Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La fenêtre d'en face — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La fenêtre d'en face
Chapitre 2
Les questions tourbillonnaient dans sa tête tandis qu'elle feuilletait distraitement un magazine sur son ordinateur. Elle sourit en pensant que si elle tapait voisin dans la barre de recherche, elle ne trouverait rien.
L'après-midi, elle décida de sortir. Elle avait besoin de prendre l'air, de penser à autre chose. En passant devant la demeure d'en face, elle risqua un regard vers le premier étage. Les fenêtres étaient fermées. Impossible de savoir s'il était chez lui.
Au supermarché du coin, elle acheta des provisions et profita pour demander au caissier, un homme d'une cinquantaine d'années qui semblait bien connaître les habitants du quartier :
— Dites-moi, vous connaissez la maison juste en face de chez moi ? Avec les grandes fenêtres au premier étage ?
L'homme sourit :
— Ah oui, la belle demeure. Mais ça fait plusieurs années qu'elle est vide, je crois qu'elle a été rachetée par un jeune homme il y a quelques mois. Je l'ai vu une ou deux fois, discret et poli quand on le salue.
— Il s'appelle comment ? demanda Véronique en essayant de paraître naturelle.
— Pierre, je crois. Mais je n'en suis pas sûr.
— Il s'appelle comment ? demanda Véronique en essayant de paraître naturelle.
— Pierre, je crois. Mais je n'en suis pas sûr.
Véronique rentra chez elle avec un sentiment mitigé. Elle savait maintenant qu'il s'appelait bien Pierre et qu'il vivait là seul. Mais cela ne répondait pas à ses questions sur sa normalité ou non.
Dans son salon, les rideaux tirés lui donnaient une impression d'emprisonnement. Elle se sentait stupide de se cacher ainsi chez elle par peur d'être vue, alors que c'était justement ce qu'elle voulait hier soir.
Elle alla dans sa chambre et s'allongea sur son lit, repensant à chaque instant de la veille. Le regard du jeune homme sur elle, invisible, mais si présent. La sensation d'être désirée, admirée, même si c'était depuis l'autre côté de la rue.
Finalement, elle se leva et alla fermer les rideaux dans toutes les pièces. Elle ne voulait pas être tentée ce soir.
Mais dans sa chambre, allongée dans le noir, elle regretta amèrement cette décision. Elle aurait pu... Non, mieux valait ne pas prendre de risques.
Le lendemain matin, Véronique se réveilla avec une résolution nouvelle. Elle avait passé toute la nuit à y penser. Si elle voulait vraiment retrouver ce sentiment d'être désirée qu'elle avait perdu depuis tant d'années, elle devait faire confiance à son instinct.
Elle alla travailler au bar comme d'habitude, mais toute la journée, elle pensa à Pierre et à sa fenêtre. Elle imaginait ses yeux derrière les jumelles, son excitation grandissante alors qu'il la regardait se préparer pour la soirée.
Quand elle rentra chez elle en fin d'après-midi, elle prit une longue douche chaude qui détendit ses muscles tendus par l'anxiété. Puis elle enfila un ensemble de lingerie noire en dentelle, soutien-gorge balconnet et culotte assortis, et par-dessus un peignoir transparent.
Elle attendit que la nuit tombe complètement, puis elle alla dans le salon et ouvrit les rideaux sans hésiter cette fois. Elle regarda vers la fenêtre d'en face, il faisait noir là-bas. Était-il chez lui ?
Elle décida de ne pas attendre pour le savoir. Se tournant, dos à la fenêtre, elle s'étira.
Elle tira le fauteuil pour qu'il soit face à la fenêtre et s'installa en faisant semblant de lire, elle jouait avec son décolleté, passait les mains sur la dentelle couvrant ses seins.
Mais elle ne se sentait pas vulnérable. Au contraire, elle se sentait puissante, comme si être regardée ainsi lui redonnait un contrôle sur sa propre vie et son propre corps que son ex-mari lui avait volé peu à peu au fil des années.
Elle se redressa et marcha dans la pièce comme si elle cherchait quelque chose. Elle se penchait pour regarder par terre, offrant ainsi une vue imprenable sur ses fesses et son intimité aux jumelles de Pierre.
