Inspiré du réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le livre de ma vie - Tome 1 — Chapitre 6 · Intermède
Auteur
Le livre de ma vie - Tome 1
Chapitre 6 · Intermède
Nous nous retrouvons tous autour de la table pour le dîner, pigeons et tarte tatin, avec un vin de Touraine, la discussion tournant autour des activités du lendemain. Visite pas visite, on reste sur place, restaurant, … bref un joyeux fourre-tout sans vraiment avoir arrêté quelque chose lorsque le téléphone sonne. Bernard, le plus prompt à lâcher sa fourchette, décroche pendant que nous continuons à échanger, échange quelques mots puis raccroche.
— Bon les amis, une bonne et une mauvaise nouvelle : Claude et Françoise passent nous voir demain, mais hélas avec Liliane.
— Liliane c’est leur fille Jean-Marie, mais elle ne fait pas partie de notre cercle, donc on va se faire un dimanche de tous les jours ; Daniel, à toi les courses, Nicole et moi on fera à manger.
— Liliane c’est leur fille Jean-Marie, mais elle ne fait pas partie de notre cercle, donc on va se faire un dimanche de tous les jours ; Daniel, à toi les courses, Nicole et moi on fera à manger.
Une certaine déception se lit sur les visages.
La soirée se termine dans la rigolade, majoritairement due au nombre de bouteilles de champagne passées entre nos mains.
De retour dans ma chambre, un peu pompette, je me déshabille et me glisse dans les draps, repensant à tout ce que j’ai vécu ces derniers temps, la rencontre avec Bernard et Nicole, l’expérience avec Daniel et Bernard, ressentant encore le contact de leurs sexes dans mes mains, geste que je n’aurais jamais pensé faire et accepter, ma relation avec Claudie, bref un monde de plaisir loin de ce que j’avais imaginé.
Après une nuit de sommeil réparateur, je retrouve tout le monde. Le petit-déjeuner copieux avalé, chacun se prépare à sa mission, me rendant compte que je n’avais pas reçu de feuille de route.
— Et moi je fais quoi ?
— Ah oui toi, euh, ben je sais pas trop, quelqu’un a une idée ?
— Ah oui toi, euh, ben je sais pas trop, quelqu’un a une idée ?
Des signes négatifs de la tête de la part de la gent masculine.
— Et toi Claudie ?
— À part ses talents relationnels, je ne vois pas trop. Ah si, Jean-Marie, tu seras le chaperon de Liliane pour la journée, avec un clin d’œil.
— Ce qu’elle ne te dit pas, c’est que La Liliane c’est pas un cadeau, plutôt petite fille sage, enfin à notre goût, elle ne sait rien de la vie parallèle de ses parents, et qu’elle vient de se faire jeter par son copain qui n’était pas une lumière, soit dit en passant.
— Arrête Bernard, tu ne l’as jamais aimé alors que tu ne l’as vu qu’une fois. Voilà donc ta mission si tu l’acceptes : tenir compagnie à une ravissante jeune fille, sûrement en pleurs et cherchant une épaule pour s’épancher.
— Allez, ne la découragez pas, elle est plutôt sympa, mais on te fait confiance, et surtout motus sur nos petits jeux, d’accord ?
— Ok, j’accepte la mission, trouvant la situation cocasse.
— À part ses talents relationnels, je ne vois pas trop. Ah si, Jean-Marie, tu seras le chaperon de Liliane pour la journée, avec un clin d’œil.
— Ce qu’elle ne te dit pas, c’est que La Liliane c’est pas un cadeau, plutôt petite fille sage, enfin à notre goût, elle ne sait rien de la vie parallèle de ses parents, et qu’elle vient de se faire jeter par son copain qui n’était pas une lumière, soit dit en passant.
— Arrête Bernard, tu ne l’as jamais aimé alors que tu ne l’as vu qu’une fois. Voilà donc ta mission si tu l’acceptes : tenir compagnie à une ravissante jeune fille, sûrement en pleurs et cherchant une épaule pour s’épancher.
— Allez, ne la découragez pas, elle est plutôt sympa, mais on te fait confiance, et surtout motus sur nos petits jeux, d’accord ?
— Ok, j’accepte la mission, trouvant la situation cocasse.
Table dressée, bouteilles débouchées et aérées, poulet au four… arrivée d’une voiture, découverte du trio : un couple physiquement disparate, lui rond dénotant avec son épouse fine, mais tous deux habillés plutôt chicos, et la fameuse fille, plutôt belle, jean, pull en V, cheveux mi-longs sur les épaules. Les bonjours, tu vas bien, sympa d’être passés nous voir… Jean-Marie, un ami photographe de Bernard avec qui nous avons sympathisé, et voici Liliane.
— Bonjour Liliane, un peu emprunté, mais je me retrouve vite avec une bise sur chaque joue. Bonjour Jean-Marie, ça va ? Sympa que tu sois là parce que les réunions de vieux, euh, moi… par-dessus la tête, en alliant le geste à la parole.
— Liliane voyons !
— Ben quoi, j’ai pas raison Jean-Marie ?
— Liliane voyons !
— Ben quoi, j’ai pas raison Jean-Marie ?
Je ne dis rien et c’est Claudie qui vient à mon secours en criant : « Apéro pour tout le monde », ce qui me sort de l’embarras.
