Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma voisine de dessous — Chapitre 10 · Les phantasmes de Katia
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma voisine de dessous
Chapitre 10 · Les phantasmes de Katia
Le retour jusqu'à la ville fut rapide.
Perdu dans mes pensées, je n'avais pas senti le temps passer. Même ma conduite s'était faite machinalement.
Et plus les kilomètres défilaient, plus une colère sourde montait en moi.
Perdu dans mes pensées, je n'avais pas senti le temps passer. Même ma conduite s'était faite machinalement.
Et plus les kilomètres défilaient, plus une colère sourde montait en moi.
J'étais en colère contre moi-même. Contre l'homme que j'avais été. Comment avais-je pu être aussi aveugle ? Aussi stupide ?
Alors que la ville se rapprochait, je ne pensais plus qu'à elle.
À cette chambre, à ses mots, à cette manière qu'elle avait eue de me regarder après toutes ces années, comme si une partie de nous était restée bloquée quelque part au fil du temps.
À cette chambre, à ses mots, à cette manière qu'elle avait eue de me regarder après toutes ces années, comme si une partie de nous était restée bloquée quelque part au fil du temps.
Nous étions restés longtemps allongés dans le lit, encore nus sous les draps, bercés par le bruit de la pluie et des vagues. Pour la première fois depuis le début de la soirée, il n'y avait plus ni tension ni désir urgent entre nous. Juste deux personnes qui essayaient enfin de rattraper les années perdues.
Souhila était couchée contre moi, la tête posée sur mon torse. Mes doigts jouaient distraitement dans ses cheveux tandis qu'un silence paisible flottait dans la chambre.
Puis elle finit par souffler doucement :
— Tu m'as fait énormément de mal, Youb.
— Moi ?
— Oui, répondit-elle avec un sourire triste. Tu ne t'en rendais même pas compte à l'époque.
— Moi ?
— Oui, répondit-elle avec un sourire triste. Tu ne t'en rendais même pas compte à l'époque.
Je restai silencieux quelques secondes, puis je finis par lui demander :
— Pourquoi ?
Elle me regarda un instant avant de soupirer.
— Le lendemain du cinéma… j'ai attendu que tu viennes me parler.
Mon cœur se serra immédiatement.
— J'étais persuadée qu'il allait se passer quelque chose entre nous après ça, ajouta-t-elle en esquissant un autre sourire triste.
Je restai silencieux. Parce qu'au fond… moi aussi, à l'époque, j'avais espéré quelque chose.
— Et puis, le lendemain matin, continua-t-elle, je t'ai vu arriver avec elle accrochée à ton bras.
Elle secoua la tête en riant doucement.
— J'avais envie de te frapper.
Un rire nerveux m'échappa malgré moi.
— Je croyais que tu m'évitais…
— Bien sûr que je t'évitais ! répondit-elle immédiatement. J'étais vexée.
— Bien sûr que je t'évitais ! répondit-elle immédiatement. J'étais vexée.
Elle se redressa et s'adossa à la tête de lit.
— Tu étais au début de ta relation avec elle… et moi, je ne savais plus comment me comporter avec toi après ce qui s'était passé.
Je passai une main sur mon visage en soufflant. Je restai quelques secondes sans parler avant de tourner les yeux vers elle.
— Et ton copain à l'époque ?
— Quel copain ? répondit-elle en éclatant de rire.
— Quel copain ? répondit-elle en éclatant de rire.
Je fronçai les sourcils.
— Celui que tu nous avais présenté.
Elle leva les yeux au ciel.
— Idiot !… C'était juste pour te rendre jaloux.
Je restai figé une seconde avant de laisser échapper un rire incrédule. Je secouai la tête, incapable de croire ce que je venais d'entendre.
— Pourtant, j'étais persuadé que tu voulais que ma relation avec elle fonctionne. À chaque dispute, à chaque séparation, tu faisais tout pour nous réconcilier. Tu passais ton temps à essayer de nous rabibocher.
Souhila éclata de rire.
— Et qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre ?
Je la regardai sans comprendre.
— Nous étions amis. Je savais que tu étais amoureux d'elle et je voyais bien que tu étais heureux avec elle. Alors oui, malgré tout, j'essayais de vous aider.
Elle marqua une pause avant de poursuivre avec un sourire teinté de nostalgie.
— Ça ne voulait pas dire que ça ne me faisait pas mal.
Son rire s'éteignit peu à peu et son expression devint soudain plus sérieuse.
— J'étais tombée amoureuse de toi. Et pendant toutes ces années, j'étais là, à côté de toi, à supporter chaque jour de te voir avec elle, en espérant qu'un jour…
Elle s'interrompit et essuya une larme qui venait de couler sur sa joue.
À cet instant précis, je réalisai à quel point j'avais été stupide.
Elle essuya une autre larme avant de relever le visage et de me sourire.
— Et là, je te retrouve après toutes ces années.
Elle souriait toujours, mais nos regards et l'expression de nos visages parlaient à notre place.
Dans ses yeux, je voyais son bonheur de m'avoir retrouvé après toutes ces années. Cette joie sincère de me savoir là, près d'elle, après tout ce temps perdu. Mais derrière ce sourire, il y avait autre chose.
Dans ses yeux, je voyais son bonheur de m'avoir retrouvé après toutes ces années. Cette joie sincère de me savoir là, près d'elle, après tout ce temps perdu. Mais derrière ce sourire, il y avait autre chose.
Une tristesse discrète. Une résignation silencieuse. Comme si elle savait, tout comme moi, que nous nous étions retrouvés trop tard.
Au fond de son regard, je lisais cette vérité que ni elle ni moi n'avions besoin de prononcer. Malgré ces retrouvailles, malgré les sentiments qui semblaient encore vivants entre nous, notre histoire ne verrait jamais réellement le jour.
Elle avait construit sa vie. Elle était mariée. Et même si une partie de nous semblait encore appartenir au passé, nous savions tous les deux qu'il était désormais impossible d'y retourner.
Elle avait construit sa vie. Elle était mariée. Et même si une partie de nous semblait encore appartenir au passé, nous savions tous les deux qu'il était désormais impossible d'y retourner.
Le silence retomba doucement entre nous. Puis son sourire disparut lentement.
— Concernant ton ex… je t'avais pourtant prévenu plusieurs fois.
Je tournai les yeux vers elle. Sa voix s'était faite plus sérieuse.
— Je ne pouvais pas te dire directement qu'elle s'était rapprochée de mon frère… mais j'ai essayé de te le faire comprendre à plusieurs reprises.
Je sentis immédiatement mon ventre se nouer.
Et soudain, plusieurs souvenirs me revinrent. Des phrases étranges. Des sous-entendus. Des regards insistants à certaines périodes.
À l'époque, j'étais trop amoureux. Trop aveugle.
Et soudain, plusieurs souvenirs me revinrent. Des phrases étranges. Des sous-entendus. Des regards insistants à certaines périodes.
À l'époque, j'étais trop amoureux. Trop aveugle.
Souhila baissa légèrement les yeux.
— Après votre rupture… j'ai essayé de te contacter plusieurs fois.
Je restai silencieux. Parce que là aussi… elle disait vrai.
Je me souvenais maintenant de certains appels ignorés. De messages auxquels je n'avais jamais répondu. À cette époque, j'étais détruit. En colère contre tout le monde.
Je me souvenais maintenant de certains appels ignorés. De messages auxquels je n'avais jamais répondu. À cette époque, j'étais détruit. En colère contre tout le monde.
— Mais toi, tu ne voulais plus écouter personne, souffla-t-elle doucement.
Je fermai les yeux quelques secondes. Elle prit ma main et la serra avant de continuer :
— Quand tu as arrêté les cours… je venais souvent dans ta cité.
Je relevai les yeux vers elle.
— J'espérais te croiser. Tu ne répondais pas au téléphone.
Sa voix trembla légèrement.
— En deuxième année, je venais devant les salles où tu étais censé avoir cours juste pour voir si tu allais revenir… mais tu ne venais jamais.
