les frissons de Sophie
Chapitre 1
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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les frissons de Sophie — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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auguste.grm
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les frissons de Sophie

Chapitre 1

La nuit venait juste de tomber sur le parc, ce genre de soir d'automne où l'air sent encore un peu l'herbe chaude de la journée mais déjà la terre humide. Sophie marchait lentement sur l'allée principale, les talons de ses bottines claquant doucement contre les dalles irrégulières. Entre ses doigts, la cigarette rougeoyait par intermittence, projetant de minuscules étincelles orangées chaque fois qu'elle tirait dessus.
Elle n'avait pas prévu de venir ici ce soir. Elle voulait juste fumer tranquille, loin du bruit de la ville et des regards insistants des terrasses. Mais maintenant qu'elle était là, l'ambiance changeait quelque chose en elle.
Une heure plus tôt, dans les toilettes du café en face du parc, elle avait entendu deux filles parler. Elles étaient dans la cabine d'à côté, portes ouvertes, voix basses mais pas assez pour qu'on n'entende pas.
« Sérieux, évite le parc après 22 h, y a toujours des mecs chelous qui traînent près du petit bois. — Ouais mais des fois c'est pas si chelou que ça… — T'as déjà ? — … Disons que j'ai pas dit non. Une fois. Deux fois. Ça dépend de l'humeur. »
Elles avaient ri, un rire nerveux, un peu excité, un peu honteux. Sophie était restée figée devant le lavabo, le robinet ouvert pour faire semblant, le cœur qui cognait un peu trop fort. Elle n'avait rien dit, était sortie sans se retourner, mais les mots étaient restés collés à l'intérieur de sa tête comme de la fumée qu'on n'arrive pas à expulser complètement.
Et maintenant elle était là.
Elle tira une longue bouffée, laissa la fumée s'enrouler lentement autour d'elle avant de la souffler vers le haut. Le parc était presque désert. Quelques joggeurs au loin avec leurs lampes frontales, un chien qui aboyait quelque part derrière les arbres, le bruit discret des feuilles qui craquaient sous des pas invisibles.
Elle savait qu'elle aurait dû rentrer. Rentrer, fermer la porte à clé, mettre de la musique forte, se faire un thé, oublier.
Mais ses pieds continuaient d'avancer, presque malgré elle, vers la partie du parc où l'éclairage public s'arrêtait net. Là où les lampadaires laissaient place à des zones d'ombre plus denses, là où les buissons formaient des couloirs naturels, là où on pouvait disparaître en trois pas si on le voulait vraiment.
Son pouls s'accélérait, pas seulement de peur. Il y avait autre chose. Une chaleur diffuse qui montait du ventre, qui descendait le long des cuisses, qui rendait sa respiration un peu plus courte. Elle détestait et adorait ça en même temps. Cette sensation d'être à la lisière de quelque chose qu'elle ne contrôlait pas.
Elle s'arrêta près du vieux banc en bois vermoulu, celui sur lequel personne ne s'asseyait jamais parce qu'il était à moitié cassé. Elle écrasa sa cigarette sous la pointe de sa botte, lentement, en prenant le temps de sentir le papier céder et la braise s'éteindre.
Un bruit.
Pas très loin. Des pas ? Une branche qui casse ? Ou juste le vent ?
Elle ne se retourna pas tout de suite.
Elle resta là, immobile, le dos droit, les mains dans les poches de son manteau entrouvert. Elle sentait son souffle trembler un peu, sentait aussi ses tétons durcir sous le tissu fin de son haut malgré le froid qui s'installait.
Et puis elle murmura, presque pour elle-même, d'une voix qu'elle ne reconnut pas tout à fait :
« Viens. »
Le mot flotta dans l'air noir comme une provocation, comme une invitation, comme une prière qu'elle n'osait pas s'avouer.
Elle ne savait pas si quelqu'un l'avait entendue.
Elle ne savait même pas si elle voulait vraiment qu'on l'ait entendue.
Mais son corps, lui, le savait.
Et il attendait.
Sophie sentit d'abord le changement dans l'air : un léger déplacement, comme si l'obscurité elle-même s'était épaissie derrière elle. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour savoir. Les pas. Trois rythmes différents, mais synchrones maintenant, plus proches qu'ils ne l'étaient il y a trente secondes. Ils avaient fait demi-tour. Ils la suivaient.
Elle ralentit imperceptiblement, juste assez pour confirmer. Le craquement des feuilles sous leurs semelles devint plus net. Pas pressés. Pas discrets non plus. Délibérés.
Son pouls cognait dans ses tempes, dans sa gorge, jusque dans le bout de ses doigts. Elle sortit son paquet de cigarettes de sa poche, en sortit une avec des gestes qui se voulaient calmes, mais qu'un léger tremblement trahissait. Elle porta la cigarette à ses lèvres, gratta l'allumette. La petite flamme éclaira une seconde son visage – joues rosies par le froid et autre chose, pupilles dilatées – puis elle souffla la fumée en un long filet blanc qui se dissipa lentement dans le noir.
Elle bifurqua à gauche, quitta l'allée principale éclairée par les derniers lampadaires faiblards, entra dans le sentier étroit bordé de buissons hauts et de jeunes arbres. Là, la lumière mourait vraiment. Seuls restaient les reflets lointains de la ville sur les feuilles humides et la braise intermittente de sa cigarette.
