Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Secrets de Sara — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Secrets de Sara
Chapitre 8
Mon ami, mon journal,
Je m'excuse de ne t'avoir ouvert qu'à cette heure tardive, et non au réveil comme à mon habitude. Les raisons sont nombreuses et complexes. La journée d'hier fut un tourbillon où le deuil le plus sombre a croisé une lueur inattendue. Après les funérailles, l'émotion était un poids trop lourd. Dans le couloir, comme attirés par une force ancienne et retravaillée, Will et moi nous sommes retrouvés. Les mots, cette fois, ont précédé les gestes et de nouveaux, j'ai cédez à Will dans le couloir. Des aveux ont été faits, trop longtemps étouffés. Et cette passion, toujours là, a pris une nouvelle couleur, plus tendre, plus profonde. J'ai fini la nuit chez lui. Ce matin, le réveil s'est fait dans l'intimité de son lit. Nos corps se sont découverts à nouveau, sans la hâte fiévreuse d'autrefois, mais avec une lenteur exploratrice qui donnait à chaque baiser, à chaque caresse, le goût d'une première fois. C'était différent. C'était vrai.
Je m'excuse de ne t'avoir ouvert qu'à cette heure tardive, et non au réveil comme à mon habitude. Les raisons sont nombreuses et complexes. La journée d'hier fut un tourbillon où le deuil le plus sombre a croisé une lueur inattendue. Après les funérailles, l'émotion était un poids trop lourd. Dans le couloir, comme attirés par une force ancienne et retravaillée, Will et moi nous sommes retrouvés. Les mots, cette fois, ont précédé les gestes et de nouveaux, j'ai cédez à Will dans le couloir. Des aveux ont été faits, trop longtemps étouffés. Et cette passion, toujours là, a pris une nouvelle couleur, plus tendre, plus profonde. J'ai fini la nuit chez lui. Ce matin, le réveil s'est fait dans l'intimité de son lit. Nos corps se sont découverts à nouveau, sans la hâte fiévreuse d'autrefois, mais avec une lenteur exploratrice qui donnait à chaque baiser, à chaque caresse, le goût d'une première fois. C'était différent. C'était vrai.
Quand le plaisir est venu, c'était moins une explosion qu'une vague chaude et continue, nous submergeant ensemble dans un silence paisible. Après, blottis l'un contre l'autre, j'ai murmuré :
— Il faut que j'aille voir Sara. Lui dire. Pour nous. Will a posé un baiser sur mon épaule et a répondu, d'une voix calme :
— C'est bien. Vas-y. Je passerai la voir après toi. On affrontera ça ensemble, proprement.
— C'est bien. Vas-y. Je passerai la voir après toi. On affrontera ça ensemble, proprement.
J'ai sonné chez Sara. Quand elle a ouvert, son sourire était fatigué, mais réel. Il y avait une douceur dans ses yeux que je n'avais pas vue depuis longtemps.
— Entre, ma belle, a-t-elle dit en m'attirant à l'intérieur. Tu as l'air… différente. J'ai essayé de sourire, mais mon cœur battait à tout rompre. La joie de ce qui m'arrivait avec Will se heurtait à la peur de la blesser, de briser cette amitié si précieuse.
— Viens, on va s'installer dans la chambre, regarder la télé, a-t-elle proposé, comme si elle sentait mon besoin de calme. Nous nous sommes allongées côte à côte sur le lit, un film muet défilant à l'écran. Quelques minutes se sont écoulées, ponctuées seulement par le son étouffé de la télévision et nos respirations. Puis, prenant mon courage à deux mains, j'ai tourné la tête vers elle.- Sara… Il faut que je te parle. De Will. Je m'attendais à une tension, à un retrait, peut-être à de la tristesse. Mais son visage s'est illuminé d'un vrai sourire, chaleureux et apaisé.
— Je m'en doutais un peu, a-t-elle murmuré en se tournant vers moi. Et tu sais quoi ? Ça me rend heureuse, Joana. Vraiment. J'en suis restée sans voix. Elle a poursuivi, sa voix douce et convaincue.
— J'ai vu Will changer ces derniers temps. Il m'a parlé, plus d'une fois, de ses regrets. De la façon dont il t'avait traitée, de sa bêtise, de sa fierté qui l'aveuglait. Et aux funérailles… la façon dont il était présent, pour toi. Protecteur. Attentif. C'était plus qu'un geste de politesse. J'ai senti que quelque chose avait basculé en lui. Et qu'il voyait enfin en toi ce que j'ai toujours su : que tu es extraordinaire.
