Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon mari m'a poussée à aimer les femmes — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Mon mari m'a poussée à aimer les femmes
Chapitre 1
Notes de l'auteure
Le texte ci-dessous, comme tous mes autres textes, n'a jamais vu la couleur de l'IA.
Il est né du récit que m'ont fait un jour mes amis Lucas et Lucie d'un épisode assez peu ordinaire de leur vie conjugale. Ensuite j'y ai mis pas mal de vrai et une bonne moitié de faux, comme souvent.
***********************
Lucas et Lucie avaient une trentaine d'années quand ils se sont mariés, après cinq ans de vie commune. Leur entente était parfaite, sur les loisirs, le travail, les voyages, les vacances, la vie sociale et la vie amoureuse. Par choix, ils n'avaient pas encore d'enfants, car ils tenaient à leur liberté de mouvements... surtout ceux qu'on fait à deux le plus souvent dans un lit !
Ah, le sexe, ils aimaient ça ! C'était même le moteur de leur vie de couple. Heureusement, pour leur entente et leur fidélité l'un à l'autre, ils en avaient la même envie, le même besoin, à la même fréquence et à la même intensité. Ils faisaient encore l'amour presque tous les jours, sans aucune concession pour autant ; non, c'était une connivence naturelle, dans une libido partagée. Lui, il bavait de désir devant sa belle femme en lingerie fine ; elle, elle savait tout du pouvoir aphrodisiaque de la nuisette en satin et autres dessous chics.
Les deux amants amoureux savaient aussi que depuis la nuit des temps ‘'la force de la femme, c'est la faiblesse de l'homme''.
Pourtant arriva un jour très particulier ou Lucie fit une découverte qui allait assombrir cette union parfaite, après qu'elle constata plusieurs fois de suite que les samedis soir, au lit, Lucas semblait moins ardent qu'avant, alors qu'il avait eu toute sa journée de libre pour se reposer et qu'il ne pratiquait aucune activité spécialement fatigante.
À la différence avec Lucas qui était débordé par son travail en extérieur du lundi au vendredi, Lucie ne travaillait que le matin de huit heures à midi, mais ceci du lundi au samedi inclus. Le samedi matin Lucas était donc seul à la maison.
Un lundi après-midi où Lucie se sentait désœuvrée, il lui vint pour la première fois l'idée d'ouvrir leur ordinateur qui la plupart du temps dormait dans le bureau – une pièce faisant aussi office de chambre d'amis à l'occasion – pour faire la curieuse en allant voir ce que son mari pouvait bien consulter le samedi matin. Elle craignait que ce fût des sites de jeux d'argent, vu que Lucas avait déjà eu sa période d'addiction, de laquelle elle avait réussi à le faire sortir quelque temps auparavant, après avoir constaté des dépenses inconsidérées sur leurs relevés bancaires. Pour cela elle avait utilisé deux armes : la menace de le priver de sexe pendant un certain temps et même, en cas de récidive, celle de divorcer, de façon qu'elle ne soit pas entraînée dans sa chute s'il persistait dans le risque de conduire leur couple à la ruine.
- Je serai intraitable, lui avait-elle affirmé ; c'est le jeu ou moi ; il faut choisir, Lucas.
Et il avait fait le bon choix, trop amoureux qu'il était de sa petite femme.
En outre, elle avait fait accepter à Lucas de lui laisser le contrôle des comptes du ménage :
- Désormais, c'est moi qui m'en occuperai, avait-elle exigé.
Mais grande fut la surprise de Lucie en voyant dans l'historique des consultations qu'en fait Lucas s'adonnait depuis quelques semaines au visionnage de films pornos. Tout y était ! Le nom des sites, les dates. Il suffisait de cliquer pour tomber sur une succession de scènes plus érotiques les unes que les autres.
- Ah le salaud ! Je ne lui suffis plus, se dit Lucie sur le moment. Et en plus il ne prend même pas soin d'effacer l'historique le samedi matin avant que je rentre !
Le moral et l'amour-propre de cette jeune et belle femme venaient d'en prendre un sérieux coup. Mais Lucie se sentait forte ; en fin de journée elle sauterait sur Lucas dès son retour pour lui demander des explications, le confondre dans sa sournoiserie. Et il ne pourrait pas nier l'évidence, ça non !
Mais en attendant, la curiosité la poussant plus loin, Lucie s'installa dans un fauteuil au salon, puis lança un film au hasard sur l'ordi qu'elle connecta au téléviseur grand écran. Il y avait un peu de tous les thèmes, soit dans un même film, soit d'un film à l'autre : l'amour à deux, à trois ou plus, la masturbation féminine et le lesbianisme, ces deux derniers étant les plus fréquents parmi les films consultés et retenus par son mari.
Lucie connaissait le fantasme de son homme : passer une nuit au lit avec elle et une ‘'invitée'' bisexuelle qu'ils auraient choisie au préalable. Ils en avaient souvent parlé pendant leurs ébats, où Lucas, sentant sa femme complètement déboussolée à l'approche de l'orgasme, aimait à lui faire dire, répéter, crier :
- Oui ! Je veux une femme sur moi, qui me lèche et que je lèche… qui me fasse jouir… ouiiii...
Mais juste après les secousses de la jouissance, la tension retombait. Alors jusqu'à la fois d'après on ne parlait plus de ce fantasme auquel s'accrochait tant Lucas, sans cependant jamais l'avoir vécu.
Aujourd'hui, la présence de ces films qu'il suffisait de regarder, juste par voyeurisme, faisait diffuser peu à peu une agréable excitation nouvelle dans les entrailles de Lucie.
Elle commença par regarder des scènes de masturbation où des femmes mûres aussi bien que des plus jeunes s'exhibaient en donnant vraiment l'impression qu'elles prenaient un réel plaisir. C'était à s'y tromper. Les femmes se caressaient, une main dans une fine culotte qui ne cachait rien des mouvements de leurs doigts, l'autre sous les bonnets d'un élégant soutien-gorge tout aussi transparent. Elles jouaient avec leurs bouts de seins autant qu'avec leur clitoris, écartaient les cuisses, haletaient, respiraient fort, ondulaient du bassin. On voyait bien l'humidité envahir leur chatte qu'elles écartaient face à la caméra, en gros plan, comme pour narguer les voyeurs ; et aujourd'hui, en l'occurrence, pour narguer Lucie, qui retrouvait, enfouie en elle, l'admiration que depuis toujours elle vouait aux femmes séduisantes qu'elle avait pu croiser à la piscine ou en ville, toutefois sans suite ni conséquences. Sauf que là, ce n'était plus pareil ; ces femmes faisaient des actes sexuels, se masturbant sans vergogne devant des tas de gens qui bavaient d'envie en les regardant faire. Alors Lucie se trouva un prétexte qui la dédouanerait envers elle-même quant à la hardiesse de son lâcher-prise. En effet, face à l'excitation provoquée par ces belles jouisseuses, que pouvait-elle faire, sinon se masturber à son tour pour se soulager ?!
