Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mimétisme — Chapitre 1 · Mimétisme 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Mimétisme
Chapitre 1 · Mimétisme 3
Résumé de mimétisme 1 et 2.
Amandine a découvert que Rian, son mari, est un auteur de récits érotiques. Elle remarque que beaucoup tournent autour du Candaulisme. Ils en parlent. Ils décident de tenter l'aventure. C'est Amandine qui est chargée de tout organiser. Elle s'inspire des histoires de Rian. C'est une double rencontre qui permet de penser que le couple a trop goûté à ces plaisirs pour ne pas continuer.
Amandine propose à Rian de séduire une de ses collègues qui est séparée. Elle veut bien entendu regarder comme une épouse Candauliste. La collègue, Pamela, a quitté son compagnon, car il lui avait proposé qu'elle couche avec un autre homme devant lui. Cette coïncidence rend la tâche de Rian plus facile. Le récit se termine alors que Pamela vient chez eux, chassée par son copain. Le couple se fait un devoir de la consoler.
Amandine a découvert que Rian, son mari, est un auteur de récits érotiques. Elle remarque que beaucoup tournent autour du Candaulisme. Ils en parlent. Ils décident de tenter l'aventure. C'est Amandine qui est chargée de tout organiser. Elle s'inspire des histoires de Rian. C'est une double rencontre qui permet de penser que le couple a trop goûté à ces plaisirs pour ne pas continuer.
Amandine propose à Rian de séduire une de ses collègues qui est séparée. Elle veut bien entendu regarder comme une épouse Candauliste. La collègue, Pamela, a quitté son compagnon, car il lui avait proposé qu'elle couche avec un autre homme devant lui. Cette coïncidence rend la tâche de Rian plus facile. Le récit se termine alors que Pamela vient chez eux, chassée par son copain. Le couple se fait un devoir de la consoler.
AMANDINE
La salle d'attente est vide. Comme chaque année maintenant on se fait examiner par un dermatologue. On a vraiment commencé l'année ou on a essayé et adopté le naturisme, conscient qu'en augmentant la surface exposée, on augmentait les risques. On prend rendez-vous en même temps, en fin de journée.
Un patient ressort. Une femme vient :
—Madame Amandine Dav….. ?
—Oui. Je réponds. Mais elle doit voir ma surprise.
—Le docteur Art…a eu un accident. En principe Doctolib vous a prévenu.
—Non… Euh… Et toi chéri ?
—Ah. En effet j'ai bien vu un message, mais j'ai pensé que c'était un rappel.
—Je suis la Docteure Laure Briss… Je peux vous prendre, mais si vous préférez…
—Non, non. Pas de soucis. Mon mari à rendez-vous aussi.
—Parfait.
—Nous passons ensemble.
—Bien sûr.
Elle consulte nos dossiers. Maintenant, il contient les photos pour comparer d'une année sur l'autre.
Elle m'examine en premier. Contrairement à son confrère elle me fait enlever mon slip. Elle m'examine de la tête aux pieds, même dans des endroits intimes. Elle me félicite pour mon tatouage, cette rose qui serpente sur quelques centimètres le long de ma colonne.
—Je me dois de vous rappeler de ne pas trop vous exposer, surtout la poitrine. En tout cas de bien vous protéger avec une bonne crème.
—Merci. Je sais, mais depuis que nous avons goûté au naturisme…
—Je comprends. Cette impression de liberté…
—Vous pratiquez aussi ?
—Chut, il ne faut pas le dire… Elle sourit… En tout cas tout va bien…
Elle retourne à son bureau. Lorsque je reviens elle invite Rian à passer à côté. Lui aussi doit enlever son slip. Je l'entends lui parler, le questionner, le conseiller…
Elle revient. Elle note sur son ordi. Rian revient.
—Tout va bien. Continuez de bien vous mettre de la crème, surtout vous Monsieur. Les hommes ont tendance à sous-estimer l'effet du soleil.
Elle se lève. Nous la suivons. Elle ouvre la porte de son cabinet… Mais elle se tourne vers nous.
—Je peux vous poser une question ? Une question qui n'est pas professionnelle, mais personnelle ?
—Bien sûr. Je réponds.
—Si je dis" Mimétisme", cela vous fait penser à quoi ?
Rian est comme moi, étonné. Un hasard ? Pourquoi parler de Mimétisme ?
—Je sais que cette question peut surprendre mais si je l'associe à vos deux tatouages est ce que ma question vous parait plus claire ?
—Euh ! C'est-à-dire que…
—Mimétisme est le titre d'une série de récits que j'ai eu l'occasion de lire. Et dans ces récits on parle de tatouages comme les vôtres.
—Ah ! Et ou vous avez trouvé ces récits ? Demande Rian, prudent.
—Sur internet. Le site s'appelle "XStory" .
—Vous connaissez ?
—Oui, très bien. Et, mon mari et moi sommes aussi auteurs. "DeuxD", cela vous dit quelque chose ?
—DeuxD ? Vous êtes Laure ?
—Oui.
—Et votre mari s'appelle Lucas ?
—Tout juste.
—Alors nous correspondons.
—Je crois bien.
—Rian, tu m'expliques ? DeuxD ? Laure ? Lucas ? Cet échange entre "initiés" commence à m'énerver. C'est quoi ce micmac ?
—Oh ! Oh ! J'ai… Votre épouse ne savait pas ? Mimétisme est donc vrai ? Ce n'est pas une histoire… Mais oui, que je suis bête, nous avions bien remarqué que contrairement à vos habitudes vous aviez coché "histoire vraie" et non pas "fantasme".
—Qu'est-ce que je ne sais pas ? Tu m'as caché quoi ? La colère me monte au nez.
—Je vais t'expliquer. Tu vas comprendre.
