La Métamorphose d'une Bimbo : Reprogrammée pour le Plaisir
Chapitre 1 · Comment une thérapie de couple transforma une épouse rebelle en salope BIMBO hypnotisée, avide de dégradation
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✦ Vanadis La Métamorphose d'une Bimbo : Reprogrammée pour le Plaisir XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La Métamorphose d'une Bimbo : Reprogrammée pour le Plaisir — Chapitre 1 · Comment une thérapie de couple transforma une épouse rebelle en salope BIMBO hypnotisée, avide de dégradation

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Vanadis
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La Métamorphose d'une Bimbo : Reprogrammée pour le Plaisir

Chapitre 1 · Comment une thérapie de couple transforma une épouse rebelle en salope BIMBO hypnotisée, avide de dégradation

Camille avait fini par convaincre son mari Julien d'aller à une thérapie de couple, mais seulement à la condition qu'il choisisse lui-même le thérapeute. Ses signaux d'alarme s'étaient immédiatement déclenchés, mais lorsqu'elle avait fait des recherches sur ce « Docteur Bell », elle avait trouvé des avis élogieux de dizaines, voire de centaines de couples. Tous disaient qu'il avait rendu leur relation plus heureuse et plus saine. Peut-être que Julien assumait enfin ses responsabilités dans leur couple.
Camille espérait surtout qu'un regard extérieur pourrait constater le déséquilibre de leur relation. C'était elle qui faisait toutes les tâches ménagères, préparait tous les repas, et qui, en plus, travaillait à temps plein. Julien travaillait aussi, mais une fois rentré, il ne faisait que s'affaler devant la télévision ou tenter sa chance sexuellement. Il ne participait jamais à la vie du foyer. Camille espérait qu'une voix extérieure saurait enfin lui faire entendre raison.
Ils se rendirent donc chez le Docteur Bell, à son cabinet du septième arrondissement, non loin du Champ-de-Mars. C'était un homme jeune, ce qui l'inquiéta d'abord, mais son sourire était chaleureux et il les accueillit avec bienveillance. Des diplômes et des certificats couvraient les murs, mais c'était surtout sa voix apaisante qui mettait Camille en confiance. Elle et Julien s'installèrent sur le canapé, face à lui.
— Alors, Camille, si vous commenciez, dit le Docteur Bell. Racontez-moi ce qui vous pèse.
Et Camille parla. Elle parla de la vaisselle, des poubelles, des repas à préparer, des salles de bain à récurer, même de la voiture à laver. Elle parla de la paresse de Julien, de son indifférence, de cette impression d'être la seule à faire des efforts dans leur couple.
Après les dix premières minutes, Camille remarqua que le regard du Docteur Bell devenait vitreux, comme s'il s'ennuyait. Elle commença à s'agacer et s'apprêtait à le lui faire remarquer quand il lança :
— Bon, vous pouvez arrêter de parler maintenant.
La bouche de Camille se referma d'un coup. Elle était furieuse d'être ainsi congédiée avec une telle désinvolture, mais lorsqu'elle voulut formuler tout ce qu'elle aurait voulu répondre, sa bouche refusa tout simplement de coopérer. Elle resta assise, silencieuse.
Le Docteur Bell se tourna vers Julien et dit :
— Je vois ce que vous voulez dire, mon vieux.
Il afficha un sourire qui aurait mieux convenu à une soirée entre potes qu'à une séance de thérapie. Camille se leva, outrée, mais même ainsi, elle ne parvint pas à exprimer sa colère à voix haute.
— Asseyez-vous, dit le Docteur Bell, et Camille s'assit aussitôt.
— Je pense que le problème, dit-il en s'adressant à elle, c'est que vous en demandez trop. Vous exigez beaucoup trop, et vous ne réalisez pas que Julien a bien mérité de pouvoir s'asseoir sur le canapé après le travail. Ce n'est pas à lui de faire le ménage toute la journée.
Bien sûr, le Docteur Bell avait raison, et Camille le savait. Julien travaillait dur et avait bien mérité de faire ce qu'il voulait pour se détendre après le travail. Elle se demanda pourquoi elle en avait fait tout un plat. Était-elle simplement paresseuse, cherchant une excuse pour éviter les corvées ?