Puis elle revint vers la fenêtre et s'y appuya, les mains posées sur le rebord. Elle regarda longuement en direction de la demeure d'en face comme si elle pouvait voir à travers les murs pour savoir s'il était là ou non.
Enfin, elle décida de retourner dans sa chambre en passant plusieurs fois devant la fenêtre, le peignoir transparent ne cachant rien de ses courbes.
Dans sa chambre, Véronique s'allongea sur son lit et attendit, excitée au-delà de toute mesure. Mais rien ne se produisit. La maison d'en face resta dans l'obscurité totale.
Le troisième jour, Véronique avait presque abandonné l'espoir. Peut-être qu'elle s'était fait des idées ? Probablement que Pierre n'avait été qu'un simple curieux qui était passé par là et n'avait aucun intérêt pour elle ?
Mais alors qu'elle rentrait chez elle après son travail au bar, elle remarqua quelque chose d'étrange : une petite lumière bleue brillait faiblement dans la chambre du premier étage de la demeure d'en face.
Une veilleuse. Juste assez pour indiquer une présence sans être trop visible depuis l'extérieur.
Il était là. Il l'avait vue hier soir et il attendait qu'elle se montre de nouveau.
Véronique sourit dans le noir. Elle n'était pas seule dans ce jeu après tout.
Ce soir-là, elle décida d'être sobre dans ses provocations. Elle s'habilla d'une simple robe de chambre en satin qui lui arrivait à mi-cuisse et ne portait rien dessous. Debout devant la fenêtre, elle l'ouvrit largement comme si elle cherchait un peu d'air frais malgré le froid.
La veilleuse bleue brillait toujours là-bas. Pierre était bien là, aux jumelles peut-être, attendant qu'elle se montre.
Elle écarta légèrement les pans de sa robe de chambre, révélant juste une partie de sa jambe jusqu'à mi-cuisse. Elle resta ainsi quelques secondes avant de refermer le vêtement et de se retourner vers l'intérieur du salon comme si elle cherchait quelque chose d'autre.
Puis elle revint vers la fenêtre et répéta le geste, écarter les pans de la robe, cette fois pour montrer un peu plus haut sur sa cuisse. Juste une esquisse de peau pâle dans la lumière tamisée de son salon.
Elle se déplaçait lentement, presque langoureusement, faisant mine d'être absorbée par autre chose alors qu'elle savait parfaitement que chaque mouvement était observé et apprécié depuis l'autre côté de la rue.
La robe s'entrouvrait à nouveau, cette fois, elle révélait une partie de sa hanche, la courbe du bassin qui disparaissait dans l'ombre du tissu satiné. Elle resta ainsi penchée légèrement en avant vers l'extérieur comme si elle admirait le paysage nocturne, offrant une vue imprenable sur le galbe de sa fesse à travers le fin tissu.
Puis elle se redressa et referma la robe avec un geste naturel qui aurait pu passer pour un simple ajustement.
Mais dans cette position debout face à la fenêtre, les bras légèrement levés pour tenir les pans du peignoir ouvert, l'esquisse de son sein visible, la courbe du mamelon dressé sous le tissu. Comme promesse, une suggestion qui en disait peut-être plus qu'une vision directe.
Elle resta ainsi immobile pendant plusieurs secondes, assez longtemps pour que Pierre puisse bien graver cette image dans sa mémoire, puis elle referma complètement son peignoir et retourna vers le canapé où elle s'assit après avoir allumé une lampe qui l'éclairait sans être trop forte.
Le quatrième jour, alors que Véronique faisait sa vaisselle du matin, un rayon de soleil perça les nuages et illumina la fenêtre d'en face. Elle regarda machinalement vers la demeure de Pierre et remarqua quelque chose qui n'y était pas hier.
Sur le rebord de sa fenêtre, légèrement décalé sur le côté pour ne pas être trop visible, se trouvait un appareil étrange. On aurait dit une sorte de tube métallique monté sur trépied. Le cœur de Véronique fit un bond dans sa poitrine.
Elle s'essuya les mains et se précipita sur son ordinateur portable. Ses doigts tremblaient légèrement en tapant "longue-vue astronomique" dans la barre de recherche. Elle cliqua sur plusieurs sites spécialisés, comparant les modèles jusqu'à ce qu'elle tombe sur quelque chose qui ressemblait exactement à l'appareil installé chez Pierre.