—Rian, je vois que vous avez su garder le secret. Je vous félicite et vous remercie. Bien entendu votre épouse peut maintenant être informée.
—Informée de quoi ?
—Je laisse à votre mari le soin de vous expliquer. En tout cas il n'a pas failli à la parole donnée. Vous pouvez être fière… Rian, si vous souhaitez que nous continuions cette conversation, je vous laisse le soin de nous contacter par messagerie. Je ne doute pas que Lucas soit heureux de faire votre connaissance ainsi que de votre si charmante épouse.
—Merci.
Et il m'entraine. Je vais parler, mais un :
—Pas ici. Je te dirai tout à la maison.
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—On est à la maison. Je t'écoute. C'est quoi ces cachotteries ? Qu'est-ce que tu me caches encore ?
—Tu démarres toujours au quart de tour. Assieds-toi, je vais t'expliquer.
—Tu as peur que je fasse une syncope à l'annonce de tes turpitudes ?
—Toujours les grands mots. Ecoute. Sur le site "Xstory", à côté des remarques des lecteurs, tu peux, s'il a laissé une adresse de contact, discuter avec l'auteur. Cela se passe sur la messagerie. Et moi aussi j'ai reçu des demandes de "conversations" privées avec des lecteurs. La parole est libre. Aussi, certains contacts aiment bien partager des photos ou de vidéos de leur vie privée. C'est un échange, la plupart du temps.
—Attends, attends. Tu as bien dit échange. Echange de photos et de vidéos. Si les autres t'envoient des trucs que j'imagine très, très privés, qu'est-ce que toi tu… Non… Ne me dis pas que tu as échangé nos sextapes… C'est pour cela que les vacances dernières tu as voulu… Mais tout le monde peut…
—Non, non, calme-toi. Si c'est vrai que j'ai fait des échanges avec nos sextapes, les visages sont toujours floutés. J'ai trouvé un logiciel qui se charge de nous rendre anonymes, du moins le visage.
—Le visage mais le reste ?
—Évidemment que le reste n'est pas flouté. Mais on ne peut pas nous reconnaître…
—Sauf nos tatouages.
—Mais c'est un échange sous condition. Chacun a en sa possession des documents privés de l'autre et donc…
—Mettons. Et que vient faire cette Laure là-dedans ?
—J'ai beaucoup échangé avec son mari Lucas.
—Donc il a nos vidéos et toi tu as ???
—Lucas et Laure sont très particuliers.
—Comment cela.
—Écoute plutôt qu'un long discourt je vais t'indiquer leurs récits. Je te conseille de lire leur série :" La vérité toute nue".
—Mais, et leurs échanges ? Et les autres si tu en a d'autres ?
—Lis et je te montrerai après.
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Une heure plus tard.
J'ai lu cette série et même j'ai élargi à d'autres récits de DeuxD en sélectionnant ceux qui étaient notés "SM/Fétichiste" . J'ai bien du mal à croire que c'est la vérité sur ce couple. Comment imaginer que ce qu'ils racontent soit vrai ? Comment une femme peut-elle se "réaliser" dans ce genre de pratiques et situations ? Comment un mari peut-il confier son épouse à un autre ? Oh, c'est bien loin du Candaulisme. Sous le prétexte de ne pas savoir dominer correctement son épouse qui manifestement a une envie de sévices, il la "cède" à ce Julien qui se révèle particulièrement efficace. En plus il n'est pas toujours présent. Le Maître veut bien lui envoyer des photos et des vidéos de sa femme alors qu'elle est une soumise que Julien n'a pas peur d'offrir à d'autres. Et, en plus, cerise sur le gâteau ce Julien ne trouve rien de mieux, faisant preuve d'une redoutable perversité, d'entraîner le mari dans des jeux qui sont plus qu'à la limite d'une soumission.
—J'ai lu. Cette série et d'autres chez eux. Cela ne me parait pas sérieux. Juste le délire d'un couple qui s'amuse à raconter des histoires que leur imagination fertile leur permet. Ne me dis pas que tu les crois ? Je questionne mon crédule de mari.
—D'accord. Maintenant, regarde dans ma messagerie… Le dossier "Echanges"… Le sous dossier " DeuxD"… Le sous dossier "Reçu".
—Pourquoi pas le "Envoyé" ?
—Comme tu veux. Regarde…
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Trente minutes plus tard.
—Je ne me souvenais pas que nous avions fait tout cela. J'avoue après avoir visionné les vidéos et les photos que nous avions faites comme sextapes.
—Et, si. A l'époque tu n'avais pas vraiment voulu les regarder. Tu vois que je n'ai pas menti. Pas de visage. Et c'est bien dommage. Sur les versions originales tu es bien plus expressive.
—Dommage qu'on n'ait pas de vidéos sur notre premières fois.
—Tu veux dire, LES premières fois.
—Si tu veux. Je te "visionnerais" bien, alors que tu te fais enfiler.
—Et moi la professeure coincée et la minute suivante la chienne en chaleur.
—Chienne ? Bon d'accord. Mais toi comment je peux t'appeler quand tu es à quatre pattes.
—Comme tu veux. Et si je te disais qu'en réalité j'avais mis mon smartphone…
—Tu plaisantes ?
—Non. Tu veux voir ? Je ne les ai pas encore envoyées car je n'ai pas eu le temps de faire flouter.
—Mais bien sûr. Quel cachotier tu fais. Tu me caches encore beaucoup de choses ?
—Plus rien. Je me suis mis à nu.
—Ne me tentes pas. Allez envoi.
