Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Enseignante, sa collègue, le lycée — Chapitre 2 · On se découvre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Enseignante, sa collègue, le lycée
Chapitre 2 · On se découvre
J'avais pensé à Suz toute la nuit, si fort, si intensément, et je ne comprenais pas vraiment pourquoi elle m'obsédait autant. Elle était certes magnifique, sublime, et tout ce qu'on pourrait en dire, mais j'en avais déjà vu beaucoup des femmes aussi belles qu'elle. En fait, en y réfléchissant bien, ce n'était pas qu'une histoire de beauté.
Déjà, pour moi, qui avais une libido explosive, il était vrai que j'envisageais beaucoup de femmes comme des partenaires sexuelles potentielles : j'avais aussi l'imagination débordante. Ensuite... je ne saurais vraiment dire. Il y avait quelque chose dans cette femme qui me fascinait, qui éveillait tous mes sens, et je n'avais partagé que quatre minutes avec elle.
Voilà pourquoi, quand mon réveil sonna enfin, je sautai hors de mon lit pour me préparer en quelques minutes sans négliger les choses importantes, les choses importantes étant, pour moi, à cet instant, de beaux sous-vêtements (ON NE SAIT JAMAIS), du parfum mais pas trop prononcé, et une tenue qui mette en valeur ce qu'on avait souvent complimenté de moi : ma poitrine. Et je partis de la maison à moitié en courant.
Arrivée au lycée, je me rendis à ma salle de cours habituelle, dispensai trois heures de cours à des secondes et premières sur les écrits d'Olympe de Gouges, sans être complètement concentrée sur tout ce que je racontais, puis repartis vers la salle des profs, à treize heures, pour aller manger un peu. Je ne mangeais jamais trop les midis mais ce jour-là, j'étais bel et bien décidée à tout tenter pour voir Suz, et mes premières heures au lycée avaient été complètement infructueuses. Peut-être n'était-elle pas au lycée aujourd'hui ? En cours toute la journée sans pause ? Je me posais mille questions mais la question d'après fut interrompue sec par une main qui pressa mon épaule.
— Salut toi. Je peux m'asseoir ?
Je me retournais en sursautant à moitié et vis ce que j'attendais depuis... combien de temps ? Trop longtemps.
— Oh coucou Suzanne, ça me fait tr— plaisir de te voir, tu sors de cours ?
— Oui absolument, je viens d'avoir une classe vraiment pas simple du tout... Bavardages et compagnie, je croyais qu'ils avaient passé l'âge.
— Crois-moi bien chérie qu'il n'y a visiblement jamais d'âge pour désobéir.
— Oui absolument, je viens d'avoir une classe vraiment pas simple du tout... Bavardages et compagnie, je croyais qu'ils avaient passé l'âge.
— Crois-moi bien chérie qu'il n'y a visiblement jamais d'âge pour désobéir.
Je vis dans son regard et à ses joues qu'elle ne s'attendait pas à cette réponse. Était-ce le chérie ? Je ne savais pas pourquoi il m'avait échappé, j'étais souvent trop familière trop vite et bon, il fallait bien avouer que je ne l'avais pas beaucoup retenu parce que merde, je savais déjà que je voulais cette fille, dans tous les sens du terme. Il y avait eu le "chérie" et il y avait eu le "pas d'âge pour désobéir" accompagné de mon regard planté dans le sien. J'avais bien vu que l'ensemble avait eu un effet plus que certain. Et je n'en étais vraiment pas mécontente. Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, c'était sa réponse, qu'elle me balança comme une bombe.
— J'ai souvent pour habitude de désobéir, et je me fais rarement prendre.
Elle avait prononcé ces mots en baissant son regard sur mes lèvres tout en mordillant la sienne, comme je l'avais fait la veille, et je crus défaillir, complètement.
— Bon, je vais aller imprimer des copies tu me suis ?
— Euh c'est que, euh oui bien sûr.
