Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Offerte par Monsieur — Chapitre 11
Auteur
Offerte par Monsieur
Chapitre 11
Elle lisait et relisait le message reçu il y a quelques minutes.
“Il faut qu’on parle.”
Rien d’autre.
Ces quatre mots lui donnaient presque la nausée. Elle s’imaginait déjà la suite : être congédiée, la fin. Elle se voyait devoir faire effacer le tatouage au-dessus de son pubis, reprendre une vie normale, sans humiliation, sans douleur choisie, sans lui. Une vie plate, vide, qu’elle n’arrivait même plus à concevoir.
Elle n’osait pas répondre. Répondre, c’était lancer définitivement la machine. C’était entériner la rupture. Alors elle en décida autrement. Elle irait directement chez lui, sans y être invitée. Pour savoir. Vite. Définitivement.
Elle n’osait pas répondre. Répondre, c’était lancer définitivement la machine. C’était entériner la rupture. Alors elle en décida autrement. Elle irait directement chez lui, sans y être invitée. Pour savoir. Vite. Définitivement.
En sonnant à sa porte, elle était convaincue que c’était la dernière fois. Elle avait tout anticipé. Ne pas pleurer. Ne pas lui offrir ce plaisir. Rester forte jusqu’au bout. Sa tenue elle-même était un message. Tailleur strict, pantalon droit, chemisier en coton blanc opaque, veste cintrée qui camouflait volontairement la plupart de ses formes. Elle s’était habillée comme pour une réunion de travail importante. Comme quelqu’un qui était déjà passé à autre chose.
Monsieur ouvrit.
Elle n’arriva pas à lire son regard. Il n’était ni froid, ni dur, ni amusé. Juste… indéchiffrable.
— Je suis content que tu sois venue, dit-il simplement.
Il la guida vers le salon, lui indiqua le canapé et lui demanda ce qu’elle voulait boire. Elle répondit “de l’eau” d’une voix trop posée. Il disparut en cuisine et revint avec un verre d’eau pour elle et un whisky pour lui. Il s’assit dans le fauteuil qui lui faisait face, posa son verre, et sembla chercher ses mots.
Le silence s’étira.
Alors, presque malgré elle, elle parla la première.
— Vous ne voulez plus de moi, je suppose ? C’est de ça que vous vouliez parler ?
Le regard de Monsieur changea immédiatement. Il devint doux, presque implorant.
— Quoi ? Non. Pas du tout. Pourquoi penses-tu ça ? C’est plus… compliqué.
Elle ne comprit pas. Une vague de soulagement confus la traversa néanmoins. Il ne voulait donc pas mettre fin à leur relation. Mais alors quoi ?
Il reprit, la voix plus lente :
Il reprit, la voix plus lente :
— Tu sais… j’ai eu plusieurs soumises avant toi. Il arrive toujours un moment où on se lasse. On tourne en rond. On fait toujours la même chose. Ou pire… on va tellement loin que tout finit par exploser.
Elle le fixa, encore plus perdue. Pourquoi lui parlait-il de ses anciennes soumises maintenant ?
— Donc, continua-t-il, quand la routine ou le danger est là, la seule chose à faire, c’est parfois de transférer sa soumise à un maître qui pourra lui apporter ce qu’elle cherche vraiment.
Un coup de chaud violent lui monta au visage. Elle comprit, ou crut comprendre.
— Vous… vous voulez me donner à un autre maître ? bredouilla-t-elle.
Son regard changea encore. Et ce fut un regard qu’elle n’avait encore jamais vu sur lui. Un regard qu’elle avait déjà croisé une seule fois dans sa vie, sur un autre homme, bien avant tout ça, et qui la troubla profondément.
— Bien sûr que non. Bon… laisse-moi parler. C’est assez difficile pour moi.
Il posa son verre, s’avança légèrement sur le bord du fauteuil.
— Dans une relation maître/soumise, il n’est pas vraiment souhaitable que des sentiments trop forts entrent en jeu. On le sait tous. Mais c’est le genre de chose qu’on ne contrôle pas…
Elle ressentit soudain quelque chose de différent émaner de lui. Une vulnérabilité qu’elle ne lui avait jamais connue.