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Je viens de visionner (Mimétisme 1) ce que le smartphone de Rian a enregistré. La première partie ne me choque pas. C'est bien comme je l'avais imaginé, aidée en cela par les divagations de Rian sur le site érotique. Mais la seconde ! Même si c'est filmé de plus loin, c'est autre chose. Le ti-punch m'avait totalement désinhibée. Je n'en reviens pas. Comme je n'en reviens pas comment Rian s'est laissé emporter. Il devait l'avoir plus que fantasmé. La vache, comme il se fait enculer. Mais je ne suis pas en reste. Rian a raison j'ai viré salope et chienne. Est-ce que je dois mettre cela sur le compte de l'alcool ? Surement… Mais juste pour le début, pour oser, ne pas penser… Pour le reste… Mon Dieu, en plus je mouille de nous voir ainsi…
—C'est autre chose que nos sextape. Tu te rends compte de ce que tes histoires nous ont fait faire ? Je sais, que je suis de mauvaise foi et injuste, mais je veux au moins partager la faute.
—C'est drôle, je n'imaginais pas que tu réagirais comme cela. Moi, à ta place, si tu avais été de bonne foi, j'aurais dit : Je dois te remercier pour les histoires que tu as écrites et publiées. Sans elle, nous n'aurions jamais connu de telles aventures. Merci chéri.
—Chacun son opinion.
—Donc, on arrête là. Si c'est ce que tu veux, je m'incline.
—Euh ! Laisse-moi au moins reprendre mes esprits après ce que je viens de voir.
—Si tu es dérangée par ça, alors je te déconseille de regarder dans le dossier "Reçu" des "DeuxD".
—Ne me traite pas en gamine. Je suis assez grande pour décider ce que je peux ou ne peux pas regarder. Va donc faire un tour et laisse-moi avec ce "Dossier".
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Une heure plus tard.
Une heure et encore j'ai accéléré par moment. C'est bien elle. Par moment le floutage n'est pas parfait, pas suffisant et je la reconnais. La voix aussi. Même si la plupart du temps la soumise ne laisse échapper que des cris, des supplications, des gémissements, à des moments d'accalmie on peut la reconnaitre.
Les vidéos sont au niveau des récits. C'est une soumise. Merde, celle qui paraissait bien sous tous rapport, celle qui m'a examinée, dermatologue en activité, c'est la même qui…
Il y en a trop. Même lui, ce Lucas, ce mari qui raconte dans leur série "La vérité vraie" le chemin pour la soumission de son épouse, n'a pas peur de se faire prendre.
Quel couple !
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—J'en ai marre de faire le tour du quartier. Tu as fini ? Rian rentre.
—Oui. Et tu discutes avec eux depuis des mois ?
—Oui. Surtout Lucas.
—Je n'arrive pas à croire que celle qui vient de nous examiner, est la même que l'on voit dans les vidéos.
—S'il y a une chose que mes échanges avec les lecteurs et avec les auteurs, m'ont appris, c'est qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Regarde, pas la peine d'aller chercher bien loin. Nous par exemple. Tu crois que nos amis pourraient imaginer ce que nous avons vécu ?
—D'accord. Oublions tout cela. On fait quoi maintenant ?
—Écoute, maintenant que je peux mettre un visage sur tout ce qu'ils m'ont envoyé, je veux les rencontrer.
—Tu veux ? Jusqu'à preuve du contraire, dans notre couple, les décisions se font à deux.
—Bien sûr ! Bien sûr ! Chérie dis-moi que tu veux bien.
—J'imagine que ce ne sera pas une rencontre "normale".
—Je l'espère. Pas toi ? Tu as bien vu que Lucas a l'air "beau mec".
—Ne cherche pas à me le mettre entre les pattes. Mais, je te préviens, si je dis "oui" il n'est pas question que j'entre dans leur jeu pervers. Pas question que je me retrouve soumise. D'ailleurs je ne comprends pas comment, une femme comme Laure, une femme qui a fait de longues études, qui a dû se battre dans ce milieu médical que je devine encore macho même s'il se féminise, puisse se laisser dominer de la sorte. Une petite claque sur la fesse, à la rigueur, pour pimenter un peu, mais une soumission comme la sienne, cela me parait contre nature. Elle a peut-être besoin de se faire soigner…
—Ne juge pas. S'il te plaît ne te fais pas censeure. Chacun a droit à sa sexualité si elle est désirée, assumée et qu'elle ne porte pas préjudice aux d'autres.
—Te voilà bien sérieux.
—Peut-être. Alors on fait quoi ?
—Si tu insistes, contacte-les.
—Je n'insiste pas. Je veux que tu me dises oui ou non. Tu connais mon sentiment. Mais je n'irai pas sans ton accord. Pas un accord pour me faire plaisir ! Un vrai accord. Un "oui" qui peut envisager une participation active si nos hôtes proposent. Tu comprends ce que je dis ?
—Oui. Evidemment. Mais à une condition.
—Laquelle.
—Que tu me baises. Putain tu m'as fait lire ! Tu m'as fait regarder nos vidéos ! Celles des DeuxD ! Je suis chaude brûlante.
—Je me sens un peu fatigué. Je crois que j'ai la migraine. Dit mon coquin de mari, tout sourire.
—Ton cerveau peut-être, mais laisse-moi vérifier si lui… Et je défais la ceinture, tire sur le zip…
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Deux semaines plus tard.
C'est une maison. Une maison parmi d'autres dans cette banlieue bourgeoise.
—Je me demande si on ne fait pas une bêtise. Je dis alors que nous nous garons.
—C'est maintenant que tu t'inquiètes ? Je te rappelle qu'au moment de nous préparer tu m'as posé la question de savoir si tu mettais une petite culotte ou pas.
—Je ne suis pas idiote, je m'en souviens parfaitement. Non, maintenant je me demande si nous n'allons pas trop vite. Ils ne sont pas comme nous, ils ont beaucoup plus d'expériences, de rencontres, de clubs et puis ce Julien. Reconnais que ce n'est pas banal. Comment un mari peut accepter de livrer son épouse à un homme afin qu'elle devienne sa soumise ? Et, Elle, comment elle peut y trouver du plaisir.