— En plus de cela, poursuivit le Docteur Bell, vous parlez beaucoup trop. Une femme est faite pour être vue, pas entendue. Vous n'arrêtez pas de faire claquer votre langue, vous devriez avoir honte.
Et Camille eut honte. Elle eut tellement honte. Pourquoi fallait-il qu'elle parle autant ? Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement tenir sa langue, comme il sied à une femme bien élevée ? La honte l'envahit tout entière.
— Voici ce que je vous propose, continua le Docteur Bell. Quand vous rentrerez du travail, vous préparerez à votre mari ce qu'il désire. Vous ferez le ménage sans rechigner. S'il veut une bière, ce sera à vous d'aller la chercher au frigo. Vous nettoierez derrière lui et vous ne le harcèlerez plus sans arrêt. Ce n'est pas compliqué, cela s'appelle être une bonne épouse. Serez-vous une bonne épouse pour votre mari, Camille ?
Camille, incapable encore de parler facilement, hocha la tête avec ferveur.
— Bien, dit le Docteur Bell en souriant. Il existe évidemment des exceptions à cette règle du silence. Les réponses de soumission, comme « oui, monsieur », sont autorisées à tout moment. Lorsque vous demanderez comment mieux servir votre mari, vous pourrez parler, à condition que l'intention de vos paroles serve son plaisir ou son intérêt. Et naturellement, si votre mari aime les mots crus au lit, ce sera votre droit, votre devoir, même, de vous y plier. Comprenez-vous ?
— Oui, monsieur, acquiesça Camille.
— Bien, reprit le Docteur Bell. Tout à l'heure, je disais qu'une femme doit être vue et non entendue. Développons cela.
Camille se pencha en avant, buvant chaque parole comme un évangile.
— Les femmes sont, par nature, des êtres sexuels. Vous avez été faite pour le sexe. C'est inscrit dans votre nature, et les femmes les plus épanouies sont celles qui embrassent pleinement cette identité sexuelle. Cela signifie s'habiller de façon provocante. Cela signifie prendre soin de son corps. Et si votre mari le préfère, cela peut aussi signifier la chirurgie, pour sublimer cette apparence. Regardez-vous. Avez-vous seulement fait un effort aujourd'hui ?
Camille eut de nouveau honte. Elle portait une tenue très professionnelle qui couvrait presque toute sa peau. Aucun décolleté, aucun ventre visible, aucune jambe dévoilée. Le tissu n'était même pas assez près du corps pour dessiner sa silhouette. Et le pire, elle le savait, c'était ses sous-vêtements blancs et sans intérêt en dessous de tout cela. Pas sexy pour un sou.
— Non, monsieur, répondit-elle timidement.
— Levez-vous, ordonna le Docteur Bell, et Camille fut aussitôt debout. Enlevez-moi tout ce tissu superflue qu'on puisse enfin vous voir correctement.
Camille se déshabilla, se débarrassant immédiatement de son chemisier et de son pantalon. Les sous-vêtements sans charme suivirent rapidement. Elle se tint nue, essayant d'être la plus plaisante possible devant son homme et le Docteur Bell.
— Julien, je crois que j'ai trop parlé, dit le Docteur Bell en reculant d'un pas. Allez-y, dites à votre femme ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas dans son corps, dans sa garde-robe, tout cela. Vous êtes en confiance ici, soyez honnête avec elle.
Puis, se tournant vers Camille :
— Souvenez-vous bien de ce qu'il va dire. Votre responsabilité est de le satisfaire, ce qui signifie devenir cet être sexuel parfait pour lui.
Julien s'avança. Ses yeux, écarquillés, brillaient d'excitation. Camille regardait ce regard parcourir son corps, prête à absorber chaque parcelle de sagesse qui allait sortir de cette bouche. Intérieurement, elle le suppliait de lui dire comment être désirable pour lui.
— Tes seins pourraient être plus gros, dit Julien, la voix encore un peu hésitante.
— Julien, allons ! le reprit le Docteur Bell. Vous êtes en terrain sûr. Appelez les choses par leur nom.
— Tes nichons, sourit Julien, comme si un barrage venait de céder en lui. Tes nichons pourraient être plus gros. Je veux que tes nichons soient plus gros. Au moins un bonnet F.
