Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Voisine du Désir — Chapitre 2 · La Semaine Sans Benoît
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La Voisine du Désir
Chapitre 2 · La Semaine Sans Benoît
La semaine avait commencé comme toutes les autres, mais tout bascula le lundi matin.
Benoît bouclait sa valise dans l’entrée avec cette efficacité froide qu’il maîtrisait si bien.
— Séminaire à Lyon jusqu’à vendredi soir. Benoît voyant la mine d’aurélia promet de ce rattraper les prochaines vacances scolaire des vacances en amoureux .
Benoît bouclait sa valise dans l’entrée avec cette efficacité froide qu’il maîtrisait si bien.
— Séminaire à Lyon jusqu’à vendredi soir. Benoît voyant la mine d’aurélia promet de ce rattraper les prochaines vacances scolaire des vacances en amoureux .
Il l’embrassa sur le front, comme on embrasse une tante éloignée. Pas de vraie étreinte. Pas de « tu vas me manquer ». Juste le claquement de la porte et le silence qui retomba, lourd, épais, presque libérateur.
Aurélia resta un long moment dans le couloir, les bras croisés sur sa poitrine. Pour la première fois depuis des années, elle se sentait… légère. Seule, oui, mais vivante. Elle alla dans la chambre, ouvrit le tiroir interdit et regarda son vibromasseur rose avec un petit sourire coupable. Ce soir, elle aurait tout le temps.
Mais ce n’était pas ce petit objet qui occupait ses pensées.
C’était Julie.
Elles s’étaient croisées tous les jours depuis leur première rencontre. Chaque matin dans le parking, chaque soir dans l’ascenseur. Des conversations courtes au début, qui s’étaient allongées naturellement. Julie avait une façon de poser des questions qui donnait envie de répondre. De vraies questions. Pas les banalités conjugales.
Le mardi soir, Aurélia rentra épuisée après une journée de bac blanc. Elle avait à peine fermé la porte de l’immeuble que Julie apparut dans le hall, deux sacs de courses à la main et un sourire éclatant.
— Aurélia ! Pile à l’heure. Tu as l’air d’avoir besoin d’un verre.
— Je… je ne veux pas te déranger.
— Déranger ? J’ai ouvert une bouteille de saint-émilion tout à l’heure. Et je déteste boire seule.
Aurélia hésita deux secondes. Puis elle accepta.
L’appartement de Julie était tout l’inverse du sien : couleurs vives, photos en noir et blanc aux murs, un grand canapé rouge, une odeur d’encens et de vanille. Julie avait troqué sa tenue du jour contre un short en jean très court et un débardeur noir qui laissait voir la bretelle rouge de son soutien-gorge.
Elles s’installèrent sur le canapé. Le vin était excellent. Julie servit généreusement.
— Alors, raconte-moi, dit-elle en repliant ses jambes sous elle. Ton mari est parti toute la semaine ?
— Oui. Séminaire. Il rentre vendredi.
Julie la regarda longuement, un sourire en coin.
— Et tu te sens comment ? Soulagée… ou triste ?
Aurélia baissa les yeux sur son verre. La question était directe. Trop directe. Pourtant elle répondit, presque malgré elle :
— Soulagée. C’est horrible à dire, non ? Mais… la maison est calme. Pas de ronflements. Pas de « on fait l’amour vite fait pour que je dorme mieux ».
Julie haussa un sourcil, visiblement intéressée.
— Il n’est pas très… attentif ?
Aurélia laissa échapper un rire amer.
— Attentif ? Il pense que cinq minutes suffisent. Et encore, seulement quand il en a envie. Moi… je ne me souviens plus de la dernière fois où j’ai vraiment joui avec lui. Ça doit faire des années.
Le silence qui suivit était chargé. Julie ne riait pas. Elle la regardait avec une intensité nouvelle. Ses yeux descendaient parfois sur la gorge d’Aurélia, sur la courbe de ses seins sous le chemisier blanc, sur ses jambes croisées dans le tailleur.
— Tu es une très belle femme, Aurélia. Vraiment. Grande, élégante, cette queue de cheval qui te donne un air à la fois strict et hyper sexy… Ça m’étonne qu’un homme puisse te négliger.
Aurélia rougit violemment. Personne ne lui avait parlé comme ça depuis vingt ans.
— Arrête, tu dis ça pour me faire plaisir.
— Non. Je le pense. Et je suis bi, je te l’ai dit. Donc quand je te regarde… je ne reste pas indifférente.