—Les vidéos en sont la preuve, il me semble.
—Justement. Je ne comprends pas.
—Attends ! Attends ! Tu n'aurais pas peur de ça ? Tu crains qu'ils se comportent comme ce Julien ?
—Je… Euh…
—Je peux les appeler pour te rassurer. Je suis sûr qu'ils comprendraient.
—Non. Non. Tu serais là pour me défendre, n'est-ce pas ? Tu n'es pas comme ce Lucas qui regarde sa femme totalement soumise à un autre que lui ?
—Maintenant que tu le dis. Cela doit être drôlement excitant.
—Rian !
—Je plaisante. Mais je suis persuadé que nous ne risquons rien. D'après ce que j'ai lu et compris, c'est un milieu très respectueux des autres. Bon, on fait quoi ? On y va ou on rentre chez nous ?
—On entre. Mais c'est bien pour te faire plaisir.
—Hypocrite. Tu oses me dire ça alors que tu n'as même pas de culotte.
Laure, élégante dans une robe moulante qui épouse ses courbes, nous accueille avec un sourire chaleureux. Elle nous remercie et nous débarrasse des fleurs et du vin que nous avons apporté. Je ne peux m'empêcher de la regarder. Elle est si différente de la toubib qui nous avait reçu. Le jour et la nuit. Je remarque aussi que le tissu moulant révèle une sorte de forme au niveau de sa poitrine. C'est quoi ?
Nous découvrons Lucas. Je ne peux m'empêcher de "coller " son visage sur les vidéos floutées.
Les présentations sont simples, presque banales, comme si nous étions des amis de longue date.
Pourtant, sous les apparences, une tension électrique flotte dans l'air, chargée de sous-entendus et de désirs inavoués.
Une fois confortablement installés dans les deux canapés qui se font face, un verre à la main, des toasts dans l'autre, la conversation glisse naturellement vers le sujet qui sert de lien entre eux et Rian, les récits sur Xstory et les échanges que cela avait déclenchés. Je reste silencieuse laissant le couple et mon mari, comme des anciens combattants, parlé de leurs souvenirs. Ils échangent comme si c'était naturel. Ils parlent de scénarios, de plans, de….
—J'ai bien peur que notre conversation n'intéresse pas vraiment Amandine. Amandine, j'ai cependant, une question, je peux vous la poser ? Mais ne vous sentez pas obligée.
—Je vous en prie.
—Avant que vous arriviez, nous avons relu les deux récits de Rian, les deux "Mimétismes". Ils sont cochés par Rian, " Histoires vraies". Sur le site cela signifie que l'auteur relate des faits qui se sont vraiment produits. Vous confirmez ? Je ne veux pas vous mettre mal à l'aise. Ne répondez que si…
—C'est la vérité… J'ai répondu, sans réfléchir, mais la condescendance de Laure m'énerve un peu.
—J'ai perdu mon pari. Lance Lucas.
—Quel pari ? Demande Rian ?
—Lucas avait parié que malgré le "'Histoires vraies" dans Mimétisme 1 la rencontre avec les deux noirs étaient une invention.
—Non, je confirme que tout est vrai. Confirme Rian, manifestement fier de l'avouer.
—Tu vois, Lucas, malgré toute ton expérience les femmes peuvent encore te surprendre. Le poids des traditions matriarcales pèse encore mais pour certaines femmes, elles s'en affranchissent lorsqu'on leur propose une occasion. N'est-ce pas Amandine ?
—Je ne sais pas quoi vous répondre en réalité. C'est en effet moi qui avais organisé notre première fois. Comme l'a relaté Rian, je m'étais inspiré de ses propres récits… Et je m'étais laissé emporter… D'une certaine façon je ne voulais pas le décevoir… Me mettre au niveau de ses héroïnes… Je n'avais pas vraiment réfléchi… Inviter deux hommes comme il le racontait souvent, avec une gourmandise évidente, m'était apparu normale… Mais avec le recul…
—Vous regrettez ? Me demande Laure, devançant mon mari.
—Non, pas du tout. Mais reconnaissez que passer d'une rencontre, somme toute assez banale avec un homme devant son mari, à deux hommes… Deux noirs, avec…
—Quel dommage que vous n'ayez pas filmé ces instants.
—Je l'ai fait. Mais je ne les ai pas encore envoyés, car je n'ai pas eu le temps de flouter. Précise Rian.
—On pourrait le voir ?
—Euh… Chérie tu serais d'accord ?
—Pourquoi pas. Par contre, en contrepartie je visionnerais volontiers la vidéo ou Julien vous traite en soumise, vous frappe, vous offre à deux autres hommes alors que Lucas n'est pas présent. C'est une situation qui m'interpelle. J'ai du mal à comprendre… Je ne juge pas… Mais j'aimerais voir sur votre visage… Si on le voit…
—Si je comprends bien, vous n'approuvez pas ce type de relation ?
—Non, je ne juge pas. Je m'étonne c'est tout.
—C'est compréhensible. Moi-même au début… Mais ce serait trop long. Je vous propose… Et si on se tutoyait… Nous parlons déjà de choses si intimes ?
—Avec plaisir.
—Nous pourrions faire une séance vidéo plus tard dans la soirée. Lucas si tu montrais ta collection de souvenirs à Amandine. Pendant ce temps avec Lucas on préparerait le dîner.
—Comme tu veux.
—Lucas a un petit hobby, tu verras cela vaut le coup d'œil.
— Si ça t'intéresse, je peux te le montrer. Insiste Lucas.
—Avec plaisir. Je réponds.
