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Couverture de (44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!, par NathNMitch
Couverture de (44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!, par NathNMitch
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

(44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country! — Chapitre 1 · Le mystère de la femme qui pleure!

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(44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!

Chapitre 1 · Le mystère de la femme qui pleure!

Lundi, 31 janvier 2018
J'ouvre l'œil, les premiers rayons de soleil apparaissent. Nathalie roupille toujours devant moi. Notre week-end a été plutôt tranquille. Nous avons sauté notre vendredi sexy et avons passé la soirée seuls, en amoureux, à notre ancienne résidence. Comme il est près de huit heures, je commence à caresser doucement mon amoureuse. Elle finit par ouvrir les yeux et se tourner vers moi:
— Bonjour, mon amour! dit-elle avec un beau sourire.
— Bonjour, ma puce!
— Merci pour ce tendre week-end. J'avais besoin de ce type de rapprochement. Et surtout, de faire l'amour doucement avec l'homme de ma vie.
— Oui, moi aussi!
Nous nous rapprochons doucement et nos bouches se collent ensemble pour un long moment. À terme, nous faisons l'amour tendrement. Un cunnilingus, une chevauchée et une fellation, tout simplement.
En arrivant à l'ilot de cuisine, Suzanne et Nadine sont assises sur un tabouret alors que Nancy, Johanne, et Stéphanie attendent Nathalie pour aller à la salle de sport. Ma fille, Joannie, me tend une tasse de café frais.
Il y a beaucoup d'effervescence dans la résidence ce matin. C'est le début de la tournée de promotion pour Gloria, Karine et Alexandra.
Aux alentours de dix heures, j'entends le cliquetis des escarpins de Nathalie, sur le plancher de bois franc, en provenance du couloir des chambres. Comme chaque matin, elle vient devant moi, s'arrête et me fait un sourire.
— Tu es tout simplement radieuse, ma puce, ce matin.
— Comme toujours, ce n'est que pour vos yeux, «Monsieur mon amour!»
Elle porte une petite robe noire, recouverte par un veston crème, chaussée sur ses escarpins à semelle rouge. Elle m'embrasse tendrement, salue les gens autour et se dirige vers les bureaux de la fondation.
L'hélicoptère revient de Montréal, avec Annie Sauvageau, qui vient seule, puisque son mari doit faire de menus travaux avec son fils, dans son restaurant.
--- xxxOOOxxx ---
Vers onze heures, Alexandra part la première en direction de la ville de Québec, un peu plus de trois heures de route. Elles y passeront la semaine et le week-end. Gloria et Karine emboîtent le pas ensemble, une trentaine de minutes plus tard. Elles aideront Alexandra à installer son kiosque dans l'un des plus prestigieux centres commerciaux de la vieille capitale, mardi matin. Elles entameront ensuite une tournée de représentations dans les villes périphériques qui ont soit dissous leur propre service de police, soit qui n'en ont pas du tout, à l'exception de la police provinciale.
Nathalie, Stéphanie, Johanne, Éléonore, et moi mangeons rapidement une boîte-repas que Chloé nous a fait livrer. Je me tourne vers Johanne et lui demande:
— Comment te sens-tu, Johanne, dans tes nouvelles chaussures de cheffe de la sécurité?
— Je ne sais pas. Les seules chaussures que je porte sont celles de chef secouriste.
— …
— La bonne nouvelle, mon petit patron adoré, c'est que c'est toi le chef de la sécurité pour les deux prochains mois.
— Ahah! s'exclame Nathalie. Bien répondu.
Je prends une gorgée de café et demande:
— Comment va votre découpage vidéo?
— Nous avons terminé, papa, répond Éléonore.
— Et?
— Nous avons toutes les preuves nécessaires pour le dossier d'adultère, dit Johanne.
— …
— Elle a décollé hier, pour ses vacances en Jamaïque avec son amie France. Nos équipes de Redsun et de Filature express sont à leurs trousses.
— …
— Cependant, tout ce que nous récupérerons de ce dossier n'ajoutera rien de tangible au dossier. Une seule trahison était suffisante pour le «prénup».
— Avez-vous de petits films torrides? questionne Nathalie en regardant Éléonore avec un petit sourire malicieux.
— Rien pour faire exploser ton petit bouton, «ma petite maman cochonne»! répond Éléonore, avec le même petit sourire.
— …
— Les talents de Félix, le masseur, sont déjà connus. Rien de neuf! Oscar, le garde du corps, n'a pas la bite du noir surdimensionné. Un truc semblable à celui de mon mari, rien de plus! Et Jonathan… Une queue, en dessous de la normale.
— En revanche, reprend Johanne, les échanges nous révèlent plein de choses intéressantes.
— Avez-vous des nouvelles de Nadine et Suzanne? dis-je.
— Elles sont parties déjeuner au salon privé avec Lucie, Nico, Annie S. et Nancy, répond Stéphanie.
Je me tourne vers Nathalie et lui demande:
— Avez-vous un programme chargé?
— Oui. Stéphanie et moi devons tracer les grandes lignes de notre plan d'action, en rapport avec les dons caritatifs.
— …
— Nancy doit rencontrer Nico et Lucie, concernant l'ébauche sommaire du type de bâtiment que nous devons construire pour notre éventuelle clinique médicale.
— …
— Nous avons moins de deux semaines pour tout élaborer.
— Tu sais, ma puce, si c'est trop serré, nous pouvons remettre la présentation du plan d'action une ou deux semaines plus tard.
— C'est absolument, hors de question! répond Nathalie sur un ton qui ne laisse aucune place à toute forme de discussion.
Nathalie s'approche de moi, enroule ses bras autour de mon cou pour un tendre baiser. Elle me fait un sourire et entraîne Stéphanie avec elle, vers les bureaux de la fondation. Au même moment, Johanne, Éléonore et moi partons vers ma salle de conférence, mieux connue maintenant comme étant le QG de la sécurité.
--- xxxOOOxxx ---

