Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sophie Lefol : une dualité atypique assumée — Chapitre 7 · Chapitre 7 – le local technique
Auteur
Sophie Lefol : une dualité atypique assumée
Chapitre 7 · Chapitre 7 – le local technique
Sophie n’avait pas accéléré le pas.
Elle avait simplement continué à marcher dans le couloir, le son régulier de ses bottines résonnant contre les murs peints en blanc cassé. Derrière elle, elle n’entendait rien. Pas de pas précipités. Pas de murmures. Juste le silence un peu trop dense de l’étage.
Elle poussa la porte du local technique du fond.
L’odeur familière de poussière chaude, de métal et de produits d’entretien l’accueillit. Une seule ampoule nue éclairait l’espace étroit : étagères chargées de cartons, un vieux tableau électrique, deux chaises pliantes appuyées contre le mur, et au fond une table métallique encore tachée de traces de graisse.
Elle n’alluma pas l’interrupteur principal.
Elle resta debout, dos à la porte, et attendit.
Moins d’une minute plus tard, la poignée tourna.
Le plus grand entra en premier. Il ferma la porte derrière lui sans la verrouiller, mais la bloqua d’une main un instant, comme pour s’assurer que personne ne les suivrait immédiatement. Les deux autres passèrent ensuite. L’Arabe de dix-huit ans fut le dernier. Il avait les joues légèrement colorées.
Personne ne parla tout de suite.
Sophie se tourna enfin.
Sa chemise blanche était toujours ouverte d’un bouton de trop. Sa jupe crayon soulignait la rondeur de ses hanches. Elle croisa les bras sous sa poitrine, ce qui releva encore un peu le décolleté.
— Vous avez deux minutes, répéta-t-elle d’une voix calme. Pas une de plus.
Le plus grand s’avança d’un pas.
Il était plus grand qu’elle d’une bonne tête. Son t-shirt noir collait à ses pectoraux. Il ne souriait plus. Son regard était direct, presque sérieux.
— On n’a pas besoin de beaucoup de temps, Madame Lefol.
Sophie ne répondit pas.
Elle le laissa s’approcher. Quand il fut assez près pour qu’elle sente la chaleur de son corps, elle leva simplement le menton.
Le second Noir se plaça sur le côté, observant. Le plus jeune restait un peu en retrait, mais ses yeux ne quittaient pas les jambes de Sophie, puis sa bouche.
Le grand leva une main.
Lentement. Comme s’il demandait encore une permission silencieuse. Ses doigts effleurèrent d’abord le bord de la chemise, juste au-dessus de la ceinture de la jupe. Sophie ne bougea pas. Elle le regarda seulement dans les yeux.
Alors il glissa la main plus bas.
Il prit une de ses fesses à pleine paume, à travers le tissu fin de la jupe, et la serra. Fort. Assez fort pour que Sophie ouvre légèrement la bouche.
Un souffle lui échappa.
— Putain… murmura-t-il.
Le second s’approcha à son tour. Il se plaça derrière elle. Sophie sentit son torse contre son dos, puis ses mains qui vinrent se poser sur ses hanches. Il la tira doucement en arrière, la collant contre lui. Elle sentit nettement la dureté qui grossissait déjà contre le bas de son dos.
Le plus jeune resta encore immobile une seconde, puis il s’avança enfin. Il se pencha et, sans demander, posa ses lèvres sur le côté du cou de Sophie, juste sous l’oreille. Elle frissonna.
Trois paires de mains maintenant.
Trois corps jeunes, chauds, impatients.
Sophie ferma les yeux une seconde.
Quand elle les rouvrit, son visage avait changé. Le masque professionnel s’était fissuré. Il restait encore de la retenue, mais derrière les paupières, quelque chose de beaucoup plus sombre et affamé était apparu.
Elle porta une main en arrière et attrapa la nuque du grand.
Elle l’attira vers sa bouche.
Le baiser fut immédiat, profond, presque violent. Il la goûta comme s’il attendait ça depuis les signatures des contrats. Derrière elle, le second avait commencé à faire glisser doucement la jupe vers le haut, centimètre par centimètre. L’Arabe, lui, avait glissé une main à l’intérieur de la chemise ouverte et trouvait enfin la dentelle du soutien-gorge.
Sophie gémit dans la bouche du plus grand.
Puis elle se détacha juste assez pour parler, la voix déjà un peu rauque :
— Verrouillez la porte.
Le plus jeune obéit immédiatement.
Le clic du verrou résonna dans le local technique comme le début de quelque chose qui ne pourrait plus être arrêté.
Sophie regarda les trois jeunes hommes l’un après l’autre.
Ses joues étaient rosies. Sa poitrine se soulevait plus vite.
— Maintenant… dit-elle en desserrant elle-même le premier bouton de sa chemise.
— Montrez-moi à quoi vous servez vraiment pendant l’été.
— Montrez-moi à quoi vous servez vraiment pendant l’été.
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