Imitant la fille de l'écran, Lucie, bien calée dans son fauteuil, commença par effleurer ses pointes de seins très doucement, du bout de ses index, à l'endroit où elle les sentait darder sous son chemisier et son soutien-gorge dont la finesse de la dentelle ne l'empêchait en rien de les exciter, entretenant ainsi agréablement un désir sexuel incontrôlable. Devant une telle vision érotique à l'écran, elle sentait bien grossir ses mamelons, au point de pouvoir maintenant pincer ses tétons malgré l'épaisseur des tissus.
Mais arriva un moment où il lui fallut se mettre à l'aise, pour aller plus loin dans le plaisir. Lucie déboutonna son chemisier puis sortit ses seins de leurs bonnets pour reprendre de plus belle son jeu avec ses mamelons qu'elle savait depuis toujours hypersensibles à la moindre caresse et même plus : à la maltraitance masochiste !
Les yeux rivés sur des femmes et des filles en train de se faire jouir, d'une main Lucie tordait maintenant ses bourgeons durcis, les pinçait, les étiraient, regrettant ô combien de ne pouvoir se les lécher ou se les mordiller ; sa belle poitrine était trop ferme pour ça. Elle ne pouvait pas faire mieux que presser tour à tour ses seins entre ses mains, de toute sa force, les comprimant pour faire darder leur pointe au maximum, sublime excitation qui lui faisait déjà chavirer l'esprit.
Puis d'une main elle descendit retrousser sa jupe tout en écartant ses cuisses, et de l'autre elle ne put se retenir d'entamer une masturbation. Le spectacle sur l'écran et l'agréable torture que sans aucune honte elle s'infligeait la faisaient mouiller sous son string qui, déjà englué de cyprine, faisait pression sur son clitoris. D'instinct, au désir qu'elle ressentait à exciter ses tétons, elle ajouta le plaisir de frotter ce bouton magique à travers l'étoffe détrempée qui, par ailleurs, plaquée contre sa chair humide, donnait un magnifique relief aux endroits les plus intimes de sa vulve.
Lucie se sentait inexorablement emportée vers le sommet. Fixant son regard sur la chatte de la fille qui se masturbait de plus en plus vite et fort, elle ne put s'empêcher de parler toute seule au moment où elle atteignit le plaisir suprême, comme elle le faisait toujours quand Lucas lui faisait divinement l'amour :
- Oh c'est bon ça...Oh que ça fait du bien.. Oh ouiii, je jouiiiis !…
Et par pure coïncidence, la fille de l'écran convulsait au même instant, ondulant des fesses, cuisses écartées, mais la main sur le sexe comme dans un réflexe de pudeur !
Lucie était autant comblée qu'étonnée de l'intensité de la déflagration qu'elle venait de ressentir. Elle mit un moment à finir de haleter, avant de comprendre que oui, son envie de faire l'amour avec une femme se confirmait. Elle persistait dans sa certitude même après sa libération, signe que ça devenait sérieux pour elle. Son fantasme prenait bien corps.
- Hmmm il faut que tu jouisses encore, ma belle, c'est trop bon !… lui ordonnaient tous ses sens.
Alors elle se procura un second orgasme en visionnant un film de lesbiennes cette fois, où deux belles femmes commençaient par comparer leur lingerie, ce qui bien sûr dégénérait très vite en broute-minou. Lucie se sentait fondre entre ses cuisses à la vue d'un sexe féminin en gros plan, complètement abandonné, ouvert, offert à la langue d'une autre femme dont le but premier semblait être de faire jouir sa partenaire de jeu. Le clitoris enflé, au-dessus de deux lèvres charnues à l'aspect brillant et humide, les rictus de plaisir qu'affichait le visage de la femme léchée, la vue de ces endroits surexcités à souhait sous les doigts d'une tentatrice experte en plaisir qui semblait lui dire ‘'regarde bien comme elle est belle, la chatte que je bouffe''… tout ça obligea Lucie à relever de nouveau sa jupe pour glisser sa main d'abord sur son string, préparant ainsi son clitoris au plaisir, du bout du doigt, comme elle venait de le faire sur ses seins. Puis, estimant parfaite la lubrification de sa chatte sous ce string pourtant fort serré sur le bourrelet charnu de sa fente, et sachant qu'une masturbation ne pouvait jamais faillir, elle se laissa emporter au comble du bonheur, à l'orgasme que son corps envoûté par l'envie d'un grand ‘'shoot'' sexuel exigeait depuis maintenant une heure.
- H'haaahh ! Je jouis encore, j'suis une vraie nympho, une bonne salope, se dit-elle en parlant de nouveau toute seule.
Quand son bas-ventre fut atteint par les bonnes vibrations, Lucie, gémissante, voulant les ressentir au mieux, resserra l'étau de ses cuisses sur sa main pour comprimer très fort son clitoris en feu.
- Ohhh que ça fait du bien, ça, se répétait-elle mentalement en serrant les dents, jusqu'à sa parfaite plénitude retrouvée.
Puis pendant qu'elle évacuait ses frissons, elle admira encore la fille qui replongeait sa langue dans le vagin de sa copine en fermant les yeux pour mieux savourer la liqueur intime qui en suintait.
- Comment pourrait-on faire pour trouver une femme de ce genre-là ? se demanda Lucie en pensant à Lucas.
Après avoir découvert qu'elle pouvait se procurer elle-même une telle intensité de jouissance, Lucie se mit à explorer internet de plus près, musardant d'une plate-forme à l'autre en tombant sur des films de plus en plus excitants.
Chacun des jours qui suivirent ce lundi, elle alla jusqu'à se donner trois ou quatre orgasmes. Elle n'en revenait pas ! À moins d'une demi-heure d'écart, elle retrouvait toute son énergie, qu'elle se plaisait à expulser sans s'occuper de savoir comment ce serait le soir venu avec Lucas, s'il la sollicitait au lit.