— Quand je t’ai offerte sur cette aire d’autoroute… ce n’était pas pour te punir. C’était pour me tester.
Elle ouvrit la bouche, complètement perdue.
— Monsieur, je ne comprends pas…
Il leva une main pour la faire taire, sans dureté.
— Je voulais voir si je pouvais te regarder être prise par d’autres hommes sans… ressentir de la jalousie… Et je ne peux plus.
L’aveu la frappa comme un coup de poing sourd au milieu de la poitrine. Il continua, la voix plus basse :
— Ressentir des sentiments forts pour sa soumise n’est pas un problème en soi… si c’est partagé. Mais tu me l’as clairement dit. Tu me hais.
Son propre message lui revint en pleine face, comme un boomerang. Les mots qu’elle avait tapés dans le métro, encore tremblante de l’orgasme forcé.
— Non… Non, Monsieur… j’étais en colère. Je ne le pensais pas vraiment. Je…
Il la fixait maintenant avec ce regard qu’elle reconnut enfin. Ce n’était plus un regard de domination, ni de défi, ni même de possession. C’était un regard amoureux. Désarmé. Honnête.
Il se leva.
Lui tendit la main.
Elle la prit.
Il l’emmena vers la chambre en silence. Au pied du lit, sans un mot, il commença à l’embrasser. D’une manière qu’il n’avait jamais eue avec elle. Lente. Caressante. Tendre. Presque timide par moments. Elle répondit, d’abord hésitante, puis avec une soif qu’elle ne s’était pas autorisée depuis longtemps.
Leurs mains se mirent à parcourir leurs corps comme s’ils se découvraient pour la première fois. Il défit les boutons de son chemisier un à un. Elle glissa ses doigts sous son t-shirt. Ils se déshabillèrent très lentement l’un l’autre, sans précipitation, sans ordre, sans protocole. Quand ils furent nus, ils s’allongèrent l’un contre l’autre et continuèrent de s’embrasser longuement, profondément.
Leurs mains se mirent à parcourir leurs corps comme s’ils se découvraient pour la première fois. Il défit les boutons de son chemisier un à un. Elle glissa ses doigts sous son t-shirt. Ils se déshabillèrent très lentement l’un l’autre, sans précipitation, sans ordre, sans protocole. Quand ils furent nus, ils s’allongèrent l’un contre l’autre et continuèrent de s’embrasser longuement, profondément.
Puis il se plaça au-dessus d’elle.
Avec des gestes d’une douceur infinie, il s’aligna et s’enfonça en elle. Lentement. Centimètre par centimètre. Elle n’était pas particulièrement excitée au début ; le contexte était trop chargé, trop émotionnel. Mais la façon dont il la pénétra, le soin extrême qu’il mettait à ne pas la brusquer, la fit s’ouvrir progressivement autour de lui. Elle sentit chaque détail de son sexe glisser contre ses parois encore un peu resserrées, la chaleur de lui qui la remplissait peu à peu, jusqu’à ce qu’il soit entièrement engagé.
Il resta immobile un long moment, profondément en elle, le front appuyé contre le sien. Leurs souffles se mêlaient. Puis il commença à bouger.
Des va-et-vient extrêmement lents au début. Presque trop lents. Elle sentait le retrait presque complet, puis la remontée tout aussi mesurée, le gland qui venait frotter avec une précision douce contre l’endroit le plus sensible en elle. Chaque mouvement était conscient. Chaque poussée était une question. Chaque retrait était une promesse.
La chaleur commença à monter en elle par petites vagues successives. Ce n’était pas l’excitation brutale et salie qu’elle connaissait. C’était quelque chose de plus profond, de plus lent à s’installer, mais qui s’ancrait plus solidement. Son clitoris, frotté à chaque mouvement par le bas de son ventre, se mit à battre doucement. Ses parois se relâchèrent davantage, s’humidifièrent, commencèrent à le serrer instinctivement à chaque fois qu’il s’enfonçait.
Il resta immobile un long moment, profondément en elle, le front appuyé contre le sien. Leurs souffles se mêlaient. Puis il commença à bouger.
Des va-et-vient extrêmement lents au début. Presque trop lents. Elle sentait le retrait presque complet, puis la remontée tout aussi mesurée, le gland qui venait frotter avec une précision douce contre l’endroit le plus sensible en elle. Chaque mouvement était conscient. Chaque poussée était une question. Chaque retrait était une promesse.