Je restai silencieux, incapable de prononcer le moindre mot, les yeux plongés dans le vide. Je me rendais compte à quel point j'avais été stupide et que beaucoup de choses qui m'étaient arrivées étaient aussi la conséquence de mes propres choix.
Souhila caressa doucement mon bras.
— Ton absence m'a éloignée du groupe aussi.
Je tournai lentement les yeux vers elle.
— Plus rien n'était pareil après ça.
Elle m'expliqua que mon ex-copine, devenue aujourd'hui sa belle-sœur, était restée en contact avec elle, mais que leur relation n'avait plus jamais été la même.
— On est devenues polies entre nous… c'est tout.
Le silence retomba une nouvelle fois. Mais cette fois, il était différent. Plus doux. Comme si nous étions enfin en train d'enterrer quelque chose qui nous avait suivis pendant des années.
Le reste de la soirée se termina dans une ambiance beaucoup plus calme.
Quand nous rejoignîmes finalement le salon, Katia était assise près de Djamel. Elle riait à quelque chose qu'il venait de raconter. Ses joues étaient légèrement rouges, mais elle semblait désormais beaucoup plus détendue qu'à notre arrivée.
Quand nous rejoignîmes finalement le salon, Katia était assise près de Djamel. Elle riait à quelque chose qu'il venait de raconter. Ses joues étaient légèrement rouges, mais elle semblait désormais beaucoup plus détendue qu'à notre arrivée.
En nous voyant revenir, son regard glissa immédiatement sur moi… puis sur Souhila. Pendant une seconde, quelque chose passa dans ses yeux. De la curiosité. Peut-être même une pointe de jalousie. Mais elle sourit aussitôt.
Djamel, lui, semblait parfaitement à l'aise, comme toujours. Il nous servit à boire avant de relancer la conversation naturellement, comme si ce qui venait de se passer n'avait rien d'extraordinaire.
Pourtant, tout avait changé.
Je le sentais dans les regards. Dans les silences. Dans cette proximité nouvelle entre nous quatre.
Mais après ce moment dans la chambre avec Souhila, quelque chose semblait différent chez elle.
Elle était devenue plus silencieuse. Par moments, je surprenais son regard posé sur moi avec une intensité étrange avant qu'elle ne détourne doucement les yeux. Je comprenais que ce qui venait de se passer entre nous avait réveillé bien plus qu'un simple désir ancien.
Pourtant, tout avait changé.
Je le sentais dans les regards. Dans les silences. Dans cette proximité nouvelle entre nous quatre.
Mais après ce moment dans la chambre avec Souhila, quelque chose semblait différent chez elle.
Elle était devenue plus silencieuse. Par moments, je surprenais son regard posé sur moi avec une intensité étrange avant qu'elle ne détourne doucement les yeux. Je comprenais que ce qui venait de se passer entre nous avait réveillé bien plus qu'un simple désir ancien.
Quand nous décidâmes finalement de partir, la pluie tombait encore légèrement dehors.
Katia monta avec Souhila. Je les regardai quitter la villa tandis que je manœuvrais pour sortir. Je fis un signe de la main à Djamel pour lui dire au revoir pendant qu'il restait près du portail à fumer une cigarette.
Katia monta avec Souhila. Je les regardai quitter la villa tandis que je manœuvrais pour sortir. Je fis un signe de la main à Djamel pour lui dire au revoir pendant qu'il restait près du portail à fumer une cigarette.
Pendant tout le trajet, je restai incapable de penser à autre chose qu'à cette chambre. À cette discussion. À tout ce que nous venions enfin de nous avouer après des années de silence.
Plus tard dans la nuit, Katia m'appela dès qu'elle rentra chez elle.
Je m'allongeai sur mon lit, encore incapable de trouver le sommeil, pendant que sa voix résonnait doucement dans le téléphone. Et immédiatement, je compris qu'elle avait adoré cette soirée. Elle riait presque toute seule en me racontant sa journée.
Je m'allongeai sur mon lit, encore incapable de trouver le sommeil, pendant que sa voix résonnait doucement dans le téléphone. Et immédiatement, je compris qu'elle avait adoré cette soirée. Elle riait presque toute seule en me racontant sa journée.
— Djamel est incroyable.
Je souris légèrement malgré moi.
— Ah ouais ?
— Sérieusement… ce mec sait parler. Il te met à l'aise sans forcer quoi que ce soit.
— Sérieusement… ce mec sait parler. Il te met à l'aise sans forcer quoi que ce soit.
Sa voix était pleine d'excitation. Elle me raconta comment il avait pris le temps de discuter avec elle à l'étage, de la rassurer.
— Franchement… c'est un gentleman.
Étrangement, cette phrase provoqua immédiatement une petite pointe de jalousie en moi. Une sensation discrète… mais bien présente. Et le pire, c'est qu'une autre partie de moi était heureuse. Heureuse de lui avoir fait découvrir ça. Heureuse de la voir aussi vivante.
Je restai silencieux quelques secondes avant de lui demander :
Je restai silencieux quelques secondes avant de lui demander :
— Et toi… ça t'a plu ?
Elle éclata doucement de rire.
— T'as vraiment besoin de poser la question ?
Puis sa voix se fit plus basse.
— J'étais terrifiée au début… mais au final… j'ai adoré l'ambiance.
Un silence passa. Puis elle ajouta doucement :
— Mais Souhila me met un peu mal à l'aise.
Je fronçai légèrement les sourcils.
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas… elle est gentille, mais elle a cette étrange façon de fixer les gens.
— Je ne sais pas… elle est gentille, mais elle a cette étrange façon de fixer les gens.
Je ne répondis pas immédiatement, mais Katia changea brutalement de sujet, retrouvant cette énergie provocante que je lui connaissais bien.
— Ah au fait… je ne t'ai pas parlé de la nouvelle stagiaire.
— Quelle stagiaire ? lui demandai-je.
— Celle qu'ils ont ramenée la semaine dernière au bureau.
— Quelle stagiaire ? lui demandai-je.
— Celle qu'ils ont ramenée la semaine dernière au bureau.
Sa voix prit immédiatement ce ton joueur que je reconnaissais parfaitement.
— Madina… « Dina » pour les intimes. Franchement… elle est magnifique.
Je laissai échapper un petit rire.
— Ah bon ?
— Très mince… avec des formes à croquer… Sérieusement, cette fille est canon.
— Très mince… avec des formes à croquer… Sérieusement, cette fille est canon.
Elle me la décrivit avec une voix pleine d'enthousiasme.
Je secouai la tête en souriant. Puis je compris immédiatement où cette discussion allait mener.
Je secouai la tête en souriant. Puis je compris immédiatement où cette discussion allait mener.
Katia avait toujours eu cette curiosité envers les femmes. Au début, je croyais que c'était juste un fantasme lancé pour provoquer. Mais avec le temps, j'avais compris que ce n'était pas uniquement un jeu. Elle était réellement attirée par certaines femmes. Et sa façon de parler de cette stagiaire le confirmait encore.
— Tu veux la draguer ou quoi ? demandai-je en plaisantant.
— À ton avis ? répondit-elle en riant. Je lui ai même raconté que j'avais baisé sur le bureau.
— À ton avis ? répondit-elle en riant. Je lui ai même raconté que j'avais baisé sur le bureau.
Katia me raconta son entreprise pour séduire la nouvelle stagiaire. Apparemment, elle n'avait pas perdu son temps. Elle m'annonça que ce n'était qu'une question de quelques jours avant d'arriver à ses fins.
Le lendemain, nous devions nous retrouver chez moi dans la soirée. Mais dans l'après-midi, Katia m'appela au bureau, complètement agacée.
— Ma mère vient dormir à la maison, m'annonça-t-elle d'une voix fébrile. Elle va rester tout le mois ici.
— Sérieux ?
— Elle dit qu'elle ne veut pas que je reste seule pendant que mon mari est absent, ajouta-t-elle toujours avec cette voix débordante de frustration.
— Sérieux ?
— Elle dit qu'elle ne veut pas que je reste seule pendant que mon mari est absent, ajouta-t-elle toujours avec cette voix débordante de frustration.
Elle voulait vraiment profiter de cette période avant le retour de son mari. Je lui répondis que c'était dommage, mais intérieurement, je ressentis presque un soulagement.