Elle décida qu'elle consacrerait les après-midis entières de la semaine en cours à se faire jouir, faisant fi des éventuelles conséquences sur sa vie intime. « On verra bien », se résigna-t-elle à penser. Et surtout, elle reporta son envie de voler trop tôt dans les plumes de son mari, car sa curiosité naturelle allait la pousser à voir plus de films et de filles, pour pouvoir évoquer ensemble ses fantasmes à elle autant que ses obsessions à lui.
Le lendemain, le mardi après-midi, Lucie resta à la maison en culotte et soutien-gorge, un coordonné fait de tulle très fin, très transparent, sous une jupette très courte. Avant de s'installer dans son fauteuil, au salon elle alla s'asseoir au bord du lit conjugal face à la glace de leur grande armoire. Voulant voir comment un regard étranger pourrait la percevoir, elle pencha son buste en arrière et se reposa sur ses coudes, admira d'abord le petit triangle noir du devant de son string, protecteur de sa chair intime déjà fébrile, avant de relever et d'écarter ses cuisses en grand. S'observant un moment, elle conclut en pensée :
- C'est vrai que ça doit bien exciter de me voir comme ça, imaginait-elle ; et que je peux jouer les salopes. J'ai vraiment de quoi être aguichante avec mes seins si bien foutus. Hmmm, et s'il n'y avait pas ce fond doublé en coton à l'emplacement du vagin, on verrait tous les détails de ma chatte…
Lucie remarqua que dans cette position obscène, cette frêle petite doublure n'allait pas jusqu'à couvrir sa zone anale ; seule la ficelle du string prétendait cacher l'anus ; et à peine !Et elle savait que ça ravissait toujours les yeux de son homme, cette petite lingerie racoleuse.
- Hmm, on peut même voir mon p'tit cul sous l'étoffe transparente. C'est beau, c'est bon…
Fantasmant déjà sur ce qu'elle allait visionner tout en se caressant, Lucie sentait bien qu'elle était déjà moite.
- Oh je crois que je vais bien me branler devant ces gouines qui baisent !
Pressentant qu'elle jouirait vite, elle alla chercher l'ordi au bureau puis sans perdre un instant revint s'installer au salon dans une posture lascive, les cuisses bien écartées, les mollets pendant de chaque côté des accoudoirs, la jupe relevée pour accéder à son sexe ‘'négligemment'' d'un doigt baladeur tout en visionnant des actions lesbiennes qui la faisaient mouiller, comme elle l'avait fait la veille et ferait encore certainement toute la semaine, tellement il y avait de pornos à regarder sur ces sites gratuits.
Lucie décida de ne choisir que des 15mn pour les films de masturbation féminine, et que des 30mn pour les films lesbiens, afin de se projeter en même temps que ces femmes dans des durées plausibles par rapport à celles de ses propres masturbations et de ses ébats amoureux avec son homme.
Pour essayer de maintenir son excitation le plus longtemps possible et retarder l'orgasme afin de bien profiter de ce moment de plaisir, Lucie commença par se toucher les mamelons, et les travailler savamment, leur imprimant d'agréables impulsions en les pinçant et les grattant entre ses ongles. Devant les femmes à l'écran, qui se léchaient copieusement les chairs pleines de cyprine, Lucie sentait elle aussi ses sécrétions suinter dans son sexe. Quand elle n'y tint plus, elle laissa ses doigts délaisser ses seins, qu'ils torturaient depuis un quart d'heure, pour qu'ils aillent maintenant s'introduire sous son string, ouvrant large ses grandes et ses petites lèvres d'une main avant d'entamer de l'autre sa masturbation proprement dite du clitoris et du vagin. Seule dans la maison, elle n'eut pas à retenir ses cris quand elle atteignit un premier orgasme, qui la fit trembler de tous ses nerfs, de tous ses muscles.
- Hmmm, bon sang que je suis bien, que c'est bon, c'est enivrant !… Je deviens dingue !
Lucie cliquait de titre en titre pour trouver ceux qui mériteraient, de par leur qualité, de lui servir de supports masturbatoires. Certains ne lui faisaient pas d'effet du tout : vieux films, image floue, durée trop courtes, actions ou actrices pas assez excitantes, pas de belle lingerie, aucuns dialogues... Alors, voyant que Lucas avait constitué une liste de ‘'favoris'', elle décida de regarder en priorité ceux qui répondaient probablement aux goûts et fantasmes de ce cachottier de mari.
- Peut-être vais-je y trouver certaines déviances inavouables de mon homme, pensa-t-elle.
Mais tant pis, elle prit le risque, lançant le premier favori de la liste.
L'image était belle, nette, les filles ravissantes. Il y avait un petit scénario en guise de prologue aux ébats qui allaient suivre entre les femmes dont on sentait bien que c'étaient des actrices professionnelles. Comme ceux qu'elle avait déjà visionnés au moins partiellement, c'était un film américain non doublé, avec des sous-titres minimalistes certes, mais qui participaient à augmenter l'intensité de l'excitation. De plus Lucie réussissait à comprendre plus ou moins l'essentiel, ayant appris l'anglais de la sixième jusqu'au bac.
Lucie fit en sorte de rester longtemps avec le clitoris en feu, n'en ravivant les braises que de temps en temps sur une action d'intensité moyenne pour mieux jouir, plus fort, sur ses scènes préférées comme le 69, ou bien quand une femme s'asseyait genoux écartés, la chatte plaquée contre la bouche de l'autre pour l'obliger à la lécher profondément tout en lui pelotant les fesses ou en se caressant les pointes de seins. Celle de dessus, qui se laissait couler sans retenue dans la bouche de sa partenaire allongée sur le dos, se torturait aussi les mamelons de plus en plus fort au moment où – on le sentait venir – un violent orgasme arrivait simultanément dans le corps des amantes, déclenchant de savoureuses convulsions dans leurs ventres complices enfin repus de plaisir.
Après deux après-midis de débauche en solitaire, Lucie se demandait si à son tour elle n'allait pas risquer de manquer d'enthousiasme au lit avec son homme. Mais son inquiétude ne fut que de courte durée. Elle se dit que dans ce cas, elle pourrait toujours simuler, comme les filles des films, après tout, le temps de retrouver une meilleure libido.