Note de l'auteur

Veuillez noter qu'à partir de maintenant, tout ce qui est écrit en italique, provient, soit des enregistrements vidéo, ou de l'écoute électronique, concernant notre enquête sur la chanteuse Julie L'Amour.
Je m'installe à l'extrémité de la table, Johanne à ma gauche et Éléonore à ma droite. Éléonore a un ordinateur portable ouvert devant elle. Je vois qu'elle est aussi connectée directement sur le grand écran plasma, situé sur le mur, à l'autre extrémité.
— Johanne, qui sont les protagonistes?
— Outre, Julie et le masseur que nous connaissons déjà, il y en a trois.
— …
— Le garde du corps, Oscar Langlois, est originaire d'Haïti et détient la citoyenneté canadienne. Âgé de 35 ans, il est marié, avec une femme de son pays, 34 ans, et père de deux filles. Son seul antécédent criminel en est un, d'agression simple.
— …
— Jonathan Guay, 43 ans. Il est marié à une femme de 38 ans et père de trois ados, deux gars et une fille. Il est vice-président aux finances, au sein de l'entreprise de Jim Murphy.
— …
— Il y a aussi une femme. France Lanteigne, 48 ans, divorcée et meilleure amie de Julie. Rien d'autre à son sujet.
— Merci! Par quoi commence-t-on?
— Une scène filmée après le match de hockey, répond Johanne.
(Samedi, 15 janvier – 22h45) Le couple entre dans sa luxueuse résidence du quartier Westmount, à Montréal. Ils laissent leur manteau respectif, dans un garde-robe dans le grand vestibule à l'entrée. Ils sont d'excellente humeur tous les deux.
— Je vais me changer et je reviens, dit Julie avec un doux sourire dirigé vers son mari.
— Je te serre un verre? demande-t-il.
— Un Cognac serait gentil, mon chéri.
Jim s'approche d'une crédence, dans le salon. D'une porte, il sort un verre à Cognac ainsi qu'un verre à Whisky. Julie revient au salon, vêtue d'un chic ensemble en molleton, chandail et pantalon. L'ensemble est de couleur beige. Son mari lui tend son cognac. Elle s'assoit sur une causeuse et lui sur une autre causeuse lui faisant face. Les deux étant séparées par une table basse de salon.
— Jim… Comment as-tu trouvé la soirée?
— Intéressante!
— Explique-moi!
— Bien, tu sais, l'autre couple, Nathalie et Mitch, ils sont un peu comparables à notre couple. À peu près les mêmes âges, avec un écart semblable au nôtre.
— …
— En revanche, à la lumière de ce que j'ai vu et entendu, ils se font une priorité de maintenir la flamme en vie, alors que la nôtre semble vouloir s'éteindre.
Julie prend une gorgée de son verre et le relance.
— Qu'est-ce qui te fait dire que notre flamme est en train de s'éteindre?
— Ça me semble évident. Depuis quelques mois, tu es de plus en plus distante. Nous ne discutons presque plus. Ton téléphone portable semble plus intéressant que tout ce que je te raconte.
— C'est sans doute parce que je viens de terminer une grosse tournée d'une soixantaine de spectacles à travers la province. Je regarde ce que les gens pensent sur les réseaux sociaux.
— Tu reçois des appels tard le soir, alors tu vas t'enfermer dans la salle de bain. Tu reçois même des textos la nuit ; tu tournes alors ton appareil vers ta table de chevet.
— Bien, voyons donc! Tu t'imagines toutes sortes de choses, mon chéri. Tu dois même te faire des scénarios d'apocalypse dans ta tête.
— Honnêtement, Ju, je me sens plus comme un simple DAB.
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Rien de plus!