La tension dans l’air devint soudain palpable. Aurélia sentit son cœur accélérer. Julie se pencha légèrement en avant. Son débardeur glissa un peu sur son épaule, révélant plus de peau bronzée.
— Tu as déjà été avec une femme ? demanda Julie doucement.
— Jamais.
— Tu y as déjà pensé ?
Aurélia hésita longuement. Le vin aidait. La solitude de la semaine aussi.
— Oui. Parfois. Quand je… quand je suis seule avec mes jouets. Je me suis surprise à imaginer des mains plus douces. Une bouche plus patiente.
Julie sourit lentement. Un sourire prédateur et tendre à la fois.
— Tu sais que je ne demande qu’à t’aider à explorer tout ça, hein ?
Elle posa sa main sur le genou d’Aurélia. Juste là. Légère. Brûlante à travers le tissu du pantalon. Aurélia ne la retira pas. Elle la regarda, la gorge sèche.
— Julie… j’ai 53 ans. Je suis mariée. Je suis ta voisine.
— Et alors ? Tu es vivante. Et moi je te trouve magnifique. La maturité a quelque chose de terriblement excitant. Cette assurance dans ton regard, cette façon que tu as de te tenir droite… J’ai envie de te voir te lâcher.
La main de Julie remonta très lentement le long de la cuisse. Pas assez pour être choquante, mais assez pour faire naître une chaleur entre les jambes d’Aurélia. Celle-ci respirait plus fort.
— Je… je ne sais pas si je peux.
— Je ne te force à rien. Mais si tu veux parler, si tu veux qu’on passe du temps ensemble cette semaine… ma porte est ouverte. Jour et nuit.
Elles restèrent encore une heure. La conversation dériva sur des sujets plus légers, mais la tension sexuelle restait là, vibrante, comme un courant électrique entre elles. Julie effleurait son bras en riant. Aurélia surprenait son regard sur sa bouche, sur son décolleté.
Quand Aurélia rentra chez elle, il était presque minuit. Elle ferma la porte, s’adossa contre, et glissa une main sous sa jupe. Elle était trempée. Pour la première fois depuis des années, elle ne pensa pas à son vibromasseur. Elle jouit debout dans l’entrée, en imaginant la bouche de Julie entre ses cuisses.
Le mercredi, la tension monta encore.
Elles se croisèrent dans le parking le matin. Julie portait une robe légère, presque transparente sous le soleil. Elle s’approcha tout près d’Aurélia pour lui dire bonjour. Trop près. Leurs corps se frôlèrent.
— Tu as bien dormi ? murmura Julie.
— Non. Pas vraiment.
— Moi non plus. J’ai pensé à toi.
Le soir, Julie frappa à sa porte avec une bouteille de vin blanc cette fois.
— J’ai cuisiné trop de risotto. Tu veux partager ?
Elles mangèrent chez Aurélia. Sur la table de la salle à manger où Benoît mangeait habituellement en silence. Julie était pieds nus, jambes croisées, et ne cessait de la complimenter : sur sa cuisine, sur son élégance, sur la façon dont ses mèches blondes tombaient sur sa nuque quand elle détachait un peu sa queue de cheval.
À la fin du repas, Julie se leva pour aider à débarrasser. Dans la cuisine, elle se plaça juste derrière Aurélia pendant qu’elle rinçait un plat. Son corps pressé contre le sien. Aurélia sentit les seins fermes de la jeune femme contre son dos.
— Tu sens bon, souffla Julie à son oreille. J’ai très envie de t’embrasser là… juste dans le cou.
Aurélia ferma les yeux. Son corps tremblait.
— Julie…
— Dis-moi d’arrêter et je le fais.
Aurélia ne dit rien.
Les lèvres de Julie effleurèrent sa nuque. Un baiser léger, humide. Puis un deuxième, plus appuyé. Aurélia laissa échapper un petit gémissement involontaire. La main de Julie glissa sur sa taille, remonta lentement vers sa poitrine.
— Tu es trempée, n’est-ce pas ? murmura-t-elle.
— Oui…
— Je peux te faire jouir ce soir, si tu veux. Sans pression. Juste du plaisir.
Aurélia se retourna brusquement. Leurs visages étaient à quelques centimètres. Le regard de Julie était brûlant de désir. Celui d’Aurélia était perdu, excité, terrifié.
— Pas ce soir, réussit-elle à articuler. Pas encore. Mais… reste un peu.