La lecture des films favoris de Lucas faisait peu à peu comprendre à Lucie que ce qu'il aimerait par-dessus tout, c'est qu'elle acceptât d'accueillir un jour une femme bisexuelle dans leur lit. Car après une dizaine de films strictement lesbiens Lucie remarqua que dans les suivants, les femmes gouinaient tout en se partageant un homme qui, à la fin, éjaculait entre leurs lèvres serrées, expulsant d'abondantes giclées, assez pour que les deux gourmandes se régalent, la bouche pleine de son sperme, qu'elles montraient fièrement à la caméra en tirant la langue avant d'avaler ou, encore plus excitant, avant de partager un baiser profond, la bouche engluée, jusqu'à ce que l'homme leur ordonne :
- Swallow now, bitches ! I have more to fill your pussy (maintenant, avalez, salopes ! J'en ai encore pour vous remplir la chatte).
Le mercredi après-midi, Lucie sentait que son désir de jouir sur ces films commençait à s'émousser. Parce que si au début les femmes étaient bien habillées, bourgeoisement, elles se retrouvaient très vite nues, sans aucun respect des règles maîtresses du strip-tease : la progressivité dans l'effeuillage, la provocation dans le regard, l'érotisme dans la lingerie.
Alors après ses quelques orgasmes ce jour-là, Lucie était décidée à ne plus laisser ces inconnues stimuler ses envies. Non, elle ne voulait pas tomber dans l'obsession ; c'était encore, pour l'instant, avec le membre dur de Lucas au fond de son vagin qu'elle préférait mourir de plaisir ; mieux que ça : de bonheur.
Mais une découverte inattendue vint bouleverser ses certitudes. Toujours par curiosité innée, Lucie alla consulter la liste des mots de passe enregistrés par Google. Elle y trouva les données utilisées par Lucas pour son site de films porno : ‘'Lucicas92'' comme identifiant, une contraction de Lucie et Lucas, avec comme mot de passe ‘'Amourbi92/'' mais aussi, ô surprise, d'autres données affectées au site ‘'DirectCam'', auquel elle accéda en un clic.
Là, des filles, majeures mais de tous âges, se proposaient pour un direct chaud afin d'aider l'homme – ou la femme parfois – à atteindre l'orgasme. Leurs invitations étaient on ne peut plus claires : ‘'Tu veux jouir avec moi ?''... ‘'Branle-toi pendant que je vais me masturber aussi pour toi''… ‘'Laisse-toi aller, je vais te faire jouir''… ‘'Je suis une salope qui aime le cul''… ‘'Demande-moi ce que tu veux, je le ferai''…
Mais il se faisait tard, Lucas aller renter. Lucie décida de visiter ce site de près le lendemain, excitée qu'elle était de nouveau à l'idée qu'elle pourrait cette fois discuter avec une vraie show-girl, en direct, et sûre que ce serait la dernière étape dans sa recherche du nirvana entre femmes, avant de passer, du moins l'espérait-elle, à une réalité sexuelle.
Ce soir-là, quand Lucas eut envie d'une fellation, elle la lui fit en allant jusqu'à avaler son sperme pendant qu'elle imaginait une femme en train de lécher sa chatte en ébullition. Elle jouit en se masturbant, au moment où la chaude liqueur blanche de son mari emplit sa bouche. Lucas était heureux de la sentir déglutir ce qu'il venait de lui donner ; et elle aussi.
- Quand j'avale ton sperme, je sens que tu es à moi mon amour. Mais il faut dormir maintenant. Rassure-toi, c'était très fort, pour moi. Pour toi aussi ?
- Comment peux-tu me poser la question ? Je t'aime tant…
Le lendemain jeudi, en rentrant de travailler, Lucie se fit un rapide sandwich pour aller plus vite sur le site DirectCam. Elle était surexcitée en pensant au nouveau plaisir qu'elle allait peut-être y découvrir.
Les femmes annonçaient la couleur, proposant presque tous les fantasmes, à distance, gardant un parfait anonymat, sans aucun risque.
Lucie paya par virement unique, forfaitaire, se disant que selon les tarifs à la minute des filles, elle pourrait se masturber en direct avec des femmes environ une heure en tout. Elle en prit pour une centaine d'euro, crédités sur le site, pensant qu'elle aurait droit à assez d'exhibitions en privé pour ‘'vivre'' ses fantasmes saphiques avant d'en débattre avec son mari. Elle s'inscrivit sous le pseudo ‘'Lulubi''.
De clic en clic, elle passait d'une fille à l'autre. Toutes se présentaient plus ou moins dénudées, ou en sous-vêtements affriolants. On lisait sur leur visage que le plaisir était leur métier.
Toutefois Lucie contempla un bon moment une jeune femme qui lui paraissait différente, plus classieuse, mais tout aussi allumeuse et excitante que les autres par ses jeux de regard et ses postures osées, indécentes mais combien attirantes ! La fille faisait quelques pas devant la caméra, tenant un sextoy dans une main. Elle était tout de blanc vêtue, mais d'une façon peu ordinaire : la transparence de son chemisier à demi déboutonné offrait une vue envoûtante sur un soutien-gorge qui ne l'était pas moins, dont la dentelle au-dessus des balconnets ne couvrait que ses mamelons ; ou plutôt ‘'prétendaient-ils'' les couvrir, car on pouvait sans effort en apprécier la couleur sombre, la dureté et la grosseur. Sa jupette ultracourte avait la forme d'un abat-jour haut de peu de centimètres !
Comme par mégarde, la fille laissait tomber le sextoy. Portant la main devant sa bouche face à la caméra, elle prenait une allure de petite écolière qui vient de faire une bêtise. Elle se penchait pour le ramasser, de dos, les jambes tendues. Alors évidemment on découvrait ses bas fins, sa culotte de dentelle bien plaquée sur sa peau, formant un triangle qui mettait l'arrondi de ses fesses en valeur.
Lucie comprit alors que tout cela faisait partie de sa façon de se présenter pour aguicher et inviter voyeurs ou voyeuses à passer en ‘'show intime'', une exhibition payante comprenant la masturbation de la fille sous plusieurs plans plus ou moins rapprochés, jusqu'au maxi zoom, et qui durerait aussi longtemps que nécessaire pour que devant leur écran, hommes ou femmes se fassent jouir en solitaires, tout en ayant l'impression, grâce à cet échange audiovisuel en direct, de partager leur orgasme avec une femme de rêve.