J'aimais Katia, mais pour une fois, je n'avais pas réellement envie de la retrouver. Je l'avais toujours traitée d'obsédée sexuelle… et d'ailleurs, avec le temps, j'étais devenu pareil avec elle : toujours à en vouloir plus.
Mais ce qui s'était passé la veille avec Souhila m'avait changé. Cela m'avait calmé, adouci. Comme si cette envie permanente de chercher quelque chose de nouveau s'était soudain apaisée.
Mais ce qui s'était passé la veille avec Souhila m'avait changé. Cela m'avait calmé, adouci. Comme si cette envie permanente de chercher quelque chose de nouveau s'était soudain apaisée.
— Ce n'est que partie remise, Katia, finis-je par ajouter. On aura d'autres occasions.
Elle raccrocha et je repris mon travail.
Dans la journée, je me connectai également sur Facebook. Je voulais prendre des nouvelles de Nadia, mais elle n'avait répondu à aucun de mes messages.
J'avais alors décidé d'écrire à Sabine. C'était la première fois que j'échangeais avec elle.
Je lui laissai un message et elle me répondit une demi-heure plus tard. Je lui demandai de ses nouvelles, ainsi que de celles de Nadia.
C'est alors qu'elle m'annonça que Nadia avait déménagé de notre cité.
La commune lui avait attribué un local, non pas gratuitement, mais avec un loyer symbolique. Comme son ancien bail de location était arrivé à échéance et que la mairie l'avait contactée durant cette période, elle avait dû déménager dans l'urgence.
Et c'était ainsi que mon aventure avec Nadia prit fin.
J'avais alors décidé d'écrire à Sabine. C'était la première fois que j'échangeais avec elle.
Je lui laissai un message et elle me répondit une demi-heure plus tard. Je lui demandai de ses nouvelles, ainsi que de celles de Nadia.
C'est alors qu'elle m'annonça que Nadia avait déménagé de notre cité.
La commune lui avait attribué un local, non pas gratuitement, mais avec un loyer symbolique. Comme son ancien bail de location était arrivé à échéance et que la mairie l'avait contactée durant cette période, elle avait dû déménager dans l'urgence.
Et c'était ainsi que mon aventure avec Nadia prit fin.
La semaine passa rapidement.
Chaque soir, je me connectais pour discuter avec Katia. Elle continuait à se plaindre de sa mère, qui s'était installée chez elle. Cette présence permanente l'agaçait profondément, d'autant plus qu'elle avait espéré profiter de cette période de liberté.
Chaque soir, je me connectais pour discuter avec Katia. Elle continuait à se plaindre de sa mère, qui s'était installée chez elle. Cette présence permanente l'agaçait profondément, d'autant plus qu'elle avait espéré profiter de cette période de liberté.
Malgré tout, son humeur changeait dès que je l'interrogeais sur sa collègue. Elle prenait toujours plaisir à me raconter les moindres détails : chaque rapprochement, chaque geste, chaque regard échangé.
Elle me confiait ses espoirs, ses doutes et les progrès qu'elle croyait percevoir de jour en jour. Convaincue de pouvoir réaliser ce fantasme qu'elle nourrissait depuis longtemps, elle se montrait plus déterminée que jamais dans son entreprise de séduction. Quant à moi, je continuais à la traiter de folle, ce qui la faisait rire à chaque fois.
Le vendredi matin, je me rendis à la maison de campagne pour y passer le week-end. Là-bas, je retrouvais un peu de calme, loin de la pollution et du bruit de la ville.
J'avais pris l'habitude, chaque fois que j'y allais, de laisser mon téléphone dans un coin et de rester déconnecté du reste du monde.
Le soir, juste avant de me coucher, je jetai un œil à mon téléphone pour vérifier l'heure. C'est alors que je remarquai plusieurs appels manqués de Souhila.
Il était déjà plus de vingt-trois heures et je ne voulais pas la rappeler aussi tard. Je lui envoyai donc un message pour lui expliquer que je n'avais pas mon téléphone avec moi et que j'étais à la campagne.
J'avais pris l'habitude, chaque fois que j'y allais, de laisser mon téléphone dans un coin et de rester déconnecté du reste du monde.
Le soir, juste avant de me coucher, je jetai un œil à mon téléphone pour vérifier l'heure. C'est alors que je remarquai plusieurs appels manqués de Souhila.
Il était déjà plus de vingt-trois heures et je ne voulais pas la rappeler aussi tard. Je lui envoyai donc un message pour lui expliquer que je n'avais pas mon téléphone avec moi et que j'étais à la campagne.
Quelques minutes plus tard, mon téléphone sonna.
— Salut, Youb, dit-elle d'une voix douce au bout du fil.
— Salut, Souhila. Tout va bien ?
— Oui… Je voulais juste prendre de tes nouvelles. Ça fait toute la journée que j'essaie de te joindre.
— Salut, Souhila. Tout va bien ?
— Oui… Je voulais juste prendre de tes nouvelles. Ça fait toute la journée que j'essaie de te joindre.
Je souris malgré moi.
Nous discutâmes quelques minutes de choses simples : son travail, ma semaine, quelques anecdotes sans importance. Pourtant, derrière ses mots, je sentais qu'elle avait autre chose en tête.
Après un court silence, elle finit par me demander :
Nous discutâmes quelques minutes de choses simples : son travail, ma semaine, quelques anecdotes sans importance. Pourtant, derrière ses mots, je sentais qu'elle avait autre chose en tête.
Après un court silence, elle finit par me demander :
— Tu rentres quand ?
— Normalement dimanche matin. Pourquoi ?
— Comme ça…
— Normalement dimanche matin. Pourquoi ?
— Comme ça…
Sa réponse fut trop rapide pour être totalement naturelle. Je percevais dans sa voix une attente, une impatience qu'elle essayait de dissimuler.
Comme si elle avait besoin de me parler, de me voir, ou simplement de sentir que j'étais là.
Comme si elle avait besoin de me parler, de me voir, ou simplement de sentir que j'étais là.
— Tu aurais voulu me voir avant ? demandai-je.
Elle hésita quelques secondes.
— Peut-être.
Je souris à nouveau.
— Dans ce cas, rien ne m'empêche de rentrer demain.
— Demain ?
— Demain ?
Je perçus immédiatement l'enthousiasme dans sa voix.
— Oui. À condition que ça ne pose pas de problème de ton côté.
— Non, appelle-moi quand tu prendras la route, répondit-elle avec un rire nerveux qu'elle ne parvenait pas totalement à cacher.
— Non, appelle-moi quand tu prendras la route, répondit-elle avec un rire nerveux qu'elle ne parvenait pas totalement à cacher.
Nous restâmes encore quelques minutes au téléphone.
Lorsqu'elle raccrocha finalement, je gardai le téléphone dans ma main quelques instants.
Son envie de me voir était évidente, même si elle essayait de la dissimuler derrière des questions anodines.
Pour la première fois depuis mon arrivée à la campagne, l'idée de rentrer plus tôt ne me déplaisait pas.
Lorsqu'elle raccrocha finalement, je gardai le téléphone dans ma main quelques instants.
Son envie de me voir était évidente, même si elle essayait de la dissimuler derrière des questions anodines.
Pour la première fois depuis mon arrivée à la campagne, l'idée de rentrer plus tôt ne me déplaisait pas.
Nous nous retrouvâmes vers midi. Dès que je l'aperçus, son sourire illumina ma journée. Il y avait dans sa façon de se tenir, de repousser une mèche de cheveux derrière son oreille ou de jouer distraitement avec ses doigts quelque chose d'innocent, presque enfantin, qui me touchait profondément. À ses côtés, je retrouvais une légèreté que j'avais oubliée depuis longtemps.
Après avoir déjeuné, nous décidâmes de rejoindre la petite plage rocheuse située derrière la montagne qui dominait toute la ville, afin de profiter de l'après-midi.
Le trajet jusqu'à la mer se déroula dans une ambiance détendue. Au volant de la voiture de mon père, les fenêtres ouvertes, nous nous laissâmes porter par la douceur de l'air et la musique du groupe « Scorpions » qui accompagnaient notre route.