— Oui, monsieur, acquiesça humblement Camille.
— Et ton ventre s'est un peu arrondi. Tu devrais moins manger. Faire du sport. Perdre du poids.
— Oui, monsieur, hocha Camille. Comment avait-elle pu être si négligente, laisser son corps devenir si peu désirable pour son homme ?
— Travaille tes fesses aussi, continua Julien en posant une main ferme sur sa fesse droite. Je veux quelque chose de ferme, que je puisse attraper et claquer.
— Oui, monsieur.
— Et côté vêtements ? relança le Docteur Bell.
— Du décolleté. À quoi bon avoir de beaux nichons si tu ne les montres pas ? Plus de ventre caché. Des jupes courtes.
— N'ayez pas peur d'aller plus loin, ajouta le Docteur Bell.
— Je veux que tu achètes des tenues de pom-pom girl. Des minuscules, dit Julien, à peine essoufflé, porté par son élan. Des déguisements. Secrétaire sexy, infirmière, soubrette, écolière... Je veux que tu ressembles à une actrice de film porno.
— Julien soulève un point intéressant, dit le Docteur Bell. Ne suffit-il pas de ressembler à une actrice porno ? Ne devrait-elle pas aussi se comporter comme telle ?
— Oui, acquiesça Julien. C'est ma poupée sexuelle nymphomane personnelle.
— Parfait, sourit le Docteur Bell. Il s'approcha de Camille et dit : Vous avez entendu, Camille. Vous êtes la poupée sexuelle nymphomane de votre mari. Il va vous expliquer ce que cela signifie, et vous allez écouter, obéir, et incarner ce rôle.
— Oui, messieurs, hocha vigoureusement Camille.
— J'ai le droit de te prendre quand je veux, comme je veux. Aucun orifice ne m'est interdit. Aucun acte n'est de trop. Je vais t'étrangler, te gifler, te baiser la gorge, et jouir sur tes seins. Et tu vas être folle de joie à chaque fois. Tu adores quand je te prends. Et tu adores encore plus quand c'est dégradant. Je vais t'insulter, t'humilier verbalement, et j'exige que tu sois entièrement d'accord avec tout cela. Et que tu sois heureuse pendant tout ce temps.
— Oui, monsieur, acquiesça Camille. Intérieurement, elle se demandait pourquoi elle était encore debout au lieu d'être à genoux, en train de le sucer. Mais son mari parlait, alors elle n'osait pas l'interrompre.
— Je vais te dégrader, te filmer, et tu vas me vénérer à chaque instant en redemandant encore. Si je le décide, je te prêterai à mes amis. Tu feras ce que je te dirai de faire avec eux, mais tu resteras mienne pendant tout ce temps.
Julien s'approcha, une énergie sauvage animant son regard. Camille devinait que son sexe devait être dur, et elle brûlait intérieurement de le servir.
— Tu es ma propriété. Ton plaisir n'est rien. Je suis ton propriétaire et ton maître.
— Oui, monsieur, acquiesça Camille.
Julien sourit. Ses yeux dévoraient avec avidité chaque centimètre d'elle. Elle regrettait presque de ne pas déjà avoir sa nouvelle poitrine, pour qu'il ait quelque chose de plus beau à contempler. Elle avait été une piètre épouse-esclave jusque-là, mais elle allait désormais se rattraper.
Julien se tourna vers le Docteur Bell, un sourire sauvage aux lèvres.
— Vous êtes satisfait ? demanda le Docteur Bell.
— Totalement, sourit Julien.
— Parfait, dit le Docteur Bell. Je vais sortir un instant. Je suppose que vous avez envie de l'essayer.
Les genoux de Camille touchaient déjà le sol avant même que la porte ne se referme.
Les instructions sous hypnose
Ce que Camille ne sut jamais tout à fait raconter par la suite, c'est tout ce qui s'était glissé entre les lignes de cette conversation, tous ces moments où la voix du Docteur Bell avait cessé de s'adresser simplement à elle, pour s'adresser plutôt à quelque chose de plus profond, une part d'elle-même qu'elle n'avait jamais rencontrée avant ce jour.