Bien qu'elle comprît que ces dames sur l'écran étaient sûrement très douées dans l'art de la simulation, Lucie, déjà trop excitée, demanda une exhibition privée à cette belle jeune femme au pseudo de PamelaX.
En un clic entraînant le lancement du décompteur de temps et le déclenchement de la caméra de l'ordi, les deux femmes se retrouvèrent en face à face, comme en Skype ou en WhatsApp. Commença alors une discussion par écrans et micros interposés :
- Tu aimes le sexe entre femmes, Lulubi ? lui demanda Pamela, cette jolie femme de trente ans au regard coquin. Tu veux voir de près ma culotte pour commencer ?
- Hmmm, oui, répondit timidement Lucie. J'ai envie de jouir.
Pamela écarta ses cuisses.
- Je te plais ?
- Oh oui…
- Que veux-tu que je fasse ?
Lucie respira fort pour parler ensuite en essayant de paraître à l'aise.
- Tu gardes tes sous-vêtements surtout. Et pas de sextoy ; tout avec tes doigts. Tu caresses tes mamelons. Hmm oui, comme ça... Tu les sors seulement de ton soutien-gorge… Oui, c'est bien, ils durcissent ?
- Hmm oui, c'est bon. Ils sont toujours très durs chez moi, car je pense tout le temps au sexe...
- Regarde-moi sans me quitter des yeux pendant que tu vas te branler.
- Je suis à tes ordres, ma belle. Hmm ta culotte de soie, elle est belle aussi, ça doit être doux si tu la serres bien sur ta chatte, non ?
- Oui, et j'espère qu'elle t'excite aussi. J'ai la fente qui ruisselle. Fais durcir ton clito, maintenant, sous ta culotte. Je veux voir le mouvement de tes doigts…
- Ah oui j'aime ça aussi me branler devant une si belle femme… Tu les vois bien mes doigts dans ma chatte ? … Tiens, je fais un zoom, regarde ma chair quand j'étire mes lèvres.
- Oui, ça brille. Ça doit être fondant, tout humide et chaud… H'hoohh tu me fais mouiller...
- Tu plongerais bien ta langue au fond, je suis sûre... Et mon clitoris, tu le sucerais bien pour me faire jouir comme une salope ? Je le mérite ?
- Uih ! Oh que tu m'excites bien ! Oui tu le mérites, je te le sucerais, t'es trop belle...
- Regarde bien, je contracte encore ma chatte, tu vois mes chairs rose vif au fond ? Ça te donne envie ?
- Oui, de tout te bouffer, comme un morceau de bonne viande, et je veux goûter ton jus de femme. Oooohh...
Lucie sentait son vagin dégouliner ; encore plus quand la girl lui dit :
- Si tu mouilles comme je mouille, ta chatte doit être trempée.
- Ouais, c'est bon, ça monte entre mes cuisses, ça chauffe. Écarte encore ta culotte … Ouais, comme ça,… Écarte aussi tes lèvres en grand, incline un peu ta caméra pour que je voie ta chatte en bas de l'écran en gros plan, et ton visage en haut ; je veux le voir se crisper quand tu jouiras, lire ton orgasme dans tes yeux… Sois salope, je veux voir encore ta chair intérieure, contracte-la… Ah c'est beau, c'est bon, je la vois remuer au fond de ton vagin. Hmmm elle est rouge, et brillante ! Elle a l'air fort serrée, autour de tes doigts...C'est superbe...
- Oui, je mouille fort, je vais jouir pour toi. Tu les vois bien mes doigts remuer dans ma chatte ? Regarde, je fais encore un zoom. Vois ma chair quand j'étire mes lèvres. Et mon clito tout dur ! Tu pourrais tout m'aspirer dans ta bouche…
- Oui, ça a l'air fondant… J'aime ça faire ma salope ! Ouiii ! C'est plein de ton jus de femme !
- Oui, il est pour toi, tout chaud, un peu amer ; je le goûte souvent en portant mes doigts à ma bouche quand je me branle. Hmm que c'est bon ce goût de femelle…
Alors, trop près de l'orgasme, n'y tenant plus, Lucie serra au maximum ses cuisses sur sa main emprisonnée tout en torturant son clitoris pour qu'il commande à son cerveau de déclencher le cataclysme libérateur si attendu..
- Oh c'est trop bon, je vais jouir comme ça, oui, là, tout de suite… ça y est, j'explose !
Alors la fille accéléra la cadence et l'intensité de ses derniers gémissements en commentant :
- Hum je vois bien tes secousses qui font vibrer ton ventre. Tu jouis fort, on dirait. Moi aussi, ça vient ! Oui je jouis aussi !
- Ooohh, on jouit en même temps ; que c'est bon ! Ça brûle, sous mes doigts ; houuuh que c'est fort… Pffouhh !...
Pamela, la chatte toujours grande ouverte, offerte, ralentit son rythme pour que sa spectatrice d'un instant se sente accompagnée dans sa phase de redescente ; et aussi peut-être pour que le compteur continue de tourner !
Après quelques secondes pour souffler, Lucie la remercia de lui avoir procuré un si bon orgasme et lui promit de la revoir à l'écran pour une prochaine masturbation. Puis elle coupa net la séance pour ne pas gaspiller le précieux temps qui lui restait pour jouir encore plusieurs fois de cette façon, en ‘'essayant'' différentes filles.
- Je suis folle d'y croire, se dit Lucie. Elle simulait, c'est sûr, parce que c'est son job de ‘'simuler pour stimuler''. Impossible de jouir comme ça en vrai tous les quarts d'heure !
Mais cette folie lui faisait quand même exploser le cerveau. Elle n'en revenait pas, constatant qu'elle jouissait aussi fort dans ce virtuel éphémère qu'en se faisant prendre en réel dans les meilleures positions par son mari adoré.
Par un simple clic, Lucie passait d'une fille à l'autre, ce qui lui donnait l'impression de ‘'faire son marché'', guidée dans ses choix par ses goûts, s'arrêtant alors sur celles de son âge ou un peu moins jeunes qu'elle, au regard de braise, portant lingerie fine et escarpins. Elle s'étonnait de voir que même après avoir très bien joui en masturbation avec une fille en direct, l'envie de recommencer lui revenait beaucoup plus vite qu'après un orgasme sur un porno lesbien, qui pourtant durait bien plus que dix minutes, temps qui lui suffisait pour jouir avec une fille en DirectCam tellement celle-ci savait bien parler à une femme surexcitée pour l'emmener au nirvana.