Il se lève. Je le suis. Nous quittons la pièce sous le regard de nos conjoints. Pourquoi il me semble que la préparation du dîner est une excuse ?
Nous montons à l'étage. Une pièce faiblement éclairée, des vitrines s'alignant le long des murs. À l'intérieur, des figurines. Lucas ouvre les portes et me les donne l'une après l'autre, me laissant le temps de regarder. Figurines représentaient des scènes d'une précision troublante. Je reconnais immédiatement Laure, reproduite dans des postures qui ne laissaient aucun doute sur leur inspiration.
Sur une croix de Saint-André, les bras et les jambes écartelés, Laure était figurée les yeux bandés, la bouche entrouverte comme pour un gémissement silencieux. Ses courbes étaient fidèlement reproduites, jusqu'aux détails des menottes qui enserraient ses poignets et ses chevilles. Une autre scène la montrait à genoux, les mains liées dans le dos, tandis qu'un homme – un partenaire anonyme – lui tenait la tête, comme pour la guider vers son sexe. Plus loin, une troisième figurine la représentait allongée sur un lit, les jambes relevées et écartées, deux hommes penchés sur elle, leurs mains explorant chaque parcelle de son corps offert.
— J'ai utilisé des photos et des vidéos pour les modéliser. M'explique Lucas, visiblement fier de son travail. L'IA me permet d'en compléter les parties manquantes ou peu précises. C'est un outil merveilleux. Il crée ensuite un fichier qu'une imprimante 3D se charge de transformer en figurines quasiment parfaites. Regarde celle-ci. On pourrait presque entendre ce que les lèvres entrouvertes de Laure laissent passer.
Il a raison. C'est d'une réalité troublante.
— Sais-tu que ta demande tout à l'heure au sujet de cette scène de soumission ou j'étais absent est en cours de traitement ? Demande Lucas en désignant une imprimante 3D posée sur un bureau.
Je sens un frisson me parcourir l'échine. Ce n'est pas une simple figurine. C'est une scène. Laure, les bras liés tendu vers le ciel avec des liens en lévitation. Deux hommes avec des martinets. L'un devant, l'autre derrière. Des lanières qui paraissent vivantes, certaine stoppées en plein vol, d'autres au contact du corps de la soumise. Mais aussi à côté de chaque homme, un autre, nu, en érection attendant le moment ou les bourreaux leur abandonneront une femelle mise en condition, autant par les coups que par sa situation d'esclave sexuelle volontaire, une femelle que je me souviens avoir vue dans la vidéo, possédées avec violence, son corps en lévitation, empalée par ces deux mandrins que l'imprimante 3D façonnait avec détails...
Ces figurines n'étaient pas de simples objets. Elles étaient le témoignage d'une intimité poussée à son paroxysme, d'un couple qui avait exploré et immortalisé chaque recoin de leurs désirs.
Je m'approche d'une autre vitrine, plus discrète, presque cachée dans un coin de la pièce. À travers le verre, j'aperçois des silhouettes qui me font retenir mon souffle. Ce n'étaient plus Laure cette fois, mais Lucas. Lucas, dans des postures qui révèlent une facette de lui que je n'aurais jamais imaginée, même si sur certaines vidéos il en était le héros.
— Et celles-là… ? Demandai-je en désignant la vitrine, la voix légèrement tremblante.
Un sourire à peine gêné effleure ses lèvres avant qu'il n'ouvre délicatement la porte pour en sortir les figurines. La première le représente à quatre pattes, en levrette, tandis qu'un homme noir, musclé et imposant, le pénètre avec une vigueur presque palpable. Les détails sont saisissants : la tension dans les épaules de Lucas, la façon dont ses doigts s'enfonçaient dans le tapis, comme s'il cherchait à s'accrocher à quelque chose pour supporter l'assaut.
La deuxième figurine le montre à genoux, la bouche grande ouverte autour d'une queue démesurée, ses mains liées dans le dos, comme s'il n'avait d'autre choix que de s'abandonner à cette fellation forcée. Ses yeux, dans la reproduction, semblaient lever vers son partenaire avec une expression de soumission absolue.
—Celle-ci, je la reconnais. Je dis en désignant une autre figurine. La vidéo s'appelle " Troisième mis temps." J'imagine que c'est après un match ou plutôt après le visionnage d'un match à la télé. Elle m'avait frappé. Cette vision par-dessous. Ce cul rempli par ce gourdin. Ce sexe qui est branlé. C'est toi qui se fais prendre si j'ai bien compris ?
—Oui.
—C'est fou. On peut voir le sperme qui tombe, qui suinte, juste en suspension par ce fil si étroit.
—L'imprimante a une grande définition.
—Et celle-ci ? J'ai l'impression de la connaitre. Mais… ce ne serait pas ta vidéo "Souvenir de Louisiane". Un collègue quand tu étais…
—Tu as l'œil.
—Quand je l'ai regardée. J'ai regretté qu'on ne puisse pas voir vos visages. Qu'est-ce qu'il te mettait. À côté la première fois de Rian est une plaisanterie.
—J'ai plus d'expérience. Rian ne connaît, enfin je ne crois pas encore, le plaisir de se faire remplir par une belle queue noire et surtout de se sentir lessivé par le foutre qu'elle libère.
—Ce qui me sidère c'est la façon dont tu parles de toutes tes aventures. Tu n'as pas honte ?
—Et toi ? Et Rian ? Je n'ai pas encore vu votre vidéo, mais je suis persuadé que vous n'étiez pas réticent.