Le trajet jusqu'à la mer se déroula dans une ambiance détendue. Au volant de la voiture de mon père, les fenêtres ouvertes, nous nous laissâmes porter par la douceur de l'air et la musique du groupe « Scorpions » qui accompagnaient notre route.
Souhila se confia davantage que d'habitude. Elle me parla de sa rencontre avec son mari, des difficultés qu'elle avait traversées, mais aussi du soutien qu'il lui avait apporté lorsqu'elle avait créé son entreprise.
Nous parlâmes de tout et de rien, comme deux personnes heureuses de simplement partager un moment ensemble.
Nous parlâmes de tout et de rien, comme deux personnes heureuses de simplement partager un moment ensemble.
Assis sur un rocher, les pieds dans l'eau, nous observions les vagues venir mourir sur la côte. Nous étions au début du mois de mai. Le soleil réchauffait déjà l'air et de nombreux jeunes profitaient des premiers beaux jours pour se baigner et plonger depuis les rochers.
Pourtant, malgré toute cette agitation autour de nous, mon attention revenait sans cesse vers elle.
Par moments, mon regard s'attardait sur ses yeux. D'autres fois, sur son sourire ou sur ses lèvres lorsqu'elle parlait. Je me surprenais à oublier le reste du monde. Chaque silence semblait chargé de quelque chose que ni elle ni moi n'osions exprimer.
Par moments, mon regard s'attardait sur ses yeux. D'autres fois, sur son sourire ou sur ses lèvres lorsqu'elle parlait. Je me surprenais à oublier le reste du monde. Chaque silence semblait chargé de quelque chose que ni elle ni moi n'osions exprimer.
Et lorsque nos regards se croisaient, elle détournait parfois les yeux avec un sourire discret avant de revenir vers moi quelques secondes plus tard.
Je n'avais pas besoin de mots pour comprendre qu'elle ressentait la même chose.
Nos mains se frôlèrent plusieurs fois au cours de l'après-midi. Des contacts brefs, presque anodins, mais qui semblaient prolonger cette complicité silencieuse qui s'était installée entre nous.
À plusieurs reprises, j'eus envie de me rapprocher davantage d'elle, de l'embrasser. Pourtant, la plage était animée et la présence des autres nous rappelait constamment à la réalité.
Je n'avais pas besoin de mots pour comprendre qu'elle ressentait la même chose.
Nos mains se frôlèrent plusieurs fois au cours de l'après-midi. Des contacts brefs, presque anodins, mais qui semblaient prolonger cette complicité silencieuse qui s'était installée entre nous.
À plusieurs reprises, j'eus envie de me rapprocher davantage d'elle, de l'embrasser. Pourtant, la plage était animée et la présence des autres nous rappelait constamment à la réalité.
Lorsque le soleil commença à descendre, nous reprîmes le chemin vers le parking.
Une fois dans la voiture, les portières refermées et le bruit extérieur étouffé, un silence s'installa quelques secondes entre nous.
Je tournai la tête vers elle. Mon regard se posa un instant sur ses lèvres avant de revenir vers ses yeux.
J'étais comme un fou. Je voulais tellement l'embrasser à cet instant.
Je sentis qu'elle en avait également envie. Elle semblait même plus stressée que moi, mais aucun de nous ne fit le premier pas.
Je mis finalement le moteur en marche et nous reprîmes la route.
Une fois dans la voiture, les portières refermées et le bruit extérieur étouffé, un silence s'installa quelques secondes entre nous.
Je tournai la tête vers elle. Mon regard se posa un instant sur ses lèvres avant de revenir vers ses yeux.
J'étais comme un fou. Je voulais tellement l'embrasser à cet instant.
Je sentis qu'elle en avait également envie. Elle semblait même plus stressée que moi, mais aucun de nous ne fit le premier pas.
Je mis finalement le moteur en marche et nous reprîmes la route.
À l'entrée de la ville, trois directions s'offraient à nous. À gauche, la route menait vers le centre-ville, là où se trouvait son bureau. Celle du milieu y conduisait également après un léger détour. Quant à celle de droite, elle menait directement vers mon quartier.
Sans vraiment réfléchir, je pris cette dernière.
Je sentis immédiatement le regard de Souhila se poser sur moi. Je tournai la tête.
Un sourire discret dessinait sur son visage. Elle baissa les yeux, mordillant nerveusement ses lèvres un instant, comme si elle se retenait de rire, avant de me regarder à nouveau.
Aucun de nous ne dit un mot.
Pourtant, dans ce silence soudain, tout semblait avoir été dit.
Le reste du trajet se déroula dans une attente fébrile, chacun perdu dans ses pensées, tandis que la maison se rapprochait lentement.
Je sentis immédiatement le regard de Souhila se poser sur moi. Je tournai la tête.
Un sourire discret dessinait sur son visage. Elle baissa les yeux, mordillant nerveusement ses lèvres un instant, comme si elle se retenait de rire, avant de me regarder à nouveau.
Aucun de nous ne dit un mot.
Pourtant, dans ce silence soudain, tout semblait avoir été dit.
Le reste du trajet se déroula dans une attente fébrile, chacun perdu dans ses pensées, tandis que la maison se rapprochait lentement.
Une fois arrivés à la cité, après avoir pris l'initiative de me diriger vers chez moi, tout me semblait pourtant évident.
Mais lorsque je coupai le moteur, je me retrouvai incapable de prononcer le moindre mot.
Je restai quelques secondes à fixer le volant avant de me tourner vers elle.
Mais lorsque je coupai le moteur, je me retrouvai incapable de prononcer le moindre mot.
Je restai quelques secondes à fixer le volant avant de me tourner vers elle.
— Tu veux monter à la maison ?
La question était presque absurde. Je n'avais pas pris cette route par hasard et elle le savait parfaitement. Je n'allais certainement pas monter seul en la laissant dans la voiture.
— Oui, répondit-elle simplement, avec un grand sourire aux lèvres, tout en hochant la tête à plusieurs reprises.
Nous sortîmes du véhicule et montâmes les escaliers sans vraiment parler. L'impatience qui nous avait accompagnés durant tout le trajet semblait avoir remplacé les mots.
Une fois à l'intérieur, la maison nous enveloppa de son calme habituel. Les volets à moitié fermés filtraient la lumière de la fin d'après-midi, dessinant de longues ombres sur le sol.
Souhila observa les lieux avec curiosité.
Une fois à l'intérieur, la maison nous enveloppa de son calme habituel. Les volets à moitié fermés filtraient la lumière de la fin d'après-midi, dessinant de longues ombres sur le sol.
Souhila observa les lieux avec curiosité.
— Je ne suis jamais venue chez toi, finalement.
Je souris.
— C'est vrai. Pourtant, moi, j'ai passé une bonne partie de mon adolescence chez toi. Entre les révisions et les devoirs, je connaissais presque chaque pièce de votre maison.
Elle laissa échapper un petit rire.
— C'est vrai.
Elle resta debout au milieu du salon, les mains glissées dans les poches arrière de son jean. Ses cheveux attachés en queue-de-cheval dégageaient son visage.
Elle observait la décoration choisie par ma mère, s'attardant sur quelques cadres et objets posés sur les meubles.
Chaque fois que nos regards se croisaient, elle souriait.
Et chaque sourire rendait l'atmosphère un peu plus difficile à ignorer.
Elle observait la décoration choisie par ma mère, s'attardant sur quelques cadres et objets posés sur les meubles.
Chaque fois que nos regards se croisaient, elle souriait.
Et chaque sourire rendait l'atmosphère un peu plus difficile à ignorer.
Je pris finalement mon courage à deux mains et m'avançai vers elle.
Une partie de moi trouvait la situation presque drôle. Quelques jours plus tôt, nous avions partagé une proximité que je n'aurais jamais imaginée après toutes ces années.
Pourtant, à cet instant précis, j'avais l'impression d'être redevenu un adolescent hésitant devant son premier amour.
Une partie de moi trouvait la situation presque drôle. Quelques jours plus tôt, nous avions partagé une proximité que je n'aurais jamais imaginée après toutes ces années.
