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✦ loubachoun_lyonnais Tous les chemins mènent à toi (extrait) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Tous les chemins mènent à toi (extrait) — Chapitre 3 · Nouveau lit

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loubachoun_lyonnais
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Tous les chemins mènent à toi (extrait)

Chapitre 3 · Nouveau lit

Quand le dernier carton toucha enfin le sol, Victor s'étira, les mains calées dans le bas du dos, comme s'il venait de déplacer une montagne. Je m'approchai dans son dos, lentement, mes doigts glissèrent sous son tee-shirt. Sa peau était chaude, encore vibrante de l'effort. Je l'effleurai juste au creux des reins, un frôlement à peine, mais je sentis son souffle changer.
— En parlant d'inauguration... murmurai-je à son oreille, presque contre sa peau. On pourrait commencer par tester le lit.
Il se retourna, les yeux déjà brillants, un demi-sourire aux lèvres. Ses mains se posèrent sur mes hanches comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.
— Tu veux dire... vérifier la solidité du sommier, lança-t-il, faussement candide.
— Test technique obligatoire, glissai-je, la voix plus grave que je ne l'aurais cru.
Je ne lui laissai pas le temps d'en dire plus. Je le poussai doucement, mais avec cette intention claire qui n'appelait pas de réponse. Il bascula sur le lit dans un rire surpris, les mains derrière lui pour s'amortir.
— Ah, carrément, fit-il en s'installant, déjà prêt à se laisser faire.
Je m'approchai sans mot, mes gestes précis, habités. Mes doigts s'agrippèrent à son tee-shirt, que je tirai lentement, volontairement, pour en révéler chaque centimètre de peau. Il se laissa faire, le regard rivé au mien, tendu d'attente. Ce n'était pas de la patience. C'était une tension contenue, une chaleur sous la peau qui ne demandait qu'à jaillir.
Je m'agenouillai entre ses jambes, attrapai le bouton de son jean, que je fis sauter du bout des doigts. Il ne disait rien, mais son souffle avait ralenti, épaissi. La fermeture descendit lentement, et je sentis l'élan de son désir, vibrant contre ma paume.
Il se redressa, cette fois pour me déshabiller. Ses mains étaient précises, mais pleines d'une envie urgente, presque fébrile. Chaque bouton défait semblait lui coûter une seconde de contrôle. Quand il atteignit l'agrafe de mon soutien-gorge, ses doigts hésitèrent, comme s'ils craignaient d'aller trop vite. Alors je glissai la main dans mon dos, sans le quitter des yeux, et d'un geste fluide, je fis tomber la dernière barrière entre nos peaux.
Le tissu glissa au sol, oublié. Son regard se posa sur moi, intense, brûlant. Et cette fois, je sentis mon ventre se contracter sous l'effet brut du désir. Plus rien ne nous freinait. Plus rien n'existait que cette chambre, cette lumière douce, et la tension palpable qui électrisait chaque millimètre de notre peau.
Je m'allongeai sur lui, lentement, peau contre peau, mon ventre frôlant son bassin, mes seins écrasés contre son torse brûlant. Je sentis son sexe dur sous moi, prêt, vivant, et cette simple pression me fit frissonner.
Ses mains vinrent aussitôt se poser sur mon dos nu, glissant sans hésitation, remontant le long de ma colonne. Il m'effleurait comme s'il voulait tout sentir, tout apprendre. Sa bouche trouva ma clavicule, puis descendit, avide, vers mes seins.
Il les prit entre ses mains, les caressa avec une douceur électrique, avant de se pencher pour les mordiller, les goûter, les adorer. Sa langue traçait des cercles autour de mes tétons, les pointes déjà dures, sensibles, offertes. Je haletais, incapable de retenir les gémissements qui montaient en moi. Des sons courts, brisés, arrachés à ma gorge sans que je puisse les retenir.
— T'es tellement bonne... murmura-t-il contre ma peau, entre deux baisers fiévreux.
Ses mains me tenaient fermement, ses doigts s'enfonçaient légèrement dans mes hanches, comme s'il avait besoin de s'ancrer. Et moi, je me frottais à lui, sans retenue, sentant l'humidité entre mes cuisses s'accroître à chaque va-et-vient subtil de mon bassin. J'étais en feu.
Je me redressai juste assez pour l'embrasser à pleine bouche, un baiser affamé, dévorant, sans élégance. Nos langues se cherchaient, se mêlaient. Je voulais le sentir partout. L'avoir partout.
Il me retourna doucement sur le dos, sa bouche quittant la mienne pour redescendre le long de ma gorge, sur le creux entre mes seins, puis sur mon ventre. Ses mains, elles, s'étaient déjà aventurées plus bas, entre mes cuisses ouvertes sous lui.