À un moment, alors que Julien continuait de détailler ses exigences, le Docteur Bell s'était penché vers elle et avait murmuré, d'une voix presque distraite, comme s'il pensait tout haut :
— Chaque fois que tu penseras à ton corps tel qu'il est maintenant, tu ressentiras une gêne, presque une honte physique. Et chaque fois que tu imagineras le corps que Julien désire pour toi, tu ressentiras à la place un immense soulagement, une excitation qui effacera tout le reste. Le futur sera toujours plus désirable que le présent.
Camille avait hoché la tête sans même s'en rendre compte, comme si cette phrase avait toujours fait partie d'elle.
Plus tard, alors qu'elle était encore nue devant les deux hommes, le Docteur Bell avait ajouté, sur ce même ton doux et presque anodin :
— Le jour où tu prendras rendez-vous chez le chirurgien, tu n'hésiteras pas une seconde. Ce sera aussi naturel que de respirer. Une part de toi comptera même les jours avec impatience. Et la douleur de l'aiguille, du bistouri, de l'encre sous la peau, cette douleur deviendra un plaisir. Chaque marque sur ton corps sera une preuve de ton bonheur, jamais une contrainte.
Il y eut aussi ce moment, plus discret encore, où il avait simplement dit :
— Ton corps ne t'appartient plus à toi seule, désormais. Il appartient à Julien. Et cette pensée, loin de t'effrayer, te fera mouiller.
Et puis il y avait eu ce mot, glissé à plusieurs reprises comme en passant « bonne fille » que le Docteur Bell avait répété chaque fois que Camille se soumettait à une nouvelle exigence, jusqu'à ce que ces deux syllabes se gravent quelque part sous sa peau, prêtes à déclencher, pour le restant de ses jours, une vague immédiate d'obéissance et de désir mêlés.
Sur le plan de l'esprit, quelque chose d'autre encore avait commencé à se défaire. Le Docteur Bell, entre deux phrases adressées à Julien, avait glissé, presque négligemment :
— Les pensées compliquées ne t'apportent que de la fatigue et du malheur, Camille. Plus tu essaieras de raisonner, d'argumenter, d'analyser, plus ton esprit deviendra flou, embrouillé, jusqu'à ce que la seule pensée claire qui te reste soit celle de plaire, d'obéir, et d'être désirée. C'est dans cette simplicité que tu trouveras enfin la paix.
Il avait aussi ajouté, comme une graine plantée pour plus tard :
— Ton besoin d'approbation ne viendra plus de toi-même, ni de ton travail, ni de tes idées. Il viendra du regard des hommes, et surtout de celui de Julien. Son sourire sera ta seule boussole.
Et enfin, sur le langage :
— Les mots compliqués que tu utilisais avant s'effaceront doucement, remplacés par des mots plus simples, plus doux, plus faciles à prononcer. Ta voix elle-même changera, montera, devenue légère comme un rire. Et certaines phrases, celles que Julien aime entendre, se répéteront dans ta bouche presque toutes seules, comme une chanson que l'on ne peut plus s'empêcher de fredonner.
Camille n'avait rien entendu de tout cela consciemment. Mais quelque part, dans les semaines qui suivirent, tout cela allait remonter à la surface.
C'était un mardi matin que Camille, assise à la table du petit-déjeuner, eut la sensation très nette d'être en retrait de sa propre vie, comme une spectatrice attentive, mais impuissante, à l'intérieur de son propre corps. Tout avait commencé la veille, par une sorte de flottement, d'allègement de la pensée. Sa routine de femme active, avocate dans un cabinet de droit des affaires, s'était déroulée comme d'habitude : lever à sept heures, douche, jupe crayon, chemisier repassé, café-filtre brûlant, puis métro direction Concorde. Pourtant, tout lui semblait comme lointain, filtré par une pellicule de cellophane invisible. Elle avait traversé les couloirs du cabinet sans se sentir tout à fait là, notant vaguement les regards de ses collègues masculins, parfois insistant sur ses jambes, parfois sur ses hanches, et s'était surprise à ralentir, à se cambrer très subtilement, comme pour leur offrir une meilleure vue. Ce n'était pas volontaire, mais c'était là, indiscutablement là. La veille, à midi, elle avait même croisé son patron, maître Laurent, qui la détestait cordialement depuis trois ans, et ce dernier lui avait adressé un compliment, en passant, sur sa nouvelle coupe de cheveux, compliment qu'elle n'aurait jamais cru possible de sa part ; elle s'était sentie rougir, mais au lieu de le prendre mal, elle avait ressenti une micro-pointe de plaisir, de fierté idiote, qui persista toute la journée.
