Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Voisine du Désir — Chapitre 1 · La Routine et la Rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La Voisine du Désir
Chapitre 1 · La Routine et la Rencontre
Coucou ma team voilà une nouvelle histoire
Une de mes anecdotes encore vécu …
Une de mes anecdotes encore vécu …
Les nom et lieux on été modifié pour préservé l’anonymat de mes partenaires du moment
Aurélia referma la porte de l’appartement avec un soupir à peine audible. 53 ans, et sa vie ressemblait à un livre qu’on avait déjà lu trop de fois. Professeure de français au lycée depuis vingt-huit ans, elle adorait encore transmettre la langue, les textes, la passion des mots… mais chez elle, les mots s’étaient tus depuis longtemps.
Benoît était déjà parti au travail. Comme tous les matins. Un baiser rapide sur la joue, un « Bonne journée » distrait, et il filait dans son costume gris vers son entreprise de textile qui ne cessait de grossir. Comptable devenu directeur financier adjoint, il était fier de sa réussite. Elle aussi, au début. Mais la fierté avait laissé place à la routine. Une routine lourde, étouffante, silencieuse.
Les enfants étaient partis depuis trois ans maintenant. Lucas en Australie pour un master, Emma à Lyon avec son compagnon. L’appartement, autrefois bruyant, était devenu trop grand, trop calme. Et le lit… le lit était devenu un endroit où l’on dormait plus qu’on ne s’aimait.
La dernière fois qu’ils avaient fait l’amour remontait à presque cinq semaines. Une étreinte mécanique, presque administrative. Benoît était entré en elle sans préliminaires dignes de ce nom, avait grogné pendant quatre minutes, avait joui en frissonnant, puis s’était retourné en murmurant « C’était bon, hein ? ». Elle avait répondu oui par habitude. Elle n’avait pas joui. Encore une fois.
Heureusement, il y avait le tiroir caché de sa table de nuit. Le petit vibromasseur rose qu’elle avait acheté sur internet, livré dans un colis discret. Les soirs où Benoît ronflait déjà, elle s’enfermait dans la salle de bain, relevait sa nuisette et laissait l’appareil la conduire jusqu’à cet orgasme qu’elle connaissait de mieux en mieux… mais toujours seule. Toujours en cachette. Benoît aurait été horrifié. « À ton âge ? Avec des jouets ? » aurait-il lâché avec ce regard de jugement hérité de son éducation catholique stricte.
Aurélia se regarda dans le miroir de l’entrée. Grande, encore belle. Une silhouette élancée qu’elle entretenait grâce à la marche et au yoga. Cheveux bruns avec des mèches blondes dorées, toujours attachés en une queue de cheval stricte et élégante. Tailleur pantalon noir cintré, chemisier blanc légèrement ouvert sur un collier discret. Classe. Prof de français jusqu’au bout des ongles.
Elle prit son sac, ses clés, et sortit sur le palier.
C’est là qu’elle la vit.
La nouvelle voisine était en train de fermer sa porte, juste en face. Julie. Elle avait emménagé deux semaines plus tôt. 28 ans, brune aux cheveux longs et légèrement ondulés qui tombaient sur ses épaules nues. Un corps de rêve : taille fine, hanches marquées, poitrine généreuse mise en valeur par un petit top rouge très échancré et une jupe courte en cuir noir. Des bottines à talons, des bijoux fantaisie, un maquillage parfait qui lui donnait un air à la fois sensuel et espiègle. L’énergie qui se dégageait d’elle était presque palpable.
— Bonjour ! lança Julie avec un grand sourire. Vous êtes ma voisine de palier, c’est ça ? Aurélia, c’est bien ça ?
Aurélia fut surprise par la familiarité chaleureuse. Elle sourit poliment.
— Oui, c’est moi. Et vous êtes Julie, je crois. Bienvenue dans l’immeuble.
— Merci ! J’adore déjà. Il y a tellement de vie ici comparé à mon ancien quartier. Vous descendez ? On prend l’ascenseur ensemble ?
Elles entrèrent dans la cabine. L’espace était étroit. Julie sentait bon : un parfum sucré, vanillé, avec une note plus épicée. Aurélia se surprit à le remarquer.
— Vous faites quoi dans la vie ? demanda Julie en la regardant droit dans les yeux.
— Professeure de français. Et vous ?
— Je suis dans la com’ digital et aussi photographe free-lance , La photo est une passion donc autant lié l’utile à l’agréable .
Je fait des shooting photo mode, portraits, naissance, mariage un peu de tout… J’adore capturer la sensualité des corps. Surtout ceux des femmes.
Le mot « sensualité » resta suspendu entre elles. Julie souriait, un sourire légèrement en coin, presque provocant. Aurélia sentit une étrange chaleur monter dans sa nuque.
