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✦ Sweetnude Le château de la Ferrière XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Le château de la Ferrière — Chapitre 1 · Les origines

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Sweetnude
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Le château de la Ferrière

Chapitre 1 · Les origines

Ce récit demande une mise en place du contexte dans lequel évoluera Antoine, jeune paysan du 19 ème siècle. C'est l'objet de ce premier chapitre.
Le jour se lève, la lumière du printemps commence à envahir la chambre où tout le monde dort encore. Dans la pénombre, je quitte nu la chaleur du lit où Camille dort encore, j’ai un peu froid, mes pieds nus cherchent mes chaussures. Je les glisse à l’intérieur, puis j’enfile mon pantalon, ma liquette et ma veste, avant de descendre dans la salle et ranimer le feu dans la grande cheminée.
La chaleur commence à envahir doucement la pièce. Je prépare les bols, le pain et le vin pour que chacun puisse déjeuner. C’est ma tâche du matin. Le père me l’a confiée à mes 10 ans., aujourd’hui je vais sur 18, je les aurai ce 19 mai 1820, c’est-à-dire dans trois jours !
Camille descend à son tour, c’est mon petit frère, il a 16 ans. Sa tâche du matin est de trancher le pain, déposer sur la table la terrine de pâté et le fromage. Silencieusement, nous nous affairons quand Jacques et Paul descendent à leur tour. Ce sont nos grands frères. Ils ont de l’ouvrage aujourd’hui ! Quand notre mère est morte, le Père nous a attribué des tâches à chacun et pas question d’y déroger. Les grands ont les tâches les plus physiques, moi je m’occupe des vaches et du cheval ainsi que de l’entretien de l’intérieur des bâtiments, Camille le nettoyage de la maison, les poules, les cochons et la traite avec moi.
Aujourd’hui, le Père est parti à la ville, pour vendre le veau et a demandé aux grands de réparer la toiture de l’étable, une grosse branche l’a transpercée il y a deux jours lors d’un orage de fin du monde !
Camille et moi servons le brouet aux aînés, puis nous nous attablons aussi, impatiens d’apaiser nos estomacs, qui ne se souviennent plus de la soupe de la veille. Le père dit toujours que pour bien travailler, il faut bien se nourrir !
Sans lever le nez de son bol de brouet, Jacques me lance :
Antoine, tu n’oublieras pas de nettoyer l’étable après avoir emmené les bêtes à la pâture. Et tu tueras une poule pour le repas de ce soir. Le Père aura grand faim au retour de la ville.
Oui Jacques, je sais ce que j’ai à faire. J’espère qu’il aura bien vendu le veau.
Paul souris et s’écrie : C’est qu’il grandit notre Toinon ! Il sera bientôt un homme ! Jacques rit aussi ajoute que bientôt je ne vais plus penser qu’aux filles ! Je rougis, les filles, je les regarde un peu mais je n’ose pas les aborder et puis souvent je les trouve agaçantes avec leurs manières. Il n’empêche que certaines nuits, quand Camille s’est endormi, je caresse mon sexe tout dur, en silence, les imaginant nues et parfumées !
Après le repas, les grands partent travailler. Je les accompagne à l’étable et Camille se charge de ranger la pièce et de balayer, avant d’aller nourrir les poules et les cochons.
La journée se passe comme tous les autres jours, chacun vacant à ses occupations. Le soir venu, nous attendons le retour du Père pour diner, nous avons tous hâte qu’il nous raconte son périple à la ville et nous donne des nouvelles de ce qu’il s’y passe !
Tandis qu’il mange d’un bon appétit, le Père prend un air grave et nous regarde tous les uns après les autres. Puis il se lance : Je dois vous dire quelque chose d’important. J’ai vu la baronne qui parlait avec le curé. Ils m’ont fait signe d’approcher, et Madame m’a dit qu’elle voulait m’entretenir d’un « sujet d’importance ». Nous sommes tous ébahis ! La Baronne de la Ferrière qui s’adresse directement au Père ! Nous sommes suspendus à ses lèvres !
Qu’était-ce donc Père ? Demande Jacques pour nous tous.
Le Père nous regarde l’un après l’autre avant de poursuivre : Comme vous le savez, Monsieur et Madame ont un fils, Louis. IL va sur sa dix-huitième année, comme toi Antoine. Il vit au château et ne voit pas grand monde de son âge. Il ne fréquente pas encore la haute société et, sans compagnie, il se renferme sur lui-même. Aussi Madame m’a fait part de son projet : Elle souhaite qu’un garçon du pays, et de l’âge de Louis aille vivre au château. Il partagerait la vie du jeune Baron et serait traité comme un membre de la famille. Le curé lui a parlé de toi Antoine.