— Voyons, chéri, tu sais que je t'aime aussi fort qu'au premier jour. Sauf, que ça fait un bail maintenant. Vingt ans, ce n'est pas rien. Et je pense que c'est normal qu'une certaine routine s'installe. Puis, il y a la fameuse ménopause, qui, quelques fois, me rend à moitié folle.
— Ça doit être sans doute la même raison pour laquelle tu me fais sécher sexuellement depuis plus de trois mois, maintenant!
Durant un long moment, Julie raconte sa soirée en compagnie de Nathalie, spécialement la visite du salon des femmes des joueurs.
lire (40) Nath et Mitch – une première semaine chargée – chapitres 13 et 14
Elle lui dit que, lorsque Nathalie a pénétré dans la pièce, elle a été accueillie comme une grande star internationale. Elle raconte que quatre ou cinq femmes, en particulier, l'ont accaparée et ont discuté avec elle, un long moment. Puis, celle qui semble être la meneuse du groupe, la femme du capitaine, une dénommée Sandy, a eu un long entretien privé. Elle conclut en disant qu'elle la jalouse: «Elle a pratiquement mon âge et paraît dix ans plus jeune!»
— Moi, je la trouve très charismatique. Elle est très chaleureuse avec les gens. Constamment, elle multiplie les regards complices avec son mari.
— …
— Je l'ai entendu dire haut et fort que son mari était l'homme le plus merveilleux que la terre connaisse. Ça fait dix-huit ans qu'il ne cesse de la faire grandir.
— …
— Je la trouve très allumée et surtout très reconnaissante.
— Est-ce un reproche?
— Non, juste une constatation.
— …
— Après dix-huit ans de vie commune, elle le regarde toujours avec une étincelle dans les yeux.
Julie l'écoute, les yeux grands ouverts. Elle semble très mal à l'aise et ne sait plus comment se placer sur sa causeuse. L'atmosphère est assez tendue. Il reprend:
— Faut donner le crédit à son mari. Lorsqu'il a ressenti que leur relation pouvait devenir platonique, il lui a proposé d'essayer le libertinage.
— Je te vois mal aller dans un club échangiste. Et pour moi et ma réputation, c'est impensable.
— Je ne crois pas qu'ils aillent souvent dans des clubs échangistes.
— …
— Tout ce que je sais, c'est que toutes les femmes qui étaient dans notre salon ce soir, à l'amphithéâtre, outre toi, Ju, il les baise toutes régulièrement.
— Je sais. La fille de sa femme, je ne sais plus son nom, est même venue à notre table, pour confirmer qu'elle avait eu la baise de sa vie avec son beau-père, hier soir.
— Je suis fatigué. Et si nous allions dormir?
— Oui, moi aussi, je suis fatiguée.
--- xxxOOOxxx ---
(Samedi, 15 janvier – 23h50) Le couple entre dans sa chambre. Julie enlève son ensemble en molleton et enfile une robe de nuit en satin, courte, mais rien de vraiment sexy. Jim enlève ses vêtements et se couche en boxer. Il se colle sur sa femme et fait glisser sa main sur sa poitrine. Elle lui prend la main et la repousse.
— Je suis désolé, dit-il. Leur vie libertine m'excite.
— Pas ce soir, peut-être demain. Je suis fatiguée et j'ai un peu mal à la tête.
Elle se tourne en s'assurant de ne pas lui faire face. Son visage est en train de se décomposer.
— STOP! Mets sur pause, Éli, un moment.
— Éléonore arrête la vidéo.
— Est-ce possible d'agrandir l'image sur son visage? dis-je.
— Hum! Hum! murmure-t-elle.
Elle met la vidéo en pause. Je me lève de mon siège et me dirige vers l'écran plasma. Johanne emboîte le pas derrière moi.
— Regarde, Johanne. Elle a les yeux pleins d'eau.
— Oui, je confirme. Comme je te disais, Mitch, tu vas voir, il y a beaucoup de questions autour de cette histoire.
— Prends une capture d'écran, Éli, et imprime-la, s'il te plaît.
Johanne va chercher la feuille sur l'imprimante et revient vers moi. Nous l'examinons tous les deux. Je prends un gros marqueur rouge sur la table et entoure les yeux de Julie. Je prends l'image et la fixe sur un gros tableau de liège.
— Repars la vidéo, Éli!
— C'était la dernière scène.
— Merde, j'aurais aimé voir une ou deux minutes de plus.
— Laisse-moi fouiller, tous les originaux sont bien classés.
Au bout de quelques minutes, elle relance la vidéo à partir du moment où l'autre s'est arrêtée. Nous voyons qu'elle passe sa main pour essuyer ses larmes. Puis, elle pose discrètement ses deux mains sur ses yeux.
— STOP! Agrandis, capture et imprime, s'il te plaît.
Johanne va chercher la nouvelle feuille sur l'imprimante. Je fais un signe de tête à Éléonore pour qu'elle remette la vidéo en marche. Deux minutes plus tard, je lui demande de faire une nouvelle pause. Du coup, elle a les yeux pleins d'eau. Nous prenons une autre capture au moment où elle prend son drap et l'approche de son visage pour essuyer ses larmes.
— C'est important, dit Johanne. Éli, ajoute la séquence jusqu'au moment où elle s'essuie les larmes.
— Oui, patronne!
Johanne va chercher la feuille sur l'imprimante, me la montre. Nous les épinglons les deux feuilles à côté de la première sur le tableau. Nous retournons ensuite nous assoir à notre place.
— Y a-t-il quelque chose le lendemain?
— Non! dit Johanne. Que la routine quotidienne, rien de plus. La prochaine séquence a été tournée lundi soir.
— Qu'en penses-tu, Johanne?
— Je ne sais pas. Je suis sans mot. En fait, je suis fascinée par ton souci du détail. Je ne l'ai pas vu, je suis désolée.
— …
— Mais je te confirme qu'il y a matière à réflexion.
— …
— Toi, Mitch, qu'est-ce que ça te dit?
— Je ne sais pas. À première vue, j'essaie de comprendre les dessous du pourquoi du comment. Cependant, je n'ai pas ton expérience et j'ose croire que ce n'est pas dans notre mandat d'essayer de comprendre.
— Tu as parfaitement raison, Mitch. Notre mandat, c'est de prouver l'infidélité, point final.
— C'est comme si notre mandat était complet. N'est-ce pas?
— Oui. Tout le reste est superflu.
— …
— C'est comme ajouter une trame dramatique au narratif. Ce n'est pas dans le mandat.
— Je comprends. Tu as totalement raison.
— Je comprends aussi, Mitch, que tu aies un intérêt pour la partie sombre de l'histoire. Nath et toi avez vécu la même chose.
— Oui, et ça nous a pris des mois avant de mettre le doigt sur l'élément déclencheur.
— Faisons une pause pour aujourd'hui, Mitch. Laissons décanter tout ça et nous reprendrons plus tard, ou demain. Il n'y a pas d'urgence.
— Oui!
--- xxxOOOxxx ---
Pendant que nous prenons un café à l'ilot de cuisine, Nathalie fait un saut à la résidence pour venir m'informer qu'elles ont décidé de continuer à travailler, ce soir. Au bout du compte, nous décidons, nous aussi, de poursuivre notre travail, Johanne, Éléonore et moi.
Une fois que nous sommes installés dans notre petite salle, je demande à Johanne. Quelle est notre prochaine étape?
— Le départ de Jim Murphy et l'enchainement avec Julie.
— Tu peux lancer la vidéo, Éli.
(Lundi, 17 janvier – 15 heures 30) Julie est confortablement assise sur une des deux causeuses. Elle tient une revue d'une main et un verre de vin de l'autre. Sa solitude est interrompue par l'arrivée soudaine de son mari, Jim Murphy.
— As-tu déjà terminé ta journée de travail, Jim?
— Non. Je viens faire ma valise, je dois précipiter mon départ pour Paris. J'ai une rencontre demain en après-midi, avec un potentiel client qui nécessite un investissement.
— Ah! J'avais l'impression que nous aurions la semaine, entre nous.
— Sans doute pas pour du sexe débridé! dit-il sur un ton sarcastique.
— Bien, dit sur ce ton, ce n'est rien pour arranger les choses.
— Oui, tu as raison. Excuse-moi. C'est la frustration et non ma tête qui a parlé.
— Je suis désolée, mon chéri.
Pendant qu'il se rend dans sa chambre faire sa valise, un autre individu entre dans la maison.
— Louis?
— Oui, madame!
— Oscar est-il avec vous?
— Non, Jim lui a dit qu'il préférait que ce soit moi qui l'accompagne.
— Ah!
Julie se précipite dans la chambre, retrouver son mari.
— Je croyais qu'Oscar t'accompagnait.
— Non, j'y vais avec Louis. Oscar pourra t'accompagner en Jamaïque pour ta protection.
— Il n'en est aucunement question, mon chéri. C'est un trip de femmes. France et moi, seulement. Pas d'hommes.
— Pas de problème. Je lui ferai le message.
Une fois que sa valise est bien bouclée, il se tourne vers Julie. Cette dernière s'approche, entoure ses bras autour de son cou et lui donne un tendre baiser.
— Bon voyage, mon chéri!
— Je t'aime, Julie, tu vas me manquer.
— …
— L'on se revoit dans trois semaines et bonnes vacances avec France.
— Bon voyage, toi aussi.
Sur la vidéo, nous voyons Louis récupérer la valise de son patron et les deux hommes quitter la luxueuse résidence. Quelques minutes plus tard, nous voyons Julie envoyer un SMS. Il apparaît à l'écran:

