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Couverture de Laure : chapitre zér0, par Semyaza
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Laure : chapitre zér0 — Chapitre 8 · Officiel

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Semyaza
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Laure : chapitre zér0

Chapitre 8 · Officiel

OFFICIEL
Août 1994, trois jours plus tard.
— Attends, quoi ?  Tu l'as larguée ?
J'opine tristement. Voir la tête de Mercos en entendant mes propos, ça aurait presque pu me faire rire. Il reprend, complètement halluciné :
— Donc, si je récapitule tout dans l'ordre : tu as réussi à transformer la plus jolie fille du coin en ta meilleure amie, alors que c'était ta pire ennemie. Ensuite, tu l'as laissée tranquillement se trouver un mec avant de réaliser que t'étais à fond sur elle. Après qu'elle t'a présenté son copain, tu as réussi à la séduire, et maintenant que tu sors avec, tu la jettes, parce que tu tiens trop à elle. C'est tellement improbable que j'ai même pas les mots.
— Bin, surtout, hésite pas à fermer ta gueule, alors !
Je dis ça en grommelant, mais sans pouvoir masquer un petit sourire. Dans le fond, je taquine mon pote, et il le sait. On a l'habitude de s'envoyer des petites piques. Il sait parfaitement que je ne cherche pas à l'insulter, et il en rit aussi.
Je lui raconte les détails des derniers événements. Je suis bien content qu'il soit là. Même si on s'envoie des vannes cinglantes, dans le fond, sa présence me console un peu.
Août 1994, le lendemain
Quel été de merde ! Je suis coincé en ville pour subir un boulot nul qui ne m'intéresse pas. La chaleur ambiante m'abrutit. Et je me traîne un cafard pas possible. C'est bien simple ; j'en arrive presque à être impatient de reprendre les cours. Hélas, ce n'est pas pour tout de suite !
Je rumine mes sinistres pensées lorsque ma mère frappe à la porte de ma chambre.
— Richard ? Téléphone pour toi !
Je l'interroge du regard pour savoir qui cherche à me contacter.
— C'est la charmante Sophie.
Je hausse un sourcil, étonné, et descends en direction du téléphone du salon. Je saisis le combiné, un peu tremblant.
— Allo ?
— Ritch' ? C'est moi... je te dérange ?
Sa voix et terne, sans joie. J'essaie de me montrer aimable, comme si rien ne s'était jamais passé.
— Non, non... Pas du tout. Quoi de neuf ?
— Dis, t'as un moment de libre, un de ces jours ?
— Ma foi, oui, réponds- je prudent, sans préciser quand. Pourquoi cette question ?
Avant de lui faire part de mes disponibilités, je cherche à flairer l'embrouille. Je n'ai pas mis un terme à notre semblant de relation pour que l'on continue à se voir en cachette.
— Tu voudrais bien passer chez moi, quand tu peux ? Je voudrais qu'on parle.
J'hésite. Ça sent un peu le traquenard.
— Tu es sûre que c'est une bonne idée ?
Après ce qui sonne comme un reniflement, elle répond d'une petite voix sans joie.
— S'il te plaît. Ce sera pas long. J'ai fait quelques erreurs. Il faut que je corrige. Après ça, tu feras ce que tu veux, mais accepte de m'entendre, s'il te plaît. Et je voudrais que ce soit face à face, pas au téléphone. Tu veux bien ?
Je soupire.
— J'ai jamais rien pu te refuser. Je vais pas commencer maintenant. Je peux passer chez toi demain, mais seulement en fin d'après-midi, si ça te va.
— Parfait ! Merci, Ritch'. A demain, alors.
Je raccroche, perplexe. Je me demande bien ce qu'elle va me sortir. J'espère qu'elle ne va pas se lancer dans un plaidoyer pour qu'on se remette à sortir ensemble en secret. Je n'ai vraiment plus envie de ça.
Août 1994, encore un jour plus tard.
A contrecœur, je sonne à la porte de la maison Delauney. C'est madame qui m'ouvre.
— Oh, Richard ! Bonjour ! Quelle surprise ! Ça fait longtemps qu'on ne t'avait pas vu ! Entre donc. Je vais chercher Sophie.
Elle disparaît en appelant sa fille, pendant que je reste patiemment à attendre dans l'entrée.