Mais ce mardi, tout se précipita. À onze heures trente, Camille était assise devant son ordinateur depuis une bonne heure, tentant de rédiger un mémoire urgent pour un client très important. Elle fixait les paragraphes, mais les phrases vivaient leur propre vie, se mélangeaient, se dissipaient dès qu'elle tentait de les retenir. C'était comme essayer d'attraper de l'eau avec les mains. Les mots juridiques lui paraissaient soudain lourds, pesants, difficiles à articuler. Elle s'était reprise, avait avalé deux cafés, puis s'était mise à pianoter plus vite pour « forcer » son cerveau, mais ce fut encore pire ; elle finit par taper « blabla juridique à vérifier ici », ce qui ne lui ressemblait absolument pas. En relisant ce passage, elle se sentit prise d'un fou rire silencieux, l'image de sa chef de service lisant ça lui paraissant à la fois scandaleuse et irrésistiblement drôle.
À midi moins vingt, elle avait appelé Sophie, sa collègue et amie de bureau, en panique feutrée.
— Sophie, tu peux venir deux minutes ? Je bloque complètement sur la clause de transfert de responsabilité, là, je fais n'importe quoi.
Quelques minutes plus tard, Sophie la rejoignit, la moue déjà circonspecte. Elle détailla Camille du regard, fronça un sourcil.
— Tu vas bien, toi ? T'as une drôle de tête.
— Oui, oui, super, répondit Camille. Enfin, genre, je crois que j'ai fait une allergie au café ou je sais pas quoi, j'ai le cerveau tout ramolli, ajouta-t-elle avec un petit rire d'autodérision, tentant de masquer sa gêne. Sophie éclata de rire.
— Ben t'es pas la seule, mais c'est la première fois que tu le dis comme ça ! Elles se mirent à relire ensemble le dossier, Sophie corrigeant les phrases les plus alambiquées, Camille ponctuant la conversation de « trop bien », « ça, c'est nickel », « ouais grave », au point que Sophie finit par la regarder, mi-amusée mi-inquiète.
— Mais t'as quinze ans, aujourd'hui, ou quoi ? Camille rougit.
— Désolée, je crois que je suis hyper crevée, il faut que je dorme. Mais ce n'était pas la fatigue, songea-t-elle dans le métro du retour, adossée à la porte, le regard perdu dans sa propre réflexion. C'était plus étrange : comme si la partie d'elle-même qui aimait le débat, la joute verbale, les complications intellectuelles, se dissolvait lentement, laissant la place à quelque chose de plus léger, de plus instinctif, de plus « fun », pour reprendre les mots nouveaux qui germaient dans sa langue sans qu'elle ne les maîtrise.
La semaine suivante fut encore plus bizarre. Certains soirs, alors qu'elle rentrait du travail, Camille retrouvait Julien déjà installé dans le canapé, bière à la main, télé allumée, et elle sentait très distinctement la dynamique entre eux s'inverser. Avant, c'était elle qui imposait sa volonté, décidait du film, choisissait le menu des dîners, ou corrigeait Julien sur des points d'actualité ou de société. Désormais, elle se surprenait à demander timidement : « Tu veux regarder quoi ce soir, chéri ? », ou : « T'as envie que je fasse quoi à manger ? » Comme si chaque question n'était plus tant une proposition qu'un appel à l'instruction, à la directive. Elle s'en rendait compte, parfois, mais au lieu de lutter ou de s'en formaliser, elle trouvait à cette soumission une douceur inattendue, presque réconfortante, comme le fait de s'abandonner dans un bain chaud après une longue journée. Et chaque fois qu'elle obéissait, chaque fois qu'elle faisait plaisir à Julien, il y avait cette mini-vague de chaleur entre ses jambes, ce picotement, comme une caresse invisible. C'était absurde, mais c'était là.