Ses doigts me touchèrent sans détour. Un contact direct, trempé, précis. Il grogna, un son rauque et profond, juste en sentant à quel point j'étais mouillée.
— Bordel... souffla-t-il, les yeux brillants, t'es trempée, bébé.
Il glissa un doigt en moi, doucement, puis un deuxième. Mon bassin se souleva d'un coup, un gémissement m'échappa, sec, incontrôlable. Il bougeait en moi avec une régularité presque sadique, lente et profonde. Et sa bouche, elle, était descendue encore. Elle effleurait l'intérieur de ma cuisse, traçait des chemins brûlants avec sa langue.
— Tu gémis déjà, chuchota-t-il contre ma peau. Et je n'ai même pas encore commencé.
Je n'avais plus d'air. Mon ventre se contractait, mes cuisses frémissaient, mes mains s'agrippaient aux draps. Il me faisait fondre, morceau par morceau. Il accéléra le mouvement de ses doigts, sa langue vint se poser tout près, puis enfin, il me goûta.
Et là, je perdis tout. Mon dos se cambra, mes jambes se refermèrent à moitié sur ses épaules, ma bouche s'ouvrit sans son. Il suçait, léchait, pressait — avec la précision d'un homme qui voulait me faire exploser. Et j'étais déjà au bord.
Il me dévorait lentement, méthodiquement, chaque coup de langue envoyé comme une onde de choc. Il me tenait fermement, m'ouvrait avec les mains, me léchait comme s'il avait tout le temps du monde et aucune intention d'en perdre une seconde.
Et moi, je n'étais plus que nerfs à vif, chair palpitante, souffle saccadé.
Puis il changea légèrement de position, remonta son buste juste assez pour atteindre mes seins. Sa bouche resta là, entre mes cuisses, sa langue concentrée sur ma perle, précise, affamée. Mais ses mains, elles, s'emparèrent de ma poitrine. Avec assurance. Avec envie.
Il les malaxait lentement, fermement, ses paumes chaudes pressant mes seins, ses pouces frôlant mes tétons durcis, sensibles au moindre contact. Ce double assaut m'acheva.
Mon dos se cambra aussitôt, un gémissement m'échappa, brut, profond. La chaleur se propageait partout. Ma gorge, mon ventre, mes jambes. Je n'avais plus aucune prise. Il me faisait fondre de l'intérieur.
Sa langue tournoyait, insistait, se faisait plus rythmée. Et ses mains, elles, ne quittaient pas mes seins, les pétrissaient comme s'il les découvrait pour la première fois, comme s'il voulait les graver dans sa mémoire tactile.
— Loulou ! Bordel... gémissais-je, incapable de dire autre chose.
Je perdais pied. Mon bassin bougeait de lui-même, à la recherche de plus, de cette pression parfaite qui me faisait chavirer. Il suivait, s'adaptait à chacun de mes mouvements, à chaque soupir, chaque contraction.
— Regarde-moi, souffla-t-il, entre deux coups de langue.
J'ouvris les yeux, le regard flou, et le vis là, entre mes jambes, concentré, entier. Ses mains serrant ma poitrine, sa bouche dévorant mon plaisir. Il me regardait. Il me regardait brûler.
Et je craquai. D'un coup.
Mon ventre se contracta violemment, une vague monta, irrésistible. Je poussai un cri rauque, le corps tendu comme un arc, les jambes verrouillées autour de ses épaules. Il ne bougea pas, il ne ralentit pas, il m'acheva.
Je jouis fort, longtemps, la bouche ouverte, le souffle coupé, les seins toujours dans ses mains, sa langue toujours sur moi. Il ne me lâchait pas. Il me tenait jusqu'au bout, jusqu'à ce que mon corps cède, se relâche, s'effondre sous la puissance du plaisir.
Je retombai, vidée, écartelée, ruisselante. Mais heureuse. Vibrante. Vivante.
Et lui... il se redressa enfin, le regard noir de désir, son sexe dur et prêt, mais toujours contenu.
— C'était si beau que j'ai failli jouir rien qu'en te regardant, murmura-t-il.
Et moi, entre deux souffles, je lui souris, encore incapable de parler. Mais prête. Prête pour la suite.
Il se hissa sur moi, lentement, son torse chaud glissant contre ma peau encore moite. Ses mains encadraient mon visage, son souffle se mêlait au mien. Il me regardait avec une intensité silencieuse, presque grave. Comme s'il sentait que ce moment, là, c'était plus que du désir. C'était de l'abandon.
Je le sentais dur contre ma cuisse, prêt à éclater. Je me cambrai légèrement, juste assez pour l'aligner contre moi, et il comprit. Il se guida d'une main, et dans un mouvement lent, il s'enfonça en moi.