Je ne peux m’empêcher de m’exclamer tellement mon étonnement est grand ! Mes frères restent, eux aussi, pétrifiés face à cette nouvelle.
Père, qu’irais-je faire au château ? Je suis un paysan comme vous, je ne sais ni lire ni écrire et n’y entends rien à ces affaires de nobles !
Mon Père me regarde, ses yeux sont à la fois brillants et tristes. Il reprend d’une voix douce : Antoine tu as raison, tu n’es qu’un paysan, et je ne peux rien t’offrir de plus comme avenir. Si tu vas là-bas, Monsieur et Madame s’engagent à te donner une éducation et t’offrir des études qui feront de toi un Monsieur… un médecin… peut-être même un notaire… Que sais-je ?
C’est une chance que tes frères n’auront pas, et puis ils nous verseront une rente de 100 Francs, pour nous aider à employer un garçon de ferme pour tes tâches.
Jacques pose sa main sur mon bras et dit : Le Père a raison Toinon, tu te rends compte ? Tu deviendras Monsieur Antoine, tu seras riche, les autres tireront leur chapeau quand ils te salueront et tous te respecteront !
Après un silence, je dis au Père que je dois y réfléchir mais il me coupe et prononce la sentence : C’est tout réfléchi, j’ai accepté. Je t’emmènerai au château dans cinq jours.
Je me lève brutalement et monte dans la chambre, furieux.
Les jours passent, dans un climat morose, je fais mon ouvrage sans parler, renfrogné et, le jour venu, Paul a préparé mon bagage. Cela ne tient pas en de grandes choses. Mon habit du dimanche pour la messe, ma chemise de nuit et mes quelques culottes et bas de laine. Et puis, bien sûr, mon petit coffret de bos, dans lequel se trouve le peigne en os de ma mère, la seule chose que je possède d’elle.
Le père m’a demandé de rester avec lui ce matin. Le jour de mon anniversaire, il m’a offert un superbe couteau, avec un manche en bois vernis et une lame qui se replie. Je l’ai refusé froidement, j’avais trop de colère en moi.
Une fois les frères partis, il me tend le couteau et m’explique qu’il comprend ma colère, que cette séparation est une déchirure pour moi, comme pour lui et pour mes frères. Il a voulu saisir cette chance de pouvoir permettre, à au moins l’un de ses enfants, d’avoir une vie moins rude que la sienne.
Et puis nous nous verrons, les nobles ont accepté je que puisse venir à la ferme, pour rendre visite à ma famille une journée chaque mois. Ses yeux sont mouillants, notre différent le rend triste.
Je finis par réaliser que ce fût une décision difficile à prendre et que c’est tout le contraire d’une punition, c’est un geste d’amour et de protection pour son fils. Je comprends qu’il a fait le meilleur choix possible pour moi.
Je me jette dans ses bras et lui demande pardon de m’être emporté, je le remercie de cette preuve d’amour. Il reste silencieux, il caresse mes cheveux et m’embrasse sur le front. Nous partons dans l’après-midi, dans la vielle charrette, le curé nous accompagne. Après un long chemin, nous arrivons au château. En haut d’un grand escalier de pierres se tient un homme de forte stature, l’air autoritaire. Le curé lui lance un bonjour presque joyeux et le prie d’annoncer notre arrivée à Monsieur le Baron.
L’homme disparait à l’intérieur et très vite, une dame, bien mise, sort et vient à notre rencontre. Le Père retire son chapeau et je fais de même. En route il m’a dit de ne parler que si l’on me questionnait directement.
Enfin vous voilà ! s’exclame la Baronne. Elle se tourne vers l’homme qui nous a accueilli et lui ordonne d’aller prévenir Monsieur notre arrivée. Elle me regarde en souriant : voici donc notre cher Antoine ! Soyez le bienvenu et soyez assuré que nous prendrons soin de vous.
Merci Madame répond le Père en s’inclinant maladroitement. La Baronne nous invite à entrer, nous la suivons et pénétrons dans une pièce trois fois plus grande que notre maison. Les murs sont couverts de tableaux, un énorme lustre doré pend au milieu de la pièce et de petits guéridons supportent d’imposants vase de fleurs chatoyantes. Je ne sais où donner de la tête, tant de beauté dans une maison !
Puis nous entrons dans un salon. Le sol est couvert de tapis, les murs de tableaux représentant des chasses ou des portraits. Il y a même un piano ! Je n’en avais jamais vu en vrai ! La baronne s’assied et nous invite à en faire de même. Une jeune femme apporte en silence des douceurs et du chocolat chaud.
Soudain, un garçon de mon âge entre dans le salon. Le curé et le père se lève brutalement, je fais comme eux. La baronne s’adresse à son fils : Louis, je vous présente Antoine, le jeune homme que nous attendions.
