Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Souvenir d’un joli printemps à Paris. Jeu de rôle pour Mareva. — Chapitre 1
Auteurs
Souvenir d’un joli printemps à Paris. Jeu de rôle pour Mareva.
Chapitre 1
Nous nous étions attablés à la terrasse du café jouxtant notre hôtel parisien afin de pouvoir nous pénétrer des premiers rayons de soleil de printemps.
Mareva, quoique bien enveloppée dans un manteau épais vu sa frilosité, attirait tous les regards, d’hommes comme de femmes, envieux de son teint hâlé en cette période encore fraîche de l’année. Nous arrivions juste de Tahiti.
Nous n’avions pas de projets particuliers en ce début d’après-midi. Nous lézardions tout en observant sans mot les passants qui se pressaient dans la ruelle ainsi que les clients attablés comme nous à la terrasse de ce café.
Un homme seul, de grande taille, vêtu très élégamment, profita d’une table qui se libérait à quelques mètres de nous pour prendre place. Il commanda au garçon un double expresso. Il ne jeta qu’un regard très furtif en direction de Mareva. Cette indifférence affichée pouvait être aussi une façon habile pour que nous lui manifestions quelque intérêt ?
À cette insolence déguisée, Mareva se pencha vers moi pour me murmurer à l’oreille : Il est plutôt mignon. L’homme était effectivement de belle stature, la quarantaine, les yeux clairs.
Mareva adore les défis. Elle me chuchota : J’ai envie de m’offrir à lui, de me soumettre, de jouer le rôle d’une escorte, d’une pute. Après tout, nous sommes loin de chez nous, ça restera entre nous. Je hochai la tête en signe d’approbation, déjà gagné par l’excitation de ses désirs.
Il me fallait maintenant faire vite. L’inconnu avait avalé son café et pouvait s’échapper comme il était venu. Je prenais mon courage à deux mains, je me levais et je m’approchais de sa table. L’homme leva les yeux vers moi, petit sourire en coin, sans surprise comme si ce dernier avait deviné nos intentions. À moins qu’il ne soit familier de ce type de rencontre fortuite. Il est vrai que le Club échangiste (nous ne donnerons pas son nom par précaution) que nous fréquentions d’usage se tenait juste une ruelle plus loin.
Je me présentais et nous nous serrâmes la main comme de vieux amis pour rompre la distance. Il se dénommait Jérémie.
Mon bref discours fut assez convaincant pour que Jérémie accepte mon invitation à prendre le pas avec nous en direction de l’hôtel. Mareva, qui nous rejoignait, lui prit le bras. La glace était brisée. Je n’entendis pas la nature de leurs premiers échanges par lesquels ils semblaient faire connaissance tout en marchant. Les rires étouffés de Mareva ponctuaient leurs conversations. Que pouvait-il bien lui dire ? Lui promettre ?
Notre compromis avec Mareva était que je m’efface un temps pour leur laisser quelque moment d’intimité complice.
Comme un couple, ils gagnèrent tous les deux l’hôtel, pour franchir sa porte et se saisir de la clé que leur tendait le réceptionniste (lequel ne semblait pas dupe de la trame qui allait se jouer). Je les vis appeler l’ascenseur et disparaître.
Je prenais place dans un des fauteuils du lounge de l’hôtel tentant de deviner ce que Mareva réserverait à son hôte.
Je m’imaginais toutes options possibles mais je n’avais aucune idée de ce qui pouvait maintenant se jouer au deuxième étage de cet hôtel dans la chambre que nous occupions depuis deux jours. J’étais donc impatient de pouvoir les retrouver et le quart d’heure d’avance que Mareva avait sollicité n’en finissait pas, comme si le temps s’était arrêté.
Quelques vingt minutes s’écoulèrent quand je pris le parti de gravir les escaliers quatre par quatre qui me conduisirent à l’étage supérieur. Le loquet était déverrouillé pour permettre que la porte de la chambre reste entrebâillée. J’entrais, puis je refermais à clé la porte.
La salle de bain sur la gauche était restée allumée, des serviettes avaient été utilisées attestant que notre hôte avait fait un brin de toilette intime. La lumière tamisée d’un abat-jour cassait l’obscurité dans laquelle la chambre avait été plongée, pour me permettre de découvrir rapidement les deux amants entièrement nus se caressant tous les deux dans un soixante-neuf magistral.
