—Oh, je propose une pause et une période de réflexion.
—Tu as raison.
—Juste un mot. Tu te souviens de ce que je disais en dormant et qui est à l'origine de tout cela ?
—Bien sûr.
—Salope, Tu es une sacrée salope !
—Je te vois venir.
—Pour moi c'est plutôt affectueux. Et bien mérité ma chérie.
—Bon d'accord j'assume, mais la faute à qui ?
-------------------------
Une voix. Une voix qui vient de loin. On me secoue. J'ouvre les yeux. Ma femme est en face de moi. Il fait jour. Cela me revient, on est samedi.
—Enfin. Tu as le sommeil profond.
—Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu me réveilles. On est bien samedi.
—Oui, on est samedi. Et alors ? Je voudrais que tu m'expliques pourquoi tu me traites de salope.
—Quoi ?
—Tu rêvais et tu disais, j'ai très bien entendu, "Salope ! Tu es une sacré Salope".
—Ben quoi ? Tu as toi-même reconnu que tu le méritais.
—Moi ? Mais tu es un grand malade.
Merde. Merde. J'ai rêvé. Mais j'ai rêvé quoi ? Dans la chambre d'hôtel ce n'était qu'un rêve ? Amandine n'a pas… Nous n'avons pas…
—En plus tu bandes.
—Moi… Je….
—Tu bandes pour qui ? Pour la salope de ton rêve ou pour moi ?
—Je… Je…
—Je plaisante. La vache tu démarre au quart de tour. Attends je vais te libérer de cette érection. Après je t'expliquerai… J'ai une idée… Pourquoi on parle toujours de mari candauliste et jamais d'épouse candauliste.
—Appelez-moi quand vous voulez. Pour une première fois, c'était vraiment grandiose.
Voilà le plus beau des compliments.
—Tu veux bien rester pendant que je vais à la salle de bain ?
—Bien sur chérie.
—J'ai juste le temps.
—Le temps de quoi ? La chambre est bien louée pour la soirée.
—Oui… Oui… Je te dirai…
La porte de la salle de bain se referme avec un clic sec. Je m'attends à entendre l'eau couler, à ce que Amandine réapparaisse enveloppée dans une serviette, les joues roses, le sourire timide. Il me semble l'entendre parler. Elle parle toute seule maintenant ? Mais cela ne dure pas.
Quand elle revient, une seconde je me demande si je ne rêve pas, si c'est bien elle qui sort de la salle de bain.
Plus de chignon, plus de lunettes, plus de jupe plissée. Devant moi se tient une étrangère, une autre femme. Un soutien-gorge en cuir noir, aux lanières serrées qui compressent ses seins, les faisant déborder, les tétons pointus comme des défis. Un porte-jarretelles, des bas résilles qui moulent ses cuisses, une culotte ficelle qui disparaît entre ses fesses.
—Putain, Amandine… Ma voix est rauque, presque méconnaissable. C'est… quoi, ça ?
Elle tourne sur elle-même, un sourire en coin, les hanches légèrement balancées.
—J'ai puisé dans tes récits, mon chéri. Répond-elle, la voix suave, presque moqueuse. Tu décris souvent des héroïnes comme ça. Alors je me suis dit… Qu'après "la prof." Il fallait changer de registre.
Registre ? Mais dans quel récit a-t-elle été chercher cette femme ? C'est une description que j'utilise assez souvent. J'adore les seins comprimés, mon pécher mignon. Et elle me le montre. Mais je n'ai pas le temps d'aller plus loin dans mes réflexions qu'on entend frapper à la porte.
Amandine ne sursaute même pas.
—Ils sont à l'heure, dit-elle, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
—Attends. Je commence, mais elle a déjà ouvert.
Deux hommes entrent, grands, larges d'épaules, le visage marqué par de la transpiration.
—Amandine, bonsoir. Dit le premier en l'embrassant sur la joue.
—Une petite chose pour toi. Ajoute le second en lui offrant un bouquet de roses qu'elle prend avec un rire cristallin.
— Merci, les garçons, vous êtes trop gentils.
Leurs regards glissent vers moi, amusés, presque moqueurs.
—Alors, c'est lui ? Demande le premier, un sourcil levé. Le fameux mari défaillant ?
— Oh, arrêtez. Elle rit. Il est juste… timide.
—Timide ? Répète le second en éclatant de rire. On dirait plutôt qu'il va faire un malaise.
Deux noirs. Un mari défaillant. Ce n'est pas suffisant pour me faire reconnaitre un récit. J'adore soumettre mes héroïnes à de beaux amants noirs, noirs et bien montés. On y ajoute un mari défaillant pour servir d'excuse à l'épouse en manque… Il faut que j'aie plus d'infos. Pour reconnaitre quelle histoire.