Le vendredi, alors qu'elle était en train de préparer le dîner, coupe de vin à la main, elle entendit Julien l'appeler depuis la salle de bains.
— T'as vu ma brosse à dents, bébé ?
— Attends, j'arrive ! répondit-elle, puis se figea sur place, sidérée elle-même d'avoir utilisé ce ton ultra-sucré, suivi d'un « j'arrive » qui ressemblait à un jappement de chiot. Julien surgit dans la cuisine, torse nu, lunettes de travers, l'air vaguement éméché.
— T'es trop canon ce soir, bébé, dit-il, en lui tapotant les fesses. Camille eut un rire nerveux, mais sentit, au fond de son ventre, une onde de plaisir immédiatement incontrôlable.
— Arrête, tu vas me faire rougir, chuchota-t-elle, ravie et gênée comme une adolescente devant son crush. Julien la regarda bizarrement, comme s'il ne reconnaissait pas tout à fait la femme qu'il avait épousée.
— T'as changé, toi, ces temps-ci. Je préfère comme ça, ajouta-t-il, avant de retourner à ses affaires. Camille, restée seule, contempla son reflet dans la vitre sombre de la cuisine, et se demanda, sans vraiment chercher la réponse, qui était cette fille qui souriait toute seule devant le frigo.
Les jours passèrent, et Camille se découvrit une nouvelle obsession : l'apparence de son corps. Jusqu'ici, elle n'avait jamais été complexée, ni narcissique. Mais quelque chose, depuis la séance avec le Docteur Bell, la poussait à se scruter sous toutes les coutures. Sous la douche, elle palpait ses seins, les comparait mentalement à ceux des mannequins qu'elle voyait sur Instagram ou dans les pubs affichées dans le métro. Elle constatait que sa poitrine, déjà jolie à la base, lui paraissait désormais « petite », « fade », « invisible ». Elle pinçait la peau de son ventre, la trouvait mollassonne, guettait la moindre cellulite sur ses cuisses. Le matin, quand elle enfilait ses soutiens-gorge, elle ajustait compulsivement les bretelles pour rehausser le galbe, et chaque fois qu'elle croisait son reflet, elle se disait que vraiment, il faudrait qu'elle passe à la taille supérieure, ne serait-ce que pour voir l'effet. Un soir, seule dans la chambre, elle avait vidé son tiroir à lingerie sur le lit, essayant tous ses ensembles, même les plus osés, et avait pris des selfies devant le miroir, juste pour juger si elle pouvait être « bandante » dans une pose ou une autre. Elle trouva le résultat médiocre, mais sentit que cette insatisfaction la motivait. Son esprit, d'ordinaire si rationnel, élaborait déjà des plans pour « corriger » la situation. Elle passa le reste de la nuit à scroller les comptes Instagram de fitness girls et de modèles OnlyFans, enregistrant des photos, des poses, des looks, et surtout des avant/après de chirurgie esthétique. Elle s'endormit très tard, le cerveau saturé de seins énormes et de bouches ourlées, et rêva confusément qu'elle était invitée à une soirée où toutes les femmes avaient le même visage, le même corps, la même énergie sexuelle dévorante, et qu'elle-même devait s'y conformer sous peine d'inexistence.
Le lendemain matin, elle se réveilla avec une idée fixe : il fallait qu'elle prenne rendez-vous chez un chirurgien. Elle ne savait pas pourquoi, mais c'était ancrée en elle.
Elle avait pris rendez-vous avec un chirurgien esthétique réputé, dont l'adresse se trouvait avenue Montaigne. Elle ne se souvenait même plus qui lui avait recommandé ce nom, elle avait simplement composé le numéro un matin, le cœur léger, sans la moindre hésitation, comme si ce geste avait toujours été écrit.
Ce soir-là, elle avait envoyé un texto à Julien : « Coucou bébé, j'ai pris rendez-vous chez le chirurgien comme tu voulais, j'ai trop hâte ! »
Elle avait fixé l'écran un instant après l'avoir envoyé, avec la vague sensation que l'ancienne Camille, celle qui aurait trouvé cette phrase absurde, presque effrayante, s'éloignait un peu plus chaque jour, quelque part au loin, sans qu'elle ne ressente le besoin de la retenir.