Les lèvres de Mareva allaient et venaient, engloutissant la hampe du sexe emprisonné dans ses doigts, à hauteur de sa moitié vu sa longue taille, ondulant tout en gloussant pour se frotter sur la bouche de Jérémie. De ses doigts, elle ponctuait la caresse de ses lèvres par le branlement du sexe érigé et trempé de salive.
Mareva sentit ma présence mais n’abandonna pas pour autant la caresse de ce majestueux pieu tendu. Jérémie avait un sexe long de diamètre particulièrement épais, quasiment le double du mien, des veinures couraient tout le long de sa hampe, avec des bourses bien rondes, épilé comme Mareva les affectionne : défi gagnant ! Car de plus, il n’était pas circoncis avec un prépuce dilaté étranglant la base de son gland volumineux gonflé de sang.
Mareva jouait aussi à descendre avec sa langue du gland vers les bourses qu’elle mordillait, arrachant de petits cris de surprise à son amant, de satisfaction ou bien de plaisir. La pointe de la langue de Mareva retrouvait à nouveau le frein pour le torturer avant de creuser les joues pour aspirer le gland. La jeune femme dominait totalement son amant avec ses lèvres.
Mareva finit par me gratifier de son joli sourire et, abandonnant son amant, elle se releva pour venir me poser un baiser. Jérémie s’adossa sur un coude et me vanta la beauté de Mareva et ses prouesses.
Mareva retourna vers Jérémie et le reprit dans sa bouche. Déjà, son sexe imposant se redressait. Le regard dans le mien, elle poussa l’audace de lui titiller d’un doigt l’anus. Jérémie acquiesça et Mareva le pénétra. Bloquant ses deux jambes repliées vers l’arrière, le bassin maintenant relevé, son anus offert, Mareva ne refusa pas l’invitation de Jérémie. La langue de la jeune femme balaya d’abord ses bourses puis entreprit une timide caresse de son petit sillon. Au rythme des soupirs approbateurs de l’homme, familier de ce type de plaisir, sa langue le pénétra pour le fouiller. Cette caresse intime me parut ne jamais finir. Elle m’indisposait.
Je pris alors l’initiative d’inviter Jérémie à prendre ma jeune femme en lui tendant un de mes préservatifs. Il se dégagea de Mareva, le pieu de chair extraordinairement rigide pour se recouvrir. Il était vraiment très bien monté.
Je positionnais moi-même Mareva sur ses genoux, la croupe bien relevée. Mareva me chuchota : Tu es fâché ? Tu ne voulais pas que je lui lèche le cul ?
Jérémie, adossé à Mareva, se glissait déjà dans le ventre de Mareva à qui il arracha son approbation. La tournure me plaisait plus.
Jérémie, d’abord très précautionneux, accéléra rapidement ses mouvements pour frapper les hanches de ma jeune femme en les ponctuant de claques sur les fesses. Mareva gloussait maintenant de plaisir sous les coups de semonce de Jérémie.
Haletant, Jérémie soupirait d’aise tout autant. Tout en me dévisageant, il semblait vouloir me manifester sa satisfaction de posséder ma jeune compagne. Ses mots crus me firent deviner que Mareva lui avait confié la nature de notre pari complice : Regarde comment je la baise bien ! Regarde comment je la baise, ta femme ! Je l’encourageais à redoubler d’effort : Oui, mon ami, baise-la, allez, plus fort !
Mareva se prêtait tout autant au jeu : Mon Amour, tu aimes me regarder ? Tu as vu ! Il me baise bien !
Ses plaintes ravivaient mon érection emprisonnée dans mon pantalon. Simple observateur, j’étais toujours vêtu. J’avais maintenant envie de sa bouche. Mais je me résignais afin que Mareva puisse continuer à se satisfaire pleinement des ruades de Jérémie.
Particulièrement endurant, Jérémie pouvait passer d’un rythme lent à un autre plus soutenu. Ses mots étaient alors différents. Il vantait notamment la beauté de Mareva : Comme tu es belle ! J’envie ton homme. Mais le cru revenait au galop, encouragé par les supplications de Mareva : Je suis toute à toi ! Baise-moi Jérémie ! Et, les miennes : Oui, défonce-la, défonce-la ! Plus fort !