Pourtant, à cet instant précis, j'avais l'impression d'être redevenu un adolescent hésitant devant son premier amour.
Lorsqu'elle me vit approcher, son expression s'adoucit.
Sans détourner les yeux, elle retira lentement ses mains de ses poches et les passa autour de mon cou. Les miennes vinrent se poser délicatement sur sa taille avant que je ne l'embrasse enfin.
C'était un baiser que j'attendais depuis une semaine.
Lorsque nos lèvres se séparèrent, nous restâmes quelques secondes immobiles, à nous regarder comme si nous voulions nous assurer que tout cela était réel.
Puis elle posa doucement son front contre le mien, ferma les yeux, et un sourire apparut sur ses lèvres.
Sans détourner les yeux, elle retira lentement ses mains de ses poches et les passa autour de mon cou. Les miennes vinrent se poser délicatement sur sa taille avant que je ne l'embrasse enfin.
C'était un baiser que j'attendais depuis une semaine.
Lorsque nos lèvres se séparèrent, nous restâmes quelques secondes immobiles, à nous regarder comme si nous voulions nous assurer que tout cela était réel.
Puis elle posa doucement son front contre le mien, ferma les yeux, et un sourire apparut sur ses lèvres.
— J'avais fini par croire que ce moment n'arriverait jamais.
Sa voix n'était guère plus qu'un murmure.
— Cette semaine m'a rendue folle.
— Une semaine seulement ? lui répondis-je en laissant échapper un petit rire.
— Une semaine seulement ? lui répondis-je en laissant échapper un petit rire.
Elle me donna une petite tape sur l'épaule.
— Ne te moque pas de moi.
Je souris davantage.
— Tu sais, j'ai failli t'embrasser sur ce rocher.
Elle releva aussitôt les yeux vers moi.
— Ah oui ? répondit-elle d'une voix basse. J'aurais aimé que tu le fasses.
Son sourire s'élargit.
— Pourquoi tu ne l'as pas fait dans la voiture, sur le parking ?
— Je voulais tellement le faire, lui avouai-je. Mais j'étais trop stressé.
— Moi aussi, je tremblais. J'avais envie de te sauter dessus, ajouta-t-elle en esquissant un petit rire.
— Je voulais tellement le faire, lui avouai-je. Mais j'étais trop stressé.
— Moi aussi, je tremblais. J'avais envie de te sauter dessus, ajouta-t-elle en esquissant un petit rire.
Nos regards se croisèrent à nouveau.
Cette fois, il n'y avait plus d'hésitation, plus de retenue, plus de faux-semblants. Seulement cette complicité retrouvée qui semblait avoir attendu avant de pouvoir enfin s'exprimer librement.
Je l'embrassai encore, cette fois avec une fougue presque désespérée, comme si je voulais rattraper tout le temps perdu. Souhila me rendait chaque baiser avec la même intensité. Nos bouches se dévoraient, nos langues se cherchaient, et l'air autour de nous semblait déjà plus chaud.
Cette fois, il n'y avait plus d'hésitation, plus de retenue, plus de faux-semblants. Seulement cette complicité retrouvée qui semblait avoir attendu avant de pouvoir enfin s'exprimer librement.
Je l'embrassai encore, cette fois avec une fougue presque désespérée, comme si je voulais rattraper tout le temps perdu. Souhila me rendait chaque baiser avec la même intensité. Nos bouches se dévoraient, nos langues se cherchaient, et l'air autour de nous semblait déjà plus chaud.
Mes mains glissèrent le long de sa taille tandis qu'elle soulevait mon t-shirt. Je levai les bras pour l'aider. Elle me débarrassa du vêtement et le jeta plus loin. Ses lèvres quittèrent les miennes pour descendre sur mon torse, traçant un chemin brûlant de baisers jusqu'à mon abdomen. Puis elle remonta brusquement, reprenant ma bouche avec avidité.
Je déboutonnai sa chemise avec patience, bouton après bouton, découvrant peu à peu sa peau. Quand je la fis passer par-dessus sa tête, je pris un instant pour la contempler. Nos regards se croisèrent, chargés d'émotion. Nous nous sourîmes, presque intimidés par l'intensité de ce que nous ressentions.
Nous nous regardâmes un instant, essoufflés. Puis, comme dans une danse silencieuse, nos mains descendirent en même temps. Elle attrapa ma ceinture, la déboucla avec une lenteur délibérée, tandis que je faisais exactement la même chose avec la sienne. Le bruit du cuir glissant dans les passants résonna dans la chambre. Nos pantalons tombèrent presque en même temps. Nous les enjambâmes sans nous quitter des yeux.
Nous étions maintenant face à face, presque nus, vulnérables et sincères. Je fis glisser les bretelles de son soutien-gorge, elle fit descendre mon boxer. Il n'y avait plus aucune hâte, seulement l'envie de savourer chaque seconde.
Souhila prit mon sexe durci dans sa main chaude et commença à le caresser avec une tendresse infinie, sans jamais quitter mes lèvres. Nos baisers étaient profonds, lents, pleins de souffle et d'émotion. De mes doigts, je tirai délicatement sur son chouchou. Ses longs cheveux roux se libérèrent et tombèrent en cascade sur ses épaules et dans son dos, illuminés par la lumière tamisée de la chambre. Je passai mes doigts dedans, émerveillé.
— Tu es tellement belle… murmurai-je contre sa bouche.
Nous basculâmes sur le canapé avec une douceur infinie. Je me plaçai au-dessus d'elle. Dans son regard brillait une invitation silencieuse, à la fois tendre et brûlante. Elle me voulait maintenant, sans barrière, sans retenue.
Nos corps s'unirent lentement, profondément. Je la pénétrai en la regardant droit dans les yeux, comme si je voulais graver chaque émotion qui traversait son visage. Souhila laissa échapper un long gémissement doux, ses mains caressant mon dos avec amour. Nous bougions ensemble dans un rythme lent et intime.
Nous atteignîmes l'orgasme ensemble, dans un même souffle. Je me déversai en elle avec une intensité presque émouvante, ressentant cette sensation pure et vibrante digne des toutes premières fois.
Nous passâmes le reste de l'après-midi et toute la soirée à nous aimer, encore et encore. Nous explorâmes toutes les positions possibles, portés par une envie insatiable et pourtant pleine de tendresse. Chaque caresse, chaque baiser, chaque mouvement semblait plus profond que le précédent.
Nous passâmes le reste de l'après-midi et toute la soirée à nous aimer, encore et encore. Nous explorâmes toutes les positions possibles, portés par une envie insatiable et pourtant pleine de tendresse. Chaque caresse, chaque baiser, chaque mouvement semblait plus profond que le précédent.
J'avais passé les derniers mois à le faire avec Katia, et aussi avec Nadia avant qu'elle ne disparaisse. C'était intense, sauvage, mais avec le temps, la nouveauté s'estompait et le plaisir devenait plus mécanique.
Avec Souhila, c'était différent. Je retrouvais cette magie brute des débuts, cette sensation particulière que j'avais connue autrefois avec Abla, Asma, et aussi Katia et Nadia. Ce soir-là, le plaisir ne cessait de grandir, comme s'il se nourrissait de notre connexion émotionnelle.
Le moment le plus intense fut quand elle s'installa sur moi, me tournant le dos. Assise à califourchon, elle commença à onduler des hanches avec une grâce naturelle. Ses longs cheveux roux tombaient en vagues magnifiques sur son dos. À chaque mouvement, quelques mèches fines glissaient entre ses fesses rondes et pâles, offrant une vision d'une sensualité bouleversante. Je ne pouvais plus détacher mon regard. Mes mains serraient ses hanches, l'accompagnant dans sa danse, lui donnant tout le plaisir qu'elle méritait.
Nous finîmes par nous arrêter dans la nuit, épuisés et comblés. Nous nous rhabillâmes lentement, échangeant des sourires complices et des caresses légères. Je la reconduisis jusqu'à son bureau pour qu'elle récupère sa voiture. Dans l'habitacle, l'air était encore chargé de notre intimité.