Elles retournèrent sur le canapé. Julie respecta sa demande. Elles parlèrent encore longtemps. Aurélia se confia davantage : la solitude, le sexe mécanique, la frustration accumulée. Julie l’écoutait avec une attention presque amoureuse, sa main caressant doucement le bras d’Aurélia, parfois sa cuisse.
Quand Julie partit vers une heure du matin, elle embrassa Aurélia sur la joue… très près de la commissure des lèvres.
— Je suis là, murmura-t-elle. Quand tu seras prête.
Jeudi fut le jour où la tension devint presque insoutenable.
Aurélia annula son cours de l’après-midi. Elle passa la journée à penser à Julie. À 17h, elle frappa chez elle.
Julie ouvrit en peignoir de soie noir, visiblement surprise et ravie.
— Entre.
Elles ne parlèrent presque pas cette fois. Julie servit du vin. Elles s’assirent sur le canapé rouge. La robe d’Aurélia était un peu plus décolletée que d’habitude. Julie le remarqua immédiatement.
— Tu t’es habillée pour moi ?
— Peut-être.
Julie posa son verre. Elle se rapprocha. Cette fois, elle ne demanda pas la permission. Elle prit le visage d’Aurélia entre ses mains et l’embrassa.
Un vrai baiser. Lent, profond, sensuel. La langue de Julie caressa celle d’Aurélia qui répondit timidement d’abord, puis avec une faim qu’elle ne se connaissait plus. Le baiser dura longtemps. Leurs respirations devinrent haletantes.
Quand elles se séparèrent, Julie avait les joues rouges.
— Tu as un goût délicieux, murmura-t-elle. J’ai envie de te goûter partout.
Aurélia haletait. Ses mains tremblaient.
— Julie… je suis mariée. Je ne sais pas si…
— Je sais. Mais ton corps, lui, sait très bien ce qu’il veut.
Julie glissa une main sous la robe d’Aurélia, remonta lentement jusqu’à la dentelle de sa culotte. Elle la caressa par-dessus le tissu. Aurélia gémit, écarta légèrement les cuisses malgré elle.
— Tu es trempée, ma belle. Tellement prête…
Elle continua à la caresser doucement, sans aller plus loin. Juste assez pour rendre Aurélia folle. Puis elle retira sa main.
— Je ne te prendrai pas ce soir. Pas complètement. Pas tant que tu ne me supplieras pas. Mais je veux que tu rentres chez toi en pensant à moi. À ma langue. À mes doigts.
Aurélia rentra chez elle dans un état second. Elle se masturba violemment dans son lit, imaginant Julie entre ses jambes. Elle jouit deux fois en criant presque le prénom de sa voisine.
Le vendredi matin, Benoît rentrait le soir.
Mais Aurélia savait déjà qu’elle ne tiendrait plus très longtemps.
La digue était en train de craquer
Aurélia resta un long moment dans le couloir, les bras croisés sur sa poitrine. Pour la première fois depuis des années, elle se sentait… légère. Seule, oui, mais vivante. Elle alla dans la chambre, ouvrit le tiroir interdit et regarda son vibromasseur rose avec un petit sourire coupable. Ce soir, elle aurait tout le temps.
Mais ce n’était pas ce petit objet qui occupait ses pensées.
C’était Julie.
Elles s’étaient croisées tous les jours depuis leur première rencontre. Chaque matin dans le parking, chaque soir dans l’ascenseur. Des conversations courtes au début, qui s’étaient allongées naturellement. Julie avait une façon de poser des questions qui donnait envie de répondre. De vraies questions. Pas les banalités conjugales.
Le mardi soir, Aurélia rentra épuisée après une journée de bac blanc. Elle avait à peine fermé la porte de l’immeuble que Julie apparut dans le hall, deux sacs de courses à la main et un sourire éclatant.
— Aurélia ! Pile à l’heure. Tu as l’air d’avoir besoin d’un verre.
— Je… je ne veux pas te déranger.
— Déranger ? J’ai ouvert une bouteille de saint-émilion tout à l’heure. Et je déteste boire seule.
Aurélia hésita deux secondes. Puis elle accepta.
L’appartement de Julie était tout l’inverse du sien : couleurs vives, photos en noir et blanc aux murs, un grand canapé rouge, une odeur d’encens et de vanille. Julie avait troqué sa tenue du jour contre un short en jean très court et un débardeur noir qui laissait voir la bretelle rouge de son soutien-gorge.
Elles s’installèrent sur le canapé. Le vin était excellent. Julie servit généreusement.