La chaleur commença à monter en elle par petites vagues successives. Ce n’était pas l’excitation brutale et salie qu’elle connaissait. C’était quelque chose de plus profond, de plus lent à s’installer, mais qui s’ancrait plus solidement. Son clitoris, frotté à chaque mouvement par le bas de son ventre, se mit à battre doucement. Ses parois se relâchèrent davantage, s’humidifièrent, commencèrent à le serrer instinctivement à chaque fois qu’il s’enfonçait.
Il le sentit.
Elle le vit dans ses yeux.
Il continua à ce rythme patient pendant de longues minutes, la laissant grimper tout doucement. Quand il sentit ses hanches commencer à répondre d’elles-mêmes, à chercher un peu plus de friction, il ralentit encore, presque jusqu’à l’arrêt, ne gardant que de tout petits mouvements du bassin. Juste assez pour maintenir la pression, pas assez pour la faire basculer. Elle gémit contre sa bouche. Une plainte frustrée et reconnaissante à la fois.
Il l’embrassa plus profondément, lui volant un gémissement, puis reprit ses va-et-vient un peu plus amples. La montée reprit, plus forte. Elle sentait maintenant le plaisir s’accumuler dans son ventre, comme une pression tiède qui grossissait à chaque frottement. Ses cuisses s’étaient écartées d’elles-mêmes. Ses mains glissaient le long de son dos, s’accrochaient parfois à ses épaules quand une sensation plus vive la traversait.
De son côté, Monsieur gérait son propre corps avec une discipline presque douloureuse. Elle le sentait durcir encore davantage en elle, sentir la tension monter dans ses reins, dans le tremblement léger de ses bras qui la surplombaient. Par moments, il devait s’immobiliser complètement, les yeux fermés, la mâchoire serrée, pour ne pas basculer trop tôt. Puis il reprenait, toujours en la regardant, toujours en ajustant le rythme à ce qu’il lisait sur son visage.
La pression en elle devint plus insistante. Les vagues n’étaient plus petites. Elles se suivaient de plus près, se chevauchaient. Son souffle s’était accéléré. Ses gémissements devenaient plus aigus, plus réguliers. Elle sentait son orgasme approcher comme une marée lente mais inévitable. Ses parois se contractaient déjà par intermittence autour de lui, de petites secousses involontaires qui le faisaient gémir à son tour.
Il ralentit une dernière fois, juste au moment où elle allait basculer, la maintenant sur le fil pendant de longues secondes. Leurs fronts étaient collés. Leurs regards ne se quittaient plus. Elle tremblait sous lui, le corps entier tendu vers cette délivrance qu’il lui refusait encore d’un millimètre.
Puis, quand il sentit qu’elle n’en pouvait vraiment plus, que les larmes de besoin commençaient à perler au coin de ses yeux, il reprit ses mouvements. Plus profonds. Un peu plus rapides. Exactement ce qu’il fallait.
Il l’embrassa plus profondément, lui volant un gémissement, puis reprit ses va-et-vient un peu plus amples. La montée reprit, plus forte. Elle sentait maintenant le plaisir s’accumuler dans son ventre, comme une pression tiède qui grossissait à chaque frottement. Ses cuisses s’étaient écartées d’elles-mêmes. Ses mains glissaient le long de son dos, s’accrochaient parfois à ses épaules quand une sensation plus vive la traversait.
De son côté, Monsieur gérait son propre corps avec une discipline presque douloureuse. Elle le sentait durcir encore davantage en elle, sentir la tension monter dans ses reins, dans le tremblement léger de ses bras qui la surplombaient. Par moments, il devait s’immobiliser complètement, les yeux fermés, la mâchoire serrée, pour ne pas basculer trop tôt. Puis il reprenait, toujours en la regardant, toujours en ajustant le rythme à ce qu’il lisait sur son visage.
La pression en elle devint plus insistante. Les vagues n’étaient plus petites. Elles se suivaient de plus près, se chevauchaient. Son souffle s’était accéléré. Ses gémissements devenaient plus aigus, plus réguliers. Elle sentait son orgasme approcher comme une marée lente mais inévitable. Ses parois se contractaient déjà par intermittence autour de lui, de petites secousses involontaires qui le faisaient gémir à son tour.