Les deux hommes se déshabillent sans attendre, révélant des corps sculptés, musclés, et surtout… deux dards.
—Putain. Je ne peux me retenir de dire, évaluant la taille des engins.
— Vous voyez, les garçons ? Dit-elle en se collant contre moi. Il est déjà impressionné. Et elle me susurre à l'oreille : Tu as reconnu lequel ?
Je secoue la tête.
—Cela va venir, mon chéri. Mais si tu penses que c'est trop, tu me le diras, n'est-ce pas ? Tu sais comme dans tes récits BDSM, le mot convenu…
Elle se moque de moi, la coquine. Je la trouve bien à l'aise avec ces deux hommes nus. Avec Marc, comparé, c'était de la bagatelle. Avec deux noirs bien montés je n'ai pu que construire des récits torrides et terriblement "sexe", laissant mon imagination dépasser la réalité, du moins pour une épouse normale.
A nouveau cette pensée… Qui en entraine une autre… Et si Amandine avait découvert mes histoires depuis un moment ? Et si de lire ce que mon imagination me faisait écrire lui avait donné des idées…
—Ne t'inquiète pas, CHERI, on ne va pas faire de mal à ta femme. Que du bien… Trop de bien même qu'elle aura du mal à retrouver son quotidien avec toi.
Amandine est déjà coincée entre eux, leurs corps l'encerclant, leurs mains la caressant, la possédant. Le premier homme l'embrasse violemment, sa langue s'enfonçant dans sa bouche, tandis que le second glisse une main sous sa culotte, lui arrachant un gémissement.
Je reste planté là, assis sur le canapé, le corps tendu, le sexe déjà dur, partagé entre la jalousie, l'excitation, et cette putain de fierté de la voir comme ça : libre, désirable, salope, utilisant mes écrits pour se forger un environnement terriblement érotique.
Pendant de longues minutes ils sont devant moi. Les hommes tournent autour d'elle. Pas un centimètre de sa peau que leurs mains n'explorent pas. Et ces baisers fougueux, baveux, qui me dérangent plus que tout. Leur langue est une conquérante dans sa bouche. La salive qui coule lui donne un aspect plus vulgaire. Mais elle n'est pas en reste. Je vois bien une de ses mains qui caresse la queue de celui qui lui fait face, alors que l'autre se charge du "déjà mandrin" qui se frotte à ses fesses.
Et puis celui qui lui fait face la soulève, aidé par son complice. Elle se retrouve accrochée à l'homme ayant, dans un mouvement si naturel qu'il parait mainte fois répété, entouré la taille de l'homme avec ses jambes. Je pensais qu'ils allaient se rapprocher, mais c'est vers le lit qu'ils se dirigent.
L'homme la dépose, telle une plume, sur le sol. Lui et son complice s'assieds côte à côte sur le lit. C'est naturellement qu'Amandine s'agenouille devant eux, deux dieux priape. Je ne la vois plus que de dos, prêtresse, mais je n'ai aucun mal à imaginer ses mouvements. Elle n'a surement pas besoin d'avoir lu dans mes récits pour savoir quoi faire.
Une tête qui se penche me fait imaginer une bouche qui s'ouvre, des lèvres qui se positionnent, une langue qui se promène.
Une main, elle je la vois, s'ait saisi du bâton et le caresse. Même de loin cette main me fournit la mesure de ce qu'elle tient et de ce qu'elle branle. Mais la tête bouge et c'est l'autre main qui s'active.
—Chéri ? Je l'entends m'appeler, alors qu'elle se relève et tourne la tête vers moi. Viens m'aider.
Sa voix est rauque, presque suppliante, mais ses yeux brillent de malice.
J'ai trouvé. J'ai trouvé de qu'elle histoire elle s'inspire. Oh… Tout de même… Je n'aurais pas pensé qu'elle puisse passer d'une rencontre, certes la première, avec un autre homme, une rencontre Candauliste caractérisée, à ce genre de récits.
Non, elle n'oserait pas. Tout de même, peut-elle vraiment imaginer que je puisse…
—Chéri, viens, s'il te plait…
Je m'approche, hésitant, mais l'un des hommes tend une main vers moi, ferme, presque impérieuse.
—Viens, mon gars. Dit-il. Ne fais pas ton effarouchée.
Amandine me sourit, encourageante, et je me retrouve à genoux à côté d'elle, comme un miroir de sa soumission.
