Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
(4) Le ranch JMJ – la famille, les journalistes et les motards — Chapitre 4 · Les révélations d'Éléonore...
Auteurs
(4) Le ranch JMJ – la famille, les journalistes et les motards
Chapitre 4 · Les révélations d'Éléonore...
Puis, nous voyons Mika lever son bras en le pointant vers nous. Les deux journalistes se tournent, nous aperçoivent, et nous envoient la main. Ils vont récupérer leur équipement et s’amènent vers la résidence. Nous nous déplaçons à l’intérieur afin de les accueillir à l’entrée principale…
J’ouvre la porte avant de leur laisser le temps de sonner. Ils sont surpris de voir le gros escalier qui mène à l’étage. Il y a deux couloirs, un de chaque côté qui mène soit au salon, soit à la cuisine. Derrière, un autre couloir mène directement vers l’espace bureau. Johanne se joint à moi et demande :
— Aimeriez-vous un verre de vin alcoolisé, un café, une eau minérale ?
— Je prendrais la même chose que toi, répond Noélie.
— La même chose pour moi, renchérit Fred.
Je me tourne vers Johanne et dis :
— Amène-les faire le tour du propriétaire à l’étage, et je vais vous attendre dans l’espace bureau.
Pendant qu’ils visitent la résidence, Gloria est assise à côté de moi avec son ordinateur portable. Elle me montre la maquette du refuge, préparée par François. Elle me montre toutes les façades ainsi que le plan vertical de l’intérieur. Elle me dit :
— J’attends votre approbation, Johanne et toi, avant de confirmer avec François pour qu’il nous finalise les plans.
— Et Julie ?
— Je suis déjà d’accord, Mitch. Mais comme c’est un projet de vie à trois, ne me dis pas que c’est mon carré de sable. Dites-nous plutôt si vous êtes d’accord, vous deux.
— C’est parfait, vous avez ma bénédiction et, pour Johanne, vous règlerez ça avec elle.
— …
— Cependant, ce n’est pas très pratique pour nos petites parties de jambes en l’air sur le plateau. Ce ne sont que des lits simples superposés.
— J’ai la solution, Mitch. Vous n’aurez qu’à utiliser les petites cabanes au bout du pré. Tu sais, celles où les lits simples peuvent se coller ensemble, comme sur un navire de croisière.
Notre petite discussion est interrompue par l’arrivée de Johanne et des deux journalistes. Gloria attire Johanne vers elle et lui montre l’écran de son ordinateur.
— C’est la proposition de l’architecte pour le refuge sur le plateau.
— …
— Il ne manque que ton approbation, Johanne.
Elle lui montre exactement tout ce qu’elle nous a montré. Johanne rétorque :
— Est-ce conforme à tes exigences, Gloria ?
— Oui.
— Alors, c’est un GO pour moi !
Je me tourne vers les journalistes et les invite à prendre place devant nous. Gloria s’assoit de leur côté afin que nous soyons les six face à face.
— Comment voulez-vous procéder, Noélie ?
— Fred va s’occuper de la portion de l’accident, ce dont tu te souviens, de ton transfert vers la clinique Mayo et ta période de réhabilitation.
— …
— Je connais déjà toute la séquence des recherches ; Julie me l’a racontée sur le vol. Il ne me reste plus qu’à vérifier auprès de Johanne si ma compréhension des faits est exacte. Nous combinerons nos textes et cosignerons ce texte principal, dit Fred.
— …
— Je veux raconter l’histoire de votre nouveau projet de vie, soit une entrevue avec Julie, Johanne et toi, Mitch, confirme à son tour Noélie.
— …
— Fred concoctera une histoire avec ta fille, Éléonore, Martin et la famille Mendoza. Et je crois que ça va faire le tour.
— C’est parfait. As-tu autre chose ?
— Oui, il y a un gros vide que les lecteurs vont vouloir connaître. Tu sais que ma dernière histoire date de la crise de Nathalie lors de la conférence de presse à la Saint-Valentin. C’était ta femme et ça ne l’est plus.