C'est une Sophie tout sourire qui apparaît quelques instants plus tard. Elle me saute au cou pour me faire la bise, toute heureuse que j'ai pu me libérer pour venir lui rendre visite. Elle me conduit jusqu'à sa chambre, bien mieux rangée que la mienne. Dès que sa mère a le dos tourné, son attitude change du tout au tout. Son sourire fond en un clin d'œil, et son regard perd toute son euphorie pour ne plus laisser place qu'à une pesante mélancolie.
Elle referme précautionneusement la porte derrière elle. Une fois coupés du monde, elle me fait signe de m'asseoir. Je me pose sur son lit. Elle vient s'installer à côté de moi.
Je ne dis rien. J'attends qu'elle parle en premier. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle m'a convoqué.
Elle finit par briser le silence.
— Ritch'... Je voulais te voir, parce que... J'ai fait une connerie.
Je hausse un sourcil. Je ne réponds rien. J'attends qu'elle développe un peu pour pouvoir comprendre la situation, ce qu'elle fait :
— Voilà, je...Je t'ai menti.
Je croyais que la connerie, c'était de flirter avec un autre mec que le sien, ou à la rigueur de l'avoir choisi lui plutôt que moi, mais « me mentir » ? Je m'attendais pas à quelque chose comme ça.
— A quel sujet ? Demandé-je sans parvenir à masquer ma curiosité.
— Tu te souviens de la fête étudiante, quand on s'est embrassés pour la première fois ?
— Oui... Écoute... Si c'est pour revenir là-dessus, c'est pas la peine, je t'ai dit que...
— Laisse-moi terminer, me coupe-t-elle. Tu te souviens ce que je t'ai dit quand tu m'as demandé pourquoi Lucas était pas là ?
— Plus ou moins, oui. Tu m'as dit qu'il aimait pas les endroits où il y avait trop de monde, ou un truc comme ça. Mais qu'est-ce que ça à voir avec quoi que ce soit ?
Elle se met à rougir, le regard dirigé vers le sol. Visiblement, elle a honte de ce qu'elle s'apprête à dire.
— C'est là que j'ai menti. Ce soir-là, ça faisait déjà quelques jours qu'on n'était plus ensemble.
Heureusement que je suis déjà assis, sinon je crois que je serais tombé sous le choc.
C'est l' « effet Sophie » : au début, on ne comprend pas tout, mais après, on ne comprend plus rien.
— Et tu m'as laissé croire pendant tout ce temps que t'étais toujours avec lui ?
— C'est complètement con, hein ? Admet-elle avec un petit rire nerveux.
— Plutôt oui ! Mais... Tu me connais, à force : j'aime bien essayer de comprendre. On peut tout reprendre à zéro, s'il te plaît ? Commençons depuis le départ : déjà, pourquoi vous vous êtes séparés ?
Elle prend une grande inspiration et se lance :
— Avant de comprendre pourquoi on s'est séparés, il faut comprendre pourquoi on s'est mis ensemble : comme je te l'avais dit, l'été dernier, mes vacances, c'était plutôt... Ennuyeux. Il y avait une ambiance terne, en ville. Toi, tu étais parti. Et lui, il était là. Il y a eu la petite fête que j'ai donnée pour mon anniversaire. Il m'a fait son petit numéro de charme et ça m'a plu. On s'entendait bien, au début, mais au bout d'un moment, je me suis rendue compte de certaines choses : Il me tenait pour acquise. Il a jamais été méchant ou quoi que ce soit, mais dans le fond, c'était toujours à moi de m'adapter à lui. Il a jamais vraiment cherché à me comprendre. J'ai réalisé qu'en fait, j'éprouvais pas grand chose pour lui. Et même de moins en moins le temps passant. A un moment, j'ai compris que ça ne pouvait plus durer, alors je l'ai quitté.
Je hoche la tête en signe de compréhension. Au moins, je comprends le début de l'histoire. Maintenant, on en arrive, je pense, au moment où j'entre en scène. Je n'interviens pas. Je la laisse poursuivre.