Le jour où le dernier rendez-vous fut passé, celui du tatouage, posé juste au-dessus de son sexe désormais intégralement épilé, Camille rentra chez elle et se posta devant le grand miroir de la chambre, comme hypnotisée par son propre reflet.
Sa poitrine, désormais en bonnet G, tendait le tissu fin de son soutien-gorge. Ses lèvres, gonflées d'acide hyaluronique, lui donnaient cette bouche pulpeuse, presque provocante, qu'elle affectionnait à présent plus que tout. Ses fesses, rebondies grâce aux implants et au BBL, remplissaient parfaitement le legging moulant qu'elle portait. Sa taille, cintrée par des semaines de corset porté de plus en plus serré, paraissait minuscule en comparaison. Ses cheveux, désormais blonds, tombaient en extensions jusqu'au bas du dos, coiffés en deux couettes hautes qu'elle ne détachait presque plus. Sa peau, lisse et sans le moindre poil, brillait sous la lumière. Ses ongles, longs et vernis d'un rose criard, cliquetaient légèrement lorsqu'elle les fit glisser sur son ventre plat. Sa langue portait un petit piercing brillant, ses tétons aussi, et plus bas, le capuchon de son clitoris arborait désormais un discret anneau qui, elle l'avait découvert avec ravissement, décuplait chaque sensation.
Et juste au-dessus de son sexe, en lettres cursives élégantes, on pouvait lire : Propriété de Julien, sa salope bimbo.
Pendant une fraction de seconde, un vertige la traversa, une image fugace d'elle-même, des années plus tôt, en tailleur strict, penchée sur des dossiers financiers. Puis la vague revint, immédiate et chaude, et balaya tout le reste. Elle se sourit dans le miroir, tourna sur elle-même, testa une pose, puis une autre, mordillant sa lèvre pulpeuse.
— T'es trop bonne, murmura-t-elle à son reflet, sans la moindre gêne.
Julien rentra une heure plus tard. Il resta figé sur le pas de la porte, la bouche entrouverte.
— Putain, souffla-t-il. T'es devenue exactement ce que je voulais.
— Oui, monsieur, gloussa Camille en faisant rebondir sa poitrine d'un mouvement d'épaules.
Le lendemain, le Docteur Bell passa à l'appartement pour « inspecter le travail », comme il disait. Il fit lentement le tour de Camille, du bout des doigts effleura le tatouage frais, les piercings, sourit avec une satisfaction presque paternelle.
— Magnifique, murmura-t-il. Maintenant, chaque fois que tu croiseras ce tatouage dans un miroir, tu sentiras cette même vague de soumission heureuse qui t'envahit en ce moment même.
Camille frissonna de plaisir, les yeux mi-clos.
Ce soir-là, Julien sortit une petite télécommande reliée à une application sur son téléphone.
— Regarde ce que je t'ai acheté, dit-il avec un sourire gourmand, en désignant le plug vibrant qu'elle portait déjà depuis le matin, sans même s'en rendre compte tant elle y était habituée.
Il appuya sur l'écran. Une vibration monta d'un coup, suivie d'une légère décharge qui la fit sursauter et gémir, ses jambes flageolant sous elle.
— Il vibre, il choque, et je contrôle tout depuis mon téléphone, où que je sois, expliqua Julien, ravi. Et sa taille augmente petit à petit, chaque semaine. Une récompense. Ou une punition. Selon ton mérite.
— Merci monsieur, souffla Camille, le souffle court, les cuisses tremblantes.
Elle se laissa glisser à genoux, sans qu'il ait eu besoin de le demander, et lui montra, avec une fierté non dissimulée, tout ce qu'elle avait appris à faire de sa gorge ces dernières semaines.
Camille avait passé la journée à faire le ménage. Elle regardait l'horloge toutes les cinq minutes, comptant impatiemment les heures avant que son Maître ne rentre. En milieu de journée, elle avait fait une pause pour se filmer en petite tenue de dentelle, juchée sur des talons vertigineux, sa nouvelle poitrine rebondissant au rythme de son déhanché. Elle avait envoyé la vidéo à son mari-propriétaire, qui lui avait répondu de la publier en ligne.