Je n'ai jamais sucé un homme. Jamais même imaginé le faire, enfin, même si je l'ai souvent écrit comme j'ai aussi écrit que mon héros puisse se faire sodomiser par un homme. Mais entre mes personnages et moi il y a une nuance…
. Mais là, sous son regard, regard manifestement provocateur et sous celui de ces deux inconnus qui semblent tout maîtriser, je me surprends à obéir. Mes lèvres se referment autour du sexe tendu devant moi, ma langue explore, hésitante d'abord, puis plus sûre. Je lève les yeux vers Amandine. Elle me sourit, et toujours en me fixant elle replonge entres les cuisses d'ébène et enfourne le bâton noir toute en prenant les couilles dans sa main.
Je ne peux pas dire que de sucer cette bite soit ma "Madeleine de Proust" car je n'ai jamais dégusté ce genre de Madeleine, mais, dans mon cerveau la suite de mon récit prend toute sa consistance. Et si je ne me trompe pas…
—Montez sur le lit. Tous les deux… à quatre pattes… Non, toi, dans l'autre sens…
Le "Toi" c'est moi.
C'est bien ce que je pensais. La friponne. Non, la garce. Mieux, la salope. Elle n'a pas choisi un récit qui aurait pu suivre notre première fois. Oh que non, elle a sauté plein d'étape et elle m'entraine dans un jeu que personnellement je n'ai décrit qu'après des histoires plus classiques.
Mais le "Toi" s'exécute et se retrouve parallèle à Amandine mais, on pourrait dire, dans une sorte de 69 sans contact.
Devant moi je vois un des hommes recouvrir sa longue tige d'une capote qui a bien du mal à en protéger une grande partie. J'imagine que celui qui est passé derrière moi, fait de même.
—Va doucement avec mon mari. Notre gode ceinture est bien plus petit. J'ai dû lubrifiant posé sur la petite table du salon.
Qu'elle est gentille de prendre soin de moi.
—Par contre pour elle tu peux y aller franchement. N'est-ce pas Chérie ?
—Merci Chéri.
—Merci à toi aussi Chérie.
L'homme a écouté mon épouse. Je le vois partir dans le salon et en revenir avec un flacon. Je sens aussitôt le liquide froid sur mon anus. Comme je sens le doigt de l'homme dirigé le liquide que manifestement il verse avec générosité. Il faudra que je fasse attention après, je risque de glisser en m'asseyant.
Je fais le malin mais je ne suis pas trop rassuré.
Pourtant c'est avec application qu'un doigt, puis deux me dilatent l'anneau. Encore du lubrifiant.
Pourtant je sens que ce n'est plus des doigts mais le gland du monstre qui pointe à la porte.
Pourtant, je vois nettement que l'autre complice fait de même et je suis aux premières loges pour le voir.
Je sursaute, surpris par le cri d'Amandine. Le cri qui dénonce ce que j'ai vu sans vraiment réaliser, c'est-à-dire que l'homme s'est enfoncé d'une poussée soudaine et puissante.
J'ai peur. Je me crispe, inquiet de subir le même sort. Amandine a raison notre gode n'a rien à voir avec ce qui frappe à ma porte.
—Aie. Il m'a pincé la fesse.
—Voilà, laisse-toi faire.
Je réalise que je me suis ouvert, surpris par le pincement. Je sens qu'il est en moi.
—Oh, Chéri, comme c'est beau. La prochaine fois je filmerai pour que tu puisses le voir. S'il te plait ne bouge pas, laisse-moi regarder. Elle s'adresse à son enculeur.
Me voici le centre du monde.
—Tu le sens ?
—Oui.
—Tu as mal ?
—Non, juste je me demande si…
—Chut, ne pense pas. Concentre-toi. Tu sais, Chéri, je me souviens la première fois que tu m'as prise par derrière. Comme toi j'avais peur. Mais tu as été comme lui, prudent, attentif et lorsque tu as été totalement en moi, je ne l'ai pas cru. Et après… Mon Dieu m'a première jouissance par le cul… Tout va bien ?
—Oui. Je me sens bizarre. Je le sens dans mon ventre. Je ne pourrai pas le prendre tout. Il est trop long. Dit lui d'arrêter.
—Chéri, il est tout en toi depuis un moment.
—Non.
—Mais si. Bienvenu au club chéri.
Son enculeur reprend ses mouvements. Des mouvements amples qui me font découvrir la longue tige, luisante, avec même comme une sorte de mousse avant qu'elle ne disparaisse.
Le mien est plus calme encore. Doucement il sort. Doucement il entre. Doucement il glisse sur un tapis de lubrifiant.