Nous avons un problème…

Jim vient de quitter pour Paris, à l'avance.

Oscar n'est pas du voyage.

J'appelle la firme de détectives pour les alerter.

Je passe te voir vers 19 heures.

Parfait!

La vidéo s'arrête immédiatement après l'envoi du SMS.
— C'est tout?
— Oui, dit Johanne. Le reste n'apporte rien de plus à l'enquête.
Je me lève et me dirige vers le tableau mural sur lequel nous avons accroché les trois clichés. Je m'assois sur le bord de la grande table et fixe les trois photos. Johanne vient tout près de moi et s'assoit également sur le bord. Du coup, nos pensées sont perturbées par l'arrivée soudaine de Nathalie, dans la pièce.
— Excusez-moi de vous déranger, dit-elle.
— …
— Nous nous commandons des boîtes-repas. Je veux juste savoir si vous en désirez également.
— Approche-toi, ma puce!
Nathalie contourne la table et vient vers nous. Elle s'approche près des trois photos épinglées et les regarde attentivement. Je vois une petite larme perler sur sa joue.
— Est-ce Julie?
— Oui.
— Pourquoi pleure-t-elle?
— Nous ne savons pas. Je croyais que tu pourrais nous éclairer.
— Quel est le contexte?
— Cette scène remonte à notre soirée du hockey. Son mari voulait faire du sexe et elle lui a dit non.
— Pour quel motif?
— Perte de libido ou ménopause, qu'elle lui a dit.
— Ce n'est pas normal, mon amour. Elle est déchirée par sa décision.
— Ça fait trois mois qu'elle le tient à sec.
— Je connais ces pleurs. Elle est au bord de l'effondrement, si tu veux mon avis. Vous avez intérêt à la surveiller parce qu'elle peut partir en vrille.
— …
— Crois-moi, je connais le tabac.
— Je sais, ma puce.
— Ne t'inquiète pas, Nath, reprend Johanne. Nous avons visionné toutes les bandes, jusqu'à son départ en vacances, ce matin.
— Et vous ne savez pas pourquoi elle pleure?
— Non, Nath! Ce n'est pas dans notre mandat de savoir. Notre mandat, c'est de prouver l'adultère, pas de connaître le pourquoi du comment.
— Ah! Je ne savais pas, répond Nathalie.
Nathalie se tourne finalement vers moi et dit:
— Puis, les boîtes-repas?
— Nous sommes preneurs, pour trois personnes.
Elle s'approche de moi, essuie la larme sur sa joue avec la paume de sa main et me fait un petit sourire. Elle m'embrasse tendrement. Avant de partir, elle se tourne vers Johanne et dit:
— Même si ce n'est pas dans votre mandat, ma belle bru, tu sais que mon mari va vouloir aller au fond des choses.
— Oui, je sais!
— …
— Tu sais que ton mari a l'œil, Nath. C'est lui qui a vu les larmes le premier, sur la photo de gauche. Puis, il nous a demandé de voir la suite et nous avons rajouté la scène illustrant les deux autres photos.
— …
— Du coup, moi aussi, j'ai envie de savoir.
Je me redresse et me tourne vers les trois femmes.
— Mesdames, je crois que vous avez un peu perdu le cap, dans cette histoire.
— Pourquoi? demande Johanne.
— Parce que vous avez oublié qu'il y a aussi un complot criminel derrière tout ça.
— …
— Et qu'on le veuille ou pas, ça fait aussi partie de notre mandat.
— Oui, Mitch. Dans la prochaine vidéo! répond Johanne avec un petit sourire.
Nathalie quitte la pièce et Éléonore va nous chercher chacun un café, à la cuisine.
--- xxxOOOxxx ---
— Mitch, souhaites-tu continuer ou arrêter? demande Johanne.
— Allons-y avec une dernière vidéo.
Éléonore lance la prochaine scène:
(Lundi, 17 janvier – 18h50)
Le signal de la sonnette d'entrée se fait entendre. Johanne prend son téléphone qui a un accès direct avec l'interphone et demande:
— Oui, est-ce que je peux vous aider?
— C'est Jonathan!
— J'arrive.
Elle se lève de sa causeuse au salon et se dirige vers l'entrée. Elle accueille Jonathan. Les deux se font une courte étreinte, sans s'embrasser. Il l'amène au salon et il s'assoit sur la causeuse devant lui.
— Quelque chose à boire?
— Un verre de vin rouge fera l'affaire.
Elle va vers un large buffet dans le salon, y sort deux énormes verres à vin et y verse du vin rouge. Elle lui tend le verre et va s'assoir en face de lui. Il enchaîne:
— La firme de détectives est déjà à l'action. Ils ont de la filature prête à l'aéroport Charles-de-Gaule. Aussitôt qu'il descendra de son avion privé, ils le prendront en chasse.
— …
— J'ai aussi parlé avec l'avocat qui traite notre dossier. Il dit qu'il est prêt et, dès qu'il aura les documents explicites de trahison, il complètera les papiers, rapidement.
— …