— Quand je t'ai revu à la soirée, j'ai pris conscience de quelque chose. Lucas, j'étais sortie avec lui parce qu'il avait été là au bon endroit au bon moment, une fois. Mais toi... Toi ! T'étais là au bon endroit au bon moment tout le temps. Quand je me suis pété le genou, t'es venu me voir, quand mes « amies » superficielles ont pris le large, tu m'as accueillie. Même maintenant, alors que tu aurais très bien pu m'envoyer chier, tu es là.
Je rétorque avec un brin d' amertume :
— Et tu as commencé à flirter avec moi en me laissant croire que tu étais toujours en couple, en guise de remerciement, c'est ça ?
— En guise de test, corrige-t-elle. Oui, c'est complètement con, j'en suis bien consciente, mais... Je voulais... Enfin... Si j'officialisais avec toi, je voulais être sûre. Savoir ce que tu valais. Je voulais pas refaire la même erreur qu'avec Lucas. Je voulais... Quelqu'un qui me corresponde, tu vois ? En te faisant ce plan idiot, je voulais voir comment tu réagirais. Tu as jamais insisté pour demander plus ce que j'étais prête à t'offrir et j'aimais ça. J'étais sur le point de tout t'avouer, mais tu m'as jetée juste avant que j'aie le temps de le faire..
J'encaisse toutes ces révélations comme je peux. Je sais pas trop si je dois être admiratif de son sens de la « stratégie » ou furieux de m'être fait balader comme un idiot. Je lui demande :
— J'ai tout fichu en l'air au dernier moment, c'est ça ? Je commence à avoir l'habitude...
— Non, non, non ! Pas du tout. C'est moi qui ai tout fichu en l'air. C'était un plan ridicule et complètement puéril. J'aurai jamais du faire un truc pareil. Je te demande pardon.
J'accepte bien volontiers. Je ne suis pas du genre à aimer me faire des ennemis, et s'il y a une personne au monde qui est bien placée pour le savoir, c'est elle.
Sa main se pose sur la mienne. Ses yeux se plantent dans les miens. D'une voix assurée, elle demande :
— Ritch'... Si ce petit jeu débile a servi à quelque chose, c'est à m'aider à réaliser ce que j'éprouvais réellement pour toi. Je sais que c'est peut-être trop tard, mais...
J'éclate soudain d'un rire franc qui la laisse interdite. Ce n'est pas un rire moqueur. Il mélange le dépit et le soulagement, toujours avec un soupçon d'amertume. A voir sa tête, elle ne s'attendait clairement pas à une telle réaction de ma part. Après avoir réussi à reprendre mon sérieux, je m'explique :
— On a vraiment l'air d'un chien qui court en rond pour essayer d'attraper sa propre queue, tu trouves pas ? On se court après, mais on arrive à se rater systématiquement. A ce niveau, c'est de l'art.. Si c'était pas aussi pathétique, ce serait presque drôle.
Ses yeux toujours dans les miens, elle déclare avec dans le ton, une gravité que je ne lui ai jamais connue auparavant :
— J'en ai marre de courir. Pas toi ?
Je réponds simplement :
— Si.
Ses yeux verts brillent d'une lueur nouvelle. Nos visages se rapprochent l'un de l'autre, s'inclinent légèrement. J'ajoute :
— Plus de conneries ? Plus de cachotteries ?
— Promis !
Et la promesse est scellée par un long baiser. Notre tout premier baiser officiel, cette fois.
Je passe mes bras autour de sa taille, elle, les siens autour de mon cou. Alors que nos lèvres se soudent, que nos langues se cherchent, je suis enfin en paix. Je peux aimer à loisir la fille de mes rêves sans me cacher... Enfin, presque.
Ça fait presque une demi-heure que nous ne nous sommes pas décrochés un mot, trop occupés à nous entre-dévorer, lorsque quelques coups frappés à la porte de la chambre se font entendre.
Nous sursautons de concert. Nous nous décollons l'un de l'autre pour reprendre en urgence une position de distance respectable quand madame Delauney passe la tête par l'embrasure de la porte.
Elle annonce sur un ton enjoué :
— Dites, les jeunes. Il commence à se faire tard. On va bientôt dîner. Richard, tu veux rester avec nous ?
Avant que j'aie le temps de considérer l'offre, Sophie saute sur l'occasion :
— Oh oui ! Allez, Ritch', dis oui, ce sera sympa, allez !
— Euh, bon... D'accord. Je veux bien. Si je ne dérange pas.