— Viens, on va s'installer dans la chambre, regarder la télé, a-t-elle proposé, comme si elle sentait mon besoin de calme. Nous nous sommes allongées côte à côte sur le lit, un film muet défilant à l'écran. Quelques minutes se sont écoulées, ponctuées seulement par le son étouffé de la télévision et nos respirations. Puis, prenant mon courage à deux mains, j'ai tourné la tête vers elle.- Sara… Il faut que je te parle. De Will. Je m'attendais à une tension, à un retrait, peut-être à de la tristesse. Mais son visage s'est illuminé d'un vrai sourire, chaleureux et apaisé.
— Je m'en doutais un peu, a-t-elle murmuré en se tournant vers moi. Et tu sais quoi ? Ça me rend heureuse, Joana. Vraiment. J'en suis restée sans voix. Elle a poursuivi, sa voix douce et convaincue.
— J'ai vu Will changer ces derniers temps. Il m'a parlé, plus d'une fois, de ses regrets. De la façon dont il t'avait traitée, de sa bêtise, de sa fierté qui l'aveuglait. Et aux funérailles… la façon dont il était présent, pour toi. Protecteur. Attentif. C'était plus qu'un geste de politesse. J'ai senti que quelque chose avait basculé en lui. Et qu'il voyait enfin en toi ce que j'ai toujours su : que tu es extraordinaire.
Des larmes de soulagement me sont montées aux yeux. Ce n'était pas de la résignation dans sa voix, c'était de la sincérité, de la bienveillance pure. Elle a tendu la main et a essuyé doucement ma joue.
— Si c'est ce que vous voulez tous les deux, après tout ce que vous avez traversé… alors c'est une bonne nouvelle. La première bonne nouvelle depuis longtemps. Le poids énorme que je portais s'est envolé. Et à sa place, une gratitude immense pour cette femme qui, au milieu de son propre chagrin, trouvait la force de se réjouir pour mon bonheur. Alors, sans un mot de plus, nos regards se sont accrochés, et dans ce silence habité, nos lèvres se sont trouvées. Ce ne fut pas un baiser de désir ou de conquête, mais quelque chose de plus rare, de plus précieux. Un baiser lent, profond, chargé de tout ce que les mots ne pourraient jamais dire. Il disait la reconnaissance, la tendresse inaltérable, et cette forme d'amour unique qui unit deux êtres après avoir traversé tant d'épreuves, s'être aimées, désirées, parfois blessées, pour finalement se retrouver, apaisées et complices. Quand nos lèvres se sont séparées, nous sommes restées enlacées, blotties l'une contre l'autre dans un cocon de chaleur et de silence. Nos corps épousaient les courbes familières, nos souffles se sont apaisés en une douce respiration commune. Il n'y avait plus rien à dire, plus rien à craindre. Juste la présence réconfortante, l'ancrage solide de celle qui a traversé avec toi les tempêtes et qui reste, simplement, quand la mer se calme. Une amitié aussi, parfois, sait se faire amoureuse, sans jamais rien exiger d'autre que d'être là.
Je suis finalement rentrée chez moi dans les heures qui ont suivi, le cœur léger, heureuse d'avoir pu tout révéler et mettre les choses au clair avec Sara. Je savais que Will devait passer la voir à son tour, et je me réjouissais que les choses se fassent proprement, dans la transparence. Les heures ont filé. Une. Puis deux. L'obscurité s'était installée, et Will n'était toujours pas revenu. Une inquiétude sourde, légère, a commencé à pointer. Je lui avais donné ma confiance, certes, mais nous étions encore fragiles, en construction. Peut-être que la discussion avec Sara avait été plus longue que prévu ? Ou plus difficile ? Sans vraiment réfléchir, j'ai attrapé le double des clés que Sara m'avait confiées il y a longtemps, « au cas où ». Je me suis glissée dans le couloir, jusqu'à sa porte, que j'ai ouverte en retenant mon souffle. L'appartement était plongé dans un silence épais. Pas un bruit de conversation, pas le son étouffé de la télévision. Rien.