— Il pourrait même lui servir la demande de divorce à Paris, si c'est toujours ton choix.
— Ai-je le choix?
— Pas vraiment. Tu connais les termes de notre entente.
— …
— Je vais faire de toi l'une des femmes les plus riches au pays.
— …
— Deux milliards de dollars, ce n'est quand même pas rien.
— Oui, mais je pense à Jim.
— Dis-toi qu'il ne sera pas dans la rue, il lui restera toujours deux milliards.
— Et toi, que feras-tu avec tes deux cents millions?
— Je ferai une demande de divorce, un jour avant que toi tu déposes. Comme nous serons séparés, je conserverai la totalité du montant pour moi.
— Et pour tes enfants?
— Je paierai la pension alimentaire qui me sera imposée par la justice.
— Et ta femme?
— Elle se trouvera un emploi, tout simplement.
— …
— Parlant d'argent, la firme de détectives veut un dépôt à l'avance de 50k$ pour continuer.
— Je leur ai déjà versé 20k$!
— Je sais, mais il y a beaucoup de dépenses outre-mer.
— Tu es en train de drainer toutes mes économies.
— Vois ça comme un investissement. En plus, tu économises 20 000 $, puisque Oscar n'est pas du voyage. Il ne pourra pas nous servir de taupe.
Julie se lève et va chercher la bouteille de vin sur le buffet et l'apporte sur la table basse du salon, devant eux. Elle remplit les deux verres.
— PAUSE, Éléonore, s'il te plaît.
Éléonore arrête la vidéo et je me tourne vers Johanne, à côté de moi.
— Je pense, Johanne, que le complot apparait de plus en plus évident.
— Oui, tu as raison.
— C'est triste que Suzanne et Nadine ne soient pas avec nous, dis-je.
— Elles sont à l'ilot de cuisine avec Lucie, répond Éléonore.
— Ah! Va donc les chercher.
Moins d'une minute plus tard, Suzanne et Nadine reviennent dans la salle. Lucie les accompagne, mais uniquement pour nous saluer avant d'aller se coucher.
Johanne n'est vêtue que de son long t-shirt bleu foncé, à l'effigie de son corps de police. Nadine ne porte qu'un long chemisier blanc, déboutonné jusqu'au bas de ses seins. Elle me regarde avec un petit sourire malicieux. Elle prend place à droite d'Éléonore, de l'autre côté de la table. Suzanne s'assoit à gauche de Johanne.
— Éli, repasse la même vidéo que nous venons de regarder.
Au bout d'une trentaine de minutes, Éléonore le met sur pause au même endroit où nous avons arrêté, un peu plus tôt. Suzanne se tourne vers nous et demande:
— Est-ce tout ce que vous avez?
— Non! répond Johanne.
— Nous avons déjà visionné deux autres vidéos. Mais, c'est sans importance. À l'exception peut-être que nous savons qu'elle lui refuse toute activité sexuelle, depuis trois mois.
— Est-ce que ce n'est pas mon mandat de visionner avec vous et de vous conseiller ?
— Oui! dis-je.
— …
— Mais, je voulais vous laisser plus de temps à vous deux. C'est la dernière journée de congé de Nadine.
— Merci, Mitch. C'est gentil de ta part.
Johanne lui tend un dossier et dit:
— Voici les transcriptions des échanges des trois premières vidéos que nous avons consultées.
Suzanne tourne les pages, se penche vers la table et approche un pot de crayons. Elle attrape un surligneur jaune et rature trois passages. Elle rature: «Tu connais les termes de notre entente» et «Tu es en train de drainer toutes mes économies». Puis elle rature: «Deux milliards de dollars, ce n'est quand même pas rien» et enfin, «Et toi, que feras-tu avec tes deux cents millions?»
— Nous avons le début du commencement de quelque chose, dit Suzanne, le plus sérieusement du monde.
— …
— Un complot en vue d'une extorsion importante. Clairement, c'est lui qui mène le dossier et elle ne fait que contribuer financièrement. L'entente, qui n'est pas stipulée, laisse sous-entendre qu'il touche une forme de commission équivalente à 10%.
— C'est ce que nous comprenons, dit Johanne.
— Mais, il manque de viande autour de l'os.
— Je sais, Suzanne! conclut-elle.
— Enclenche la suite, Éli! dis-je.
Éléonore relance la vidéo et, au bout de deux ou trois minutes, il y a un écran noir qui apparait de deux secondes. Je la regarde:
— Nous avons sauté un long moment, puisqu'ils ne font que prendre de plus en plus de vin, en discutant de tout et de rien. Spécialement de sa dernière tournée.
— Je confirme, dit Johanne.
— Ça va, continue! dis-je.
Elle relance la vidéo et la discussion reprend entre les deux protagonistes.
— Durant tes tournées, Julie, t'es-tu souvent envoyée en l'air avec d'autres mecs?
— Jamais! répond-elle sur un ton ferme.
— …
