Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Enseignante, sa collègue, le lycée — Chapitre 1 · La rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Enseignante, sa collègue, le lycée
Chapitre 1 · La rencontre
J'ai toujours su que j'étais lesbienne.
Quand mes amies, au collège déjà, me demandaient si je trouvais tel ou tel garçon beau, j'essayais de rentrer dans le moule, en prétendant que oui, bien sûr, alors que c'était sur ces amies en question que je fantasmais. Ahlala, quelle vie, si vous saviez.
Puis à mesure que les semaines, les mois et les années passaient, je commençais à explorer ma sexualité, notamment en fantasmant, beaucoup, sur mes enseignantes. Elles étaient toutes plus belles les unes que les autres et parfois, quand elles parlaient de littérature, d'histoire, d'anglais, je me laissais à imaginer une fin de cours, sans personne d'autre qu'elles et moi, les touchant, les caressant, les respirant, et parfois même, les faisant jouir, si fort, dans ma bouche, sur ou sous leur bureau.
Tout ça pour dire, (je m'emballe), qu'aujourd'hui, j'avais retourné le fantasme en devenant moi-même enseignante, sans retourner complètement le fantasme en vérité puisque je ne fantasmais pas sur mes élèves mais plutôt sur mes collègues, mes collègues femmes bien sûr, très régulièrement, sans forcément rien concrétiser, mais en tentant le coup, parfois. Et parfois, ça devenait vrai, ça devenait fou, avec cette crainte de se faire prendre pendant qu'on se prenait nous-même, dans un coin de salle des profs, près d'une photocopieuse, partout où nous en avions l'occasion.
Voilà pour le décor lesbien. Voilà pour le décor et aujourd'hui, en fait, c'est ma rentrée au lycée Saint Georges et j'ai passé tout l'été à préparer consciencieusement mes cours. Nous parlerons auteures, autrices, femmes de lettres et j'essayerai de faire en sorte que mes élèves deviennent aussi passionnés que moi.
À mesure que je réfléchissais à tout ça, je gravissais les escaliers du premier bâtiment pour atteindre la salle des profs. Je ne connaissais encore personne et ça avait toujours été un problème pour moi, de m'intégrer facilement, de discuter avec tout le monde sans qu'on sente que j'étais gênée, pas très à l'aise ou trop timide.
Je parcourais la salle des profs des yeux, mon café à la main, essayant de mettre une "matière" sur chaque tête que je voyais. Lui ? Math c'est sûr, elle ? EPS, je ne vois pas autre chose, lui, bon, histoire-géo et el---- BOUUUUM
Tout mon café fut renversé sur mon paquet de copies fraîchement imprimées.
-- Oh non je suis vraiment désolée, qu'est-ce que je suis maladroite !
Je me retournais et vis.... pfiou, je ne saurais même pas par où commencer. Une brune sublime. Des formes parfaites, généreuses, des lèvres..... je ne pourrais même pas les décrire. Elle se baissa en même temps que moi pour essayer de récupérer la tasse, ramasser ce qui était tombé et tout ce moment fut assez chaotique. Sans crier gare, nous nous retrouvâmes à quelques centimètres l'une de l'autre, moi presque dans son cou, son parfum m'arrivant en plein visage, elle la tête presque dans mes cheveux, avec plus rien qui ne se passait autour, dans cette salle bondée. Nos regards se croisèrent et se baissèrent mutuellement sur nos lèvres une demi-seconde, avant de nous relever l'air gêné.
-- Oh non ne vous en faites pas, je.... *mes yeux sur ses lèvres encore une demi-seconde*, je suis moi aussi maladroite. Enchantée, je m'appelle Ava et vous ?
-- Suzanne, mais vous, enfin tu, ça ne vous embête pas si on se tutoie ?, tu peux m'appeler Suz.
-- Enchantée Suz, c'est un très beau prénom. À faire pâlir une belle histoire de littérature classique. Et non, je préfère qu'on se tutoie, histoire que je n'aie pas l'impression d'avoir 102 ans.
-- Haha tu as de très beaux cheveux, Ava, si je peux me permettre, je te dis ça seulement parce que j'ai failli les avaler il y a deux minutes *elle rit*
-- Ah euh, alors, eh bien, je pourrais dire la même chose des tiens puisque moi auss.....
-- Suzanne, mais vous, enfin tu, ça ne vous embête pas si on se tutoie ?, tu peux m'appeler Suz.
-- Enchantée Suz, c'est un très beau prénom. À faire pâlir une belle histoire de littérature classique. Et non, je préfère qu'on se tutoie, histoire que je n'aie pas l'impression d'avoir 102 ans.
-- Haha tu as de très beaux cheveux, Ava, si je peux me permettre, je te dis ça seulement parce que j'ai failli les avaler il y a deux minutes *elle rit*
-- Ah euh, alors, eh bien, je pourrais dire la même chose des tiens puisque moi auss.....
DRIIIIIING
La sonnerie retentit et je respirais un grand coup. Il était temps ! Il s'était passé beaucoup trop de choses en quelques minutes. Ce nouvel endroit, cette salle des profs et maintenant cette femme....... Suz. Non mais, est-ce qu'on peut faire plus sexy. J'avais déjà les sens complètement en ébullition et j'espérais, en vérité, qu'elle n'ait pas senti tout ça.
-- Bon eh bien alors, à une prochaine fois peut-être ?
Elle me sourit d'une manière....
-- Oui, avec grand plais-- enfin avec plaisir Suz.
-- Oh et.... moi aussi je suis prof de lettres, mademoiselle.
-- Oh et.... moi aussi je suis prof de lettres, mademoiselle.
Et elle me laissa là, fit demi-tour et emporta avec elle son odeur enivrante et sucrée, et moi, je restai là, mordillant sans même m'en rendre compte ma lèvre inférieure.
Ce soir-là, je rentrais chez moi, tellement pleine d'excitation qu'à peine la porte franchie, je me plaquais contre celle-ci pour me toucher. J'imaginais les lèvres de Suz dans mon cou, sur ma poitrine, entre mes jambes, pendant que je commençais à me caresser. J'étais trempée comme rarement je l'avais été, dégoulinant pour elle, et je me fis jouir deux fois, en pinçant mes tétons, en m'imaginant lui donner autant de plaisir qu'elle m'excitait à ce moment-là. Alors qu'elle, pendant ce temps, devait sûrement sagement préparer des cours, lire quelques articles, et je me rendis compte que l'imaginer comme cela, me mit encore plus dans tous mes états.
J'avais bien hâte de la retrouver le lendemain, de.... peut-être lui parler plus longuement ? En essayant d'être moins maladroite que je ne l'avais été aujourd'hui.
Les femmes sont si belles qu'on pourrait passer des jours à vouloir s'occuper d'elles, dans tous les sens du terme. Je me rappelais quelques lignes d'un poème que j'avais lu il y a longtemps, et m'endormis plus sagement que je n'aurais aimé.
Histoire à suivre.....
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