— Et moi, Mitch, reprend Fred, je voudrais bien faire une petite histoire sur Henry et Michèle Lanteigne, qui sont liés avec Julie et Nathalie.
Je fais une petite pause pour réfléchir et prendre une gorgée de vin.
— OK, c’est un gros programme. Avez-vous suffisamment d’espace ?
— Oui, c’est un gros truc et Georges nous accordera tout l’espace dont nous aurons besoin.
— Parfait. Commençons par régler les histoires nous concernant. Commencez par moi parce que je dois aller cuisiner.
— Pour le dîner, ce soir, Noélie, tu t’assoiras avec Johanne, Nathalie et Gloria, qui agira comme un genre de surveillante. Vous devez trouver un terrain d’entente pour une histoire qui raconte la vérité tout en ne nuisant pas à la réputation de Nathalie.
— Est-ce qu’elle acceptera de s’assoir avec Johanne ? demande Noélie.
— Évidemment, actuellement, Johanne est sa meilleure amie au sein de notre communauté.
— …
— Fred et moi, nous dînerons avec Aya et une autre personne. C’est la meilleure personne pour vous raconter l’histoire de la famille Mendoza.
— …
— Puis, nous ferons un petit jeu de chaise musicale. Aya changera de place avec Martin et Éléonore, qui viendront nous raconter leur histoire.
— …
— Et bien sûr, Johanne cèdera sa place à Julie pour que tu puisses écrire ton histoire sur l’ex-mari de Nathalie et sa concubine.
Une fois que tout le monde est d’accord, j’entraîne Fred avec moi dans mon bureau alors que les femmes restent assises à la table de conférence.
--- xxxOOOxxx ---
Une heure plus tard, je suis libéré de mes obligations avec les journalistes. Je sors de mon bureau avec Fred et je rejoins Johanne, Gloria, Julie et Noélie.
— Ma chérie, j’ai terminé, je file vers la cuisine extérieure.
— Parfait, j’irai te rejoindre dès que je serai libérée.
Je me baisse et lui donne un petit baiser sur la bouche. En arrivant devant la porte d’entrée, je prends mon chapeau de cowboy et je vais lentement vers la cuisine extérieure.
En arrivant, je vois Martin, qui est en train de cuisiner sur le poêle à gaz. Derrière lui, Nathalie et notre fille, Éléonore, travaillent ensemble sur l’îlot séparé. L’atmosphère semble très agréable. En entrant, les trois cuisiniers m’accueillent avec un large sourire. Je me dirige vers Martin et demande :
— Comment puis-je aider ?
— Tout est sous contrôle, Mitch.
— …
— Tout ce dont tu auras à cuisiner, ce seront les steaks.
— Ça me va !
Je me tourne ensuite derrière et m’approche des deux femmes. Je me glisse dans le dos de Nathalie, pose mes mains sur ses hanches et l’embrasse sur une joue.
— Ton absence va me manquer, Nath.
— Je sais que vous allez me manquer, vous aussi. Tu n’as pas idée !
— Est-ce que ça va, papa ?
— Oui, Éli, en vous voyant toutes les deux, j’ai juste un moment nostalgique.
— …
— Les huit premières années de notre vie, avant que tu ne quittes le foyer. Ce sont, à mon avis, les plus belles années de ma vie.
— …
— Le seul regret que j’aie, Éli, c’est de ne pas avoir pris le temps de t’adopter officiellement.
Elle se tourne vers moi et me dévisage. Ses yeux s’embrument rapidement. Elle s’approche lentement, lève les bras pour me prendre dans ses bras et elle m’étreint un bon moment.
— Je t’aime tellement, papa.
— Tu es et seras toujours ma fille aînée.
— C’est toujours possible, beau mec !
Nous nous retournons instantanément et Gloria est là, les deux mains appuyées sur ses hanches, affichant un large sourire. Nathalie a les yeux pleins d’eau et Gloria va la prendre dans ses bras.
--- xxxOOOxxx ---
Vers dix-huit heures, tous les invités sont assis à des tables différentes. Nathalie, Julie, Gloria et Fred sont assis ensemble afin de lui permettre d’écrire son histoire sur Henry B et Michèle Lanteigne. Johanne est assise avec Kaya, Aya, Tasha et Noélie, l’autre journaliste.