— Je n'ai jamais trompé mon mari, depuis que nous sommes ensemble.
— Bah si! Lorsque nous nous sommes embrassés à la soirée de gala charitable au Méridien.
— …
— Tu sais, lorsque j'ai discuté avec l'avocat, il m'a clairement dit que la trahison conjugale n'était pas limitée au simple geste sexuel. Notre baiser, c'est aussi considéré comme une trahison.
— Je sais, dit-elle. Tu me l'as claironné assez souvent.
— Oui, mais je ne t'ai pas tordu le bras, non plus. Non seulement tu étais totalement consentante, mais tu étais aussi très investie.
— Tu as raison. J'ai eu un moment de faiblesse. Un moment où, emprisonnée dans la routine conjugale de vingt ans de mariage, j'avais besoin d'une étincelle.
— …
— Celle de me sentir de nouveau, une femme désirée, malgré ma cinquantaine. Un petit moment euphorique, juste pour moi.
— …
— J'avais besoin de me sentir autre chose qu'une femme invisible. J'avais besoin d'être vue vivante. Et l'alcool aidant, je me suis laissé aller.
— Puis, le regrettes-tu?
— Énormément. Pas parce que le baiser n'était pas ce que je recherchais, mais plutôt pour tous les regrets que j'en ai depuis.
— …
— Chaque fois que je repousse mon mari, ça m'arrache le cœur. Il ne mérite pas ça.
— Oui, mais c'est le plan. Plus il reste à sec, plus il aura envie de s'envoyer avec une autre femme, durant son périple.
Leur discussion est interrompue alors qu'elle accroche son verre de vin et qu'il se renverse sur elle. Elle se lève, le regarde et dit:
— Je vais me changer et je reviens.
Nous la voyons monter vers sa chambre à l'étage. Nous la voyons se déshabiller nue. Elle ne fera sûrement pas les pages centrales de «Playboy», mais son corps est bien conservé. Agréable à regarder. Ses seins pendent comme ceux d'une femme de son âge, bonnet B, et ses fesses sont un peu flasques, mais ce n'est pas désagréable.
Elle enfile un kimono de dentelle en satin, de couleur bleu foncé. Elle attache ses cheveux en queue de cheval et redescend au salon. Jonathan est en train d'éponger la table basse et le plancher avec un linge humide. On voit aussi qu'il a rempli les verres de vin.
Elle reprend sa place sur le canapé et Jonathan la toise longuement.
— Tu es ravissante, Julie!
— Merci, c'est gentil.
— Ça ne doit pas être évident pour toi, le sexe avec un homme de soixante-dix ans.
— Ne sois pas inquiet. Il assure toujours Jim. Il est, à la fois, bien monté et très créatif.
— …
— Puis, au cas où tu ne le saurais pas, il y a de petites pilules magiques qui existent.
— …
— Puis toi, dans la mi-quarantaine, le fais-tu souvent avec ta femme?
— Non, elle n'est pas tellement portée sur la chose. Après le troisième enfant, nos étreintes sont devenues de plus en plus rares.
— …
— Mais tu sais, comme tu es à sec depuis trois mois, nous pourrions peut-être tenter quelque chose. Non?
— Ça serait tromper mon mari.
— Oui, mais c'est déjà fait. Nous nous sommes embrassés. Donc, la glace est brisée.
— …
— Tu sais, ce n'est pas le nombre de fois qui compte. C'est la première fois.
Julie prend une gorgée de son xième verre de vin, puis dépose son verre sur la table. Elle défait le ceinturon de sa robe de chambre, dévoile sa poitrine et s'affale sur le divan. Elle écarte ses jambes et commence à caresser sa chatte très poilue, en fixant Jonathan, avec un petit sourire malicieux.
Elle passe sa main à sa bouche pour humidifier ses doigts et entreprend une lente masturbation.
— Il y a beaucoup d'herbe haute, dans ta vallée.
— Et si tu me montrais ton équipement au lieu de critiquer?
Il se déshabille rapidement et s'approche, la queue bien tendue. Très alcoolisée, elle ne peut s'empêcher de lui dire:
— Ouain, admettons que ta femme n'est pas tombée sur le gros lot!
— Tu regardes trop de petits films cochons. Dis-toi que je suis un peu en deçà de la normalité. Moins d'un centimètre.
— Et côté grosseur, disons qu'elle ne fait pas d'embonpoint non plus! Elle est, genre, fine et athlétique!
— Tu deviens de plus en plus désagréable.
— C'est juste que dans ma tête, je m'imaginais tromper Jim avec un truc plus «WOW!» Tu sais?
— …
— Mais la bonne nouvelle, c'est que tu bandes dur!
Elle s'étend sur la causeuse, écarte ses jambes, toujours sa robe de chambre ouverte, dévoilant sa poitrine un peu flasque, de belles auréoles et des mamelons de taille moyenne, un peu tendus.
— Puis, tu viens le tremper ou pas, ton petit pinceau?
Suzanne se tourne vers moi et dit:
