Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les chasseurs — Chapitre 3 · Ils sont deux !
Auteur
Les chasseurs
Chapitre 3 · Ils sont deux !
Hier, j'ai discuté avec Karine de sa technique de combat et du fait qu'elle fonce dans le tas, tête baissée. Elle a semblé comprendre ce que je lui disais. Mais va-t-elle modifier son comportement ? Aussi, je lui ai annoncé que je vais rester avec elle quelques jours, pour s'entraîner déjà, et pour discuter.
Sans surprise, elle a eu la même formation que moi : l'hôtel dans lequel je suis, elle y a aussi pris une chambre. Aussi, quand elle est allée dans sa chambre pour la nuit, j'en ai profité pour faire quelques achats de vêtements... car, oui, je suis parti de chez moi sans rien.
Le lendemain matin, quand je sors de l'hôtel pour aller chercher ma commande, je la vois attendre dans une voiture. Je m'approche...
— Tu as la clé du véhicule ?
— Oui.
— La moto ? Où est-elle ?
— Je l'ai abandonnée, je ne suis pas stupide. Bon, on va où ?
— Oui.
— La moto ? Où est-elle ?
— Je l'ai abandonnée, je ne suis pas stupide. Bon, on va où ?
Je fais le tour et monte à côté d'elle.
— Direction Caen, sur la route, il y a un Décathlon.
— Tu t'es acheté des vêtements là-bas ?
— Si on nous recherche, la police ne regardera pas les magasins de sport. Allez, démarre.
— Tu t'es acheté des vêtements là-bas ?
— Si on nous recherche, la police ne regardera pas les magasins de sport. Allez, démarre.
En chemin, je la questionne sur son ancien binôme, même si je sais que le sujet est sensible. Elle me donne des infos mais rien de précis. Ça sera pour plus tard, je ne vais pas la contrarier tout de suite.
On arrive dans le parking du magasin, je vais récupérer ma commande alors qu'elle m'attend à côté de la voiture, scrutant les voitures qui passent. Quand je reviens avec mon colis, j'ouvre le coffre. Je sors du colis un sac à dos, quelques t-shirts, des sous-vêtements, des chaussettes... Je retire mes vêtements de la veille quand je croise son regard.
— Retourne-toi !
Elle rougit, confuse, et dit une forme d'excuse bidon, qui me fait sourire.
Une fois changé, je vois qu'il y a un MacDo juste à côté.
— On va se prendre un café. Je t'invite.
Sans rien dire, elle remonte dans la voiture et on parcourt la courte distance rapidement. On pousse la porte, il n'y a personne, à part le personnel et un couple avec un chien sur la gauche de la salle. On s'installe à l'écart, on discute, quand son téléphone vibre. Elle me regarde.
— On doit y aller. Une apparition est prévue.
— Où ça ?
— Je ne sais pas encore, j'ai juste les coordonnées GPS... 49,7065973 0,1948856
— Où ça ?
— Je ne sais pas encore, j'ai juste les coordonnées GPS... 49,7065973 0,1948856
Je soupire en découvrant qu'on doit aller à Étretat... « C'est à plus d'une heure de route !! Ils n'ont personne sur place ? ». Cela m'inquiète que l'Organisation l'envoie si loin. « Allez, on y va, c'est le week-end, il va y avoir du monde... J'ai pas ça. ».
On prend la route. Heureusement, ce n'est pas le périphérique parisien !! Cabourg, Honfleur, le pont de Normandie, Le Havre... les kilomètres défilent vite. Finalement, on arrive à destination. Même s'il serait logique de se garer dans le parking près de la plage, on se gare au milieu des cars, à l'entrée de la ville, pour éviter les caméras de surveillance.
En descendant vers la promenade, on réalise que les coordonnées GPS indiquent un endroit sur la falaise... Je peste quand je vois le long escalier à gravir, ça me semblait moins difficile avant, mais j'étais plus jeune... Je peste à nouveau quand on réalise la foule énorme présente sur les lieux.
— Bon, on y est... à quelques dizaines de mètres du point de vue. Le passage n'est pas large. Je n'aime pas ça. En cas de mouvement de foule, ça va vite partir en vrille. Le message indique quelle heure déjà.
— C'est pour 11 h 52, dans 5 minutes...
— J'ai bien envie de leur dire à tous de dégager...
— C'est pour 11 h 52, dans 5 minutes...
— J'ai bien envie de leur dire à tous de dégager...
4 minutes. On est un peu à l'écart, observant les touristes.
2 minutes. Je glisse mes mains dans mes poches trouées et je saisis les manches de mes poignards.
1 minute. On se met au milieu du passage. On est prêts à se jeter sur l'apparition.
30 secondes. Karine est sur la droite. Je la sens tendue, tout comme moi d'ailleurs.
10 secondes. Le téléphone de Karine vibre. Elle le regarde rapidement, puis m'annonce une apparition, même lieu. C'est le même message. On se regarde sans rien comprendre.
Puis... le cri !
— Le gars, t-shirt vert, casquette blanche !!
— On y va !
— On y va !
L'homme mord le bras de son voisin. Ils sont deux... puis quatre... On bouscule les gens qui tentent de fuir la plateforme du point de vue.
Huit infectés... puis... un autre cri, derrière nous. On s'immobilise, on regarde la zone du second cri et on découvre une seconde apparition.