Soudain, Mareva se crispa, toute tremblante, emportée par un orgasme foudroyant. Il ne semblait jamais se finir. Jérémie jubilant, satisfait du plaisir prodigué, redoublait de vigueur dans ses assauts. L’excitation lui fit tenter une dérobade : Demande-moi de t’enculer ! Et Mareva approuva sans détour : Oui, j’ai envie que tu m’encules !
Je ne m’y opposais pas, bien au contraire. Jérémie se dégagea aussitôt de Mareva pour poser sa bouche sur son anus qu’il se mit à lécher. Mareva, docile, semblait apprécier par ses murmures cette caresse intime. La langue de Jérémie fouilla son petit sillon comme elle le lui avait fait. Un doigt, puis deux réunis le pénétrèrent. Jérémie exprima toute sa satisfaction : Mais, il n’est pas si serré que cela ce petit cul ! Il est bien ouvert !
Jérémie intima à la jeune femme de s’allonger sur le dos. Se saisissant de ses jambes, en les repliant vers l’arrière, le petit sillon de Mareva se retrouvait désormais à égale hauteur de sa verge tendue, sur le même plan médian. Ce petit sillon, Jérémie le frictionna d’abord avec son gland dont il avait pris la peine de bien le recouvrir de salive. Mareva approuvait car Jérémie manœuvrait assez habilement. Il était clair qu’il était un adepte de ce type de pénétration. Le gland la força. Mareva accompagna de ses doigts la tige offerte jusqu’à ce qu’elle s’impose au plus profond d’elle. Je mesurai que Mareva accueillait finalement très facilement l’intrus malgré sa grande taille. Jérémie donna rapidement le rythme souhaité à sa pénétration. Le souffle court, il gratifiait l’anus offert de petits coups secs.
Le plaisir gagna Mareva. Elle me fit partager son émotion : Mon amour, il m’encule ! Le salaud ! Il m’encule !
Tout en mordillant ses doigts, Mareva avouait : Ouah, c’est bon ! Je ne pus m’empêcher de lui demander par défi ce qui était bon ? Sa réponse fut cinglante : Trop bon d’être enculée par la grosse queue de Jérémie. Bande de salauds ! C’est ce que vous vouliez tous les deux ! Hein ?
Jérémie, en sueur et rugissant d’excitation, besogna alors Mareva de plus belle. Mareva hurla sa jouissance tout en se trémoussant. Puis, elle se mit sur le côté pour lui échapper, épuisée.
Mais Jérémie garda la main dans ce jeu de soumission qui semblait bien lui plaire : Maintenant, tu vas me faire jouir. Mareva restait muette. Mais qui ne dit mot consent.
Jérémie, se libérant de son préservatif enduit des souillures de Mareva, s’allongea invitant la jeune femme à le prendre dans sa bouche : Fais-moi jouir ! Tu avales, jolie vahine ?
D’ordinaire, Mareva n’avale pas un inconnu. Le silence de Mareva valait-il accord de sa part.
Je restais figé. Mareva excitée s’exécutait déjà pour lui prodiguer le meilleur de ses caresses.
Jérémie tourna son regard vers moi, appuyant fortement par défi, ses deux mains sur la tête de Mareva pour enfourner sa verge au plus profond de sa gorge : Le parfait salaud ! Il jouait bien son rôle !
Mareva, docile, se soumettait. Elle avait posé elle-même les règles de ce jeu coquin. Les larmes lui montaient aux yeux mais elle tenait bon.
Jérémie cria finalement. Mareva s’étouffait sans interrompre pour autant l’aspiration du gland qui se dégorgeait.
Jérémie grognait, ordonnant : Avale, avale tout !
Mareva le garda longtemps en bouche tout en aspirant le prépuce qui avait peu à peu recouvert le sexe ramollissant de Jérémie.
Il s’esclaffa : Tu as tout avalé ?
Mareva, quoiqu’un peu penaude vis-à-vis de moi, lui clama pour sa défense : Ben oui ! Tu ne m’as pas laissé le choix ! Mais, il est bon ton sperme !
Éclats de rire.
Le jeu coquin s’estompait. La réalité reprit rapidement le dessus.
Jérémie, congédié, demanda à nous revoir. Nous prîmes son numéro de téléphone. Mais, il n’y eut pas de suite à cet après-midi de joli printemps.
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