— Parfait, conclut madame Delauney. On mange dans un quart d'heure.
Elle ressort en fermant la porte derrière elle.
Sophie me glisse à l'oreille :
— Toi et moi officiels, d'accord, mais ça t'embête d'attendre un peu pour les parents ? Si t'entres à la maison comme mon pote et que tu en ressors comme mon mec, ça va me mettre mal à l'aise. Mais promis, cette fois, c'est pas un plan foireux, on régularisera ce point juste un peu plus tard, okay ?
— Vos désirs sont des ordres, Princesse adorée de mon cœur.
Nous passons le dernier quart d'heure à reprendre nos embrassades effrénées avant d'aller nous restaurer.
A table, nous ne sommes que trois, monsieur Delauney étant absent pour cause de travail. Assis face à la mère de Sophie, je redouble d'efforts pour apparaître comme le gendre idéal. Je fais en sorte d'avoir une conversation la plus intelligente possible. J'aide à dresser la table, à faire le service, puis à débarrasser, Je suis prêt à tout pour me faire bien voir de ma belle-mère qui ignore encore son statut, ce qui semble amuser mon amoureuse.
Nous passons un long moment à discuter tous les trois après le dîner.
Voyant le temps passer, et la nuit tomber, Sophie lance alors une idée inattendue :
— Dis, m'man ! Il commence à être tard, on va pas laisser Ritch' repartir tout seul dans la nuit. Il pourrait pas rester dormir à la maison ? On pourrait lui prêter la chambre d'amis, et comme ça, on peut encore rester à s'amuser sans se préoccuper de retraverser la ville de nuit. Qu'est-ce que t'en dis ?
Madame Delauney hausse les épaules en m'interrogeant du regard.
Un observateur attentif aurait pu remarquer que j'ai accepté plus rapidement l'invitation à rester dormir que celle à rester dîner.
Une fois notre repas terminé, madame Delauney prend congé, nous laissant livrés à nous-mêmes.
— Bon. Sophie, tu lui montreras sa chambre ? Moi, je vous laisse entre vous. Je vais certainement me coucher tôt, alors tâchez de ne pas faire trop de bruit, d'accord ?
Je la remercie platement pour son accueil. Dès qu'elle a le dos tourné, Sophie oublie complètement de me faire visiter mes quartiers, trop obnubilés à l'idée de retourner dans les siens pour poursuivre nos cours de langue. Je me plonge dans ses bras, en proie à un plaisir non dissimulé. Savoir que je peux enfin l'aimer sans restriction me comble de bonheur.
Nous ne parlons guère plus que précédemment. Le temps, lui, ne s'arrête pas pour autant. On ne doit guère être loin de minuit ou une heure du matin. Pour autant, la fatigue est bien loin de nous prendre.
— Tu m'aimes, Ritch' ? Demande alors Sophie, sans prévenir.
— Qui ça ? Moi ? A peine ! Fais-je sur un ton sarcastique qui cache difficilement la tendresse que je ressens. Sérieusement, Soph', tu as encore des doutes à ce sujet ? Je t'aime à crever.
— Alors montre-le moi !
Je ne peux retenir un petit gloussement un peu idiot.
— Et selon toi, qu'est-ce que je suis en train de faire depuis la fin de l'après-midi ?
Elle se redresse, me fixe plus intensément que jamais.
— Ritch', je suis sérieuse.
Je comprends qu'elle veut marquer l'officialisation de notre relation. Il n'est plus temps de se contenter de petits bisous et de câlins. Elle veut qu'on passe à l'étape supérieure. Ce n'est pas pour me déplaire, loin de là, sauf que... :
— Euh... j'avais pas prévu le coup... J'ai rien pour... Enfin, j'ai pas de protection.
— Je prends la pilule.
Ce n'est pas tant la perspective de lui faire un enfant accidentellement qui me retient, mais l'inquiétude concernant cette maladie incurable qui se répand à travers le monde et qui a déjà emporté tant de gens sans que personne ne puisse rien y faire. A force d'en entendre parler toute la journée aux infos, ça finit par rendre parano. D'un autre côté... C'est Sophie, l'amour de ma vie. Pas une rock star déjantée, camée jusqu'à la moelle. Si je l'aime, je peux au moins lui accorder ma confiance et supposer que même si elle a eu une vie avant moi, elle n'a pas fait n'importe quoi avec n'importe qui.