Elle marcha encore une dizaine de mètres, puis s'arrêta. Net.
Dos au chemin. Face à un mur végétal sombre. Elle ne bougea plus.
Derrière elle, les pas ralentirent… puis s'arrêtèrent aussi.
Silence. Juste le souffle de quatre respirations qui se cherchaient dans l'obscurité.
Aucun mot. Pas un « salut », pas un « t'es toute seule ? », rien. Comme si la parole aurait brisé la règle tacite qu'ils venaient tous d'accepter sans se la dire.
Elle tira une dernière fois sur sa cigarette, longuement, jusqu'à ce que le filtre chauffe ses lèvres. Puis elle la laissa tomber, l'écrasa du bout de sa botte sans regarder. Le geste était lent, presque rituel.
Elle sentit le premier s'approcher. Pas par le bruit – ils étaient devenus très silencieux maintenant – mais par la chaleur soudaine dans son dos. Une main se posa sur sa hanche, ferme, sans hésitation. Pas une caresse. Une prise. L'autre main glissa sur son ventre, remonta jusqu'à la naissance de ses seins, s'arrêta là, attendant.
Elle ne bougea pas pour se dégager. Au contraire, elle cambra légèrement le dos, juste assez pour que ses fesses viennent effleurer le tissu du pantalon derrière elle. Elle sentit la raideur immédiate contre elle. Un grognement bas, presque inaudible.
Le deuxième s'approcha sur sa gauche. Il attrapa son poignet, le ramena doucement mais sans discussion dans son dos, le maintint là. Le troisième fit de même avec l'autre bras. Elle se retrouva les mains croisées dans le bas du dos, tenue par deux d'entre eux, offerte. 
Le premier – celui qui était derrière – releva lentement son manteau, puis sa jupe. L'air froid mordit la peau de ses cuisses, remonta jusqu'à la dentelle fine. Il ne prit pas le temps de la caresser longtemps. Ses doigts écartèrent le tissu sur le côté, trouvèrent la chaleur humide sans surprise. Il grogna encore, plus fort cette fois. Elle sentit qu'il se défaisait déjà, le bruit métallique de la braguette, le frottement du tissu.
Il entra en elle d'un coup, sans préambule, sans douceur, profond. Brut. Elle laissa échapper un son – mi- soupir, mi- plainte – qu'elle ne chercha pas à retenir. Ses genoux fléchirent un instant, mais les deux autres la tenaient fermement. Ils ne la laissaient pas tomber. Ils ne la laissaient pas fuir non plus.
Il bougea vite. Des va-et-vient courts, durs, presque mécaniques. Chaque coup la faisait avancer d'un demi-pas, et à chaque fois les mains dans son dos la ramenaient en arrière, la maintenant exactement là où ils voulaient.
Elle ferma les yeux. La peur n'avait pas disparu, elle s'était seulement fondue dans autre chose de plus violent, de plus liquide. Son corps répondait malgré elle, ou peut-être à cause d'elle. Ses hanches commencèrent à accompagner le mouvement, à le chercher. Un premier spasme la traversa, rapide, presque douloureux.
Le deuxième lâcha son poignet, glissa sa main sous son haut, trouva un sein, le serra fort. Le troisième fit pareil de l'autre côté. Leurs doigts pinçaient, tournaient, tiraient. Elle haletait maintenant, bouche ouverte, sans plus aucune retenue.
Le premier accéléra encore. Elle sentit qu'il approchait, le sentit gonfler en elle, puis il se retira d'un coup sec. Chaud sur ses fesses, sur le bas de son dos. Il grogna une dernière fois, long et rauque.
Presque immédiatement, le deuxième prit sa place. Même absence de mots. Même entrée brutale. Même rythme implacable. Elle était déjà trempée, ouverte, prête. Il dura moins longtemps. Quand il se retira, elle sentit le liquide couler le long de sa cuisse.
Le troisième fut le plus lent. Il la fit pivoter d'abord, dos contre un tronc d'arbre. Il releva une de ses jambes, la coinça contre sa hanche. Il entra plus doucement, presque centimètre par centimètre, comme s'il voulait qu'elle sente chaque détail. Elle planta ses ongles dans l'écorce derrière elle. Il la regardait – elle le devinait plus qu'elle ne le voyait – et quand elle ouvrit les yeux, elle croisa les siens dans le noir. Il accéléra enfin, la fit jouir presque malgré elle, un orgasme violent qui la fit trembler de la tête aux pieds.
Il finit en elle, profondément, sans se retirer tout de suite.
Puis plus rien.
Ils la lâchèrent doucement. Remirent ses vêtements en place avec des gestes mécaniques, presque polis. Elle resta là, adossée à l'arbre, jambes tremblantes, souffle court, le corps encore traversé de soubresauts.
Ils s'éloignèrent sans un mot. Les pas s'estompèrent. Le silence revint, troué seulement par sa propre respiration.
Elle attendit longtemps avant de bouger.
Puis elle ramassa son paquet de cigarettes tombé par terre, en alluma une nouvelle d'une main qui ne tremblait presque plus.
Elle souffla la fumée vers le ciel noir.
Et elle rentra chez elle, lentement, les cuisses collantes, le goût du danger encore sur la langue.
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Photo de profil de océane.25
océane.25
8 juin 2026 à 17:55
Un suspense qui excite formidablement et laisse des traces dans le fond de ma petite culotte, j'ai adoré. Bises
Soyez respectueux
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