Un gémissement s'échappa de mes lèvres, plus fort que je ne l'aurais cru. Mon corps encore tendu de l'orgasme précédent accueillait cette intrusion comme une brûlure délicieuse. Il était là, entier et profond. Je le sentais me remplir complètement et j'en voulais plus, mais lui... il ne bougeait pas.
Son front était posé contre le mien, ses dents serrées, les mâchoires tendues. Je le sentais lutter, chaque muscle de son corps crispé pour ne pas bouger trop vite, trop fort. Il respirait par le nez, lentement, comme s'il méditait pour ne pas perdre le contrôle.
— Putain... murmura-t-il d'une voix rauque, tu me serres comme jamais.
Je souris, à peine, entre deux souffles hachés.
— Et toi, t'es dur comme jamais...
Je bougeai légèrement les hanches, juste pour le provoquer. Il grogna, un son étouffé, animal, et ses doigts se crispèrent sur mes hanches.
— Non... pas encore... dit-il en gémissant, presque suppliant, ses dents toujours serrées.
Il voulait que ça dure. Il voulait me faire l'amour, pas juste jouir, mais chaque centimètre de moi le serrait, l'appelait, et il tremblait presque sous l'effort.
Je l'embrassai doucement, comme pour le calmer, et mes mains glissèrent dans son dos, le griffant à peine, juste assez pour lui faire sentir que j'étais là. Que je le voulais. Que je pouvais attendre... ou pas.
Il commença à bouger, enfin. Lents va-et-vient. Lents, mais puissants. Profonds. Il gérait chaque poussée avec une précision douloureuse, comme un homme au bord, suspendu à la limite.
Ses yeux étaient fermés. Ses lèvres entrouvertes. Son souffle s'accélérait.
— Je ne vais pas tenir si tu continues à bouger comme ça, murmura-t-il dans un râle.
— Alors, tiens-toi, répondis-je dans un sourire, les hanches en mouvement, cherchant son rythme, son point de rupture.
Il posa son front dans le creux de mon cou, grognant, haletant, et s'enfonça plus fort, plus profondément. Il se battait contre lui-même, mais je le sentais vaciller.
Et moi, je l'enveloppais de tout ce que j'avais. Mon corps, mon souffle, ma chaleur. Chaque friction, chaque contraction en moi était une promesse, une provocation. Il était à moi et il le savait.
Ses reins cognaient contre les miens, plus fort, plus vite. Il ne parlait plus. Il ne pouvait plus. Son souffle se faisait rauque, déchiré, comme arraché à chaque poussée. Sa mâchoire était crispée, son front plaqué contre le creux de mon cou, trempé de chaleur et d'effort.
Je le sentais. Chaque coup de bassin plus pressé que le précédent. Chaque mouvement plus tendu, plus profond, plus désespéré. Il glissait en moi avec cette urgence contenue qui ne tenait qu'à un fil.
— Putain... putain... souffla-t-il, comme s'il essayait encore de résister.
Mais son corps en avait décidé autrement.
Je l'agrippai dans un dernier geste, mes jambes serrées autour de ses hanches, l'enveloppant entièrement. Mon bassin montait à sa rencontre, pour l'achever. Pour l'emporter et il craqua. Il poussa un râle grave, étouffé contre ma peau, son dos se tendit violemment, son bassin s'enfonça jusqu'à la garde — et il jouit. Fort. D'un coup. Tout entier.
Je le sentis en moi, cette chaleur soudaine, cette pulsation profonde. Il me remplissait de tout ce qu'il avait retenu. Ses bras m'entourèrent comme si j'allais lui échapper. Son corps tremblait, secoué par l'orgasme, les muscles contractés, les nerfs à vif.
Il resta là, immobile, haletant, encore enfoncé en moi, la tête enfouie dans mes cheveux. Son souffle contre mon oreille vibrait comme un aveu muet, un abandon total.
Je passai mes mains dans son dos, lentement, pour l'aider à redescendre. Il s'effondrait sur moi, vidé, mais apaisé. Rassasié. Brûlant encore.
— T'as tenu plus que trois secondes... soufflai-je avec un sourire paresseux contre sa joue.
Il rit, un son fatigué, bas, tendre. Il déposa un baiser au creux de mon cou, comme une réponse.
— J'ai donné tout ce que j'avais...
Il se redressa à peine, juste assez pour me regarder, encore à bout de souffle. Ses yeux brillaient, encore embués de plaisir, et je sentis son sexe encore en moi, plus calme, mais toujours présent.
On resta comme ça. Collés. Emboîtés. Silencieux. Juste à respirer l'un contre l'autre. À savourer.
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