Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le château de la Ferrière — Chapitre 6 · André
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le château de la Ferrière
Chapitre 6 · André
Le retour au château n'est pas aisé. A peine en route, le trot me fait sautiller sur la selle. Ce mouvement rappelle à mes fesses, encore sensibles, le passage du membre du marquis. Je sens que mon fond de culotte est mouillé. Une chose que je n'avais pas envisagé ! Mais la chance est de mon côté, il se met à pleuvoir, et j'arrive à destination trempé jusqu'aux os ! Mes vêtements sont à tordre et la tâche entre mes jambes ne se distingue plus. Je file me réfugier dans la chambre de Louis, heureusement encore occupé dans la bibliothèque, et je fais une toilette intime. Puis je glisse des vêtements secs et ramène mon cheval aux écuries.
Je repense à ce que je viens de vivre avec le marquis, et je ne sais pas quoi en penser.
Louis, Paul, le marquis, dois-je entretenir ces relations ou bien dois-je m'en tenir à Paul ? J'ai aimé me faire prendre, le marquis était vigoureux et m'a fait jouir très fort, mais cela n'était que purement physique. Je sais bien qu'il aime les jeunes gens, je ne suis qu'un trophée de plus à son tableau de chasse.
Avec Paul c'est différent, il y a l'attirance sexuelle, bien sûr, mais aussi cette émotion lorsque je le regarde bouger, vivre tout simplement. Il y a mon cœur qui s'accélère quand il est près de moi. Il y a de l'amour pour tout ce qu'il est, pour sa simplicité, pour sa façon de me regarder, ses sourires, sa tendresse, ses mains...
Quant à Louis, je sais qu'il n'envisage pas de relation affective, il ne veut que du plaisir. Je dois lui parler de Paul, je sais qu'il saura garder le secret.
J'arrive à l'écurie et n'y trouve personne, mais j'entends des voix en haut, là où l'on entrepose le foin. Je gravis l'échelle et passe la tête au-dessus du plancher.
Ce que je vois me consterne ! André le régisseur est debout, le pantalon sur les chevilles. Paul est à genoux et suce son sexe, tout en pleurant. André répète sans cesse : c'est ça continue petite salope ! Sa main pousse la tête de Paul qui s'étouffe par moments lorsque cette bite énorme s'enfonce dans sa gorge.
Sans plus réfléchir, je monte et me plante devant les deux en criant : Eh bien que ce passe-t-il ici ? André vous abusez de ce malheureux garçon !
André se retire de la bouche de Paul qui pleure de plus belle. Maladroitement il essaie de remonter son pantalon pour cacher sa verge brillante de salive. Je... Ce n'est pas ce que vous croyez Monsieur ! Je ne... Je le coupé d'un ton ferme, il suffit ! J'en ai assez vu ! Je vais en parler à Monsieur le Baron et croyez bien qu'il n'en restera pas là !
André me regarde avec des yeux paniqués, il sait que cela lui coûterait très, très cher ! Au mieux la prison, au pire le bagne et le supplice, on raconte que les hommes convaincus de pédérastie seraient châtrés dans les geôles royales. Il tombe à genoux en me suppliant de ne rien dire, il jure que cela n'arrivera plus jamais. Monsieur, je ferai ce que vous voudrez mais pitié, n'en parlez à personne !
Je demande à Paul s'il était consentant et il fait non de la tête, mais ajoute que c'est la première fois que André le force. Je me tais un moment puis regarde André. Fort bien, je consens à me taire, à la condition que vous juriez de ne jamais recommencer
Je le jure Not'maître répond André en se rhabillant. Vous devrez également veiller au bien être de Paul et lui verser un tier de ce que vous donne Monsieur. André fait grise mine mais accepte, il n'a pas le choix. Soyez certain André que je n'hésiterais pas à vous dénoncer à la gendarmerie royale si Paul me rapporte le moindre écart, et maintenant sortez d'ici !
Andre baisse la tête et se dirige vers l'échelle. Je me tourne vers Paul et lui demande de me suivre. Nous sortons de l'écurie et allons marcher vers le petit bois situé derrière.
Dans le bois, Paul s'arrête et me prends dans ses bras, Merci Antoine... Comment est-ce arrivé Paul ? Il m'explique que quelques mois après son arrivée au château, André a changé d'attitude, il est devenu plus gentil. Il lui a même offert un cadeau.
Puis une nuit, André est venu dans son lit, Paul a senti ses mains partout sur son corps puis sur sa verge, il ignorait tout du désir entre homme, il était puceau. De peur d'être renvoyé, il n'a pas osé repousser les avances du régisseur qui a fini par l'initier chaque nuit à la fellation. Paul reconnais qu'il ressentait du plaisir dans la bouche de André et lui rendait donc la pareille.
Mais après que Paul se soit donné à moi, ses sentiments ont pris le dessus. Ce matin, il a annoncé au régisseur qu'il ne lui cèderait plus.