Puis, au bout du couloir, une lueur. Celle de la chambre de Sara. J'ai avancé sur la pointe des pieds, le cœur battant plus fort que de raison. Arrivée sur le seuil, la scène m'a clouée sur place. Ils étaient là, Will et Sara. Enlacés sur le lit, dans la pénombre douce de la lampe de chevet. Leurs corps habillés se fondaient l'un dans l'autre, et leurs lèvres étaient scellées dans un baiser d'une tendresse absolue. C'était exactement la même chose que ce que j'avais partagé avec Sara quelques heures plus tôt. Un baiser lent, profond, chargé de reconnaissance, d'amour, de cette chose indicible qui unit deux âmes après avoir traversé tant d'épreuves. Ils ne m'avaient pas entendue. Ils étaient perdus dans leur propre bulle. Soudainement, Will se mit à caresser la joue de Sara et lui demanda :
— Alors c'était comme ça, le baiser avec Joana ? Sara sourit tendrement et répondit :
— Oui, tout aussi tendre, tout aussi intense. Je suis heureuse pour vous deux. Et même si tu étais idiot au début, j'aime le changement que tu as laissé s'opérer chez toi. Je suis sûre que tu sauras prendre soin d'elle au maximum. Je te fais confiance pour ça. Ne lui brise jamais le cœur. Il rit de la même façon insolente que par le passé, mais cette fois dans la plaisanterie, et répondit :
— Oh, mais attends. Ne profite pas que je sois désormais dans sa vie pour ne plus être la Sara qu'elle aime tant. Si j'ai bien compris quelque chose, c'est que tu es un exemple pour elle, que tu es essentielle dans sa vie. Ne l'abandonne pas parce que je suis avec elle. Une partie d'elle te gardera toujours bien au chaud, pour elle. Et moi aussi, d'ailleurs… Je l'ai vu rougir de là où j'étais cachée. Sara aussi a rougi. Une larme a même coulé de son œil. Les temps n'étaient pas faciles pour elle. Et il faut bien le souligner : toutes les histoires qu'elle a créées ces dernières années, même avec moi, ne devaient pas être simples à assumer et je suis que je ne les connais pas toutes. J'espère que Will et moi, nous lui apportons plus de soulagement que de stress.
— Oui, tout aussi tendre, tout aussi intense. Je suis heureuse pour vous deux. Et même si tu étais idiot au début, j'aime le changement que tu as laissé s'opérer chez toi. Je suis sûre que tu sauras prendre soin d'elle au maximum. Je te fais confiance pour ça. Ne lui brise jamais le cœur. Il rit de la même façon insolente que par le passé, mais cette fois dans la plaisanterie, et répondit :
— Oh, mais attends. Ne profite pas que je sois désormais dans sa vie pour ne plus être la Sara qu'elle aime tant. Si j'ai bien compris quelque chose, c'est que tu es un exemple pour elle, que tu es essentielle dans sa vie. Ne l'abandonne pas parce que je suis avec elle. Une partie d'elle te gardera toujours bien au chaud, pour elle. Et moi aussi, d'ailleurs… Je l'ai vu rougir de là où j'étais cachée. Sara aussi a rougi. Une larme a même coulé de son œil. Les temps n'étaient pas faciles pour elle. Et il faut bien le souligner : toutes les histoires qu'elle a créées ces dernières années, même avec moi, ne devaient pas être simples à assumer et je suis que je ne les connais pas toutes. J'espère que Will et moi, nous lui apportons plus de soulagement que de stress.