Il ralentit une dernière fois, juste au moment où elle allait basculer, la maintenant sur le fil pendant de longues secondes. Leurs fronts étaient collés. Leurs regards ne se quittaient plus. Elle tremblait sous lui, le corps entier tendu vers cette délivrance qu’il lui refusait encore d’un millimètre.
Puis, quand il sentit qu’elle n’en pouvait vraiment plus, que les larmes de besoin commençaient à perler au coin de ses yeux, il reprit ses mouvements. Plus profonds. Un peu plus rapides. Exactement ce qu’il fallait.
La montée devint verticale.
Chez elle, le plaisir grimpait maintenant sans frein, emplissant tout son bas-ventre, irradiant jusqu’à ses seins, jusqu’à sa gorge. Ses ongles s’enfoncèrent dans son dos. Sa tête bascula en arrière un instant avant qu’il ne la ramène vers lui pour l’embrasser.
Chez lui, la retenue était à bout. Elle le sentait pulser fortement en elle, sentir les petites secousses annonciatrices qu’il s’efforçait encore de contenir. Ses hanches perdaient un peu de leur précision, devenaient plus urgentes, plus irrégulières.
Quand les premières vraies contractions de son vagin se refermèrent sur lui, puissantes, rythmées, il n’essaya plus de se retenir. Il accéléra seulement le temps de quelques poussées profondes.
L’orgasme la traversa en une longue onde chaude et dévastatrice. Ce ne fut pas une explosion brutale. Ce fut une déferlante douce et totale qui partit du point exact où il la touchait le plus profondément et se répandit dans tout son corps. Ses jambes tremblèrent violemment. Son dos se cambra. Un gémissement long, brisé, lui échappa contre sa bouche pendant que son sexe se serrait par vagues successives autour du sien.
Il jouit en même temps, profondément, abondamment, les yeux toujours ouverts dans les siens. Elle sentit chaque jet, chaque pulsation chaude qui la remplissait pendant que son propre orgasme continuait de rouler en elle par longues secousses de moins en moins violentes.
Ils restèrent ainsi, lui encore en elle, leurs corps collés, leurs souffles mêlés, le regard toujours planté l’un dans l’autre. Le silence de la chambre n’était plus lourd. Il était plein.
Alors, d’une voix basse, rauque d’émotion, il dit :
Chez lui, la retenue était à bout. Elle le sentait pulser fortement en elle, sentir les petites secousses annonciatrices qu’il s’efforçait encore de contenir. Ses hanches perdaient un peu de leur précision, devenaient plus urgentes, plus irrégulières.
Quand les premières vraies contractions de son vagin se refermèrent sur lui, puissantes, rythmées, il n’essaya plus de se retenir. Il accéléra seulement le temps de quelques poussées profondes.
L’orgasme la traversa en une longue onde chaude et dévastatrice. Ce ne fut pas une explosion brutale. Ce fut une déferlante douce et totale qui partit du point exact où il la touchait le plus profondément et se répandit dans tout son corps. Ses jambes tremblèrent violemment. Son dos se cambra. Un gémissement long, brisé, lui échappa contre sa bouche pendant que son sexe se serrait par vagues successives autour du sien.
Il jouit en même temps, profondément, abondamment, les yeux toujours ouverts dans les siens. Elle sentit chaque jet, chaque pulsation chaude qui la remplissait pendant que son propre orgasme continuait de rouler en elle par longues secousses de moins en moins violentes.
Ils restèrent ainsi, lui encore en elle, leurs corps collés, leurs souffles mêlés, le regard toujours planté l’un dans l’autre. Le silence de la chambre n’était plus lourd. Il était plein.
Alors, d’une voix basse, rauque d’émotion, il dit :
— Je t’aime.
Une larme unique coula sur la tempe de la jeune femme. Rien de ce qu’elle avait imaginé en venant ici ne s’était produit. Aucune rupture. Aucun transfert. Aucune fin.
La voix tremblante, à peine audible, elle répondit simplement :
La voix tremblante, à peine audible, elle répondit simplement :
— Je t’aime.
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