—Euh…Non…
—Tu vois. Il faut assumer… Du moins entre personnes qui ont le même vécu. Tu sais j'aime me faire mettre, mais j'aime bien aussi l'autre sens. Dans vos vidéos floutées, on voit bien le petit cul de ton mari et ma foi j'en ferais bien mon quatre heure…
—Oh ! Euh ! Je ne m'attendais pas…
—Vous étiez très mignons, très innocents. Toi aussi rassure-toi, tu…
—Merci. Et si on allait les retrouver ? Parler des autres ne me gêne pas, mais de moi ou de Rian, me dérange un peu.
—Comme tu veux.
Nous descendons. La porte du salon n'est pas totalement refermée.
Lucas entrouvre la porte avec une lenteur calculée, comme s'il savait déjà ce qu'il allait découvrir. Et en effet, le spectacle qui s'offre à nous est sans équivoque. Laure et Rian, nus, en pleine action. Laure chevauche Rian avec une énergie presque sauvage, ses hanches roulant en cercles serrés, ses seins rebondissant à chaque mouvement.
J'ai compris. Ce que moulait la robe n'était pas que le sein et le téton, enfin si, mais avec un ajout. Un piercing. Plus qu'un piercing. Un piercing anneau auquel est accroché une petite sphère, l'ensemble semblant vivre sa propre vie, même si ce sont les mouvements de Laure qui en sont la source.
Rian, les mains agrippées à ses hanches, la regarde avec un mélange de fascination et de désir brut, ses doigts s'enfonçant dans sa chair comme pour la guider, l'encourager.
— Plus fort, Rian… Putain, baise-moi comme une chienne ! Gémit Laure, sa voix rauque et impérieuse.
Rian n'a pas besoin d'être invité deux fois. D'un mouvement vif, il la soulève et la retourne, la plaquant contre le canapé. Laure se met immédiatement en levrette, cambrant son dos, offrant son cul avec une audace qui me fait frissonner.
— Comme ça ? Grogna Rian, sa main s'abattant avec une claque sonore sur la fesse de Laure.
— Oui ! Juste comme ça ! hurla-t-elle, sa voix tremblante d'excitation. Ne me ménage pas, Rian. Baise-moi comme si tu me détestais. Comme si j'étais ta salope, ta pute à toi !
Rian s'enfonça en elle d'un coup de reins brutal, et Laure cria, un son guttural, presque animal.
— C'est ça, putain… Plus fort ! Je veux sentir que tu me défonces !
Sans m'en rendre compte je me retrouve devant la porte, Lucas m'a cédé sa place. Il se colle contre moi.
—Je ne m'en lasse jamais. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu Laure avec un homme et bien cela me fait toujours le même effet.
—Je confirme. Je dis alors que sa queue se fait sentir contre mes fesses.
Il se frotte contre moi. Il repousse les bretelles de ma robe. Il a accès à mes seins. Il les empoigne, les caresse.
—C'est Julien qui a voulu qu'elle mette des piercings. Bien entendu j'ai eu mon mot à dire. Elle avait accepté. J'ai hésité et puis elle le voulait tellement… Regarde comme cela tire sur ses tétons. Elle dit que c'est divin…
Il me caresse. L'espace d'une seconde il s'éloigne et tire sur ma robe.
—Oh, tu n'as pas de culotte. Coquine.
Quelques mouvements et je sens qu'il a libéré son sexe.
On ne peut éviter de regarder dans le salon. Les cris de Laure semblent se faire échos, les uns des autres. Elle s'est agrippée aux coussins du canapé, ses doigts s'y enfonçant comme pour trouver un appui face à l'assaut de Rian. Chaque coup de boutoir la fait avancer, son corps entier tremblant sous la force des impacts.
— Tu aimes ça, hein ? Halète Rian, la voix rauque. Tu aimes qu'on te traite comme une moins que rien ?
— Oui ! Oui, je suis ta chienne ! Hurle Laure, sa voix brisée par le plaisir. Bats-moi, Rian ! Fais-moi mal !
Rian obéit, sa main s'abattant à nouveau sur ses fesses, laissant une marque rouge qui contrasta avec la pâleur de sa peau. Laure hurla, mais ce n'était pas de la douleur – c'était un cri de jouissance pure.
— Tu vois ? Lucas me murmure à l'oreille, son souffle est brulant. Laure adore ça. Elle a toujours aimé être brutalisée. Un reste de ses années de soumission… Ça l'excite comme rien d'autre. Rian s'est tout de suite adapté. Il faut dire qu'il connaît beaucoup de nous...
Il ne fait pas que me parler. Ses mains se promènent. Elles me forcent à me coller encore plus contre lui. Une cherche ma fente...
— Tu mouilles, Amandine. Toi aussi tu aimes regarder. Ça t'excite de les voir comme ça ?
Je ne réponds pas. L'évidence est là. Je passe ma main derrière moi et me saisit de ce que j'ai vu de nombreuses fois dans les vidéos. Son sexe. Un bâton, dur, chaud. La preuve que je ne laisse pas indifférent
— Je vais te prendre ici, contre cette porte… Murmura-t-il… Tu as envie ?
— Oui…. Je ne reconnais pas ma voix. Elle tremble, différente…
Il soulève ma robe. Le bâton devient sexe de chair. Je le sens fléchir les jambes, écarter mes cuisses. Son dard est contre ma cuisse, ma peau douce lui sert de guide. Il monte vers ma fente, une fente humide.
Mais je réalise.
—Attends. Mets une capote.
—Ne t'inquiète pas. Avec Rian on a fait ce qu'il fallait.
—Rian… Mais c'est quoi ?
—Des analyses. On voulait ne pas être ralenti par cela. Et puis il voulait jouir dans Laure… Comme moi je voulais jouir en toi.
—Oh !!!
—Mais si tu ne veux pas…
—Si… Si Je me dis que décidément Rian est un cachottier. L'enfoiré. Il voulait la baiser, cette salope de Laure. Cette femelle…Ahhhhh
Il s 'enfonce en moi D'un coup de reins, il s'enfonce en moi, me remplissant d'un seul mouvement. Je gémis, mes doigts s'agrippant à la poignée de la porte pour me retenir. Mais cela a pour effet de fermer cette porte avec un bruit qui me parait assourdissant.