Quand elle monta dans sa voiture, nous nous embrassâmes longuement, passionnément, comme si nous ne voulions pas nous quitter. Peu importait que des gens puissent nous voir. À cet instant, il n'y avait plus qu'elle et moi. Le reste du monde n'existait plus.
Les jours qui suivirent passèrent plus vite que je ne l'aurais cru.
Avec sa mère, Katia restait bloquée chez elle la plupart du temps. Autant dire qu'elle vivait très mal cette situation. Elle m'appelait chaque jour. Quand ce n'était pas au téléphone, c'était par messages sur Facebook. Et la plupart du temps, nos conversations finissaient toujours par tourner autour d'une seule personne.
Dina, la stagiaire.
Son obsession pour elle grandissait davantage chaque jour.
Avec sa mère, Katia restait bloquée chez elle la plupart du temps. Autant dire qu'elle vivait très mal cette situation. Elle m'appelait chaque jour. Quand ce n'était pas au téléphone, c'était par messages sur Facebook. Et la plupart du temps, nos conversations finissaient toujours par tourner autour d'une seule personne.
Dina, la stagiaire.
Son obsession pour elle grandissait davantage chaque jour.
— Tu devrais la voir quand elle rougit, me racontait-elle.
Puis elle éclatait de rire.
— C'est incroyable. Il suffit que je la regarde un peu trop longtemps et elle baisse les yeux.
Chaque jour apportait un nouveau détail. Une discussion dans un bureau, un café partagé, une plaisanterie, un compliment.
Katia me racontait tout avec un enthousiasme presque adolescent.
Katia me racontait tout avec un enthousiasme presque adolescent.
— Aujourd'hui, je lui ai dit qu'elle avait de très beaux yeux tout en lui caressant la joue. Elle est devenue rouge comme une tomate.
Au fil des jours, je sentais son excitation grandir.
Elle me décrivait Dina comme une fille discrète, réservée, incapable de soutenir son regard trop longtemps. Et plus Dina semblait timide, plus Katia paraissait apprécier la situation.
Un soir, elle m'avoua quelque chose qui me surprit.
Elle me décrivait Dina comme une fille discrète, réservée, incapable de soutenir son regard trop longtemps. Et plus Dina semblait timide, plus Katia paraissait apprécier la situation.
Un soir, elle m'avoua quelque chose qui me surprit.
— Tu sais ce que j'aime le plus ?
— Quoi ?
— Quand elle reste immobile.
— Immobile ?
— Oui. Quand je la complimente.
— Quoi ?
— Quand elle reste immobile.
— Immobile ?
— Oui. Quand je la complimente.
Sa voix s'était faite plus douce.
— Je vois qu'elle ne sait plus quoi faire. Elle rougit, elle tremble un peu... et elle me laisse continuer.
Elle resta silencieuse quelques secondes.
— J'ai l'impression d'avoir le contrôle sur elle.
Je compris alors quelque chose que je n'avais jamais vraiment remarqué chez elle. Katia aimait séduire. Pas seulement pour le plaisir d'obtenir quelque chose. Elle aimait voir naître le trouble chez les autres. Voir quelqu'un perdre ses moyens à cause d'elle. Et Dina semblait devenir sa nouvelle obsession.
Pendant ce temps, de mon côté, je continuais à parler avec Souhila. Nos échanges étaient différents. Moins fréquents. Plus calmes. Plus adultes.
Nous n'avions pas besoin de nous écrire dix fois par jour pour rester proches. Parfois, plusieurs jours passaient sans nouvelles. Puis l'un de nous appelait l'autre et la conversation reprenait naturellement, comme si elle n'avait jamais été interrompue.
Nous n'avions pas besoin de nous écrire dix fois par jour pour rester proches. Parfois, plusieurs jours passaient sans nouvelles. Puis l'un de nous appelait l'autre et la conversation reprenait naturellement, comme si elle n'avait jamais été interrompue.
Un soir, alors que Djamel était absent, Souhila m'appela. Nous discutâmes longtemps. Puis, presque naturellement, elle finit par venir chez moi.
Cette fois, il n'y avait plus la nervosité de nos retrouvailles. Plus cette peur de franchir une frontière interdite.
Nos retrouvailles se firent dans la douceur : de longs baisers, des instants passés debout à nous regarder dans les yeux, un petit slow improvisé sur une chanson de « Gary Moore », puis le refuge des draps. Je tombais peu à peu amoureux d'elle.
Cette fois, il n'y avait plus la nervosité de nos retrouvailles. Plus cette peur de franchir une frontière interdite.
Nos retrouvailles se firent dans la douceur : de longs baisers, des instants passés debout à nous regarder dans les yeux, un petit slow improvisé sur une chanson de « Gary Moore », puis le refuge des draps. Je tombais peu à peu amoureux d'elle.
Allongés ensemble dans le silence de l'appartement, la conversation dériva sur Katia. C'est à ce moment-là que Souhila me lança une information qui me surprit complètement.
— Au fait... Djamel est avec Katia ce soir.
Je tournai immédiatement la tête vers elle.
— Comment ça ?
— Ils avaient prévu de se voir.
— Ils avaient prévu de se voir.
Elle haussa simplement les épaules. Pour elle, cela semblait parfaitement banal. Mais moi, je restai silencieux.
Parce que Katia m'avait raconté autre chose. Elle m'avait encore répété dans la journée que sa mère était chez elle.
Étrangement, je ne ressentis pourtant aucune colère. Seulement de l'incompréhension.
Pourquoi mentir ? Si elle avait voulu voir Djamel, elle n'avait aucune raison de me le cacher. Nous n'étions pas un couple. Et pourtant, cette petite omission resta coincée quelque part dans ma tête.
Parce que Katia m'avait raconté autre chose. Elle m'avait encore répété dans la journée que sa mère était chez elle.
Étrangement, je ne ressentis pourtant aucune colère. Seulement de l'incompréhension.
Pourquoi mentir ? Si elle avait voulu voir Djamel, elle n'avait aucune raison de me le cacher. Nous n'étions pas un couple. Et pourtant, cette petite omission resta coincée quelque part dans ma tête.
Le reste de la soirée, nous parlâmes surtout de Katia. De son énergie. De ses folies. De sa manière de vivre chaque expérience à cent à l'heure.
Souhila écoutait attentivement. Puis, à plusieurs reprises, elle me posa des questions étranges.
Souhila écoutait attentivement. Puis, à plusieurs reprises, elle me posa des questions étranges.
— Qu'est-ce que tu aimes chez elle ?
— Beaucoup de choses.
— Comme quoi ?
— Beaucoup de choses.
— Comme quoi ?
Je lui répondis honnêtement. Mon regard sur Katia. Mon attachement à elle. Les émotions qu'elle provoquait chez moi.
Et plus je parlais, plus je remarquais quelque chose : Une pointe de jalousie. Pas envers son mari, mais envers moi. Et sa réaction me procura un sentiment étrange. Presque agréable. Comme si une partie de moi était secrètement heureuse de sentir cette jalousie chez Souhila.
Je me sentais réellement important aux yeux de quelqu'un. Aimé, peut-être. Mais je gardais ma carapace. Parce qu'au fond de moi, une petite voix continuait de me répéter la même chose.
Souhila était mariée. Et quoi qu'il se passe entre nous, elle ne serait jamais vraiment à moi.
Et plus je parlais, plus je remarquais quelque chose : Une pointe de jalousie. Pas envers son mari, mais envers moi. Et sa réaction me procura un sentiment étrange. Presque agréable. Comme si une partie de moi était secrètement heureuse de sentir cette jalousie chez Souhila.
Je me sentais réellement important aux yeux de quelqu'un. Aimé, peut-être. Mais je gardais ma carapace. Parce qu'au fond de moi, une petite voix continuait de me répéter la même chose.
Souhila était mariée. Et quoi qu'il se passe entre nous, elle ne serait jamais vraiment à moi.
Les jours suivants, Katia reprit ses récits quotidiens concernant Dina. Chaque conversation semblait marquer une nouvelle étape. Jusqu'au soir où elle m'écrivit simplement :
— Je l'ai embrassée.