Je la serre dans mes bras. Je prends une longue inspiration. Et je plonge en elle.
La passion qui nous dévore fait sauter toutes les barrières ou réticences.
Mes mains glissent sous son haut (je le reconnais, c'est le rouge avec les bretelles qu'elle portait lors de la fameuse fête étudiante), et le fais glisser vers le haut. Elle tend les bras pour me faciliter la tâche.
D'un geste désinvolte, je le fais tourner dans ma main avant de le jeter hasardeusement derrière moi.
Tout en couvrant son ventre de petits bisous, je m'attaque ensuite à son pantalon que je déboutonne soigneusement, puis le fais glisser le long de ses magnifiques jambes. Elle se tortille pour me faciliter le travail. Une fois retiré, je le lance à son tour à l'autre bout de la pièce.
C'est elle désormais qui, à son tour, me déleste de mes habits.
Elle ne me laisse que mes sous-vêtements, tout comme je lui ai laissé les siens jusqu'à présent. La déformation dans les miens ne laisse pas place au doute quant au plaisir que je prends à vivre cette situation.
Il est grand temps de m'attaquer à ses derniers remparts. Je m'occupe de dégrafer son joli soutien-gorge blanc, tout simple, sans fioritures. Cette fois, Dieu merci, je n'ai aucune difficulté à effectuer cette simple, mais néanmoins incontournable action.
Ledit soutien-gorge s'envole et finit accroché au dossier d'une chaise à proximité, ce qui nous fait rire.
Je plonge mon visage dans sa jolie poitrine, embrassant tendrement ses deux merveilleux seins. Mais cette fois, contrairement à ma précédente expérience, je ne me contente pas de « m'empiffrer » de son corps. Je suis plus attentif, plus dans le partage, moins égoïste. Je veux autant que possible que ce soit notre moment. Le sien autant que le mien. Je ne sais pas si je m'y prends bien, mais en tout cas, j'essaie.
Pendant que mes mains effleurent ses hanches, ma bouche se déplace vers le bas. J'embrasse son petit ventre plat. Ma partenaire se couvre de chair de poule. Ses soupirs m'encouragent à poursuivre.
Je me concentre alors sur son petit nombril tout rond. Je le bécote, le mordille, le titille, encore et encore. Je ne le lâche plus et y consacre tout mon temps et mon attention. Je pourrais rester dessus pendant des heures et...
— Euh... Ritch' ? Murmure Sophie. Ne va surtout pas croire que je n'apprécie pas ce que tu me fais, mais... Le nombril, ça va un moment. Ça te dirait pas de passer à l'étage inférieur ?
Moi et ma capacité à me perdre dans mes pensées au pire moment ! Je me recentre et accède bien volontiers à la requête de mon amoureuse. Je fais passer mes doigts dans la bordure ornée de dentelle d'une jolie culotte blanche et rose avec des petits motifs de cerises imprimés, prenant soin de déposer un petit bisou bien inutile sur le petit nœud qui en orne le devant. Une fois retirée, hop ! Elle s'envole et va s'écraser quelque part.
Sophie est désormais nue face à moi, dans toute sa splendeur. Son temple le plus secret à portée de main, ou plutôt, à portée de bouche.
Ses mains se posent sur ma nuque, m'attirent vers son intimité.
Je ne me fais pas prier. Je m'abreuve à la source. Goûtant, dégustant, taquinant. Prenant soin de me montrer attentif à ses réactions.
Apparemment, je n'ai pas l'air de me débrouiller si mal. Son corps réagit, est agité de légers soubresauts. Ses soupirs se changent en gémissements qu'elle tente d'étouffer du mieux qu'elle peut.
Alors que je sens qu'elle va finir par se laisser emporter par son plaisir, elle m'interrompt pour me retourner la politesse.
Délicatement, avec tendresse, mais non sans gourmandise, elle se saisit de moi et me retourne le doux traitement que je lui offrais précédemment.
La sensation est merveilleuse, mais je fais un effort pour me contenir un minimum. Cette fois, je ne voudrais pas que tout se termine trop vite, comme ça avait été le cas avec une autre, quelques temps auparavant.