Pardon, je me perds dans mes pensées. Revenons à ce que nous étions en train d'observer, tous les deux. Leurs lèvres se sont de nouveau rencontrées, passionnément. Et alors que je pensais qu'ils feraient l'amour, ils ont simplement cessé et se sont allongés l'un contre l'autre. Soudainement, Will proposa qu'ils mangent ensemble et qu'il pourrait me téléphoner pour m'inviter aussi, histoire de fêter tous ensemble cette situation entre lui et moi, et le lien entre nous trois. J'ai voulu fuir au plus vite. Puis je me suis dit que je ne devais pas cacher que j'avais tout vu. Tout devait être fait sur une confiance absolue. Et alors que je réfléchissais, mon téléphone se mit à sonner. J'ai souri. Ils ont sursauté. Pour les apaiser, j'ai répondu, mon sourire tendre dans la voix :
— Je me suis inquiétée que cela dure si longtemps et que les choses se passent mal. Du coup, j'ai utilisé la clé que tu m'as donnée pour m'assurer que tout allait bien. Et j'ai découvert les deux personnes les plus importantes pour moi vivant la même tendresse que je vis avec vous deux. Ne m'en voulez pas d'être restée cachée à vous espionner. J'étais tellement heureuse de vous voir comme ça. Personne ne répondit. Personne ne bougea. Sara regarda Will, lui sourit et caressa son visage. Puis elle me regarda et me tendit la main. En quelques secondes, je me suis retrouvée allongée contre eux. Nous n'avons pas fait l'amour, je te vois venir, gros malin. Nous avons simplement profité de ce moment, entre nous, sans prises de tête, sans obligations, sans tristesse. Puis nous avons dîné, sous la mélodie de nos rires, de nos histoires, de nos révélations. Sara nous a raconté toutes ses aventures, ses histoires depuis ces dernières années jusqu'à aujourd'hui. J'ai moi aussi tout dévoilé. Et Will aussi. Et crois-moi, lui aussi aurait un bon livre à écrire. Il a bien réussi à faire tomber Sara dans ses filets après tout, alors pas étonnant qu'il garde les plus fous encore en réserve. Sara m'a aussi raconté que Matilde et elle ont refait l'amour dans la salle de bain depuis le retour de celle-ci et que Matilde lui avait révélé, qu'elle et Andréa l'aimaient toujours. Elle est perdue. Elle les aime aussi, mais elles sont en couple et elle ne veut pas briser cela. Je lui ai conseillé de parler avec Andréa, de tout mettre à plat, et de voir ce qu'il en est avec elles deux. Je crois qu'elle va le faire. Mais surtout, je suis presque sûre qu'Andréa et elle, sans doute, vont remettre le couvercle. Si je sais quoi que ce soit à ce sujet, tu le sais, je te le raconterai sans attendre. Merci d'avoir toujours gardé mes secrets, mes folies, et d'écouter les mots d'une pauvre névrosée perverse comme moi. J'ai trouvé un groupe qui a fait tellement de choses ensemble, vu ce que je découvre. Et j'ai déjà eu des épisodes avec certaines d'entre elles. Peut-être que ça ne restera pas là. Je ne préfère pas m'avancer en affirmant que je ne laisserai rien arriver. Avons-nous un problème ? Comment parvenons-nous à garder nos liens malgré toutes les histoires entre nous, entre eux ? Mais ces personnes sont vraiment incroyables. Derrière tout ça, ils ne tournent jamais le dos. Oh, je suis honteuse. Je dois aussi te parler d'Emma. On passe plein de moments ensemble : boutiques, cinéma, promenades. Elle est incroyablement intéressante et courageuse. Une femme formidable, vraiment. On a tellement eu raison de vouloir passer du temps ensemble et apprendre à nous connaître. Elle se révèle être une amie tellement incroyable.
Il y a deux jours, avant de partir, je l'ai prise dans mes bras à un moment. Fortement. Tendrement. Nous étions assises sur le sommet d'une colline, nous regardions l'horizon et la mer qui se dévoilait sous nos yeux. Et je l'ai enlacée. Son corps a relâché toute cette tension qu'elle porte constamment sur les épaules. Nous sommes restées comme ça longtemps. Puis, à un moment, elle m'a dit :
— J'ai rêvé si souvent de pouvoir rester dans les bras de quelqu'un pendant si longtemps. Juste lâcher mon corps dans les bras de quelqu'un sans peur du monde qui nous entoure. C'était la première fois que j'apportais autant de positif à quelqu'un avec un simple câlin. Je n'ai pas osé lui dire, mais je ferai toujours mon possible pour être là pour elle, et pour avoir toujours un câlin en réserve. Je veux être ce que Sara est pour moi : un réconfort, une amie, un soutien constant et infaillible. Il n'y aura certainement jamais de sexe entre elle et moi, mais pour tout le reste, je n'hésiterai jamais.
P.S: La fille d'Andréa arrive demain. Enfin, nous allons la revoir. Il paraît qu'elle a beaucoup grandi. Il était temps qu'elle retrouve sa famille. Je suis trop pressée de la revoir et de l'entendre parler face à moi. À travers les appels vidéo, c'est super, mais l'avoir en personne, ça va être parfait.
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