— Euh c'est que, euh oui bien sûr.
Je ne savais plus ce que je devais faire et quand, si j'avais le temps ou pas mais il était hors de question que je ne la suive pas peu importe où elle irait.
Nous nous levâmes à l'unisson, nous rapprochant encore de manière maladroite en se penchant en avant pour se lever, et nous dirigeâmes vers la fameuse salle. Je priais pour qu'elle soit entièrement vide, sans me faire trop d'idées juste avant la reprise de l'après-midi. Et en effet, la salle, tout en long, avec deux photocopieurs presque collés, la taille d'une personne normale passant entre les deux, était pleine à craquer, tout le monde se collant, pour imprimer ses copies. Nous attendîmes quelques minutes avant que les deux copieurs se libèrent simultanément nous laissant la place dont nous avions besoin. Je dus trouver quelque chose au hasard à imprimer et ce moment, ce premier moment "intime" me rendit complètement dingue.
Je vous ai décrit l'espace. Imaginez-nous donc les fesses presque collées l'une à l'autre dans le brouhaha des machines qui dégageaient aussi de la chaleur. Je dis presque collées mais j'avais l'impression qu'elle tendait ses bras sur la photocopieuse pour pousser un peu plus son corps contre le mien. J'étais là, complètement figée, à me demander ce qu'il se passait quand la dernière personne présente dans la salle s'en alla, et je compris. Enfin compris, c'est un bien grand mot.
Elle se retourna d'un seul coup, m'attrapa par les hanches et me retourna aussi vite qu'elle.
— Putain qu'est-ce que t'es belle... J'ai pas arrêté de te regarder à midi, quand tu mangeais. Et j'ai vu comment toi tu me regardais aussi.
Comme seule réponse, j'attrapais de ma main droite sa nuque, de ma main gauche sa hanche, et la rapprochais d'un seul coup contre mon corps bouillant. Nos fronts presque collés, je la regardais une dernière fois droit dans les yeux avec un petit sourire en coin, avant de me jeter sur ses lèvres.
Et ce moment fut... parfait. Nous ne savions plus quoi faire de nos mains tellement nous avions envie de nous toucher partout : fesses, seins, autour du cou, fesses à nouveau, et cela tout en se dévorant nos lèvres respectives.
— Fffff stop !
Elle me repoussait d'un coup, me collant contre la photocopieuse d'en face et me laissant complètement dégoulinante d'envie, sans savoir quoi dire.
— Je suis désolée Suz, je suis allée trop loin ? Tu ne voulais pas autant ? Je t'ai fait mal ?
Elle se rapprochait à nouveau de moi, collée à nouveau, mais cette fois ne m'embrassa pas.
— Ava, tu es divine. Et si tu continues comme ça, je vais écarter tes cuisses et te doigter là tout de suite, contre cette photocopieuse. Et je crois, pour le bon déroulement de notre rentrée, qu'il ne faut peut-être pas que cela arrive. Du moins pas de suite...
Je pris une grande respiration, pressant ses hanches entre mes mains, la faisant gémir en serrant les dents à cette occasion.
— Tu as sans doute raison Suz. Je... oui. Mais...
— En revanche, ce soir si tu ne fais rien, viens chez moi, par pitié, et on continuera tout ça et plus encore.
— Autant que tu voudras ma belle.
— En revanche, ce soir si tu ne fais rien, viens chez moi, par pitié, et on continuera tout ça et plus encore.
— Autant que tu voudras ma belle.
Lui dis-je, en caressant de mon pouce sa lèvre inférieure.
Elle me regarda d'un regard noir, l'air de dire "tu vas voir toi", se baissa en bas de moi en me fixant dans les yeux délibérément pour rattraper son sac, convoquant ainsi à mon esprit une image... folle, fit demi-tour et ferma la porte derrière elle.
Et je ne savais pas où tout cela allait me mener, nous mener, mais bon sang ce que j'en avais envie...
Affaire à suivre.
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