— Elle est assez saoule et humiliante, la dame.
— Oui, je te le concède. Moi, à la place du gars, j'aurais déjà foutu le camp.
— En revanche, il a été le premier à la critiquer.
— …
— Et toi, le poil, ça te dérange?
— Non, si c'est entretenu. Mais, je te dirais que ma femme et moi portons une attention particulière à la propreté de nos attributs. Nous sommes tous les deux rasés.
Notre regard se tourne de nouveau vers l'écran plasma.
— Veux-tu me sucer un peu, Jonathan, pour me lubrifier?
— Tu sais, moi, les poils pris entre les dents, ce n'est pas trop mon truc.
Il crache un filet de salive dans sa main et lubrifie sa queue. Il se met à genoux, elle relève un peu les jambes, et il s'enfonce d'un coup jusqu'au fond. Il se met à la défoncer avec l'énergie du désespoir. Il pose ses mains sur ses cuisses et y va de toutes ses forces.
— Oui, plus fort! dit-elle.
— …
— Encore… Plus fort… Ah… Ah… Ah… Plus loin… Va plus loin… Ah… Ah… Ah… Encore… Encore…
— …
— Merde… Essaie d'aller plus loin… Ah… Ah… Ah… Ahhhhh… Ah…
Jonathan est presque à bout de souffle. Il y met toute la gomme, Julie ne fait que gémir un peu. Au bout de quatre minutes, il dit:
— Je vais venir… Julie…
— Oui… Vide-toi mon cochon… Qu'on en finisse!
— ARGHHHHHHHHHHHHH! grogne-t-il en s'arrêtant enfoncé dans sa chatte alors qu'il éjacule.
Il se baisse pour l'embrasser et cette dernière tourne violemment sa tête sur le côté pour l'éviter.
— Qui a-t-il? Tu n'as pas aimé?
— Veux-tu une réponse honnête?
— Bien oui!
— Disons que c'est ma pire expérience sexuelle, à vie.
— …
— Je comprends un peu ta femme!
— J'ai quand même fait trois enfants.
— Je ne parle pas de la qualité de ton sperme. Je parle du plaisir de ta partenaire.
— J'ai quand même soutenu le rythme un bon moment. Tu sais, plus longtemps, la partenaire devient irritée, à ce que j'ai lu.
— Bah! Franchement, tu n'es pas équipé pour irriter personne!
— Tu es de plus en plus dégueulasse!
— Habille-toi et fous le camp!
— …
— Considère maintenant notre relation comme une relation strictement d'affaires.
Elle se lève, attache le ceinturon de sa robe de chambre et le dévisage pendant qu'il s'habille. Une fois que c'est fait, elle va le reconduire à la porte. Dès qu'il quitte la demeure, elle verrouille la porte et monte à l'étage. L'écran de la vidéo devient noir.
--- xxxOOOxxx ---
Éléonore ferme son ordinateur portable et nous regarde.
— Il n'y a rien d'autre, sur la vidéo.
— Que sa douche et une longue séance de pleurs, dans son lit.
— Et vous ne l'ajoutez pas?
— Non, Mitch! répond Johanne.
— …
— Notre mandat n'est pas de savoir si elle prend plaisir ou pas à tromper son mari. C'est de savoir si elle trompe son mari. Là, nous avons clairement la réponse.
Je vois que Suzanne, à ma droite, tourne les pages du narratif et s'arrête sur un passage.
— Qu'as-tu surligné, Suzanne?
— La partie qui m'intéresse: «Considère maintenant notre relation comme une relation strictement d'affaires.»
Je n'ai pas le temps de lui répondre que j'entends un commentaire hors champ de Nathalie, derrière moi:
— Au moins, elle a eu la sagesse de ne pas simuler!
— …
— Je l'admire pour ça.
Je me tourne vers elle et lui demande:
— Depuis quand es-tu dans l'encadrement de la porte, ma puce?
— Un bon moment. Je ne voulais juste pas vous déranger. Les autres n'ont rien dit parce que je leur ai fait signe de m'ignorer.
— Dis-moi, ta journée?
— Notre plan d'action 2018 est complété et Annie a même eu le temps de nous faire un beau PowerPoint. Il ne manque que quelques images à ajouter.
— Hummmmm! J'ai hâte à la présentation!
— Le 13 février, mon amour!
Comme elle ne porte que son long t-shirt noir, j'ai souvent le regard figé sur sa poitrine. Elle en est très consciente, puisque ses mamelons se tendent. Ça ne passe pas inaperçu au regard de Nadine, qui dit malicieusement:
— Nath, tu bandes toujours aussi solidement sur ton mari!
Elle s'approche derrière moi, se baisse et prend ma queue dans sa main, à travers mon pantalon. Suzanne jette un regard discret et Nathalie répond à Nadine:
— Si tu voyais, Nadine, je te dirais que c'est réciproque.
— Je confirme! dit Suzanne avec un large sourire.
Sur ce, nous nous levons et allons tous vers l'ilot de cuisine.
--- xxxOOOxxx ---
L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé: «Sommes-nous allés trop vite avec Suzanne?» qui sera publié le 29 mars.