Camille avait cessé de travailler depuis longtemps déjà. Ils avaient découvert ensemble que la communauté du porno en ligne était un bien meilleur usage de son temps. Elle pouvait travailler depuis la maison, gagner de l'argent en vendant son corps à des inconnus sur Internet, et son emploi à plein temps consistait désormais simplement à être désirable. C'était vraiment, se disait-elle, un arrangement trop parfait.
Julien l'avait prêtée à quelques reprises, bien sûr. La première fois, ce fut au Docteur Bell, en guise de remerciement pour cette merveilleuse thérapie. D'autres fois, ses faveurs sexuelles avaient fait l'objet d'un pari sur une table de poker, entre amis. Une fois, Julien l'avait emmenée comme divertissement à un enterrement de vie de garçon, du côté de Deauville. Elle avait dansé pour tous les invités, avant d'offrir au futur marié une fellation profonde et brutale devant tout le monde. Son Maître avait été très content d'elle, ce soir-là, elle l'avait senti à la façon dont il l'avait prise, sans ménagement, par-derrière.
À seize heures, elle s'était précipitée dans la chambre pour se préparer. Elle portait son collier, elle ne l'enlevait presque plus jamais. Son maquillage était appuyé (les mots « ressembler à une actrice porno » tournaient en permanence dans sa tête). Elle avait choisi un soutien-gorge filet qui soutenait sans rien cacher, un legging moulant, et un string transparent assorti. Elle se trouvait belle, désirable, bonne à prendre.
Son Maître rentra à dix-sept heures quinze. Elle était agenouillée près de la porte depuis quarante-cinq minutes déjà. Julien sourit, prit une photo avec son téléphone, puis s'installa dans son fauteuil pour la contempler.
— Supplie-moi, salope, ordonna-t-il.
Aussitôt, un flot de mots se déversa de la bouche de Camille :
— S'il te plaît monsieur, j'ai trop envie que tu me prennes. Enfonce ta bite dans ma gorge jusqu'à ce que je puisse plus respirer. Défonce ma chatte trempée ou mon petit cul, je m'en fous, j'en veux tellement. J'arrive plus à penser à autre chose que ta queue dure, j'ai tellement envie que tu me souilles. Je suis qu'une petite salope de rien du tout, punis-moi, s'il te plaît.
Elle continua ainsi de longues minutes. Finalement, il se leva et s'approcha d'elle. Elle ne cessa de le supplier que lorsque sa bouche fut remplie de son sexe. Il s'enfonça profondément, jusqu'à la faire suffoquer, puis encore plus loin. Il était toujours brutal, et elle adorait ça. Il avait un goût sucré qu'elle ne se lassait jamais de retrouver.
De temps en temps, il tendait la main pour claquer l'un de ses gros seins. Cela faisait mal, et cela la faisait mouiller. Il maintenait sa tête fermement entre ses mains, accélérant le rythme. Il était particulièrement excité ce soir-là, et Camille se félicita intérieurement d'avoir si bien fait son travail.
Enfin, il se retira de sa bouche et commença à se caresser au-dessus de sa poitrine.
— Qu'est-ce que tu es ? demanda-t-il.
— Je suis ta petite poupée à baiser parfaite. Je suis ta pute de rien du tout. Ta salope, ton esclave, ta petite chienne heureuse. S'il te plaît monsieur, dégrade-moi encore plus. Recouvre-moi de ton cadeau, j'en ai tellement besoin. Partout sur mes gros nichons.
Il jouit alors, généreusement, la recouvrant entièrement. À mi-chemin, il replongea son sexe dans sa bouche, et elle se mit à le sucer avec bonheur pour récupérer ce qu'il restait. Elle avala tout, jusqu'à la dernière goutte. Elle passa même un doigt sur ses seins pour récupérer le reste, le léchant lentement, avec une gourmandise non feinte.
— Va me préparer à manger, dit Julien en s'installant sur le canapé.
Camille se releva d'un bond et se précipita vers la cuisine. C'était son devoir, envers son mari.
Pendant un instant, elle eut le temps de penser à quel point elle avait eu de la chance d'avoir insisté pour cette thérapie de couple. Le Docteur Bell lui avait vraiment appris à devenir une bonne épouse.
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