Je profite le plus possible de tout ce bonheur qu'elle m'offre. Mais je veux qu'il dure, alors, je finis par la repousser à mon tour, pour de nouveau me concentrer sur les câlins et les bisous.
Enfin vient le temps de nous livrer à notre union charnelle à proprement parler.
Je me glisse en elle, avec précaution, soucieux de ne pas me montrer brutal.
Cette étreinte n'est pas pour moi : elle est pour nous. Je ne prends, ni ne donne : je partage.
Ce n'est pas du vice ou de la luxure basée sur du ressenti physique, c'est une communion de passion et d'amour.
Ce n'est pas juste bon : ça a du sens. En tout cas, pour moi. Et à voir les réactions de ma belle dont le corps ondule sous moi et la gorge laisse échapper de petits gémissements aigus, elle aussi passe un moment agréable.
La voir heureuse me rend heureux, libérant un trop-plein d'allégresse en elle.
Épuisés, mais satisfaits, nous nous écroulons l'un contre l'autre, hors d'haleine, sans dire un mot.
Après avoir repris son souffle, Sophie roule sur le côté du lit et se pelotonne dans un coin, comme pour éviter tout contact.
— Où tu vas ? Pourquoi tu te caches à l'autre bout du lit ? Je demande intrigué.
— Bah... Pour te laisser un peu d'espace pour être tranquille après qu'on... enfin, tu vois...
— Ah... Bon... Comme tu veux, je soupire, parfaitement incapable de cacher ma déception. Mais tu préfères pas... Euh... qu'on soit tranquilles ensemble en partageant un doux câlin bien mérité ?
— Bin... Si...
— Alors viens, conclus-je en tendant mes bras.
Elle roule à nouveau dans l'autre sens pour venir se blottir contre moi. Je replie mes bras autour d'elle et me serre fort contre elle.
— Tu trouves pas que c'est mieux comme ça ?
— Euh, si... Carrément... Mais...Disons que j'ai pas l'habitude... Quelqu'un d'autre préférait que je lui foute la paix après l'amour... Alors, j'ai pris l'habitude...
Je lève les yeux au ciel, exaspéré.
— Eh bin moi, j'ai pas les même règles, et je veux avoir la fille que j'aime contre moi. Si ça te va, bien sûr...
Elle sourit
— Ça me va parfaitement.
Nous restons collés l'un à l'autre jusqu'à ce que le sommeil nous prenne.
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Photo de profil de Monplaisir71
Monplaisir71
2 juin 2026 à 17:04
Eh bien ! Le chemin de l'amour partagé et mutuellement déclaré aura été long et c'est presque miracle qu'aucun des deux n'ait fait définitivement fausse route. On est heureux pour eux .. . mais avec une pointe d'inquiétude sur de possibles complications.
On voudrait que tous les ados du monde (et rétrospectivement moi le premier) puissent vivre d'aussi belles premières amours.
Soyez respectueux
Répondre
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Semyaza
8 avril 2026 à 21:02
Ah, ma foi, qu'est-ce tu veux... Ca bande, ça débande........
Soyez respectueux
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Iznogood
8 avril 2026 à 19:54
Je vois plus un « Courage, fuyons !"
Après l’engueulade, la débandade en somme 😇
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Semyaza
6 avril 2026 à 19:43
Ma foi, il n'est pas impossible que l'enthousiasme retombe quelque peu.......

— ah bah ça alors, elle est raide celle-là !😤
— non, madame, c’est pas ce que vous croyez…😳
— ah bah non c’est pas ce que je crois, c’est ce que je vois 🫣

- Bah, attends, ma salope ! Maintenant, tu l'as vue, tu vas la sentir !! :D
Changement de ton radical :D !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Semyaza
Semyaza
6 avril 2026 à 19:10
Ma foi, il n'est pas impossible que l'enthousiasme retombe quelque peu.......
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Iznogood
Iznogood
6 avril 2026 à 18:59
"Un trop-plein d’allégresse"… c’est si joliment dit :-) 😇

Je me demande si "maman" qui doit se lever tôt le lendemain, fera preuve de la même allégresse ? 🫢
Du genre :
— Rooohhhh, Sophie, encore un ? Mais tu es insatiable, ma fille ! ❤️💦
(Comme ta mère 😂)
Modifié 6 avril 2026 à 19:05
Soyez respectueux
Répondre

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