— Alors, raconte-moi, dit-elle en repliant ses jambes sous elle. Ton mari est parti toute la semaine ?
— Oui. Séminaire. Il rentre vendredi.
Julie la regarda longuement, un sourire en coin.
— Et tu te sens comment ? Soulagée… ou triste ?
Aurélia baissa les yeux sur son verre. La question était directe. Trop directe. Pourtant elle répondit, presque malgré elle :
— Soulagée. C’est horrible à dire, non ? Mais… la maison est calme. Pas de ronflements. Pas de « on fait l’amour vite fait pour que je dorme mieux ».
Julie haussa un sourcil, visiblement intéressée.
— Il n’est pas très… attentif ?
Aurélia laissa échapper un rire amer.
— Attentif ? Il pense que cinq minutes suffisent. Et encore, seulement quand il en a envie. Moi… je ne me souviens plus de la dernière fois où j’ai vraiment joui avec lui. Ça doit faire des années.
Le silence qui suivit était chargé. Julie ne riait pas. Elle la regardait avec une intensité nouvelle. Ses yeux descendaient parfois sur la gorge d’Aurélia, sur la courbe de ses seins sous le chemisier blanc, sur ses jambes croisées dans le tailleur.
— Tu es une très belle femme, Aurélia. Vraiment. Grande, élégante, cette queue de cheval qui te donne un air à la fois strict et hyper sexy… Ça m’étonne qu’un homme puisse te négliger.
Aurélia rougit violemment. Personne ne lui avait parlé comme ça depuis vingt ans.
— Arrête, tu dis ça pour me faire plaisir.
— Non. Je le pense. Et je suis bi, je te l’ai dit. Donc quand je te regarde… je ne reste pas indifférente.
La tension dans l’air devint soudain palpable. Aurélia sentit son cœur accélérer. Julie se pencha légèrement en avant. Son débardeur glissa un peu sur son épaule, révélant plus de peau bronzée.
— Tu as déjà été avec une femme ? demanda Julie doucement.
— Jamais.
— Tu y as déjà pensé ?
Aurélia hésita longuement. Le vin aidait. La solitude de la semaine aussi.
— Oui. Parfois. Quand je… quand je suis seule avec mes jouets. Je me suis surprise à imaginer des mains plus douces. Une bouche plus patiente.
Julie sourit lentement. Un sourire prédateur et tendre à la fois.
— Tu sais que je ne demande qu’à t’aider à explorer tout ça, hein ?
Elle posa sa main sur le genou d’Aurélia. Juste là. Légère. Brûlante à travers le tissu du pantalon. Aurélia ne la retira pas. Elle la regarda, la gorge sèche.
— Julie… j’ai 53 ans. Je suis mariée. Je suis ta voisine.
— Et alors ? Tu es vivante. Et moi je te trouve magnifique. La maturité a quelque chose de terriblement excitant. Cette assurance dans ton regard, cette façon que tu as de te tenir droite… J’ai envie de te voir te lâcher.
La main de Julie remonta très lentement le long de la cuisse. Pas assez pour être choquante, mais assez pour faire naître une chaleur entre les jambes d’Aurélia. Celle-ci respirait plus fort.
— Je… je ne sais pas si je peux.
— Je ne te force à rien. Mais si tu veux parler, si tu veux qu’on passe du temps ensemble cette semaine… ma porte est ouverte. Jour et nuit.
Elles restèrent encore une heure. La conversation dériva sur des sujets plus légers, mais la tension sexuelle restait là, vibrante, comme un courant électrique entre elles. Julie effleurait son bras en riant. Aurélia surprenait son regard sur sa bouche, sur son décolleté.
Quand Aurélia rentra chez elle, il était presque minuit. Elle ferma la porte, s’adossa contre, et glissa une main sous sa jupe. Elle était trempée. Pour la première fois depuis des années, elle ne pensa pas à son vibromasseur. Elle jouit debout dans l’entrée, en imaginant la bouche de Julie entre ses cuisses.
Le mercredi, la tension monta encore.
Elles se croisèrent dans le parking le matin. Julie portait une robe légère, presque transparente sous le soleil. Elle s’approcha tout près d’Aurélia pour lui dire bonjour. Trop près. Leurs corps se frôlèrent.
— Tu as bien dormi ? murmura Julie.
— Non. Pas vraiment.
— Moi non plus. J’ai pensé à toi.
Le soir, Julie frappa à sa porte avec une bouteille de vin blanc cette fois.