Faisant plusieurs expériences avec d'autres show-girls dans l'après-midi, butinant çà-et-là, Lucie s'aperçut que la majorité d'entre elles étaient des ‘'latina'' qui ne parlaient que l'espagnol et se servaient d'un traducteur au clavier ; ce qui rompait le charme et surtout l'excitation. Alors après quelques séances ratées, elle bloqua celles ne parlant pas couramment notre langue, préférant jeter son dévolu sur les quelques jolies francophones disponibles, plus chères parce que plus rares sans doute, mais avec lesquelles elle retrouva immédiatement l'intensité de l'orgasme que lui avait procuré Pamela, car le dialogue en direct se montrait indispensable à une excitation maximale. Ni le toucher ni l'odorat n'étaient de la partie, mais la vue et l'ouïe étaient proprement sollicitées, participant de la montée du plaisir.
Après une dizaine de masturbations sur site en deux après-midis consécutives, Lucie, consciente que sa dépense apparaîtrait évidemment sur ses relevés bancaires, décida de revenir à la raison, se disant que dans le bonheur sentimental et sexuel qu'elle voulait continuer de vivre, Lucas restait la pièce maîtresse. Il avait été addict au jeu, elle l'en avait sauvé, alors elle refusait de le devenir, à son tour, aux masturbations autant saphiques que virtuelles.
Ce qui étonna beaucoup Lucie fut de retrouver, sur ses relevés bancaires, la trace d'un seul paiement à l'ordre de ce site, un virement que Lucas avait fait quelque temps auparavant, quand il était encore seul à s'occuper des comptes du ménage. La somme, par sa modestie, démontrait que le mari addict au tiercé ne l'était pas au sexe payant. Mais peut-être l'était-il devenu au sexe gratuit ? Cela expliquerait-il sa liste de films favoris que Lucie avait trouvée sur l'ordinateur ?
Le vendredi, Lucie se fit violence en s'interdisant tout site en caméra directe. Il fallait mettre fin à ces fantaisies sexuelles à risque. Elle ne mettrait plus un sou dans la machine. Et elle était prête à affronter Lucas :
- Demain samedi il faut qu'on parle de tout ça tous les deux, se dit-elle.
Mais, toujours par cette fichue curiosité, elle se donna finalement encore une semaine pour voir tous les films mis en favoris. Car elle pensait pouvoir y trouver des actions particulières, déviantes, malsaines, que son ‘'pervers'' de mari aimaient peut-être prendre comme support masturbatoire ; qui sait ?
Ce que découvrit Lucie, en fait, c'étaient des masturbations féminines en solo, des parties lesbiennes à deux, des trios H/FFbi.
- Tiens tiens, se dit-elle, comme par hasard, un homme pour deux femmes !
Elle ne trouva rien de plus que ce qu'elle savait déjà des fantasmes – non condamnables –de Lucas. Pas de mineures, pas de viols, pas de violence ; seulement du plaisir extrême librement partagé entre adultes consentants.
L'excitation avait encore entraîné Lucie dans des masturbations devant l'écran, quand des femmes qui se léchaient éhontément tous les trous se faisaient jouir avant de passer à l'homme pour l'achever avec des éjaculations faciales, des fellations complètes, des gorges profondes où pas une goutte de sperme ne se perdait, des coïts endiablés, du vaginal autant que de l'anal.
Lucie s'étant masturbée bien des fois, trop de fois peut-être, tout au long de la semaine, elle finit par craindre de voir sa libido à elle aussi chuter gravement si elle persistait dans ses orgasmes à répétition et dans sa curiosité obsessionnelle.
- Il est temps d'arrêter mes bêtises, pensa-t-elle. Je risque trop de prendre goût au plaisir solitaire toujours réussi, et de délaisser Lucas. Non je ne dois pas continuer. Demain dimanche, c'est définitif, on va se parler.
Le samedi soir, Lucas, émoustillé par la nouvelle nuisette satinée que portait sa magnifique femme, entama ses travaux d'approche pour donner envie à sa femme de faire l'amour. Lucie refit défiler dans son esprit les scènes les plus torrides vues et vécues depuis quinze jours, ce qui fit monter en elle une chaleur inhabituelle, au point que pendant l'acte elle cria son envie saphique même avant d'atteindre l'apogée de sa jouissance :
- Hmm chéri, ce serait sûrement encore meilleur avec une belle brune qui me lécherait la chatte par en dessous pendant que tu me pénètres ; et je suis sûre que ça te comblerait aussi, dit-elle à Lucas sur un ton calme, empreint de réflexion, pendant qu'il la prenait en levrette sur la moquette.
Lucas avait une bonne raison – que lui seul connaissait pour le moment – de ne pas être surpris par une telle remarque, qui prenait l'allure d'une demande cette fois, exprimée non pas au moment de l'orgasme comme cela avait toujours été le cas jusqu'à présent, mais pendant leur montée vers le plaisir suprême, avant même de jouir. Il pensa donc que c'était le bon moment pour remettre sur le tapis cette idée de trio qui flottait dans l'air depuis quelques mois maintenant.
Mais pour l'instant Lucas s'agrippait aux hanches de sa femme, à qui il avait demandé de garder sa petite culotte et sa nuisette.
- Il faut bien les étrenner, ces sous-vêtements si excitants, lui avait-il imposé, ce qu'elle avait accepté avec plaisir.
Sentant venir l'éjaculation, Lucas, dont le sexe enflait sous ses pensées de trio lubrique, s'enfonça jusqu'à la garde dans le vagin de sa femme qui, contractant au mieux son sphincter tout en stimulant son clitoris au doigt en passant son bras sous son ventre, explosa violemment, vaincue par la puissance dévastatrice de l'orgasme. Ils furent heureux ensemble ; lui, d'expulser sa décharge de sperme en elle ; elle, de se faire remplir le fond du ventre en imaginant toujours une femme qui en même temps l'achèverait par un cunnilingus acharné :
- Hmm c'était trop bon, pour moi, chéri… C'était géant !
- Mieux que d'habitude ?
- Oui, je te dirai pourquoi tout à l'heure.