Je vois Amandine bouger. Elle est en déséquilibre, ne tenant que par un bras, son autre bras servant de vecteur a la main qui va caresser son clitoris. C'est beau. Elle gémit. Son enculeur se sent libre de la posséder avec plus de vigueur. J'entends distinctement le claquement des peaux qui se heurtent. Je vois les grosses couilles qui se balancent et viennent battre la fente et la main qui caresse.
Le mien reste en moi, bien à fond. Je suis sûr que si je palpais mon ventre je sentirai son engin me déformer. Mais il s'allonge sur moi, m'enveloppant de son corps. Il est lourd mais je résiste.
Oh. Il a attrapé mon sexe.
—Tu bandes dur mon salaud. C'est de voir ta femme ainsi ou parce que je te remplis le cul. Les deux surement.
Il n'attend pas de réponse. Il me branle et me baise, toujours collé à moi, mais en donnant des coups de reins. Je le sens encore plus.
Il est lourd. Il me domine de toutes les façons, m'enculant, me couvrant comme on couvre une chienne, me branlant, faisant bouger son engin par des coups de reins qui sont loin de la délicatesse du début.
A côté aussi, on a changé de dimensions. J'entends Amandine quasiment crier que c'est bon pour elle et qu'elle jouit alors que son enculeur donne libre court à son envie, presque brutal.
Moi aussi je crache. Je dois polluer le dessus de lit, tant pis. Et puis :
—On crache en même temps, mec. Moi je suis prêt. Et toi ?
—Moi aussi.
De vrais complices. Je n'aurais, par écrit, pas mieux fait.
—Maintenant.
—Ok.
Je vois l'enculeur d'Amandine s'extraire du conduit. Il arrache la capote. Il tient son engin dans sa main. Il va cracher sur les reins de… Mais non, il bouge… Il est en face de moi… Il avance tout en se branlant… Sans réfléchir j'entrouvre les lèvres… Il pousse son gland et me balance sa purée en jets épais, le premier allant me chatouillez les amygdales.
Cela n'était pas prévu dans mon scénario… Mais dans le prochain surement…
Je n'ai même pas remarqué que mon enculeur s'est retiré et qu'il doit faire la même chose avec ma femme.
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Ils sont partis. Je me sens épuisé et manifestement mon épouse aussi. Nous sommes restés sur le lit, maintenant confortablement allongé, chacun dans ses pensées.
—C'était peut-être un peu trop ? Amandine semble me questionner.
—Je dois reconnaitre que même dans mes récits les plus audacieux je n'aurais pas osé un tel enchainement. Les lecteurs m'auraient reproché que c'était improbable. Passer de couple "banal" à cela…
—Je me suis laissée emporter.
—Tu regrettes ? Tu m'as fait la totale en une seule fois. On va faire quoi la prochaine fois ?
—Tu envisages une suite ?
—Oh, je propose une pause et une période de réflexion.
—Tu as raison.
—Juste un mot. Tu te souviens de ce que je disais en dormant et qui est à l'origine de tout cela ?
—Bien sûr.
—Salope, Tu es une sacrée salope !
—Je te vois venir.
—Pour moi c'est plutôt affectueux. Et bien mérité ma chérie.
—Bon d'accord j'assume, mais la faute à qui ?
-------------------------
Une voix. Une voix qui vient de loin. On me secoue. J'ouvre les yeux. Ma femme est en face de moi. Il fait jour. Cela me revient, on est samedi.
—Enfin. Tu as le sommeil profond.
—Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu me réveilles. On est bien samedi.
—Oui, on est samedi. Et alors ? Je voudrais que tu m'expliques pourquoi tu me traites de salope.
—Quoi ?
—Tu rêvais et tu disais, j'ai très bien entendu, "Salope ! Tu es une sacré Salope".
—Ben quoi ? Tu as toi-même reconnu que tu le méritais.
—Moi ? Mais tu es un grand malade.
Merde. Merde. J'ai rêvé. Mais j'ai rêvé quoi ? Dans la chambre d'hôtel ce n'était qu'un rêve ? Amandine n'a pas… Nous n'avons pas…
—En plus tu bandes.
—Moi… Je….
—Tu bandes pour qui ? Pour la salope de ton rêve ou pour moi ?
—Je… Je…
—Je plaisante. La vache tu démarre au quart de tour. Attends je vais te libérer de cette érection. Après je t'expliquerai… J'ai une idée… Pourquoi on parle toujours de mari candauliste et jamais d'épouse candauliste.
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Commentaires ()
Un couple amoureux, complice et de l'érotisme.
J'ai adoré.
Un grand merci pour ce très bon moment de lecture.