De mon côté, je suis assis avec Éléonore, Martin et Mika. Pendant un long moment, nous discutons de tout et de rien. Pendant une longue pause silencieuse, alors que je semble perdu dans mes pensées, Éléonore me sort de mon mutisme en se tournant vers moi. Elle glisse doucement sa main sur ma jambe. Je me tourne et elle me demande doucement :
— Tu l’aimes toujours ?
— Hum ! Hum !
— Et Johanne ?
— C’est ma femme, la mère de mes jumeaux et elle occupe la plus grande partie de mon cœur. Je l’aime profondément.
— …
— C’est plus délicat parce que nous sommes comme un jeune couple, avec chacun notre passé. Nous apprenons à nous découvrir.
— …
— En revanche, ce qui m’inquiète, c’est comme si les rôles étaient inversés. C’est elle qui se réveille chaque matin en se demandant ce qu’elle peut faire de mieux pour me rendre heureux.
— …
— Ça finit par te tuer intérieurement. C’est ce qui a fait sauter le bouchon avec ta mère, Éli.
— C’est ce que je crois comprendre, papa. De loin, Martin et moi voyons bien qu’elle tente toutes sortes de rapprochements avec ton Ancien Monde et surtout avec ma mère.
— Au début, nous avons décidé de nous limiter à un carré de sable. Ta mère en fait partie avec Gloria et Julie.
— …
— Mais avec Nath, j’ai encore de la difficulté.
Je prends quelques bouchées et m’adresse à Martin :
— Et toi, Martin, elle ne te manque pas.
— Pas vraiment, Mitch. Elle a fait partie de notre vie, mais c’est plus pour Éléonore. Moi, je savais que ce ne serait pas permanent, puisque c’était clair qu’elle t’avait dans sa mire.
— …
— Sa présence était agréable, mais sexuellement, je n’ai eu que très peu d’échanges avec elle. Éléonore s’assurait toujours de limiter les échanges entre elle et moi.
— Et comment te sentais-tu par rapport à ça ?
— Je savais que c’était une sorte de purgatoire pour mon incartade au tournoi de golf. J’attendais juste le prochain dérapage de Nath.
C’est clair que tout l’entourage s’attendait à ce que Nathalie remette le couvert avec un autre dérapage.
— Pourquoi en étiez-vous si convaincus ?
— Nous en avons souvent discuté, Johanne, Éli et moi. Puis Éric et moi qui en discutions aussi avec Chloé.
— …
— Johanne croit qu’elle est vraiment jalouse.
— Jalouse de qui ou de quoi ?
— De toutes celles qui baisaient avec toi et qui ne faisaient pas partie du carré de sable qu’elle acceptait, dans sa tête, dit Martin.
— Qui étaient ?
— Très peu, Mitch. Gloria et Lucie, bien entendu. Gloria, car elle l’aimait, et Lucie, parce qu’elle a eu l’opportunité d’être avec toi, mais que cela n’a pas fonctionné. Je crois qu’elle acceptait aussi Karine et Nancy.
— Et Johanne ?
— Le soir de votre fameux trio amoureux, le mot à retenir, c’est « amoureux » !
— Elle éprouvait un gros « crush » pour elle, et c’était réciproque pour Johanne, répond Martin.
— Tu sais, papa, Johanne est en train de vivre le rêve de sa vie. Je pense qu’elle est en train, comme ma mère, de délimiter son carré de sable.
— Ah !
Je prends une gorgée de vin et relance Éléonore :
— Et toi, Éli, avais-tu des épisodes de jalousie ?
— Tu n’as pas idée, papa. Chaque fois qu’il revenait d’une nuit avec Lucie.
— Pourquoi ?
— Parce que sexuellement, il n’y a personne de taille avec Lucie, dans toute la communauté. Et, dans ma tête, ça me rendait folle !
--- xxxOOOxxx ---
Je suis un peu sous le choc de ces soudaines révélations. Je prends quelques bouchées de mon steak et Éléonore en remet une couche :
— Tu sais, papa, je crois que maman encaissait, puis elle finissait par exploser. Comme tu dis, sa soupape sautait.
