Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
On ne devient pas lesbienne en regardant une vidéo hypnotique — Chapitre 1 · Ce n'était pas de l'hypnose, elles en étaient certaines et pourtant leurs bouches cherchaient déjà les seins de l'autre.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
On ne devient pas lesbienne en regardant une vidéo hypnotique
Chapitre 1 · Ce n'était pas de l'hypnose, elles en étaient certaines et pourtant leurs bouches cherchaient déjà les seins de l'autre.
Camille et Léa étaient meilleures amies depuis le lycée, colocataires depuis deux ans dans un appartement du troisième arrondissement de Lyon, et elles partageaient tout, les factures, les bouteilles de vin, les séries en retard et une capacité commune à trouver ridicule à peu près n'importe quoi sur Internet.
C'est Camille qui avait trouvé les vidéos. Elle était tombée dessus par hasard en cherchant autre chose, avait lu le titre : Hypno Lesbiennes Salopes, Série Conditionnement Subliminal Vol. 1, et avait immédiatement appelé Léa depuis le salon.
— Tu dois voir ça, avait-elle dit. C'est la chose la plus stupide que j'aie vue de ma vie.
Léa avait apporté son verre de vin, s'était installée à côté d'elle sur le canapé, et elles avaient regardé ensemble. La vidéo durait vingt-deux minutes. Elle mêlait des images en spirale, une voix féminine douce et monotone, et des affirmations répétées en boucle, : tu es une lesbienne, tu adores les seins des femmes, tu es une salope qui a besoin d'être regardée, tu vas sucer les seins de ta meilleure amie devant tous tes amis.
Elles avaient ri. Beaucoup ri. Léa avait failli renverser son vin.
— C'est pathétique, avait dit Camille. Il y a des gens qui regardent ça sérieusement ?
— Apparemment, avait répondu Léa. Le compteur affiche quatre cent mille vues.
Elles avaient ri encore, fermé l'ordinateur, et étaient allées se coucher.
Le lendemain, c'est Léa qui avait ouvert l'ordinateur.
— Par curiosité, avait-elle dit. Juste pour voir le volume deux.
Camille s'était installée à côté d'elle sans poser de question.
Le troisième jour, elles n'avaient plus ri autant. La voix de la vidéo leur semblait moins absurde qu'avant, simplement apaisante, en fait, régulière, agréable à entendre. Elles regardaient les spirales sans vraiment chercher à les analyser. C'était reposant, presque méditatif.
Le quatrième jour, Camille avait remarqué, sans le dire à Léa, qu'elle glissait naturellement la main dans la poche de son jean pendant la vidéo. Pas pour faire quoi que ce soit de précis. Juste pour la tenir là, près de sa chaleur, près de sa chatte.
Le cinquième jour, quand la vidéo s'était terminée, elles avaient toutes deux regardé l'écran noir pendant plusieurs secondes sans parler.
C'est alors que Camille avait remarqué sa culotte. Trempée. Complètement trempée. Elle avait regardé Léa du coin de l'œil, et Léa regardait le bas de son propre pantalon avec une expression qu'on ne pouvait décrire que comme de la stupeur.
— Merde, avait murmuré Léa.
— Ouais, avait soufflé Camille.
Elles étaient tout à coup profondément conscientes l'une de l'autre, pas comme deux amies sur un canapé, mais autrement. Camille voyait les seins de Léa sous son tee-shirt et pensait à leur poids, à leur forme exacte, à ce que ça ferait de les tenir dans les mains. Léa regardait la gorge de Camille et pensait à la peau juste en dessous de sa clavicule, à l'odeur qu'elle devait avoir là.
Elles échangèrent un regard.
Puis leurs mains trouvèrent les vêtements de l'autre.
Ce fut rapide, maladroit et frénétique, des boutons qui résistaient, un tee-shirt coincé sur une oreille, un fou rire bref et nerveux qui mourut aussitôt parce que la bouche de Léa venait de se refermer sur le sein gauche de Camille et que Camille avait cessé de penser à quoi que ce soit d'autre.
En même temps, leurs téléphones crachaient des messages, elles envoyaient des textos à leurs amis, les suppliant de venir, maintenant, vite, venez nous regarder, sans trop savoir si elles citaient la vidéo ou si la vidéo avait simplement mis des mots sur quelque chose qui était déjà là.
Trois amies arrivèrent. Elles trouvèrent Camille et Léa à moitié nues sur le canapé, la chatte de Léa contre la bouche de Camille, les seins de Camille dans les mains de Léa, et personne ne dit grand-chose pendant un long moment.