Il est tout contre moi. Il m'écrase de toute sa puissance.
—C'est bon, putain que c'est bon. Tu es si étroite. Tu aimes ?
—Oui… Je te sens bien…Je me comporte comme une libertine, une femelle qui ne compte plus les hommes qui l'ont possédée et pourtant… Pourtant, ils ne sont pas si nombreux…
Il est tout contre moi.
La porte derrière laquelle mon mari baise son épouse, la baise non pas comme la conquête d'un soir, mais comme une femme qui a connu tant de possession qu'il… Je comprends… Je le comprends… C'est un défi pour lui… Sortir de son quotidien, même si son quotidien a beaucoup changé depuis quelques jours… Il veut se sentir à la hauteur… Cette femme, Laure, n'est pas une débutante… Elle a connu tant de… Allez mon chéri, je suis de tout cœur avec toi, fais-la hurler cette soumise, cette chienne qui se fait baiser par…
—Ohhhh
Lucas a attrapé mes bras et les tire en arrière, me forçant à me pencher en avant dans un équilibre précaire.
—Imagine… Oui, imagine-le… Imagine-les… Si on tend l'oreille on pourrait les entendre… Mais ce n'est pas nécessaire… Ton imagination n'a pas besoin de cela… Il la baise… Tu sais qu'il la baise… Oh, pas comme tu as l'habitude… Mais de la façon dont Laure a envie… Claquée… Punie… Tu aimerais comme elle ?
—Non, non. Le cri du cœur.
—Comme tu veux… Tout me va… Tu es si "tentante"… Juste libertine… Pas encore initiée… Toute fraîche… Presque innocente… Dieu que c'est bon…
Oui, c'est bon. Je comprends que pour lui je suis presque pucelle. Une pucelle qu'il baise. Une pucelle a sa merci, de la façon dont il me tient. Les bras tendus en arrière, je suis disponible pour lui.
Une poussée et il se retire. Je suis comme vide
Une tension. Il m'envahit.
Une poussée.
Une tension.
De l'autre côté de la porte, des cris, des bruits que j'essaie d'identifier.
—Tu entends comme il la baise ? Décidément ils vont bien ensemble.
—Ensemble ? Je questionne, ayant bien du mal à parler tellement Lucas me possède avec force.
—On sent dans ses récits qu'il a un goût pour la domination. Manifestement toi ce n'est pas ton truc, aussi, pour une fois qu'il trouve une femelle prête à se soumettre…
Quoi ? De quoi il me parle ? Rian, dominant ? Mais non ! Jamais il n'a tenté avec moi…
Un cri. Un cri sans fin. Non, en réalité deux cris. Celui de Laure, le plus fort, un cri de jouissance non retenu, une ode au plaisir. Mais aussi celui de Lucas, je crois entendre un "Je viens… Je viens…"
—Putain ça m'excite. Cela m'excite. Lache Lucas alors qu'i redouble de vigueur.
Moi aussi cela m'excite. Cela m'excite, même si une petite voix me susurre que je devrai avoir une conversation avec mon mari…
Il explose en moi. Son foutre me lessive et ce torrent m'entraîne avec lui. Je jouis…
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Ils se sont rhabillés. Nous aussi. Mais lorsque nous nous retrouvons face à face, chacun sait à quoi s'en tenir. Même s'il ne m'a pas vue, mes cheveux négligés, mes joues rouges, me dénoncent. Un sourire m'accueille. Je lui rends.
—J'ai préparé un repas froid, plutôt un apéritif dinatoire. Je propose que nous dînions tout en regardants les vidéos dont nous avons parlé. D'accord ? Questionne Laure qui, elle aussi, ne peut dissimuler qu'il s'est passé quelque chose, s'il en avait fallu une preuve.
Tout le monde est d'accord. Le canapé est assez grand pour nous accueillir. La télé, très grand écran, est en face de nous.
Nous dînons.
Nous buvons.
Nous regardons.
Le grand écran est d'une cruauté impartiale. Notre… Nos premières fois prennent une autre dimension sur grand écran. C'est plus cru, plus sexe, plus fort.
Mais personne ne critique. D'ailleurs d'un commun accord nous décidons de passer à la vidéo suivante.
Cette soumission ! Ce plaisir qui s'affiche sur son visage alors qu'on la frappe. Cette façon de se livrer corps et âmes à ce Julien. Julien que je découvre. Ni beau, ni laid, sexe normal, un homme qui ne se remarque pas. Mais qui prend une autre dimension avec Laure. C'est donc cela un maître, un dominant. Elle lui obéit. Dans cette vidéo Julien a invité d'autres hommes. Ils vont baiser Laure ne la quittant qu'épuisée, souillée avec ce Julien qui se révèle plein d'attention après lui avoir fait subir le pire. Que dire ?
—Je vois bien que tu condamnes. Me questionne Laure.
—Euh… Ce n'est pas que je condamne… C'est ton choix… Je suis presque plus surprise par ce que laisse faire Lucas… Il n'est même pas présent.
—Il m'aime. Je l'aime. Nous sommes un couple uni. Mais il ne sait pas m'apporter ce que m'apporte Julien. Et il m'aime assez pour me laisser libre… De toute façon, peu de personnes peuvent comprendre. Il fait l'avoir vécu, en avoir éprouvé le besoin.
—Je ne juge pas. D'ailleurs il est évident que tu as du plaisir, beaucoup de plaisir.
—Et si on parlait de votre première fois ? Dit Lucas. C'était très beau. Vraiment Amandine, quel talent d'organisatrice.