Quelques secondes plus tard, mon téléphone sonna. Je décrochai immédiatement. Sa voix débordait de bonheur. Dina avait fini par céder.Et pendant près d'une heure, Katia me raconta tout avec un enthousiasme impossible à contenir.
Je l'écoutais parler et, à ma grande surprise, je ressentais quelque chose qui ressemblait à de la jalousie. Pas parce que Katia avait rencontré quelqu'un. Mais parce qu'une partie de moi aurait voulu assister à cette évolution. Être là. Voir tout cela de mes propres yeux.
Je l'écoutais parler et, à ma grande surprise, je ressentais quelque chose qui ressemblait à de la jalousie. Pas parce que Katia avait rencontré quelqu'un. Mais parce qu'une partie de moi aurait voulu assister à cette évolution. Être là. Voir tout cela de mes propres yeux.
Les jours suivants, elle continua à me raconter la suite de ses aventures. Dina semblait désormais complètement fascinée par elle. Elles avaient franchi une nouvelle étape et échangeaient désormais des gestes de tendresse, des baisers et des caresses discrètes dès qu'elles en avaient l'occasion.
Et pendant qu'elle parlait avec excitation, une autre pensée continuait à tourner dans ma tête. Son mensonge.
Alors, avant que nous nous quittions ce soir-là, je finis par lui dire calmement :
Et pendant qu'elle parlait avec excitation, une autre pensée continuait à tourner dans ma tête. Son mensonge.
Alors, avant que nous nous quittions ce soir-là, je finis par lui dire calmement :
— Je sais que tu as vu Djamel.
Elle resta un long moment sans répondre. Puis elle m'appela pour s'expliquer.
— Ma mère était repartie et, après le boulot, il est passé me chercher. On est partis ensemble, m'expliqua-t-elle d'une voix fébrile et fragile, comme si je l'avais surprise en train de me tromper.
Ils étaient partis à la villa près de la plage.
Je souris intérieurement. La dernière fois, elle avait insisté pour partir avec Souhila dans la même voiture. Elle ne voulait pas s'afficher à côté d'un homme.
Mais partir avec Djamel ne semblait plus être un problème. Je sentis une colère monter en moi, mais je décidai de rester calme et de garder mon sang-froid.
Je lui répondis qu'elle n'avait pas besoin de mon autorisation pour le faire, que je n'allais jamais l'obliger à venir me voir plutôt qu'à aller voir Djamel.
Et pourtant, je lui avais raconté mes deux rencontres avec Souhila sans lui cacher quoi que ce soit. Elle aurait simplement pu me le dire sans me mentir.
Katia resta muette au téléphone.
Ce soir-là, pour la première fois depuis que je la connaissais, notre au revoir eut un goût amer.
Je souris intérieurement. La dernière fois, elle avait insisté pour partir avec Souhila dans la même voiture. Elle ne voulait pas s'afficher à côté d'un homme.
Mais partir avec Djamel ne semblait plus être un problème. Je sentis une colère monter en moi, mais je décidai de rester calme et de garder mon sang-froid.
Je lui répondis qu'elle n'avait pas besoin de mon autorisation pour le faire, que je n'allais jamais l'obliger à venir me voir plutôt qu'à aller voir Djamel.
Et pourtant, je lui avais raconté mes deux rencontres avec Souhila sans lui cacher quoi que ce soit. Elle aurait simplement pu me le dire sans me mentir.
Katia resta muette au téléphone.
Ce soir-là, pour la première fois depuis que je la connaissais, notre au revoir eut un goût amer.
Le lendemain, je pris la route jusqu'à l'autre côté de la ville pour aller la voir. Elle avait eu l'air triste lorsque nous nous étions quittés au téléphone, et je ne voulais pas qu'elle reste sur cette impression.
Arrivé près de son bureau, je l'appelai immédiatement. Elle répondit après quelques sonneries.
— Bonjour, Juba, répondit-elle d'une voix où perçait encore une certaine tristesse.
— Me feras-tu l'honneur de déjeuner avec moi, madame ?
— Me feras-tu l'honneur de déjeuner avec moi, madame ?
Je voulais lui montrer que, malgré notre malentendu de la veille, je ne restais pas en colère contre elle. Je voulais la voir sourire de nouveau. Et cela fonctionna.
Elle laissa échapper un petit rire avant de répondre :
Elle laissa échapper un petit rire avant de répondre :
— T'es où ?
Sa voix avait déjà retrouvé de l'énergie.
— Je suis sur le parking. Je t'attends.
Nous nous retrouvâmes autour d'une table, à déjeuner et à rire. Nous n'évoquâmes pas les raisons de notre dispute. Sans même avoir besoin de le dire, nous avions tous les deux décidé d'enterrer cette histoire et de ne plus en parler.
Le dernier week-end du mois arriva enfin. Nous partîmes le vendredi matin vers dix heures en direction de la villa en bord de mer. L'air était déjà chaud, presque lourd. Nous profitâmes de la plage quasiment vide pour nous baigner longuement, du calme avant que les estivants n'envahissent les lieux vers quatorze heures.
Vers le milieu de l'après-midi, nous regagnâmes la villa pour profiter de la piscine. Souhila et moi nous baignions tranquillement tandis que Katia et Djamel s'embrassaient sans retenue sur un transat, juste devant nous. Leurs corps pressés l'un contre l'autre, les mains de Djamel caressant ouvertement les fesses de Katia. Cela me frappa au début, mais Souhila m'avait déjà raconté que lors de leurs soirées libertines, ils étaient déjà allés jusqu'à être quatre dans la même pièce.
Peu après, Djamel et Katia disparurent à l'intérieur de la villa, nous laissant seuls dans la piscine. Le soleil tapait fort. L'eau fraîche contrastait avec la chaleur ambiante. Très vite, l'excitation monta entre Souhila et moi. Nos corps se frôlaient, nos baisers devenaient plus insistants. Nous décidâmes d'aller à l'intérieur.
À peine entrés dans le salon, nous nous figeâmes. Les maillots avaient disparu, Djamel et Katia étaient déjà complètement nus sur le grand sofa, assis sur lui, l'embrassant avec avidité, ils s'interrompraient à notre vue.
Souhila me tira par la main, voulant m'emmener dans la chambre, comme pour échapper à la scène.
— Restez ici avec nous, lança Djamel d'une voix calme et assurée.
Katia nous regarda, un sourire détendu et complice aux lèvres. Elle semblait parfaitement à l'aise.
Djamel continua, avec cette facilité qu'il avait pour parler de ces choses comme si c'était la chose la plus naturelle du monde :
Djamel continua, avec cette facilité qu'il avait pour parler de ces choses comme si c'était la chose la plus naturelle du monde :
— On est entre adultes. Profitons de ces moments. On est là pour découvrir du plaisir, sans tabou, sans prise de tête. Juste du plaisir partagé.
Je regardai Souhila. Elle hésita un instant, puis murmura :
— Ça ne me gêne pas… si toi non plus.
Avant même de répondre quoi que ce soit, Djamel se leva et avança vers sa femme et tendit sa main, Souhila ma lâcha la main et avança vers son mari. Il la regarda avec un sourire admiratif.
— Tu es magnifique, mon amour, lui dit-il avant d'ajouter en regardant Katia : Et toi aussi, tu es sublime.
Il glissa une main derrière la nuque de Souhila et l'embrassa profondément. Elle ferma les yeux et se laissa aller à ce baiser. Une douleur vive me traversa la poitrine. Une partie de moi voulait qu'elle le repousse, mais la vérité était là : Souhila n'était pas à moi.
Je restai figé, poings serrés, incapable de détacher mon regard d'eux.
Katia s'approcha alors de moi. Elle posa ses mains sur mon torse et me tira doucement vers le sofa.
Je restai figé, poings serrés, incapable de détacher mon regard d'eux.
Katia s'approcha alors de moi. Elle posa ses mains sur mon torse et me tira doucement vers le sofa.
— Viens… murmura-t-elle.
Je la suivis, mais mon regard restait rivé sur Souhila. Katia le remarqua immédiatement. Au lieu de s'en vexer, elle redoubla d'efforts pour capter mon attention. Elle m'embrassa dans le cou, passa ses mains sur mon ventre, puis glissa ses doigts sous l'élastique de mon maillot. Ses caresses devenaient plus insistantes, plus provocantes. Elle voulait que je me concentre sur elle.
