Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Itinérance à vélo — Chapitre 6 · Un dernier coup pour la route
Auteur
Itinérance à vélo
Chapitre 6 · Un dernier coup pour la route
Émilie nous rejoint dans la soirée après notre repas et notre séance de lecture quotidienne. Noémie et moi sommes déjà installés dans la tente, elle avec son t-shirt et son short de pyjama, moi en boxer, prêts à dormir, mais dans l'attente de savoir si Émilie allait nous rejoindre ou pas. Elle se signale à nous en toquant à la toile de tente et en nous chuchotant que c'est elle. J'ouvre la porte de la tente pour la laisser entrer.
— Merci les amis, dit-elle après s'être installée à côté de moi, à l'opposé de Noémie.
— Avec plaisir, je réponds en essayant de lui faire un peu de place.
— Vous êtes déjà prêts à dormir ?
— Oui, lui répond Noémie. On a terminé de lire il y a cinq minutes et on commençait à se demander s'il fallait t'attendre. Je suis contente que tu ne sois pas arrivée plus tard, comme ça on va pouvoir commencer à dormir.
— Parfait alors, bonne nuit à vous deux les amoureux.
— Bonne nuit.
— Avec plaisir, je réponds en essayant de lui faire un peu de place.
— Vous êtes déjà prêts à dormir ?
— Oui, lui répond Noémie. On a terminé de lire il y a cinq minutes et on commençait à se demander s'il fallait t'attendre. Je suis contente que tu ne sois pas arrivée plus tard, comme ça on va pouvoir commencer à dormir.
— Parfait alors, bonne nuit à vous deux les amoureux.
— Bonne nuit.
Émilie gigote encore un peu à côté de moi. Je comprends qu'elle est en train d'enlever ses vêtements et peut-être d'enfiler son pyjama.
— Il fait chaud alors je me mets dans une tenue confortable, me chuchote Émilie si doucement que je doute que Noémie ait entendu qu'elle me parlait.
— Oui pas de problème. Si tu as froid dans la nuit, mon duvet est à mes pieds pour l'instant.
— Merci.
— Oui pas de problème. Si tu as froid dans la nuit, mon duvet est à mes pieds pour l'instant.
— Merci.
Émilie prend trente secondes encore pour finir de s'installer. Elle s'allonge sur le dos comme moi, mais nos bras sont serrés l'un contre l'autre, trop pour que la position soit confortable pour dormir. À ma gauche, Noémie s'est tournée sur le côté face à la toile de tente. Je me dis que je prendrai sans doute moins de place en me mettant comme elle, et je me retourne vers Noémie. Je sens derrière moi qu'Émilie fait pareil et vient se mettre en cuillère autour de moi. Elle caresse très légèrement mon torse, suffisamment pour m'empêcher de dormir et pour m'exciter un peu. Je sens la chaleur de son corps collé contre mon dos, ainsi que la poitrine qui s'écrase de manière presque imperceptible sur ma peau. Je n'arrive pas à comprendre si elle porte encore un haut, mais je suspecte qu'elle l'ait retiré tout à l'heure.
— Tu veux dormir en cuillère autour de moi ? me glisse-t-elle à l'oreille si faiblement que je ne suis pas sûr de comprendre tout de suite ce qu'elle a dit.
J'aurais vraiment aimé dormir pour être en forme demain matin, et je sais très bien que Noémie n'est pas partante pour un nouveau trio ce soir. Je fais semblant de ne pas avoir entendu, mais je sens que mon cœur bat plus fort d'excitation, ce qu'Émilie doit sentir puisqu'elle a sa main droite posée sur ma poitrine.
— Tu veux dormir en cuillère autour de moi ? répète-t-elle à peine plus fort que tout à l'heure, mais surtout plus proche de mon oreille.
Je réfléchis un court instant, et je me dis que je serai content de pouvoir profiter d'être collé au corps d'une autre femme que ma copine, juste pour cette nuit. Je me retourne doucement pour ne pas cogner Noémie, et Émilie accompagne mon mouvement. Je me retrouve contre elle, sentant cette fois sa chaleur sur mon ventre et sur mes cuisses. Elle attrape mon bras pour le faire passer au-dessus d'elle et m'incite à l'enlacer. Je peux sentir sans aucun doute cette fois qu'elle ne porte pas de haut. Je saisis l'occasion qu'elle m'offre pour caresser tendrement sa poitrine.