— …
— Tu sais, le soir du party de Noël, elle était déjà en mode vengeance. Lorsqu’elle a baisé avec Nicolas, elle en a mis plus que le client en demande…
— …
— Puis, lorsque les trois gigolos sont arrivés, crois-moi, c’était Noël pour elle.
— Oui, mais je n’avais rien fait.
— Papa, les femmes des joueurs de hockey, votre soirée à la résidence avec Andy. Ça sentait ta meilleure baise à vie. Mets-toi dans sa peau.
— Oui, mais elle aurait dû m’en parler. En plus, c’est souvent elle qui initiait les échanges.
— Moi, je crois que, comme toi, elle avait peur de te perdre si elle te fixait des limites, dit Martin.
Je fais une pause pour continuer à manger. J’ai comme le cerveau en vrille par toutes ces révélations. Je pense aussi à Joannie, qui nous a dit que nous étions tellement occupés à sauver les autres couples que nous n’avons pas trouvé le moyen de sauver le nôtre. « C’est une vraie merde, cette histoire-là », me dis-je.
— Et toi, Éli, est-ce pour cette raison que vous êtes devenus monogames ?
— Non, c’est plus simple. Comme je ne veux pas que mon mari touche à une autre femme, je ne peux pas me permettre de le faire, de mon côté.
— …
— Et, notre nouvelle vie ici nous permet de nous redéfinir comme couple et d’avancer. Je suis follement amoureuse de ma famille et je fais tout en mon pouvoir pour que ça reste ainsi.
— Ma femme a raison, dit Martin. J’adhère totalement à ce qu’elle dit.
— Et toi, Mika ?
— Moi et toute ma famille, c’est comme si nous vivions dans un rêve.
— …
— Je crois que ma plus jeune, Tasha, vient de passer le plus beau week-end de sa vie avec ses nouvelles amies.
— …
— Vous savez, Mitch, si vous pensez que nous en faisons beaucoup, de peur de perdre notre travail, détrompez-vous.
— …
— Nous apprécions énormément, et encore plus Kaya, autour de votre cercle social. Vous faites en sorte de nous faire sentir comme des membres de votre famille et non seulement nous le ressentons, mais nous vous en sommes très reconnaissants.
— C’est parce que vous êtes des maillons importants pour nous, dis-je.
— …
— Autre chose que je ne sais pas, Éléonore ?
— Non. Mais tu sais, lorsque maman disait à tout le monde qu’elle s’habillait et se mettait belle uniquement pour toi…
— …
— Je confirme que c’était bel et bien vrai.
— …
— Après ta disparition, elle a radicalement changé. Elle n’est jamais retournée faire les boutiques. Elle continuait à s’habiller convenablement pour son travail, mais sans maquillage. Elle avait l’air vraiment de son âge.
— Pourtant, moi, je ne vois pas de changement.
— Dis-toi que c’est parce qu’elle est avec toi, « mon beau p’tit papa d’amour » !
Malheureusement, Fred vient interrompre notre discussion parce qu’il souhaite discuter avec Mika, Martin et Éléonore. Je lui cède ma place.
--- xxxOOOxxx ---
En me levant de mon siège, je me dirige directement vers la cuisine. Je veux m’assurer que tout est fermé convenablement. Ensuite, je jette discrètement un regard sur la terrasse.
Noélie est engagée dans une conversation avec Julie et Kaya. Plus loin, Aya et Stéphanie sont assises avec Valérie et Jasmine. Tasha a retrouvé ses nouvelles amies, Joannie, Megan et bien sûr Nina, la garde du corps. Johanne, Nathalie et Gloria sont assises ensemble. Je me dirige vers cette table. Je tire la chaise libre et m’assois avec elles.
— Tiens, les trois femmes de ma vie !
— Ah ! Ah ! Je croyais que l’on ne te reverrait pas de la soirée, dit Gloria.
— Non, mais laisse-moi te dire que c’est l’une des soirées les plus éducatives de ma vie.