L’ascenseur arriva au parking souterrain. Elles marchèrent côte à côte jusqu’à leurs voitures. Julie avait une petite Fiat 500 décapotable rouge vif, couverte d’autocollants discrets. Aurélia, une berline grise sage.
— On a presque le même chemin, non ? dit Julie. Je vais vers le centre. Vous aussi ?
— Oui, le lycée est près de la place de la nation .
— Parfait ! On va se croiser souvent alors.
Elles se saluèrent. Aurélia démarra, troublée sans trop savoir pourquoi.
La journée passa normalement. Cours, copies, réunions. Mais plusieurs fois, l’image de Julie revint : sa façon de bouger, son regard direct, cette énergie brute et joyeuse qu’elle semblait dégager naturellement.
Le soir, en rentrant, Aurélia tomba à nouveau sur elle dans le parking. Julie portait maintenant un sac de courses et un gros appareil photo en bandoulière.
— Alors cette journée ? demanda-t-elle en souriant.
— Longue. Et vous ?
— Excellente ! J’ai shooté une séance lingerie toute l’après-midi. Des corps magnifiques… Ça m’a mise de bonne humeur.
Aurélia rougit légèrement. Elle n’avait pas l’habitude d’entendre des femmes parler aussi librement de lingerie et de corps.
Elles reprirent l’ascenseur ensemble. Cette fois, le silence était plus chargé. Julie la regardait avec curiosité.
— Vous êtes mariée, non ? Je vois une alliance.
— Oui. Depuis vingt-sept ans.
— Ça doit être beau, une si longue histoire.
Aurélia eut un sourire amer qu’elle tenta de masquer.
— Ça l’a été. La routine s’installe, vous savez…
Julie pencha légèrement la tête.
— La routine est l’ennemie du désir, murmura-t-elle. Moi je refuse la routine…Dans tous les domaines d’où mon choix d’être célibataire et libre comme l’air
La porte de l’ascenseur s’ouvrit. Julie effleura très légèrement le bras d’Aurélia en sortant.
— Bonne soirée, Aurélia. Si vous vous ennuyez un soir… je suis juste en face, et j’ai du très bon vin blanc.
Elle lui fit un clin d’œil et disparut chez elle.
Aurélia resta un instant sur le palier, le cœur battant un peu plus fort que d’habitude.
Ce soir-là, après que Benoît se fut endormi devant la télévision, elle alla dans la salle de bain. Elle prit son vibromasseur, s’assit sur le rebord de la baignoire, remonta sa nuisette et ferma les yeux.
Pour la première fois depuis très longtemps, ce n’était pas le visage de Benoît qu’elle imaginait.
C’était celui de Julie.
Benoît était déjà parti au travail. Comme tous les matins. Un baiser rapide sur la joue, un « Bonne journée » distrait, et il filait dans son costume gris vers son entreprise de textile qui ne cessait de grossir. Comptable devenu directeur financier adjoint, il était fier de sa réussite. Elle aussi, au début. Mais la fierté avait laissé place à la routine. Une routine lourde, étouffante, silencieuse.
Les enfants étaient partis depuis trois ans maintenant. Lucas en Australie pour un master, Emma à Lyon avec son compagnon. L’appartement, autrefois bruyant, était devenu trop grand, trop calme. Et le lit… le lit était devenu un endroit où l’on dormait plus qu’on ne s’aimait.
La dernière fois qu’ils avaient fait l’amour remontait à presque cinq semaines. Une étreinte mécanique, presque administrative. Benoît était entré en elle sans préliminaires dignes de ce nom, avait grogné pendant quatre minutes, avait joui en frissonnant, puis s’était retourné en murmurant « C’était bon, hein ? ». Elle avait répondu oui par habitude. Elle n’avait pas joui. Encore une fois.
Heureusement, il y avait le tiroir caché de sa table de nuit. Le petit vibromasseur rose qu’elle avait acheté sur internet, livré dans un colis discret. Les soirs où Benoît ronflait déjà, elle s’enfermait dans la salle de bain, relevait sa nuisette et laissait l’appareil la conduire jusqu’à cet orgasme qu’elle connaissait de mieux en mieux… mais toujours seule. Toujours en cachette. Benoît aurait été horrifié. « À ton âge ? Avec des jouets ? » aurait-il lâché avec ce regard de jugement hérité de son éducation catholique stricte.
Aurélia se regarda dans le miroir de l’entrée. Grande, encore belle. Une silhouette élancée qu’elle entretenait grâce à la marche et au yoga. Cheveux bruns avec des mèches blondes dorées, toujours attachés en une queue de cheval stricte et élégante. Tailleur pantalon noir cintré, chemisier blanc légèrement ouvert sur un collier discret. Classe. Prof de français jusqu’au bout des ongles.
