Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le château de la Ferrière — Chapitre 8 · Epilogue
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le château de la Ferrière
Chapitre 8 · Epilogue
A mon retour à la Ferrière, le cours des choses reprend, presque comme si je n'étais jamais parti.
Mes nuits avec Louis, toutes aussi brûlantes et sensuelles qu'elles étaient.
Je retrouve Paul et nos moments intimes ponctués de rires et d'étreintes d'une incroyable douceur.
Pour honorer le compromis que j'ai proposé au marquis, je prétexte une passion pour l'art et je prends des cours de dessin au château du Plessy.
Lorsque je le rejoins, le marquis me prend deux, voire trois fois dans l'après-midi. Je cède à toute ses envies et maintenant, il m'initie à ses fantasmes.
Tantôt il me veut en bas et guêpière, tantôt je dois rester nu tout le temps de ma visite.
Parfois, il me donne la fessée et parfois cela va plus loin, mais je l'accepte et j'obéis.
Le marquis n'est pas un méchant homme, il montre même de la douceur et de l'attention à sa « petite femelle » comme il me nomme lors de nos étreintes. Ses goûts particuliers ont su me révéler une autre facette de ma personnalité, celle d'un garçon soumis.
Paul le sait et s'en accommode. Depuis peu, il me pénètre aussi. J'aime quand nous inversons les rôles et Paul apprécie aussi de devenir mon mâle.
Le temps s'écoule, inexorablement et cinq années sont passées depuis mon arrivée au château.
Le Baron de la Ferrière est hélas décédé, il y a deux ans déjà, des suites d'une maladie de poitrine. Cela m'a affecté, il était mon bienfaiteur, et j'avais beaucoup de respect, et d'affection, pour cet homme généreux et d'une grande simplicité. Louis a beaucoup souffert de cette perte. Le deuil a été difficile pour lui et je l'ai beaucoup soutenu pour traverser cette épreuve. Je ne sais combien de fois je l'ai gardé dans mes bras, en pleurs et désemparé.
Mais le temps a fait son œuvre.
A son tour, Louis est devenu Baron, et en fils affectueux, il prend soin de Madame que la disparition de son époux à beaucoup affligé.
Il se rend souvent à Paris pour ses affaires, mais également pour son plaisir. Il y entretien une relation avec un jeune homme « fort ardent », comme se plait à me le décrire au cours de nos interminables discussions.
Nous avons un lien très fort, je le considère bien sûr comme un membre de ma famille, mais il est aussi un confident, un ami, et un amant d'une rare sensualité. Oui nous faisons toujours l'amour régulièrement… Paul le sais et accepte ce partage de bon cœur.
Dans sa succession, le baron m'a légué une jolie maison en ville et une rente plutôt confortable grâce à laquelle j'ai pu acheter une entreprise de minoterie et des terres que mes frères exploitent, accroissant ainsi leurs revenus.
Je gère mon affaire au mieux et je gagne suffisamment d'argent pour, si tout va bien, acheter bientôt un second moulin.
Comme il me fallait un majordome et une cuisinière, j'ai installé Paul et sa mère dans ma demeure. Je passe toujours une ou deux nuits au château dans le lit de Louis, et le reste de la semaine dans cette grande maison.
Paul s'épanouie depuis ce changement. Il a pris de l'assurance. Je lui ai appris à lire et à écrire, il est très doué aussi pour la musique, alors je lui fais donner des cours de piano.
Sa mère connaît notre relation, bien qu'elle en fût gênée lorsque Paul la lui a révélée, elle a fini par l'accepter.
Un soir, à la veillée, elle nous a déclaré que finalement, elle voyait combien j'étais amoureux et attentionné pour son fils. Qu'il était flagrant que Paul est heureux avec moi et à ses yeux, cela était préférable à une jeune femme épousée, plus par intérêt que par amour
Le soir, quand Paul me rejoint dans mon lit, nous nous inventons des nuits d'une infinie tendresse.
Le marquis lui, ne me prend plus. L'âge a fait son office et ses ardeurs se sont calmées. Mais je lui rends toujours visite de temps en temps. Il est nostalgique de nos moments intimes et il apprécie que je ne l'oublie pas.
Parfois, au cours de nos discussions, il me demande de lui laisser toucher mon membre et il me fait jouir dans sa main, ce que je lui accorde volontiers.
A la ferme, le père se fait vieux et mes frères ont embauché deux garçons de ferme pour le soulager de ses tâches.
Jacques a épousé Marianne, une très jolie jeune fille du bourg. En dote, je leur ai fait construire une extension à la maison du Père pour qu'ils puissent avoir plus d'intimité.
Et peu après, mon frère Paul nous a déclaré qu'il avait également demandé une jeune femme en mariage. Manon est veuve et a un enfant, un petit garçon de quatre ans. Paul redoutait que le père ne l'acceptât point, mais ce fût tout le contraire. Le Père les a accueillit avec beaucoup de joie et considère le petit Germain comme son petit-fils !
Comme pour Jacques, je lui ai fait aménager un logement dans une des dépendances de la ferme.
La famille s'agrandit et cela me fait du bien de les voir heureux.
Quant à Camille, il est venu, voilà déjà trois ans, me confier qu'il avait reçu en lui le sexe d'un des garçons de ferme, c'était sa première fois. Mais un peu plus tard, il m'a également avoué qu'il venait de découvrir le plaisir avec une femme !
Il se partage désormais entre un garçon qui travaille à la minoterie et une jolie lavandière du village. Comme il a changé ! Il sait ce qu'il est, ce qu'il aime et cela le rend plus sûr de lui. Je lui ai confié la direction de la minoterie et ma foi il s'en sort plutôt bien.
Quant à moi, mon père avait vu juste. Je suis devenu un bourgeois, un notable de la ville, et tous ôtent leur chapeau quand ils veulent me parler. Mais le jeune paysan que j'étais vit toujours en moi.
Le jour où mon Père a accepté de me « prêter » à cette famille noble et riche pour divertir leur fils, j'étais loin d'imaginer que cela me mènerait jusque-là et me permettrait d'aider ma famille. Je suis heureux et je vis pleinement ma sexualité, secrètement certes, mais avec passion.
Je ne regrette rien. La vie me comble chaque jour, et cela me rempli de force pour affronter l'avenir.
Fin.
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Commentaires ()
Très agréable à lire, un style très clair avec juste ce qu'il faut de sexualité pour rester sobre tout en aiguisant l'excitation.
Merci beaucoup pour ce bout de vie passé avec Antoine et ses amis, et amants ;-)
Le 2 juillet paraîtra le 1er chapitre de ma nouvelle histoire : L'apprentis.
Pour moi tjrs en rééducation.
À bientôt j'espère.
et quand il s'agit d'initiation c'est toujours plus beau !!
les premiers émois sont inoubliable !!!