— Qu’est-ce qu’elle t’a raconté ? me demande Johanne.
— Un peu ce que tout le monde pensait au domaine, mais que personne n’a eu assez de courage pour m’en parler !
— Oh ! En fait, ce sont plus des présomptions que des affirmations, mon chéri.
— Dis-moi, Joe, comment ça se passait avec Martin et toi, durant vos trios ?
— C’est simple, je ne lui ai jamais touché et il ne m’a pratiquement jamais touchée.
— Ah ! Pourquoi donc ?
— Parce que Martin était la chasse gardée d’Éléonore.
Je lui fais un petit sourire malicieux et j’enchaîne :
— Alors, pourquoi le laissait-elle aller voir Lucie ?
— Afin de nous permettre de nous éclater ensemble.
— Oui, mais pourquoi, si elle n’était pas partageuse ?
— Parce que je n’avais pas envie de participer à des trios alors que je n’avais pas vraiment droit d’avoir des contacts avec lui.
— Et comment ça se passait entre Martin et Lucie ?
— Sans doute les meilleures baises de sa vie.
— Et ?
— Entre toi et moi, ça la rendait complètement folle.
— Pourquoi ?
— Parce qu’elle croyait qu’elle ne serait jamais à la hauteur de Lucie.
— Ah ! On dirait deux mondes qui se recoupent ! dis-je en regardant Nathalie, qui a, du coup, les yeux exorbités et la bouche grande ouverte.
— …
— TOI ! TOI !… Moi !… dis-je en pointant successivement Nathalie et Johanne : « Date-night sur le plateau ! »
Johanne me fait un petit sourire inquiet, tandis que Nathalie nous dit à voix basse :
— Mitch, je t’ai dit que je n’étais pas prête !
— Pas prête pour quoi ?
— Des relations sexuelles.
— Qui t’a parlé de relations sexuelles ?
— Pourquoi alors ?
— Une discussion à trois.
— …
— Encore plus important, la discussion que nous devons avoir, toi et moi, Nath.
— Est-ce que ça va assombrir la belle semaine que je viens de passer ?
— Non, mais ça va sûrement embellir la mienne.
— Et pourquoi dois-je être présente ? demande Johanne.
— Parce que ça te concerne. Tu es en train de sombrer dans les mêmes problèmes.
— Pas de sexe ?
— Je ne sais pas. Nous verrons après que nous aurons eu notre discussion.
— …
— Allez vous préparer, et apportez un chandail chaud pour ne pas avoir froid, après le coucher du soleil.
— Viens-tu à la résidence pour te doucher ?
— Non, je vais me doucher au vestiaire.
Les deux femmes se lèvent. Elles glissent un mot à Julie en passant et s’en vont en marchant rapidement vers la résidence. Je croise le regard d’Éléonore, à sa table qui me fait un large sourire.
--- xxxOOOxxx ---
Julie, de son côté, délaisse Noélie et se précipite vers la table avec un gros signe d’inquiétude visible à travers son regard.
— Qu’est-ce qui se passe, Mitch ?
— Je vais avoir la discussion que je devais avoir avec Nathalie. Éléonore et Martin ont répondu, sans le vouloir, à plusieurs interrogations concernant ses dérapages.
— …
— Je voudrais simplement éclaircir les points en question pour que Johanne comprenne bien la situation, car elle semble répéter les mêmes erreurs.
— Est-ce que ça met en péril notre projet de vie ?
— Non, pas du tout. Au contraire. Dis-toi que Johanne et moi, c’est gelé dans le ciment. C’est notre projet et je ne veux surtout pas le mettre en péril.
— …
— Ça va possiblement me permettre de faire mon deuil et de régler mon problème pour me rendre à Mont-Tremblant, dans deux semaines.
— Est-ce que je peux vous accompagner ? Ça va me permettre d’aller chez moi avec Éric et préparer le déménagement de mon équipement.
— Évidemment, ne sois jamais gênée. Tu fais partie des priorités absolues dans ma vie.
— Oui, mais qui va gérer le ranch ?
J’éclate de rire et lui réponds avec un large sourire.