Elle prit son sac, ses clés, et sortit sur le palier.
C’est là qu’elle la vit.
La nouvelle voisine était en train de fermer sa porte, juste en face. Julie. Elle avait emménagé deux semaines plus tôt. 28 ans, brune aux cheveux longs et légèrement ondulés qui tombaient sur ses épaules nues. Un corps de rêve : taille fine, hanches marquées, poitrine généreuse mise en valeur par un petit top rouge très échancré et une jupe courte en cuir noir. Des bottines à talons, des bijoux fantaisie, un maquillage parfait qui lui donnait un air à la fois sensuel et espiègle. L’énergie qui se dégageait d’elle était presque palpable.
— Bonjour ! lança Julie avec un grand sourire. Vous êtes ma voisine de palier, c’est ça ? Aurélia, c’est bien ça ?
Aurélia fut surprise par la familiarité chaleureuse. Elle sourit poliment.
— Oui, c’est moi. Et vous êtes Julie, je crois. Bienvenue dans l’immeuble.
— Merci ! J’adore déjà. Il y a tellement de vie ici comparé à mon ancien quartier. Vous descendez ? On prend l’ascenseur ensemble ?
Elles entrèrent dans la cabine. L’espace était étroit. Julie sentait bon : un parfum sucré, vanillé, avec une note plus épicée. Aurélia se surprit à le remarquer.
— Vous faites quoi dans la vie ? demanda Julie en la regardant droit dans les yeux.
— Professeure de français. Et vous ?
— Je suis dans la com’ digital et aussi photographe free-lance , La photo est une passion donc autant lié l’utile à l’agréable .
Je fait des shooting photo mode, portraits, naissance, mariage un peu de tout… J’adore capturer la sensualité des corps. Surtout ceux des femmes.
Le mot « sensualité » resta suspendu entre elles. Julie souriait, un sourire légèrement en coin, presque provocant. Aurélia sentit une étrange chaleur monter dans sa nuque.
L’ascenseur arriva au parking souterrain. Elles marchèrent côte à côte jusqu’à leurs voitures. Julie avait une petite Fiat 500 décapotable rouge vif, couverte d’autocollants discrets. Aurélia, une berline grise sage.
— On a presque le même chemin, non ? dit Julie. Je vais vers le centre. Vous aussi ?
— Oui, le lycée est près de la place de la nation .
— Parfait ! On va se croiser souvent alors.
Elles se saluèrent. Aurélia démarra, troublée sans trop savoir pourquoi.
La journée passa normalement. Cours, copies, réunions. Mais plusieurs fois, l’image de Julie revint : sa façon de bouger, son regard direct, cette énergie brute et joyeuse qu’elle semblait dégager naturellement.
Le soir, en rentrant, Aurélia tomba à nouveau sur elle dans le parking. Julie portait maintenant un sac de courses et un gros appareil photo en bandoulière.
— Alors cette journée ? demanda-t-elle en souriant.
— Longue. Et vous ?
— Excellente ! J’ai shooté une séance lingerie toute l’après-midi. Des corps magnifiques… Ça m’a mise de bonne humeur.
Aurélia rougit légèrement. Elle n’avait pas l’habitude d’entendre des femmes parler aussi librement de lingerie et de corps.
Elles reprirent l’ascenseur ensemble. Cette fois, le silence était plus chargé. Julie la regardait avec curiosité.
— Vous êtes mariée, non ? Je vois une alliance.
— Oui. Depuis vingt-sept ans.
— Ça doit être beau, une si longue histoire.
Aurélia eut un sourire amer qu’elle tenta de masquer.
— Ça l’a été. La routine s’installe, vous savez…
Julie pencha légèrement la tête.
— La routine est l’ennemie du désir, murmura-t-elle. Moi je refuse la routine…Dans tous les domaines d’où mon choix d’être célibataire et libre comme l’air
La porte de l’ascenseur s’ouvrit. Julie effleura très légèrement le bras d’Aurélia en sortant.
— Bonne soirée, Aurélia. Si vous vous ennuyez un soir… je suis juste en face, et j’ai du très bon vin blanc.
Elle lui fit un clin d’œil et disparut chez elle.
Aurélia resta un instant sur le palier, le cœur battant un peu plus fort que d’habitude.
Ce soir-là, après que Benoît se fut endormi devant la télévision, elle alla dans la salle de bain. Elle prit son vibromasseur, s’assit sur le rebord de la baignoire, remonta sa nuisette et ferma les yeux.
Pour la première fois depuis très longtemps, ce n’était pas le visage de Benoît qu’elle imaginait.
C’était celui de Julie.
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Commentaires ()
Bien écris.
Les nom et lieux onT été modifiéS pour préservER l’anonymat de mes partenaires du moment"
Pour une prof de français... 😇
La voilà bien introduite ! 😂