Le bougre l'a mal pris et lorsque Paul est retourné aux écuries pour descendre du foin, André l'y a rejoint, la suite je la connais déjà...
Paul me regarde les yeux en larmes, tu es fâché ? J'ai honte tu sais. Je le serre dans mes bras, non Paul, ce n'est pas ta faute, André savait à qui s'attaquer, je ne te juge surtout pas et je veux te garder toujours près de moi. Paul me sourit, il se blotti contre moi et je l'embrasse dans le cou.
Je voudrais que ce moment ne s'arrête jamais. Je prends sa main, baise le bout de ses doigts. Ses grands yeux s'éclairent et me fixent. Je me noie dedans et m'entends lui dire ; Je t'aime Paul, je veux passer ma vie avec toi. Il m'embrasse tendrement mais son regard devient triste.
Je t'aime aussi mon Antoine, mais il faut être réaliste, dans ce monde un palefrenier ne peut pas aimer un Monsieur... Je t'en supplie mon amour, accepte que nous devions nous satisfaire de moments comme celui-ci. Vis ta vie, marie-toi si tu le veux, ou prends des maîtresses, cela m'importe peu, je te le jure, car je saurai que tu attendras chaque instant où je serai à toi dans l'ombre !
Il a raison, notre amour doit être silencieux et invisible, sa vie en dépend et quitter le château nous condamnerait à une vie de misère, je n'aurais plus rien à lui offrir et nous devrions nous cacher malgré tout. Je me jure alors que lorsque je prendrai mon autonomie, il viendra vivre chez moi. Il sera mon intendant, ou mon secrétaire...
En attendant, je dois retourner au château en me disant que finalement, ce n'est qu'une cage dorée.
Louis m'y attend, il me demande comment s'est passé la séance de croquis après son départ.
Je lui dis tous bas que le marquis a profité de la situation. Louis est sidéré ! Il chuchote : il t'a fait sucer sa b... Oui mon Louis, tout à fait, mais que pouvais-je dire ? Je me approche de son oreille et lui murmure : Il m'a pénétré...
Louis me regarde, sidéré, oh le vieux cochon ! Était-ce... gros ? As-tu eu mal ?
Je lui décris brièvement le membre du marquis et lui avoue qu'au début cela a été douloureux, mais qu'après... Louis me regarde avec fascination, tu me raconteras tout en détail ce soir ? Je ris et le lui promets !
Le soir venu, au creux de mon lit, comme promis je relate mon dépucelage à Louis. Nous sommes nus et le récit que j'en fais nous fait bander tous les deux. Louis est venu contre moi. Je suis derrière lui et tout en détaillant chaque moments vécus avec le marquis, je frotte mon sexe tout dur scontre son petit cul. Il ne bouge pas mais respire très fort, je sais qu'il brûle d'envie de se faire prendre.
Je continue mon récit en attrapant le flacon d'huile, je lubrifie ma queue et présente mon gland contre son œillet puis je reste immobile, Louis pousse son petit cul et s'empale sur mon vit. Je continue de raconter tandis que ma main saisit fermement sa hanche, pour enfoncer doucement mon pieu. La chaleur de sa petite grotte envahit ma verge, c'est doux et Louis se laisse faire, ma bite remonte dans ses entrailles et Louis halète très fort.
Nous restons ainsi, sans bouger, soudé l'un à l'autre puis Louis me souffle : Baise moi Antoine, je te sens si dur, fais-moi jouir... je commence à remuer en lui... bientôt je me déverserai dans son cul et Louis sera comblé, je sais combien il aime ce moment si intime et combien j'aime le voir ainsi.
Quand nos corps sont apaisés, je décide de lui confier mes sentiments pour Paul.
Il m'écoute et reste un moment silencieux. Puis il demande si Paul éprouve la même chose envers moi. Je luis dis qu'il est très amoureux aussi. Louis ajoute alors qu'il est honoré de la confiance que je lui témoigne en lui avouant notre idylle et qu'il gardera ce secret à tout jamais.
Tu n'es pas jaloux ? Louis m'embrasse et me répond que chaque soir il est dans mon lit, que je le baise divinement et que si je baise aussi le palefrenier il n'y voit rien de gênant ou d'offensant.
Cela ne m'aide pas ! Même si je sais que Paul ne me reprochera jamais de coucher avec Louis.
Louis s'assied sur le lit, tu sais Antoine, demain je vais poser chez le marquis, veux-tu venir avec moi ? Je ris, tu as peur qu'il veuille te baiser ? Non... enfin, depuis que tu m'as vanté la taille de son membre, cela m'effraie un peu. Je viendrai alors et si le marquis sort sa bite, je m'empalerais dessus pour qu'il ne puisse pas te la mettre !!
Nous éclatons de rire, et Louis me donne une claque sur la cuisse, en me traitant de sale petit vicieux ! Je pose mes lèvres sur sa verge, un court moment, et embrasse son gland tendrement, en lui disant qu'il faut dormir.
Puis je mouche la bougie et dans le noir, j'entends Louis chuchoter : Bonne nuit coquin.
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