Longue vue terrestre, modèle ZEISS Spektiv Victory Harpia 95
Elle lut les commentaires des utilisateurs : "Parfait pour l'observation ornithologique à longue distance", "Idéal pour surveiller les mouvements sur de grands terrains", "Le seul inconvénient : impossible d'y fixer un appareil photo, sans accessoire supplémentaire".
Véronique sentit son estomac se serrer. Il a dépensé dans les cinq mille euros, juste pour me voir ?
Elle s'enfonça dans sa chaise, essayant de calmer les battements désordonnés de son cœur. Mais elle redevint rapidement réaliste. Pierre était peut-être ornithologue amateur. Ou bien il surveillait d'autres choses : des animaux sauvages qui traversaient la propriété, des mouvements suspects dans le quartier. Ou plus probablement, il l'utilisait pour son travail, astronome peut-être ?
Oui, c'était plus logique. Il n'avait sûrement pas installé cet appareil uniquement pour elle. Ou c'était une copie chinoise, on en trouvait à moins de deux cents euros.
Le fait qu'il ne puisse pas prendre de photos la rassurait. Elle ne resterait qu'une vision passagère.
Cela dit, pensa-t-elle en fermant son ordinateur, s'il a payé cinq mille euros pour un simple regard, c'est quand même assez intense.
Véronique se leva et retourna vers sa fenêtre. Elle regarda l'appareil installé chez Pierre avec une nouvelle perspective.
Elle sourit, sentant cette excitation familière remonter en elle. Si Pierre voulait regarder, alors elle allait lui donner quelque chose à voir.
Ce soir-là, Véronique prit particulièrement soin de sa tenue. Elle choisit un ensemble de lingerie rouge vif en dentelle, avec des détails en strass qui captureraient la lumière. Par-dessus, elle enfila une robe transparente en mousseline noire qui s'arrêtait à mi-cuisses.
Elle attendit que l'obscurité s'installe et que la veilleuse s'allume en face avant d'allumer les lumières de son salon. Elle savait qu'avec un grossissement de 60 fois, Pierre pourrait voir chaque détail de sa tenue. Chaque reflet sur la dentelle rouge. Chaque courbe de son corps mise en valeur par le tissu transparent.
Elle s'installa dans son fauteuil, face à la fenêtre de Pierre, et croisa lentement les jambes. Elle le devinait, derrière sa longue-vue, à observer chaque mouvement. L'idée lui donna des frissons d'excitation.
— Tu vois quelque chose qui te plaît ? murmura-t-elle en direction de la fenêtre sombre d'en face, bien que Pierre ne puisse pas l'entendre.
Elle se leva et marcha vers la fenêtre, faisant exprès de passer près du rebord pour qu'il ait une vue parfaite sur son profil. Elle se tourna légèrement, offrant à son observateur invisible un aperçu de son décolleté profond, où la dentelle rouge brillait dans la lumière douce des lampes.
Véronique savait qu'elle jouait avec le feu. Mais après toutes ces années de vie routinière, elle se sentait vivante pour la première fois depuis longtemps.
Elle sourit, un sourire sensuel et provocateur, tout en sachant que Pierre ne pourrait pas le voir. Mais peu importait. L'important était qu'elle savait qu'il regardait. Et cette conscience suffisait à faire battre son cœur plus vite, à réchauffer son sang dans ses veines.
Le lendemain, elle décida de réorganiser toute la pièce.
D'abord, elle plaça un grand miroir contre le mur adjacent à la fenêtre. L'angle était parfait, depuis l'extérieur, il semblerait qu'elle s'admirait simplement dans le reflet, tandis que Pierre aurait une vue imprenable sur son corps.
Véronique poussa le canapé vers l'avant de la pièce, le positionnant face à la fenêtre. Elle arrangea les coussins avec soin, comme si elle allait s'y installer pour lire ou regarder la télévision. Mais en réalité, chaque fois qu'elle s'y assiérait, son corps serait parfaitement exposé.
Le fauteuil suivit le même traitement, déplacé et orienté vers la fenêtre, lui offrant une excuse toute prête : je veux profiter de la vue, ou j'aime avoir la lumière naturelle pendant que je travaille.
Elle sourit en reculant pour admirer sa mise en scène. C'était comme monter les décors d'une pièce dont elle serait la seule actrice et Pierre le seul spectateur.