—Je me suis laissée emporter. J'ai pensé que Rian, avec ses récits, avait déjà vécu par la pensée et que…
—Je suis du même avis que Lucas. Amandine je te promets un bel avenir. Me dit Laure.
—Merci.
—J'ai juste un reproche. Oh un détail. Un détail technique.
—Quoi ?
—C'est le soutien-gorge de bondage…
—J'avais remarqué que Rian utilisait souvent cet objet dans ses récits. Pourquoi cela t'étonne ?
—C'est que tu ne l'avais pas bien installé. Il aurait dû être plus serré afin de faire jaillir les seins.
—Ah ! Je ne suis pas une experte.
—Si tu veux je peux te montrer. J'en ai un dans notre chambre.
—Oui, bonne idée, je serais curieux de voir ça. Annonce Rian, un grand sourire aux lèvres. Le fripon !
—Si tu veux. J'accepte, comprenant que je n'ai pas vraiment le choix.
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—Tu vois, c'est un modèle similaire.
Laure a sorti d'un meuble ce soutien-gorge qui n'est qu'un assemblage de lanières.
—En effet. Je le tiens en main.
—Enlève ta robe, je vais te montrer comment l'installer. Plus exactement c'est Rian qui va le régler.
—Volontiers. Le coquin s'avance vers nous.
Elle me découvre nue, sans petite culotte. Lucas m'avait donné des mouchoirs pour essuyer ce qui suintait de ma minette. Ils s'échangent un regard, le sourire qui va avec.
—Rian, tu le passes comme un soutien-gorge normal… Voila… Maintenant attache-le dans le dos… Oui… Maintenant regarde, il y a un ruban autour de chaque sein … Si tu tires sur son extrémité… Comme ça, oui… Maintenant lâche… Tu vois que le ruban reste bloqué… Tu le débloques un appuyant ici… Attention de ne pas pincer la peau… Maintenant recommence… Doucement… Il faut bien que le ruban reste à la base du sein… Encore… Encore… Amandine ça va ?
—Oui, c'est bizarre.
—Ce n'est que le début. Maintenant Rian, passe à l'autre sein… Tu sais comment il faut faire maintenant… Bien… Maintenant reprends le premier sein… Tire sur la sangle… Ne t'arrête pas… Le sein doit être comprimé, concentré, devenir rose foncé… Regarde le téton… Maintenant l'autre… Équilibre bien… Parfait. Amandine, tout va bien ?
—C'est chaud… Étrange… Pas désagréable.
—Passe ta main sur ton sein… Sur le téton… Tu sens ?
—Oh, oui… Mon téton est dur comme la pierre… Sensible… Très sensible…
—Maintenant, si tu en a envie je peux te montrer comment encore amplifier la sensation.
—Ah, comment ?
—Il faut juste que tu acceptes qu'on t'attache les bras dans le dos.
—Ohhh… Je te vois venir… Pas question de m'attacher… Je n'ai aucune envie de me faite battre… Non, non, non.
—J'ai bien compris que ce n'est pas ton truc. Non, je veux juste te montrer certaines choses… Aucun coup… Promis… D'ailleurs Rian est ici. Tu as confiance en lui, n'est-ce pas ?
—Euh… Oui… Enfin, je crois…
—C'est sympa. Alors tu n'as pas confiance en moi ? Dit Rian, dont je vois le pincement de lèvre signe de mécontentement.
—Je plaisantais… Allez Laure montre-moi.
—C'est Rian qui va le faire. Comme cela, si vous voulez le faire entre vous…
Elle ouvre un tiroir, en sort une petite corde…
—Maintenant Amandine, tend tes bras dans le dos, en tirant sur les épaules… Tu sens comme cela propulse ta poitrine…
—Oh que oui. Putain… Oh pardon… Ce sont deux obus…
—Rian… Quelques tours au niveau des poignets… Bien… Un nœud sans serrer trop fort… Maintenant avec la corde, autour des bras, le plus près possible des épaules… Parfait… Amandine… Tourne-toi un peu… regarde dans le miroir… Tu vois comme tu es belle…
—Belle je ne dirais pas, mais spéciale c'est certain. Je réponds après avoir "admiré" cette silhouette avec deux excroissances.
—Cela te dirait de continuer un peu ?
—Cela dépend.
—Oh, rien de bien compliqué, juste ajouter un bandeau. Tu as déjà fait avec un bandeau ?
—Tu oublies que je suis une nouvelle libertine.
—Alors…
Elle trouve un bandeau. Me le passe devant les yeux. Tout change. Personne ne parle plus.
Qui a posé ses mains sur mes seins pour les effleurer et qui m'a arraché un premier soupir ?
Qui m'a faite asseoir ?
Qui a plongé entre mes cuisses pour me lécher avec une gourmandise évidente ? Laure ? Lucas ? Rian ?
Qui est venu glisser son dard dans une fente que ma jouissance avait rendue humide et glissante.
Qui me donnait son sexe à gober pendant que l'autre me baisait.
Qui m'a soulevée comme un fétu de paille, m'a retenue afin que je glisse sur son mandrin.
Qui est venu me lécher l'anus alors que j'étais en lévitation.
Lequel est venu glisser son mandrin dans mes fesses.
Mais je n'étais pas seule. Laure m'a accompagnée pendant toute cette première fois. Elle m'a questionnée, encouragée, m'invitant à laisser libre ma parole, m'incitant à crier, à hurler, à quémander…
Une fois rentré à la maison, ce coquin de Rian a refusé de répondre à toutes ces questions. Même sous la torture, sa queue bien au fond de ma gorge il n'a pas cédé.
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Commentaires ()
Coucou la Chipie.
La soumise n’allait pas dire non. Comment 1 dominant ne sait pas rester à sa place.