Voir Souhila s'abandonner ainsi au baiser de son mari me rendit fou. Alors je me lâchai. Je pris le visage de Katia entre mes mains et l'embrassai avec ardeur, presque avec rage. Je l'allongeai doucement sur le sofa tout en continuant à l'embrasser. Mais même en pleine action, je ne pouvais m'empêcher de jeter des regards vers Souhila. Et elle aussi, entre deux baisers, me regardait.
Cette jalousie mutuelle semblait nous exciter tous les deux. Plus je m'adonnais à Katia, plus j'avais envie de rendre Souhila jalouse. Je l'embrassai plus fort, plus profondément, explorant son corps avec mes mains. Katia gémissait contre ma bouche, cambrant ses reins contre moi.
Petit à petit, nous finîmes tous les quatre complètement nus sur le grand sofa. Deux couples côte à côte, l'atmosphère électrique.
Katia, essoufflée, me regarda droit dans les yeux avec un sourire coquin.
Katia, essoufflée, me regarda droit dans les yeux avec un sourire coquin.
— Je suis propre de derrière… murmura-t-elle.
Je compris immédiatement ce qu'elle voulait. C'était l'un de ses plus grands fantasmes.
— Tu es sûre ? lui demandai-je à voix basse.
— Djamel est d'accord, répondit-elle sans hésiter. On en a déjà parlé.
— Djamel est d'accord, répondit-elle sans hésiter. On en a déjà parlé.
Je voulus m'assurer que nous parlions bien de la même chose. Je lui posai alors la question sans détour. Elle releva les yeux vers moi, le regard brillant d'excitation, avant de répondre :
— Oui… Je veux que vous me preniez tous les deux. En même temps.
Djamel, qui avait entendu, tourna la tête vers nous avec un sourire complice. Souhila nous observait elle aussi, les joues rouges, à la fois fascinée et troublée.
Même si l'idée m'avait excité depuis longtemps, la réalité me frappait maintenant de plein fouet. Nous étions tous les quatre complètement nus, sans aucun tissu pour nous protéger. L'idée de prendre Katia en même temps qu'un autre homme me stressait soudain plus que je ne l'aurais imaginé.
Katia dut sentir mon hésitation. Elle me regarda avec douceur et désir mêlés. Mon regard passa d'elle à Djamel, qui s'était levé, puis à Souhila qui baissa les yeux quand nos regards se croisèrent.
Djamel revint vers nous, son érection bien visible, et me tendit un préservatif ainsi qu'un tube de lubrifiant.
Même si l'idée m'avait excité depuis longtemps, la réalité me frappait maintenant de plein fouet. Nous étions tous les quatre complètement nus, sans aucun tissu pour nous protéger. L'idée de prendre Katia en même temps qu'un autre homme me stressait soudain plus que je ne l'aurais imaginé.
Katia dut sentir mon hésitation. Elle me regarda avec douceur et désir mêlés. Mon regard passa d'elle à Djamel, qui s'était levé, puis à Souhila qui baissa les yeux quand nos regards se croisèrent.
Djamel revint vers nous, son érection bien visible, et me tendit un préservatif ainsi qu'un tube de lubrifiant.
— Allez Juba, ne sois pas timide. Donnons à cette jolie fille ce qu'elle désire le plus, dit-il avec son assurance habituelle.
Katia se mit à genoux devant moi, attrapa mon sexe dans sa main chaude et me lança avec un sourire coquin :
— Laisse-toi aller, Juba… Je vais donner vie à ton soldat.
Elle enfourna mon membre dans sa bouche, le suçant avec application. Mais malgré ses efforts, je n'arrivais pas à durcir complètement. Mon regard restait fixé sur Souhila. J'avais l'impression étrange de la trahir, comme si ce que je m'apprêtais à faire était une infidélité envers elle.
Soudain, Souhila se leva. Elle s'approcha lentement de son mari, posa ses mains sur son torse et l'embrassa tendrement. Puis, dans le même mouvement, elle vint vers moi. Elle posa sa main sur mon torse, planta son regard perçant dans le mien et me sourit. Son visage s'approcha et elle m'embrassa avec une douceur qui me fit fondre. Ce baiser agit comme un déclic.
Elle me retira le préservatif et le lubrifiant des mains, interrompant Katia d'un geste naturel. Sa main glissa ensuite sur mon sexe, le caressant avec assurance. Le simple fait qu'elle prenne les choses en main me fit durcir rapidement, comme si j'avais inconsciemment attendu son approbation.
Tout en continuant à m'embrasser, Souhila me branlait avec une lenteur experte. Elle déchira l'emballage du préservatif et le déroula délicatement sur mon érection désormais bien ferme. Puis elle regarda Katia avec un sourire complice.
Djamel s'allongea sur le sofa. Katia s'installa aussitôt sur lui et commença à le chevaucher lentement, gémissant déjà de plaisir. Souhila m'enduisit généreusement de lubrifiant, puis me prit la main et me guida vers eux, comme si elle m'invitait personnellement à participer.
La position de Katia, empalée sur Djamel, faisait ressortir son gros derrière. Ses fesses écartées naturellement semblaient m'inviter. Un peu maladroitement, je me positionnai derrière elle. Souhila m'aida une nouvelle fois, guidant mon gland vers l'entrée étroite de Katia.
Quand je commençai à enfoncer le bout, Katia lâcha un sanglot mêlé de douleur et de plaisir.
— Doucement… souffla-t-elle.
Je voulus me retirer, mais elle insista aussitôt :
— Non… ne t'arrête pas Juba.
Je poussai lentement jusqu'au bout. Nous étions maintenant tous les deux enfouis en elle. Katia tremblait violemment entre nous, complètement remplie.
Souhila se pencha à mon oreille et murmura d'une voix chaude :
Souhila se pencha à mon oreille et murmura d'une voix chaude :
— Allez… vas-y. Faites-vous plaisir.
Elle m'embrassa une dernière fois, puis descendit embrasser son mari. Au fond de moi, j'espérais secrètement qu'elle embrasse aussi Katia, mais elle ne le fit pas.
Nous commençâmes à bouger doucement, maladroitement au début. Nos mouvements n'étaient pas synchronisés, mais nous finîmes par trouver un rythme commun. Souhila nous encourageait doucement :
Nous commençâmes à bouger doucement, maladroitement au début. Nos mouvements n'étaient pas synchronisés, mais nous finîmes par trouver un rythme commun. Souhila nous encourageait doucement :
— Allez… plus fort.
Katia gémissait comme une folle, secouée entre nos deux corps. Djamel, parfaitement dans son élément, accélérait le rythme, encouragé par les mots de sa femme. Je les regardais tous les trois, perdu dans cette scène surréaliste. Pourtant, malgré l'intensité du moment, je ne prenais pas autant de plaisir que je l'avais imaginé. J'avais l'impression de suivre le rythme plus que de vraiment le vivre.
Katia finit par exploser dans un orgasme violent, le corps secoué de spasmes, effondrée sur le torse de Djamel. Ce dernier continua encore quelques coups de reins puissants avant de jouir à son tour en grognant.
Quant à moi, je me retirai lentement, les regardant tous les deux effondrés sur le sofa.
Katia, encore essoufflée, m'attrapa par le bras et m'attira vers elle. Elle m'embrassa tendrement et murmura contre mes lèvres :
Katia finit par exploser dans un orgasme violent, le corps secoué de spasmes, effondrée sur le torse de Djamel. Ce dernier continua encore quelques coups de reins puissants avant de jouir à son tour en grognant.
Quant à moi, je me retirai lentement, les regardant tous les deux effondrés sur le sofa.
Katia, encore essoufflée, m'attrapa par le bras et m'attira vers elle. Elle m'embrassa tendrement et murmura contre mes lèvres :
— Merci Juba…
Puis elle embrassa Djamel avec la même affection.
Souhila me regarda longuement et me sourit, un sourire doux et chargé de sous-entendus.
Souhila me regarda longuement et me sourit, un sourire doux et chargé de sous-entendus.
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