— La femme de six millions, assise en face de moi !
— Ouf ! Ah, oui ! Gloria ! Merci d’être dans notre vie ! dit Julie en riant.
— Qui va garder les jumeaux, ce soir ? demandé-je.
— La milliardaire et la femme de six millions ! me répond Gloria avec un large sourire.
Sur ce, je me lève, j’embrasse rapidement les deux femmes et je me dirige vers le vestiaire de l’écurie pour prendre ma douche.
--- xxxOOOxxx ---
En sortant de la douche, j’attrape ma serviette pour m’essuyer et mon cerveau est perturbé par la vision soudaine de Nathalie, qui est appuyée contre l’encadrement de la porte qui mène dans le vestiaire. Elle porte son fameux chandail noir qui m’a tellement fait bander dans le passé. Et… la réaction de mon pénis n’a pas changé. Ses gros mamelons pointent outrageusement. Je bande comme un mort de faim et un grand sourire s’illumine sur son visage. Je vois ma femme apparaître derrière elle et lui dire :
— Tu vois, Nath, tu es toujours aussi désirable au regard de Mitch.
Johanne n’est pas en reste, puisqu’elle porte un petit chandail blanc ouvert jusqu’au galbe de sa poitrine. Les deux femmes se tournent face à face et se roulent une pelle d’anthologie. Je souris à la scène, mais je reste en place, à quelques mètres pour continuer à m’essuyer.
Lorsqu’elles cessent leur baiser, elles se tournent vers moi et je suis totalement impassible.
— Vous n’échapperez pas à la conversation que nous devons avoir.
— …
— Allez préparer vos chevaux.
Johanne me fait une petite moue contrariée tandis que Nathalie affiche un grand sourire.
Une quinzaine de minutes plus tard, nos montures sont prêtes avec chacun un matelas gonflable bien attaché derrière notre selle. Johanne récupère une carabine et trois « air-horn ». J’attrape un pot de crème magique dans mon casier et le dépose dans une sacoche avec quelques verres de plastique et une bouteille de rosé sans alcool et une bouteille de Chardonnay que j’insère dans les sacoches du cheval de « ma petite merveille ». Les deux femmes ont enfilé un gros chandail en molleton noir avec le logo du ranch, tandis que moi, je porte mon chemisier crème du ranch.
En sortant de l’écurie, Aya nous aperçoit et vient vers nous, à l’extérieur de la terrasse du grand kiosque. Je m’arrête devant elle et lui dis :
— Pas de voyeurs, Aya.
— Compris, Mitch.
— …
— Mais je fais quand même seller deux chevaux prêts à partir, au cas où…
— Ça me va !
— Bonne soirée, patron !
— Merci !
Lorsque nous partons tous les trois, tous les regards sur la terrasse sont tournés vers nous. Comme si c’était le moment improbable, tant attendu.
--- xxxOOOxxx ---
Sur la terrasse du grand kiosque, les discussions vont bon train à toutes les tables. Julie et Gloria sont assises ensemble alors qu’Éléonore vient les rejoindre. Julie a toujours l’air inquiète, tandis que Gloria affiche son plus beau sourire. Gloria regarde Éléonore et dit :
— Ils vont enfin se réconcilier !
— Ah ! Je n’en suis pas convaincue ! réplique Éléonore.
— Ouais, mais ils sont quand même partis avec les matelas gonflables.
— Je suis plutôt d’avis que les matelas ne bougeront pas.
— Pourquoi dis-tu ça ? demande Julie, toujours inquiète.
— Parce que je pense que papa et maman vont plutôt avoir la fameuse discussion qu’ils auraient dû avoir, depuis fort longtemps.
— AH ! AH ! dit Joannie, qui se tient debout derrière Gloria et Julie, qui se tournent instantanément vers elle.
— …
— Ça corrobore ce que j’ai dit à Nath il y a quelques jours : « Vous étiez tellement préoccupés par la sauvegarde d’autres couples que vous n’avez pas pris le temps de sauver votre propre relation. »
Tout le monde fait une pause silencieuse en regardant Aya approcher de la terrasse avec deux chevaux. Elle enroule les courroies de la bride autour de la rampe de la terrasse. Elle revient à l’intérieur. Au passage, Éléonore lui demande :
— Pourquoi les chevaux ?
