Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les chasseurs — Chapitre 4 · Julie
Auteur
Les chasseurs
Chapitre 4 · Julie
C'était ma binôme, mon amie.
— Tu veux en parler ? dit-elle d'une voix très douce.
On était en mission dans un centre commercial. L'apparition était au premier étage. On était très bons tous les deux et on jouait pas mal à vrai dire. Ce coup-ci, c'était à moi de m'occuper de l'apparition... Son rôle était de contenir les infectés. Une stratégie de merde en fait... (ma voix se noue) Trois infectés se sont jetés sur elle, elle a fait un pas en arrière, son pied a heurté un rebord, elle a perdu l'équilibre et elle est passée, avec les infectés, par-dessus la vitre de sécurité. Je l'ai vue tomber... L'Organisation a récupéré son corps, elle avait perdu la vie.
Un silence s'installe. Je sens le bras de Karine s'enrouler autour de moi, et sa main se poser sur mon torse. Je l'entends soupirer d'impuissance contre mon dos. On ne bouge plus. Je me surprends à un moment à lui caresser la main. Je m'en excuse aussitôt.
— Bon allez !! On mérite une bonne nuit de sommeil et surtout, on va éviter de dormir avec toutes ces cendres qu'on a sur nous !
— Je m'en fiche...
— Oui bah pas moi !!
— Je m'en fiche...
— Oui bah pas moi !!
Elle se lève du lit, fait le tour et se présente face à moi, me prend la main et me tire pour que je me lève.
— Tu veux quoi ? (je soupire, souhaitant juste me cacher et dormir)
— On ne ronchonne pas et tu vas prendre une douche !
— Je la prendrai demain matin.
— Sûrement pas !!!
— On ne ronchonne pas et tu vas prendre une douche !
— Je la prendrai demain matin.
— Sûrement pas !!!
Elle me tire la main de plus en plus fort. Finalement, je cède face à sa détermination. Elle m'entraîne dans la salle de bain et sans rien demander, elle retire mon manteau, ainsi que mon t-shirt.
— Heu... je vais le faire moi-même. Je gère.
— Ok !
— Ok !
Elle retire son blouson et son t-shirt. Elle baisse son pantalon...
— Heu tu fais quoi là ??
— Je t'ai dit qu'on va se prendre une douche. Donc on va se la prendre ensemble.
— Heu, je peux attendre tu sais.
— Mouais... tu vas t'endormir ou faire semblant. Cela ne marche pas avec moi. Allez !! Ton pantalon, ton boxer et zou, sous la douche !!
— Je t'ai dit qu'on va se prendre une douche. Donc on va se la prendre ensemble.
— Heu, je peux attendre tu sais.
— Mouais... tu vas t'endormir ou faire semblant. Cela ne marche pas avec moi. Allez !! Ton pantalon, ton boxer et zou, sous la douche !!
Je la regarde se mettre toute nue. Elle me regarde avec insistance, attendant que je bouge.
— Heu... ok. Je baisse mon pantalon, mon boxer.
Je me cache pudiquement mon entrecuisse, ce qui la fait sourire.
— Tu sais, j'ai déjà vu des hommes nus !
Elle me prend la main et m'attire vers elle, sous la douche.
L'eau chaude coule sur mon corps. Je garde les yeux fermés, profitant de cette douce chaleur. Je sursaute quand je sens les mains de Karine contre mon dos.
— J'ai dit « on se lave !! », ricane-t-elle.
Je prends du gel douche et je commence à me laver et aussi à laver son dos quand elle me le demande. C'est, en fait, très bizarre comme situation.
Une fois douchés, Karine se retourne vers moi et me dit « Comme ça, on va dormir dans un lit tout propre » et avant même que je ne dise quoi que ce soit, elle pose ses lèvres contre les miennes, puis sort de la douche.
Il me faut quelques instants pour m'en remettre, et je sors de la douche nu, car elle a ramassé tous nos vêtements en sortant. Je me glisse sous la couette, mal à l'aise.
Sans rien dire, le plus silencieusement possible, Karine se rapproche et m'embrasse à nouveau. Je ne sais pas pourquoi mais je lui rends son baiser.
Elle passe une jambe par-dessus moi, puis s'embrasse.
— Je n'ai pas de pizza à te proposer.... dit-elle en souriant.
Je ne sais quoi répondre d'intelligent. Je pose mes mains sur ses hanches. Quand elle commence à glisser sur mon corps, embrassant mon torse, mon ventre... avec un rythme, une puissance et une maîtrise troublante, toute l'analyse logique dans mon esprit s'effaça. Je n'avais plus rien, plus de stratégie, plus de calcul de risque, plus d'incantation... Je n'avais plus que son souffle, son corps, sa sueur, ses gémissements. L'intensité du moment nous a arraché un cri de plaisir, un rugissement, comme pour nous soulager de la colère et de la frustration du fiasco que l'on avait vécu. J'accompagne ses mouvements, mes mains la maintenant fermement par les hanches, jusqu'à ce qu'une vague nous balaie dans un frisson incontrôlable.
Deux heures plus tard, la nuit était tombée et dans l'obscurité de la chambre, Karine s'endort, la tête contre mon épaule. Je somnole avant de sombrer à mon tour.
Un téléphone vibre. Karine lève la tête et repère son téléphone. Elle sort du lit, nue, sans me réveiller et s'assied sur une chaise. Elle vérifie son téléphone. Une vidéo envoyée par l'Organisation. On peut y voir une femme avec un blouson, un équipement standard de l'Organisation. Elle est en bas de l'escalier qui mène à la falaise où ils étaient il y a encore quelques heures. Des infectés descendent l'escalier et cette femme, armée de deux katanas, les élimine les uns après les autres, jusqu'au moment où ils s'enflamment tous avant d'être réduits en cendres. On peut la voir regarder vers le haut de l'escalier, vers la falaise. Puis elle se détourne. La vidéo prend fin sur son visage. Le message qui suit est direct : « À éliminer ».
— Qui est-ce, demande Karine.
— Une ancienne chasseuse qui nous a trahi.
— Son prénom ?
— Julie. On vous envoie son dossier.
— Une ancienne chasseuse qui nous a trahi.
— Son prénom ?
— Julie. On vous envoie son dossier.
Karine ne bouge plus. « La Julie ? Sa Julie ? Elle est en vie ? ». Elle repose son téléphone quand je me réveille...
— Un problème ?
— Heu... non rien... une pub...
— Heu... non rien... une pub...
Karine se lève de la chaise et se glisse sous la couette, se collant contre moi. Elle m'embrasse. Je la prends entre mes bras, on s'endort.
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Commentaires ()
La scène de la douche m'a fait sourire, elle est touchante, la scène "d'action" est toute douce, elle repose, elle leur va bien.
Que de rebondissements 😉 !
Eh puis comme ça, tu auras une excuse pour le faire coucher avec les deux en même temps 😋.
À suivre...
Merci pour ton commentaire et content que le texte te plaise.