— J’ai cuisiné trop de risotto. Tu veux partager ?
Elles mangèrent chez Aurélia. Sur la table de la salle à manger où Benoît mangeait habituellement en silence. Julie était pieds nus, jambes croisées, et ne cessait de la complimenter : sur sa cuisine, sur son élégance, sur la façon dont ses mèches blondes tombaient sur sa nuque quand elle détachait un peu sa queue de cheval.
À la fin du repas, Julie se leva pour aider à débarrasser. Dans la cuisine, elle se plaça juste derrière Aurélia pendant qu’elle rinçait un plat. Son corps pressé contre le sien. Aurélia sentit les seins fermes de la jeune femme contre son dos.
— Tu sens bon, souffla Julie à son oreille. J’ai très envie de t’embrasser là… juste dans le cou.
Aurélia ferma les yeux. Son corps tremblait.
— Julie…
— Dis-moi d’arrêter et je le fais.
Aurélia ne dit rien.
Les lèvres de Julie effleurèrent sa nuque. Un baiser léger, humide. Puis un deuxième, plus appuyé. Aurélia laissa échapper un petit gémissement involontaire. La main de Julie glissa sur sa taille, remonta lentement vers sa poitrine.
— Tu es trempée, n’est-ce pas ? murmura-t-elle.
— Oui…
— Je peux te faire jouir ce soir, si tu veux. Sans pression. Juste du plaisir.
Aurélia se retourna brusquement. Leurs visages étaient à quelques centimètres. Le regard de Julie était brûlant de désir. Celui d’Aurélia était perdu, excité, terrifié.
— Pas ce soir, réussit-elle à articuler. Pas encore. Mais… reste un peu.
Elles retournèrent sur le canapé. Julie respecta sa demande. Elles parlèrent encore longtemps. Aurélia se confia davantage : la solitude, le sexe mécanique, la frustration accumulée. Julie l’écoutait avec une attention presque amoureuse, sa main caressant doucement le bras d’Aurélia, parfois sa cuisse.
Quand Julie partit vers une heure du matin, elle embrassa Aurélia sur la joue… très près de la commissure des lèvres.
— Je suis là, murmura-t-elle. Quand tu seras prête.
Jeudi fut le jour où la tension devint presque insoutenable.
Aurélia annula son cours de l’après-midi. Elle passa la journée à penser à Julie. À 17h, elle frappa chez elle.
Julie ouvrit en peignoir de soie noir, visiblement surprise et ravie.
— Entre.
Elles ne parlèrent presque pas cette fois. Julie servit du vin. Elles s’assirent sur le canapé rouge. La robe d’Aurélia était un peu plus décolletée que d’habitude. Julie le remarqua immédiatement.
— Tu t’es habillée pour moi ?
— Peut-être.
Julie posa son verre. Elle se rapprocha. Cette fois, elle ne demanda pas la permission. Elle prit le visage d’Aurélia entre ses mains et l’embrassa.
Un vrai baiser. Lent, profond, sensuel. La langue de Julie caressa celle d’Aurélia qui répondit timidement d’abord, puis avec une faim qu’elle ne se connaissait plus. Le baiser dura longtemps. Leurs respirations devinrent haletantes.
Quand elles se séparèrent, Julie avait les joues rouges.
— Tu as un goût délicieux, murmura-t-elle. J’ai envie de te goûter partout.
Aurélia haletait. Ses mains tremblaient.
— Julie… je suis mariée. Je ne sais pas si…
— Je sais. Mais ton corps, lui, sait très bien ce qu’il veut.
Julie glissa une main sous la robe d’Aurélia, remonta lentement jusqu’à la dentelle de sa culotte. Elle la caressa par-dessus le tissu. Aurélia gémit, écarta légèrement les cuisses malgré elle.
— Tu es trempée, ma belle. Tellement prête…
Elle continua à la caresser doucement, sans aller plus loin. Juste assez pour rendre Aurélia folle. Puis elle retira sa main.
— Je ne te prendrai pas ce soir. Pas complètement. Pas tant que tu ne me supplieras pas. Mais je veux que tu rentres chez toi en pensant à moi. À ma langue. À mes doigts.
Aurélia rentra chez elle dans un état second. Elle se masturba violemment dans son lit, imaginant Julie entre ses jambes. Elle jouit deux fois en criant presque le prénom de sa voisine.
Le vendredi matin, Benoît rentrait le soir.
Mais Aurélia savait déjà qu’elle ne tiendrait plus très longtemps.
La digue était en train de craquer
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