— Au cas où il y aurait urgence. Stéphanie et moi allons nous approcher à l’embouchure du sentier.
— …
— La lune est grosse et lumineuse, ce soir. Je crois qu’ils auront possiblement de la visite… leur loup favori !
Tout le monde sourit à la petite affirmation de « la chasseuse de loups ». À son tour, Julie se tourne vers Éléonore et lui demande :
— Y a-t-il du danger pour le couple de Johanne ?
— Non, Julie, dit Martin, qui arrive devant la table avec Mika et les deux journalistes.
— …
— Pour Johanne, Mitch est ce qu’il y a de plus précieux au monde.
— Oui, mais que se passe-t-il si Mitch décide autrement ?
— Ne t’inquiète pas, répond Éléonore. Mitch a déjà fait son lit avec Johanne. Sa vie a changé. Ce n’est plus une histoire de sexe. Il est passé outre.
— …
— Certes, ce n’est pas aussi passionné qu’avec Nathalie. Mais rassure-toi, c’est en voie de le devenir.
— …
— C’est comme au tout début, entre ma mère et Mitch. Ils sont en train de s’acclimater.
— …
— Le problème, c’est que Johanne s’est transformée en Mitch. Elle tente toutes sortes de trucs afin de ne pas le perdre.
— …
— Et ce soir, mon père a vu la lumière ! Il va les remettre à leur place. Même si le terme semble un peu disproportionné ! conclut la fille aînée.
Pour la première fois, depuis le début des discussions, Julie semble rassurée, puisqu’elle affiche un petit sourire.
Tasha revient vers les tables avec un gros pot de café et demande :
— Quelqu’un veut refaire le plein ?
--- xxxOOOxxx ---
L’auteur a prévu une suite à cette histoire avec un nouveau chapitre intitulé : « Les révélations d’Éléonore… »
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Commentaires ()
En fait elle accumulait de la jalousie qui explosait de temps à autres la soupape !
La suite de la date night sera-t-elle sexuelle après les mises au point entre Nath et Mitch et la blondinette ? Rien n'est moins sûr... Quoique ...?
Mais tu sais, la vie libertine, un peu moins ouverte de Mitch, entraîne toujours des problèmes. Il va se faire faire de nouveau un "Antoine"! Comment va-t-il y répondre? Mais avant tout, il faut que tu devines qu'est-ce que c'est un "Antoine"!
Le lecteur a eu un temps d'attente un peu longuet, cause la nouvelle charte du site (je piaffe depuis ce matin (heure française))
Espérons que l'auteur va trouver comment "coller" au nouvelles règles pour que nous puissions avoir notre dose bi-hebdomaire de ses récits.
J'ai bien hâte de lire cette "rencontre au sommet" d'ici 3 jours.
Et aussi l'affrontement entre les motards et blondinette (force spéciale canadienne)
Le prochain chapitre sera publié le 6 novembre. Malheureusement, je n'ai eu la confirmation de la publication de ce chapitre que lors de la publication de celui-ci. Je dois donc revoir la suite et la déposer, probablement aujourd'hui. Je dois réduire la longueur de mes chapitres. Beaucoup de travail puisque j'ai déjà 18 chapitres d'avance dont 80% à refaire.
Pour l'arrivée des motards, j'ai dû le refaire parce que la petite blonde était trop violente de même Nathalie qui a décidé de s'en mêler. Je pense que j'ai atteint la limite du tolérable pour le robot IA du site. C'est à suivre...
Le travail est conséquent et ceci repousse l'écriture des récits suivants
Bon courage, mais c'est pour la bonne cause générale et le plaisir de vos lecteurs
En tout cas je vous suit avec une grande vigilance et impatience
Charles
Veuillez noter qu'il y a une erreur pour le titre du prochain chapitre. Il sera intitulé: Le premier coucher de soleil de Nathalie et sera publié le 6 novembre.
Plus ample développement après relecture.