Ce fut la chose la plus humiliante et la plus excitante que Camille eût jamais vécue, être regardée ainsi, entendue ainsi, sa chatte trempée et la bouche de son amie dessus, sous les yeux de gens qu'elle connaissait depuis des années. Sa chatte répondit à cette honte en se contractant violemment, et elle jouit si fort qu'elle en eut les jambes qui tremblèrent pendant dix minutes.
Après, quand leurs amies furent reparties, Camille et Léa restèrent allongées sur le canapé dans le désordre de leurs vêtements épars.
— C'était ridicule, dit Léa.
— Complètement, dit Camille.
Un silence.
— Tu as joui ? demanda Léa.
— Deux fois, dit Camille. Toi ?
— Trois, dit Léa.
Elles ne parlèrent plus pendant quelques minutes. Puis Camille prit l'ordinateur.
— Il y a un volume six, dit-elle.
— Mets-le, dit Léa.
Les semaines qui suivirent s'organisèrent d'elles-mêmes. Chaque matin, avant que l'une ou l'autre n'aille travailler, elles regardaient une vidéo. La série en comptait quatorze volumes, et chaque volume durait un peu plus longtemps que le précédent, la voix un peu plus précise dans ses instructions, les affirmations un peu plus détaillées, un peu plus dégradantes, un peu plus difficiles à trouver ridicules.
Le volume sept leur avait appris à se saluer le matin. Pas avec un baiser sur la joue. Avec la bouche sur les seins. Elles avaient d'abord trouvé ça absurde, puis elles l'avaient fait pour rire, puis elles l'avaient fait parce que c'était devenu naturel, aussi naturel que de se faire du café, que de partager la salle de bain. Camille déboutonnait son pyjama en entrant dans la cuisine, Léa posait sa tasse et prenait les seins de Camille dans ses mains, et elles passaient cinq minutes ainsi avant de s'habiller.
Le volume neuf leur avait enseigné un vocabulaire. Salope. Lesbienne en chaleur. Chatte mouillée. La voix leur répétait ces mots en boucle jusqu'à ce qu'elles les associent non plus à l'humiliation mais au plaisir, jusqu'à ce que chaque occurrence dans leur bouche déclenche une chaleur immédiate entre leurs cuisses. Elles s'étaient mises à les utiliser naturellement dans leurs conversations, ta chatte est encore mouillée ce matin ? disait Léa en passant dans le couloir, et Camille répondait toujours, et aucune des deux ne remarquait plus combien cette phrase aurait semblé folle six semaines plus tôt.
Le volume onze les avait envoyées dehors.
L'instruction était simple et terrible : réaliser chaque nouvelle pratique dans un lieu un peu moins privé que le précédent. La semaine d'avant, elles avaient laissé la fenêtre du salon ouverte. Cette semaine, le volume onze leur disait d'aller sur le palier.
Elles y étaient allées. Camille contre le mur du couloir, Léa à genoux devant elle, la jupe de Camille remontée sur les hanches, la bouche de Léa sur sa chatte, et le bruit de l'ascenseur qui montait au deuxième étage les avait fait frémir toutes les deux d'une terreur absolue et d'une excitation proportionnelle. Elles avaient regagné l'appartement en courant, avaient éclaté de rire, et avaient immédiatement recommencé sur le canapé parce qu'elles n'en pouvaient plus.
— La semaine prochaine, c'est la cage d'escalier, dit Léa en reprenant son souffle.
— Je sais, dit Camille.
— Et après ça, c'est le hall.
— Je sais, dit Camille.
Elle prit l'ordinateur et chercha le volume douze.
Ce qu'elles n'avaient jamais vraiment discuté, ce qu'elles n'arrivaient pas tout à fait à articuler même entre elles, c'était la façon dont les phrases des vidéos avaient commencé à apparaître dans leurs propres bouches, pas citées, pas récitées, mais intégrées, dissoutes dans leur façon de parler comme du sucre dans de l'eau chaude. Tu es une salope lesbienne n'était plus une instruction de la vidéo, c'était quelque chose que Camille murmurait à Léa quand elle la regardait se déshabiller, et Léa répondait je sais avec un sourire qui n'avait plus rien d'ironique.
Elles n'avaient pas cherché à résister. Il n'y avait pas eu de moment de résistance à proprement parler, juste une série de petits pas, chacun logique au regard du précédent, chacun accompagné de l'excitation la plus intense qu'elles eussent jamais connue.
Le volume quatorze se terminait par une promesse : une série avancée, disponible sur un autre site, pour celles qui étaient prêtes à aller plus loin.
Camille cliqua sur le lien sans consulter Léa.
Léa posa la main sur sa cuisse et ne dit rien.
Elles étaient prêtes.
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Commentaires ()
J'espère que cette histoire aura une suite et si c'est le cas , j'ai hâte de l'a lire.
Plus salope que l’autre