J'essaie de trouver le sommeil dans cette position, mais mon cerveau a décidé de ne pas dormir. Il a surtout décidé d'envoyer beaucoup de sang vers mon entrejambe, et je détecte un début d'érection que j'aurai du mal à contenir. Je recule un peu les fesses de manière à ce qu'Émilie ne sente pas la bosse qui se forme dans mon boxer. Cela ne m'offre que quelques dizaines de secondes de répit puisque très vite mon sexe entre en contact avec sa culotte. Foutu pour foutu, j'assume un peu plus mes caresses sur sa poitrine, et je me colle à nouveau à elle.
Émilie semble contente de l'effet qu'elle me fait, et je suis presque sûr qu'elle avait calculé son coup dès cet après-midi après notre partie de jambes en l'air. Sa main gauche s'approche doucement de ma hanche et fait une brève excursion vers mes fesses avant de plonger vers mon sexe. Elle frotte sa main contre mon boxer avant de rapidement baisser le tissu et libérer la hampe dure qui nous sépare. Elle me branle tendrement jusqu'à faire mouiller mon gland.
Je fais glisser à mon tour ma main depuis sa poitrine vers son pubis. Je passe mes doigts entre sa peau et sa culotte. J'y découvre avec surprise qu'elle avait glissé dans son sous-vêtement un préservatif encore dans son emballage. Je le sors de sa cachette et le dépose à portée de main. J'enfile à nouveau mes doigts dans sa culotte, parcourant lentement sa toison fine avant de venir chatouiller ses lèvres déjà humides.
— T'avais tout prévu, je lui susurre érotiquement à l'oreille.
— Je me suis dit que ça te ferait plaisir un dernier p'tit coup pour la route, me répond-t-elle en se contorsionnant pour approcher sa bouche de mon oreille.
— Je me suis dit que ça te ferait plaisir un dernier p'tit coup pour la route, me répond-t-elle en se contorsionnant pour approcher sa bouche de mon oreille.
Émilie m'excite tellement que j'oublie presque que Noémie dort derrière moi. On entend son souffle assez fort, signe qu'elle est effectivement endormie. Elle a habituellement le sommeil lourd, même en camping, donc si on reste discrets, on ne devrait pas la réveiller.
Je passe mon bras droit sous le corps d'Émilie pour la serrer contre moi et caresser en même temps ses seins et sa chatte. Il n'y a pas de raison que je sois le seul à être excité dans cette tente ! Émilie répond favorablement à mes caresses entreprenantes, et je perçois qu'elle aussi a le souffle qui accélère. Elle a de plus en plus de mal à me branler correctement tellement nos corps sont collés l'un contre l'autre et mon sexe écrasé contre ses fesses. D'un coup de main habile accompagné d'un gainage rapide pour relever ses fesses, Émilie baisse sa culotte. Elle accompagne de sa main mon sexe vers le sien. Mon gland se frotte maintenant directement sur sa chatte chaude et humide, et pourrait s'enfoncer dans son vagin si j'avançais à peine mon bassin. J'ai très envie de la pénétrer, là, maintenant, à vif, peau contre peau, mais je sais que ce n'est pas safe. À quoi bon avoir pris des précautions hier et cet après-midi si c'est pour prendre des risques cette nuit.
Pas tellement à contre-cœur mais surtout à force de retenue, je me recule suffisamment pour défaire le contact entre nos sexes. Je tâte le matelas à côté d'Émilie et je retrouve le sachet du préservatif. Comme je n'ai qu'une main de disponible, l'autre étant toujours coincée sous le corps d'Émilie et occupée à lui masser les seins, je tends le sachet à ma partenaire pour qu'elle m'aide à l'ouvrir. La manœuvre n'est pas aisée, mais surtout inutile, parce qu'après avoir déballé le préservatif, je dois lâcher la poitrine d'Émilie et récupérer l'usage de ma main droite pour pouvoir enfiler le bout de latex.