- Tu es bien mystérieuse… Mais sache que pour moi aussi c'était divin. J'ai joui particulièrement fort ce soir.
Quand Lucie voulut passer du lit à la douche, Lucas objecta :
- Tu as acheté une nouvelle culotte sexy pour m'émoustiller, alors je voudrais que tu la gardes bien serrée sur ta chatte. C'est un peu de moi qui va redescendre de ton ventre pour la souiller. Et moi j'adore te souiller, c'est ma façon de t'aimer, en revendiquant mon territoire de mâle ! Demain matin, je te demanderai une faveur.
- Ah oui ? Laquelle ?
- De me laisser la laver ; à la main.
Lucie, amusée, lui sourit en dodelinant de la tête.
- Accordé ! T'es quand même un foutu fétichiste, mon chéri !
- Oui, de tout ce que tu portes, et de tout ce qui a touché ta peau, tu le sais ; depuis toujours.
Après une nuit de tendres câlins, d'amour et de sexe, arriva le dimanche matin, où la discussion commencée la veille reprit :
- Il faut que je t'avoue, chéri : je t'ai espionné en fouillant ton historique dans l'ordi.
- Ah oui ? fit Lucas très posément, sans s'affoler ; au contraire, même : en souriant à sa femme.
- Et alors, qu'y as-tu trouvé ?
- Que tu visionnes du porno en mon absence ! Que je ne te suffis plus !
- Ok... Et c'est grave ?
- C'est toute ta réaction ? Tu te fous de moi ?! Alors que c'est pour cette raison que je te trouve moins prompt à l'ouvrage depuis quelque temps, au lit ?
- Ah, peut-être, oui… Tu as même sûrement raison, ma chérie, lui répondit-il toujours sur ce ton extrêmement cool.
Lucie commençait à voir rouge face à l'apparente indifférence de son mari. Elle se fâcha :
- Et les pouffiasses avec qui tu te masturbes en ligne pour jouir, mais sans moi ! Et en payant cher à la minute, en plus !
- Oh, c'est pas arrivé souvent ; deux ou trois fois, pas plus.
Ça, Lucie voulait bien le croire, se rappelant la modicité du seul virement que Lucas avait fait à l'inscription au site. Mais elle était désemparée par la désinvolture de son mari ; ce qu'heureusement il comprit tout de suite.
Alors ne voulant pas la faire enrager, ni - encore moins - la peiner, Lucas vola à son secours en l'enlaçant bien serrée, en lui souriant, en l'embrassant amoureusement, avant de lâcher le morceau :
- Toi aussi tu m'as fait des cachotteries. Tes recherches et tes visites de sites aussi, elles figurent sur l'historique maintenant, des plus récentes aux plus anciennes, avec les dates !
Lucie en prit un coup, n'ayant pas pensé qu'à son tour Lucas aurait fait son enquête.
- Oui ben.. C'était pour essayer de comprendre, voilà tout.
- Non ma chérie ; tu es tombée dans mon piège ; échec et mat ! Mais c'était bien ça que je cherchais.
- Pourquoi tu dis ça ? Explique-toi !
Lucas lui avoua alors à tête reposée qu'il avait tout prévu dès le début : les films où les filles se masturbaient en solo, les films de lesbiennes et de trios, et les shows avec masturbations en direct.
- Je savais qu'un jour ou l'autre tu irais m'espionner. C'est pour ça que j'ai joué l'homme fatigué pendant quelque temps. Jusqu'à ce que tu te décides d'essayer de comprendre.
- Oh le salaud, lui lança Lucie, épouvantée par un tel cynisme. Mais tu n'es pas pervers, mon cher mari, tu es machiavélique !
- Ne m'en veux pas mon amour, c'était pour ton bien… Si tu as regardé tous ces films et si tu t'es masturbée en direct avec des femmes en solo, ou à deux, ou en trio avec un homme, c'est que tu as compris le plaisir que tu pourrais en tirer. Ton mari et une femme pour te faire jouir… tu sais maintenant qu'il se construirait autour de cette formule, ton paradis sexuel !
Lucie n'en croyait pas ses oreilles. Le pire c'est qu'elle savait qu'il avait raison, qu'elle ne souhaitait plus que ça comme il l'avait anticipé : jouir sous les mains, la bouche et la langue d'une femme caressante, douce, sensuelle, chaude, d'abord pour exciter son mari jusqu'à le rendre fou, avant de le recevoir dans son ventre, sentir aller-et-venir son membre durci prêt à exploser et déverser le produit de son éjaculation bien au fond d'elle en gémissant sous le plaisir tout en léchant une chatte qui fondrait dans sa bouche… Hmm...
Après de longue respirations, vaincue, Lucie passa aux aveux à son tour :
- Je reconnais que tu as raison : j'ai envie de ça, de ce nouveau plaisir avec une femme, celui qu'elle me donnerait, d'abord seulement elle, puis avec ta participation, et celui qu'on lui donnerait. Hmm j'imagine. Mais tu sais, après avoir vu en gros plan toutes ces femmes aux chattes détrempées à force de mouiller, je me demande comment je trouverais ça, le goût de leur jus sur ma langue…
- T'en fais pas, chérie, j'y ai pensé aussi. Je lécherai notre partenaire le premier. Je lui nettoierai les coins et les recoins de sa chatte juste avant que tu prennes la relève. Comme ça tu ne recevras que peu à peu ce qui se remettra à suinter sous tes coups de langue et tes aspirations. Je suis sûr qu'avec l'excitation, peu à peu le goût de sa cyprine t'enivrera, tu verras.
Lucie comprit que Lucas n'avait jamais voulu la décevoir, et qu'il était toujours aussi fou d'elle, au point de prendre des risques à la partager avec quelqu'un d'autre, fût-ce une femme.
- T'es machiavélique, mais je te fais confiance. Oui, comme ça ce sera mieux. Mais en fait, ça ne devrait pas être bien différent de ma mouille quand tu me demandes de lécher mes doigts, ou les tiens, après les avoir trempés au fond de ma chatte, si ?
- T'as raison ; dans ma vie de garçon j'en ai léché des clitoris et des vagins, crois-moi. Le goût ne change pas beaucoup d'une femme à l'autre ; c'est comme pour celui du sperme paraît-il, au dire de ces dames.