Louis me regarde en souriant. C’est un beau jeune homme, aux traits fins, les yeux bleus clairs et brillants. Ses mains sont longues et fines. Il s’approche de moi.
Bonjour Antoine, je suis heureux de vous rencontrer. Ne soyez pas inquiet, je vous aiderai à vous sentir à l’aise dans ce monde qui n’est pas votre. Je m’incline ostensiblement en bafouillant un « merci not’maître », comme disent les paysans par chez nous. Louis me reprend : Non, non ! Pas de cela entre nous, appelez-moi Louis je vous en conjure et gardez cela pour mon père !
La baronne pouffe et demande à Louis de me faire visiter le château pendant que Monsieur le Baron s’entretiendra avec le Père et le curé. Mais nous devrons revenir d’ici une demie heure pour qu’on me présente au Baron !
Louis me prend par la main et m’entraine hors du salon, dans un dédale de couloirs. Nous montons des escaliers et entrons dans une chambre. Il s’y trouve un grand lit, une armoire et un bureau. De grands rideaux encadrent une fenêtre immense et des tapis garnissent le sol. Je remarque que mon bagage y est déjà déposé.
Louis écarte les bras en souriant. Voici votre chambre Antoine, elle n’est pas très grande mais on y dort bien vous verrez. Et puis elle communique avec la mienne, il ouvre une porte et me pousse dans la pièce d’à côté. Sa chambre est un peu plus grande et assez richement décorée. Il y a une alcôve où se trouve une cuvette, un broc et tout un nécessaire de toilette. Louis me précise que nous partagerons ce petit cabinet de toilette. Vous êtes ici chez vous et vous pourrez y faire ce qu’il vous plaira.
Je ne suis pas très à l’aise et parle peu. Louis s’applique pourtant à essayer de me détendre. Vous savez, Antoine, j’imagine combien cela doit être compliqué pour vous de changer de vie, vous éloigner de votre famille et toutes ces choses qui vous sont imposée par les adultes. Je vous remercie d’avoir accepté de venir parmi nous. Je ferai tout pour que vous vous sentiez ici comme chez vous.
En retournant au salon et on me mène au cabinet de Monsieur le Baron. Mon père et le curé s’y trouvent encore. Le Baron semble être un homme bon. Grand, un peu rond le visage doux. Il me sourit et m’invite à m’asseoir.
Alors Antoine, comment trouvez-vous votre nouvelle demeure ?
C’est très beau not’maitre, je…
Non Antoine vous pouvez simplement dire Monsieur, vous n’êtes plus désormais un paysan me coupe le Baron. Vous devrez montrer votre condition.
Bien Monsieur dis-je en rougissant. Je regarde mon père gêné de ne plus être de son monde où tout était si simple.
Après un bref échange, nous quittons le Baron et je raccompagne le Père et le curé sur le perron. Mon père me serre dans ses bras en me murmurant « Sois heureux ici mon Toinon, et n’oublie jamais tes origines. Nous on ne t’oubliera jamais ». Des larmes aux yeux, je regarde la charrette s’éloigner. Louis est venu à côté de moi. Il me prend la main et me lance : Allez viens, on va marcher un peu dans les jardins. Je le regarde, étonné, vous ne me vouvoyez plus ? Il éclate de rire, non ! Nous allons devenir amis, et je ne vouvoie pas mes amis !
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Utilisateur supprimé
10 mai 2026 à 17:00
Bonjour, votre histoire commence comme ces romans d'époque que j'aimais tant dévorer quand j'étais jeune tellement ils étaient plaisant et bien écris,vivement la suite et merci...
Soyez respectueux
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patpassif
29 avril 2026 à 15:42
Bonjour
je viens de lire ce texte fabuleux, très bien écrit, super intéressant, vivement la suite j'espère que le texte sera aussi intéressant que celui que l'on vient de dévorer.
Bravo
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Photo de profil de JBFcoquin1364
JBFcoquin1364
28 avril 2026 à 11:00
Hâte de lire la suite
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Photo de profil de CAMELEON13
CAMELEON13
27 avril 2026 à 10:45
Voilà une récit bine délicat et très bien écrit, remarquable! Bravo et vivement la suite ...
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Photo de profil de lelivredejeremie
lelivredejeremie
25 avril 2026 à 23:55
On aurait pu craindre que le rapport hiérarchique fasse d'Antoine le jouet de Louis, mais la famille du jeune baron semble bienveillante :-)
Hopopop, favoris!
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Photo de profil de Soleil1515
Soleil1515
25 avril 2026 à 18:59
Très bien écrit. Bien hâte de lire la suite! Merci!
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