Naturellement, je me retrouve aux côtés de Liliane, semblant apprécier que nous soyons de la même génération. Plus nous parlons, plus je trouve la description faite très éloignée de la réalité : elle semble ouverte, plutôt joyeuse, et nous discutons de musique, cinéma… et nous nous trouvons un certain nombre de choses en commun.
Le déjeuner s’éternise, et au moment du café, Nicole passe derrière nous en ramenant quelques plats vides à la cuisine.
— Et si vous alliez vous promener ? Le coin est plutôt sympa. Si Bernard veut bien vous prêter sa voiture, il y a un parc magnifique et un festival BD à quelques kilomètres d’ici.
— Ah oui, ça te dit, Jean-Marie ? Tu verras, le parc est vraiment super, et pour les photos, il y a de quoi.
— Pourquoi pas, si Bernard nous prête son carrosse, interrogation vite balayée par la mise à disposition de la clé.
— Ah oui, ça te dit, Jean-Marie ? Tu verras, le parc est vraiment super, et pour les photos, il y a de quoi.
— Pourquoi pas, si Bernard nous prête son carrosse, interrogation vite balayée par la mise à disposition de la clé.
En avant pour la virée, Liliane visiblement contente et moi un peu sur la défensive.
— Alors dis-moi, comment tu as connu Bernard et Nicole ?
Et me voilà lui racontant notre rencontre, tout en omettant nos relations.
— Et toi, tu fais quoi dans la vie ? Étudiante ? Tu travailles ?
— J’ai commencé des études de pharmacie, mais j’ai rencontré un mec, on avait décidé de monter un commerce ensemble, mais ça n’a pas marché.
— Vous n’avez pas trouvé de magasin ?
— Il m’a largué, ce salop, comme une serviette sale, juste une lettre, même pas eu le courage de me le dire en face. Mais bon, c’est du passé, du coup me revoilà chez papa-maman. Et toi, tu fais quoi ?
— Je travaille dans une boîte qui fait des audits pour les sociétés. Le boulot me plaît pas, l’ambiance ne me plaît pas, mais le chèque à la fin du mois arrondit les angles.
— J’ai commencé des études de pharmacie, mais j’ai rencontré un mec, on avait décidé de monter un commerce ensemble, mais ça n’a pas marché.
— Vous n’avez pas trouvé de magasin ?
— Il m’a largué, ce salop, comme une serviette sale, juste une lettre, même pas eu le courage de me le dire en face. Mais bon, c’est du passé, du coup me revoilà chez papa-maman. Et toi, tu fais quoi ?
— Je travaille dans une boîte qui fait des audits pour les sociétés. Le boulot me plaît pas, l’ambiance ne me plaît pas, mais le chèque à la fin du mois arrondit les angles.
Nous avons bavardé ainsi toute l’après-midi, et sa compagnie n’était pas aussi déplaisante que je ne me l’étais imaginée, en ayant même des pensées un peu cochonnes, essayant de me la représenter nue. J’aurais aimé connaître la couleur de sa culotte, la taille de ses seins, quelles positions elle préférait, bref un cerveau de mec en pleine ébullition à côté d’une fille plutôt à son goût.
De retour, nous avons pris congé les uns des autres, proposant à Liliane de se revoir, ce qu’elle a aussitôt accepté.
Dans la voiture, Nicole m’a questionné : « Et alors Liliane », « Tu la trouves comment ? », « Vous allez vous revoir j’espère »… laissant mes réponses volontairement vagues, puis la discussion est revenue sur notre week-end et sur la façon dont je l’avais vécu.
— Bien, même si j’ai été surpris de ce que j’ai pu faire, repensant à Daniel et Bernard, à leurs sexes et au plaisir que j’ai pu prendre et j’espère donner.
— Tu verras, je pense que tu trouveras ta place parmi nous. Claude et Françoise espèrent que l’on pourra se revoir ; ils étaient déçus que leur fille ait voulu venir avec eux. Nous devrions aller passer un week-end chez eux, mais ils ont leur fille en ce moment, et c’est pas facile.
— Oui, je sais, elle me l’a dit.
— Tu verras, je pense que tu trouveras ta place parmi nous. Claude et Françoise espèrent que l’on pourra se revoir ; ils étaient déçus que leur fille ait voulu venir avec eux. Nous devrions aller passer un week-end chez eux, mais ils ont leur fille en ce moment, et c’est pas facile.
— Oui, je sais, elle me l’a dit.
Nous arrivons et nous nous quittons avec de grosses bises et de solides poignées de mains.
— Euh, je peux vous demander quelque chose ?
— Oui, quoi ?
— Vous auriez le numéro de Liliane ? Elle devait me le donner, mais on est partis vite.
— Oui, quoi ?
— Vous auriez le numéro de Liliane ? Elle devait me le donner, mais on est partis vite.
Trouvant une excuse à ma demande.
— Oui, tu as de quoi noter ? 01…..
Constatant avec plaisir qu’elle habitait en région parisienne.
Et c’est sur cet échange que s’est terminé ce week-end, que je qualifierai de sympathique, chaleureux, convivial, enrichissant, accueillant et jouissif.
De retour chez moi, j’ai longuement regardé le bout de papier avec la suite de chiffres, me doutant nullement qu’ils allaient bouleverser ma vie.
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