— On fait quoi là ???
On est pris en sandwich, tout comme les touristes qui tentaient de s'enfuir. Rapidement, ils sont plus d'une vingtaine, infectés.
— C'est quoi cette merde ?
Je me retourne vers la première apparition. Il nous regarde, tout comme la seconde apparition. Je saisis le bras de Karine.
— On se fait le premier !
— Mais... et le second, me dit-elle.
— Un problème à la fois !!
— Mais... et le second, me dit-elle.
— Un problème à la fois !!
Nous faisons face à la première apparition, nous lui fonçons dessus. Les infectés tombent sous nos coups. Il reste des touristes contre les barrières... J'espère avoir fait le bon choix.
Karine plante ses katanas dans l'apparition. Je l'imite aussitôt. On forme un cercle de sel à ses pieds, tout en gardant un œil sur l'autre apparition qui nous regarde sans bouger. Karine dit quelques phrases en latin. L'apparition et ses infectés s'enflamment puis se transforment en cendres, que une bourrasque de vent disperse.
C'est alors que les autres infectés se déplacent vers nous. Nous récupérons nos armes, non sans hurler aux touristes de ne pas bouger. Nous nous mettons en position, prêts à en découdre. C'est alors que les infectés, qui habituellement marchent, courent vers nous.
— Oh merde...
On fait un pas en arrière, on est surpris par un tel comportement.
— Il faut se faire l'apparition ! m'hurle Karine, avant de foncer dans le tas.
J'enrage de cette situation qu'on ne contrôle absolument plus, je fonce, moi aussi, dans le tas. Sauf que là, ils sont nombreux, très nombreux. Nous nous retrouvons, dos à dos, à nous battre pour notre survie. Certains infectés nous contournent et courent vers les touristes.
— Revenez ici, grogne Karine.
— On ne peut rien pour eux !!! On doit se faire l'apparition !!
— Non !!
— Quoi ? Reste là !!
— On ne peut rien pour eux !!! On doit se faire l'apparition !!
— Non !!
— Quoi ? Reste là !!
Karine court alors pour secourir les derniers touristes. J'élimine deux infectés tout en cherchant du regard. Il sourit...
Un coup de pied rageur contre un infecté qui tombe sur le dos. Je l'ignore et je fonce sur l'apparition. Avec mes poignards, j'arrive à l'immobiliser, mais avant de faire le cercle de sel, j'entends un cri derrière moi. Je tourne la tête pour voir Karine perdre l'équilibre, puis tomber de la falaise.
— Juliiiiie !!!!
J'oublie l'apparition, je ne fais plus attention aux infectés qui commencent à descendre vers la ville. Je cours vers l'endroit où Karine a disparu et, à mon grand soulagement, je la vois, accrochée à un rocher. Je lui tends ma main, elle l'agrippe... Son bras droit, celui qui, avec sa main droite, tenait son katana, fait un mouvement rapide. Je vois son katana partir vers moi, mais elle ne me visait pas. Un infecté tombe derrière moi.
Karine parvient à revenir sur le chemin, alors qu'on entend les cris des derniers touristes...
— Pourquoi t'es revenu, tu y étais presque !!
Je me relève et, sans rien dire, je cours vers l'apparition. Karine récupère son arme plantée dans la tête d'un infecté, avant de déchaîner sa colère et sa frustration contre les autres infectés.
Je fais face à l'apparition, silencieux, je fais le cercle de sel et, une fois de nouveau face à lui, sans quitter son regard, je dis les phrases en latin. Il me sourit avant de s'enflammer et de se transformer en cendres.
On n'entend plus que les mouettes. Il n'y a plus personne... juste Karine et moi. Un fiasco complet !
Karine me hurle dessus, me disant que j'aurais dû m'occuper de ma cible. Je ne réponds même pas. Je tombe à genoux et hurle ma colère en me tenant la tête entre mes mains.
Quelques secondes passent, je sens la main de Karine se poser sur mon épaule.
— On doit y aller, me dit-elle.
Je me relève péniblement. Elle ramasse mes poignards, puis on quitte la zone par un chemin de terre.
Quand on arrive à la voiture, Karine me dit avoir vu un hôtel sur la route, pas loin du Havre. Je ne dis rien, je reste silencieux alors que le moteur démarre. On quitte Étretat, et à contresens, des voitures de police arrivent, elles nous ignorent, tout comme je les ignore.
Arrivés dans le parking de l'hôtel, Karine prend son téléphone et réserve une chambre avec une fausse carte de paiement. Une fois réservée, elle se tourne vers moi et me demande :
— Qui est Julie ?
Je soupire... Elle pose sa main sur la mienne.
— Allez, viens. On a besoin de se reposer.
Nous quittons la voiture pour la chambre. Je m'allonge sur le lit. Derrière moi, Karine s'allonge et passe son bras autour de moi.
— C'était ma binôme, mon amie.
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Commentaires ()
L'énigme est cousue avec patience, on découvre les accrocs des persos subtilement, c'est bien joué.
Enfin un peu de c...endres, il était temps ! La scène d'action est plutôt intense et trépidante.
Je rigole, bien sûr 😋. Et puis, ce geste du bras sur la dernière scène présage peut-être certaines choses 😏...