Note de l'auteur

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Breizh299
29 mars 2026 à 20:31
Bonjour, Bonsoir
J'ai bien l'impression qu'il y a un loup dans cette histoire de soit disant "adultère" de Julie
J'ai plus l'impression qu'elle est prise a la gorge par son partenaire qui ne cherches que le pouvoir financier de Jim.
Elle a fréquentée Nathalie et l'aura de celle-ci auprès de toutes les femmes rencontrées (les femmes des joueurs de hockey), la fusion entre elle et Mitch semble l'avoir troublée
Il semblerait que le couple s'est perdu dans leurs occupations professionnelles
Et comme son acolyte lui a imposé (en faisant un chantage) de mettre Jim a la diète sexuelle, ce qui ne facilite pas le rapprochement
J'ai bien aimé la réaction de Mitch et l'interrogation qui s'en suit
Attendons la suite, mais à mon sens ce n'est pas aussi simple que prévu
Mitch avec la droiture qu'il démontre ne devrait pas laisser passer ce point de détail
Modifié 29 mars 2026 à 21:29
Soyez respectueux
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Photo de profil de Fosgate
Fosgate
27 mars 2026 à 03:25
Vraiment hâte de voir la suite.!!!
Soyez respectueux
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MAUDARD
26 mars 2026 à 17:52
Première impression : Se refuser à Jim coûte énormément à Julie ; a-t-elle des sentiments envers lui, ou s'attendrit-elle sur elle même ? Bon mais ce n'est pas le but de la mission confiée
Néanmoins un complot semble être monté pour soutirer la moitié du pactole représenté par JIM !
Soyez respectueux
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