Lucie se sentait rassurée, après cette discussion surréaliste mais tellement excitante. Elle sentait qu'elle pourrait compter sur Lucas pour leur trouver la partenaire idéale. Et elle savait qu'il ne lui imposerait personne coûte que coûte, que leur choix se ferait à deux, et même à trois puisque ils s'imposeraient d'être sûrs de lui plaire en retour, à cette dame. Il fallait rechercher la complicité la plus totale dans le plaisir qu'ils échangeraient, sans retenue, dans le seul but de se procurer des orgasmes, sans histoire de sentiments sinon leur amour à eux deux qu'ils ne pourraient ainsi que renforcer, se disaient-ils.
- Maintenant que c'est clair entre nous, j'ai hâte d'y être, à trois dans le lit. Mais dis-moi...tu sais déjà comment et où la trouver, cette partenaire idéale ? Par petites annonces ? Par relation ?
- Je crois bien que oui, répondit fièrement Lucas.
- Ah bon, tu la connais ? Je la connais ?
Lucas riait dans sa barbe, comme pour essayer de ne pas dévoiler le nom de cette personne, rien que pour taquiner sa femme.
Mais très vite il craqua. Après qu'elle insista pour tout savoir, quand elle entendit le nom de cette dame qu'ils savaient tous deux bisexuelle, Lucie s'esclaffa :
- Non !! Elle ??
- Oui, elle…
Après un silence de stupéfaction, Lucie se remit de ses émotions :
- Et comment tu sais qu'elle serait intéressée ?
- Le plus simplement du monde : parce que je lui ai demandé et qu'elle m'a répondu ! On est donc deux à n'attendre plus que ton avis, tu vois. Elle ne se vexera pas si c'est non, alors réponds-moi sincèrement.
Lucie fut sur l'instant parcourue d'un frisson qui lui sembla être passé de son sexe à ses seins en un millième de seconde. Lucas remarqua que ses yeux brillaient déjà d'envie.
- Je pensais qu'on chercherait plutôt une inconnue, par discrétion, chéri… Mais je dois dire que si cette copine commune est partante, oui ça me va aussi. Dis-lui que c'est d'accord !
- Avec elle, je suis sûr que ce sera parfait, conclut Lucas.
Croyant cette discussion terminée, il ajouta juste :
- Je t'invite au restaurant, ma chérie ?
Lucie, encore émoustillée par cette révélation, ne put s'empêcher de demander à son homme :
- Excuse-moi, chéri, mais j'ai une forte envie d'écarter les cuisses, rien que d'imaginer la chaleur de son corps entre nous deux au lit. Il faut que tu t'occupes encore de moi, c'est trop fort. Prends-moi là, tout de suite. Je mouille déjà bien ; ce ne sera pas long. Refais-moi jouir d'abord. Et après tu l'appelleras… Puis on ira manger où tu voudras.
Et le canapé en cuir allait une fois de plus être le témoin d'une ravissante scène de chevauchée endiablée, ponctuée de gestes érotiques de plus en plus libertins, et de paroles de plus en plus crues mais tellement enivrantes pour les deux amants !
FIN
***********************
ÉPILOGUE
Alors voilà, nous sommes au terme de ce récit que Lucas et Lucie m'avaient relaté de leur vie amoureuse et sexuelle avec moult détails, suffisamment pour que j'aie eu ensuite envie à mon tour de vous le retranscrire à ma façon, pour votre grand plaisir j'espère.
Mais bon, la suite de leur histoire, après cet épisode peu commun de leur vie amoureuse, vous la devinez très bien vous-mêmes : parties à trois – qui est donc cette mystérieuse troisième ? – dans toutes les positions et combinaisons auxquelles on peut s'adonner quand on est des épicuriens du plaisir de la chair comme l'étaient devenus Lucas, Lucie et leur complice de sexe, avec multi-orgasmes, jouissances intenses, lingerie fine et pratiques à la limite de la déviance.
J'en ai déjà décrit, de telles scènes, parmi ma cinquantaine d'histoires postées sur ce site. Je ne vais pas donc vous imposer de lire ce qui s'est passé ensuite, à partir de la première soirée de sexe entre Lucas, Lucie et leur invitée… C'est le moment de dire « J'vous raconte pas ! »
Car bien que ce ne fût pas triste, cela vous lasserait peut-être ; non ?
À MOINS QUE… ma façon de décrire ne déclenche en vous le plaisir de la lecture, et l'envie de vous faire jouir sous d'intenses masturbations, mesdames autant que messieurs. Peut-être ?
Oui mais quand même… J'ai un doute. Iriez-vous jusque là, comme m'en informent beaucoup de gens qui me disent avoir dû lire mes histoires en plusieurs fois au prétexte qu'ils s'étaient lâchés… précocement ?… Allons allons, il faut savoir se (re)tenir, que diable !
Certes, j'admets que par ces chaleurs de juillet, la libido a tendance à s'énerver ! Mais bon...
OU ALORS, il faudrait que vous insistiez vraiment pour me demander cette suite ; que je n'ai pas encore écrite, et qui paraîtrait sous quelques semaines.
Si dans ce cas vous étiez très nombreux à m'en faire part en commentaires, je ferais peut-être un effort pour céder à vos demandes… Qui sait ?
Allez… Trêve de taquineries.
Vachette
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Commentaires ()
La première fois de Lucie avec une femme, devant son mari.
Bonne lecture
Parution de la suite ce soir 6 août. Bonne lecture et...ne soyez pas sage
Parution de la suite ce soir 6 août.
Bonne lecture et...ne soyez pas sage
Et si la troisième.... C'était vous? ;-)
Bonne lecture, et ne soyez pas sage...
La suite paraît ce soir 6 août
Oui oui oui 3 fois oui, je veux une suite.
Malgré que vous ayez déjà écrites des scènes similaires que l'on imagine pour la suite de cette histoire après ce premier chapitre. Votre qualité d'ecriture est tellement impressionnante que j'aspire à découvrir ce que vous ferez de ces 3 protagonistes sur un premier rdv mais pourquoi pas sur d'autres chapitres ou le côté bisexuelle de leur future partenaire pleine d'expérience en matière de sexes pourrait nous emmener dans d'exitantes aventures.
J'attends avec impatience votre retour.
Yo.
Merci pour vos histoires.
je ne sais pas si je me trompe mais vous même vous auriez envie de lire la suite et de l’écrire.
merci en tous cas pour cette histoire même s'il n'y as pas de suite.