Elle attendit que la petite lumière bleue apparaisse dans la fenêtre d'en face avant de commencer son spectacle.
Sur le canapé, elle avait étalé plusieurs tenues. Comme si elle ne savait pas quoi porter pour une soirée imaginaire.
Dos à la fenêtre, Véronique fit glisser les bretelles de sa robe de chambre sur ses épaules. Le tissu rouge tomba en cascade autour de ses pieds, révélant son corps presque nu, juste la fine dentelle noire d'une culotte qui couvrait son intimité.
Elle entendit son propre souffle s'accélérer alors qu'elle attrapait la robe de soirée noire. Ses mouvements étaient lents, calculés pour être observés. Elle fit passer le tissu soyeux au-dessus de sa tête, laissant la robe tomber sur son corps. Le noir profond contrastait avec sa peau pâle.
Se tournant face à la fenêtre, Véronique fit mine de s'examiner dans le miroir. Elle fit la moue, secoua légèrement la tête comme si ce n'était pas ce qu'elle cherchait. Puis elle attrapa l'ourlet de la robe et la fit glisser vers le haut, et se retournant, retira complètement le vêtement.
Elle mit la jupe, un modèle ajusté qui mettait en valeur ses hanches, et enfila le corsage bleu marine qu'elle boutonna jusqu'au cou.
Elle se tourna face à la fenêtre. L'image d'une femme sage. Elle se pencha légèrement en avant, comme pour vérifier comment tombaient les pans du corsage.
Avec un sourire, elle défit un premier bouton et, se penchant, vérifia son décolleté. Elle défit un deuxième bouton avec des doigts qui semblaient hésiter, puis un troisième. À chaque bouton, le corsage s'ouvrait davantage, et quand elle se pencha à nouveau pour vérifier son décolleté dans le miroir, ses seins débordèrent entièrement de l'encolure.
Avec un sourire, elle défit un premier bouton et, se penchant, vérifia son décolleté. Elle défit un deuxième bouton avec des doigts qui semblaient hésiter, puis un troisième. À chaque bouton, le corsage s'ouvrait davantage, et quand elle se pencha à nouveau pour vérifier son décolleté dans le miroir, ses seins débordèrent entièrement de l'encolure.
Elle resta penchée ainsi pendant plusieurs secondes, la tête relevée, offrant une vue imprenable sur sa poitrine nue.
Véronique se redressa lentement, ses seins se balançant légèrement avec le mouvement. Elle tourna le dos à la fenêtre, retira le corsage et le jeta sur le canapé. Et comme si elle venait de se rendre compte qu'elle avait oublié de vérifier que sa jupe tombait bien, elle revint face à la fenêtre, se pencha en avant comme si elle examinait l'ourlet au niveau de ses genoux.
La position faisait pendre ses seins nus. Elle pivota lentement sur elle-même, d'abord vers la droite, exposant son profil et le côté de sa poitrine, puis vers la gauche.
Se redressant complètement, Véronique s'étira les bras au-dessus de sa tête. Le mouvement souleva encore plus ses seins, mettant en valeur chaque courbe, chaque détail visible depuis la fenêtre de Pierre.
Sans hésiter, elle fit glisser la jupe le long de ses hanches jusqu'à ce qu'elle tombe à ses pieds. Elle était maintenant vêtue seulement de la culotte noire en dentelle, aussi transparente que provocante.
Elle ramassa les vêtements éparpillés sur le canapé avec des mouvements lents, comme si elle n'avait pas conscience d'être observée. Puis elle se dirigea vers la porte du salon.
Mais au lieu de sortir tout de suite, Véronique s'arrêta sur le seuil et se retourna une dernière fois vers la fenêtre. Même dans la pénombre, Pierre pouvait voir sa silhouette, la courbe de ses hanches, l'esquisse de ses seins nus.
Elle resta ainsi pendant trois secondes, assez longtemps pour être certaine qu'il avait vu, avant de disparaître dans le couloir et d'éteindre derrière elle.
Dans sa chambre, Véronique s'allongea sur son lit, le cœur battant à tout rompre. Ses mains tremblaient légèrement. C'était, sans doute, l'une des expériences les plus excitantes qu'elle avait eues dans sa vie.
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