J'ai un peu de mal à l'enfiler, d'autant plus qu'Émilie dandine ses fesses dans ma direction, cognant contre mon sexe, avide de son contact. Après une petite minute qui m'en paraît cinq, je suis équipé pour reprendre mon exploration de ses fesses. L'entrejambe d'Émilie est toujours en feu et toujours aussi humide, donc la première poussée est la bonne. Je pénètre doucement mais sûrement son vagin, déclenchant en moi une montée soudaine de plaisir. Je suis obligé de rester planté en elle, immobile, pendant plusieurs secondes pour ne pas jouir aussi rapidement.
Je reprends finalement mes esprits et je refais passer mon bras droit sous son corps pour reprendre mes caresses sur ses petits seins fermes et pointus. Ma main gauche prend position sur sa hanche, prête à guider mes va-et-vient. Je plonge mon nez dans son cou et je prends une grande inspiration. Son odeur est différente de celle de Noémie, mais tout aussi attirante. Je lui embrasse le cou en même temps que je commence mes mouvements de balancier du bassin.
Je sens le corps d'Émilie qui réagit à mes caresses internes et externes. Ses fesses se crispent quand je cogne au fond de son bassin, ses hanches tremblent quand je ressors doucement, elle se relâche pour me laisser la pénétrer encore et se cambre quand je lui pince les tétons, ou se recroqueville quand je lui mordille l'oreille ou lui chatouille le cou. Je joue avec ses réactions, j'essaie de créer des combos. Les frottements de mes va-et-vient du bassin contre le tapis de sol se mêlent avec les bruits de succions humides de nos sexes qui jouent ensemble et avec les gémissements d'Émilie qui accélère. Dans mon dos, Noémie respire toujours de la même manière, et son sommeil n'est pas perturbé par nos activités, bien que je sente sa présence à chaque fois que je reprends de l'élan pour pénétrer Émilie.
Mon amante a de plus en plus de mal à rester discrète. Elle recule sa croupe vers moi de plus en plus fort à chaque pénétration, faisant parfois claquer nos peaux entre elles, quand ce n'est pas un bruit de ventouse qui s'échappe quand nos corps se séparent. J'essaie de la retenir fermement contre moi, la serrant dans mes bras, écrasant sa poitrine. Je me retire de moins en moins pour rester collé à ses fesses, mais j'essaie de donner des coups de bassin plus forts, ce qui me donne l'impression que je cogne plus loin dans son vagin chaque fois. J'ai beau savoir que ce n'est pas vrai et que c'est simplement mon esprit qui me joue des tours, ça m'excite encore plus.
Quand je sens que ma fin est proche, je serre Émilie entre mes bras de toutes mes forces et je ne retiens plus mes coups de bassin, quel que soit le bruit que cela puisse faire. Émilie est surprise par mon changement de rythme soudain et fait un énorme effort pour retenir ses gémissements de plaisir. Elle relève légèrement sa jambe gauche pour écarter un peu plus ses fesses, et c'est exactement ce qu'il me faut pour jouir en elle dans un spasme si fort que la tête et mes pieds cognent chacun de leur côté contre la toile de tente, faisant un bruit relativement assourdissant après toutes nos tentatives de discrétion. Je me décharge dans la capote en sentant la chatte d'Émilie qui se serre par à-coups autour de mon sexe.
Nous restons collés ensemble dans cette position aussi longtemps qu'il faut à nos respirations pour reprendre un rythme normal. Je sens que je vais bientôt sombrer dans le sommeil, et je pense que c'est pareil pour Émilie puisqu'elle ne dit rien alors qu'elle est habituellement bavarde. Quand mon sexe est redevenu si mou qu'il s'échappe de lui-même de sa cachette, je chuchote en direction d'Émilie un “merci” si faible que je suis presque certain qu'elle ne l'a pas entendu.
Pour ne pas dormir avec le bout de latex rempli de semence pendouillant sur mon gland, je le retire et tente de le refermer sans faire couler de sperme dans la tente. Je le cache ensuite sous mon tapis de sol, en espérant avoir la lucidité le lendemain de l'enlever avant que Noémie ne le trouve. Je me dis qu'il faudra que je fasse de même avec l'emballage du préservatif qui doit se trouver de l'autre côté d'Émilie. Je remonte mon boxer pour ranger mon attirail, puis j'aide Émilie à remonter sa culotte. Elle était effectivement en train de s'endormir, vu sa réaction. Je l'entoure de mon bras gauche, toujours en position de la cuillère derrière elle, puis je m'endors, une main sur son sein, mon nez dans son cou, Noémie dans mon dos.
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