Un barman dominant — Chapitre 1 · Une cliente intéressée
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L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.
Ce qui retient, c'est la sobriété du ton : Marc raconte sans fioriture, et cette sécheresse donne à chaque détail — les doigts rugueux d'Ophélie, le tissu gris du canapé, la lumière jaune de la cuisine — un relief inattendu. Le trajet en voiture, avec la main qui remonte lentement sur la cuisse, est une petite masterclass de tension retenue. Et la façon dont le désir s'installe entre deux inconnus, par petites touches, sans que rien ne soit jamais dit trop franchement, dit beaucoup sur la manière de l'auteur.
Un barman dominant
Chapitre 1 · Une cliente intéressée
— On y va ?
Elle hoche la tête, un sourire en coin qui soulève la commissure gauche de ses lèvres. Ma Twingo 2 est garée à dix mètres, sous le réverbère. J'ouvre la portière passager. Elle se glisse sur le siège, son jean noir crispe contre le tissu gris. Je fais le tour, m'installe, démarre.
Les routes de campagne défilent sous les phares. Les champs, les haies, les silhouettes des granges. Quinze minutes, peut-être vingt si je ralentis.
— Alors, peintre en bâtiment, je dis, les deux mains sur le volant. C'est pas un métier qu'on voit souvent chez une femme.
Elle rit, un son bref, rauque.
— J'en ai marre des bureaux. J'ai fait deux ans de secrétariat, j'ai failli me tirer une balle.
— Et les chantiers, c'est mieux ?
— Les chantiers, c'est concret. Tu peins un mur, le mur est peint. Personne ne vient rajouter une ligne Excel dessus.
Je souris. Elle a cette façon de parler sans détour, les mots qui arrivent nets, sans fioritures.
— Et les collègues ? Tous des gars, non ?
— Presque.
— C'était le but ? Être entourée d'hommes ?
Elle me jette un regard par-dessus ses lunettes. Ses doigts tapotent sa cuisse.
— Non. Le but, c'était de ne pas crever d'ennui. Les hommes, c'est un bonus.
Un silence. Puis sa main gauche quitte sa cuisse et se pose sur la mienne. Juste au-dessus du genou. Ses doigts sont secs, légèrement rugueux — la peau d'une femme qui manipule des outils, qui trempe ses mains dans la peinture et le white spirit. Je ne dis rien. Je garde les yeux sur la route, les deux mains sur le volant.
Sa main remonte d'un centimètre. Puis deux. Elle ne masse pas, elle pose juste ses doigts, les fait glisser sur le tissu du jean, suivant la couture intérieure. Ma queue frémit. Je respire par le nez, lentement.
— Tu ne dis rien, murmure-t-elle.
— Je profite du moment.
Ses doigts atteignent le haut de ma cuisse. Elle hésite une seconde — je la sens, cette micro-pause où elle évalue — puis sa paume se plaque contre ma braguette. Mon sexe est déjà à moitié dur, pressé contre le tissu. Elle le sent. Ses doigts se referment, épousent la forme à travers le jean.
— Oh, fait-elle, d'un ton neutre, comme si elle notait une information.
Elle palpe doucement, de la base au gland, mesurant la longueur, l'épaisseur. Sa main se referme un peu plus, donne une pression légère. Je grossis sous ses doigts. Le sang afflue, mon sexe se durcit complètement contre sa paume.
— C'est du beau matériel, dit-elle, sans taquinerie, comme une constatation.
Je ne réponds pas. Je tourne le volant, prends un virage. Ses doigts ne lâchent pas. Ils restent là, posés, maintenant la pression, comme si elle gardait la chose en place.
Le panneau du village apparaît dans les phares. Je ralentis.
— C'est la deuxième à gauche après la boulangerie, précise-t-elle.
Je gare la Twingo le long du trottoir. Elle retire sa main. On sort. Elle marche devant moi, ses fesses pleines roulant sous le jean à chaque pas sur le trottoir inégal. Elle ouvre la porte de sa maison, ça sent la bougie éteinte et quelque chose de floral, bon marché, un parfum de supermarché posé sur une étagère. Le salon est petit. Un canapé en tissu gris, trop mou, qui porte l'empreinte des corps dans ses coussins. Le parquet grince sous mes pieds. Une cuisine adjacente, sa lumière allumée, projette un trait jaune à travers la pièce. Une table basse encombrée. Elle y pose ses lunettes, son sac.
Elle se retourne vers moi. Ses mains vont à ma ceinture. Pas d'hésitation, pas de préliminaire de façade. Elle déboucle, tire sur le cuir de la ceinture, ouvre le jean et baisse mon caleçon. Ma queue se dresse, libérée, la longueur droite, la peau tendue, le gland déjà humide au sommet.
Elle s'agenouille sur le parquet. Ses genoux nus contre le bois. Elle me prend dans sa main droite, ses doigts rugueux se refermant à la base. Sa langue sort. Elle ne me prend pas directement dans la bouche. Elle commence par le bas, la base, et remonte lentement, la langue plate, large, léchant le dessous de la hampe comme si elle goûtait quelque chose. Elle arrive au gland, fait un cercle autour avec le bout de la langue, lent, précis, puis le fait disparaître entre ses lèvres.
La chaleur de sa bouche m'enveloppe. Humide, étroite, sa langue qui bouge contre le frein pendant qu'elle descend. Elle en prend la moitié, remonte, redescend un peu plus. Sa main gauche vient se poser sur mes couilles, les soupèse doucement, les pétrit avec une pression mesurée — pas trop fort, juste assez pour que je sente la tension qui monte dans le bas de mon ventre.
Elle sait ce qu'elle fait. Le rythme est régulier, ni trop rapide ni trop lent. Elle me suce avec application, ses joues creusées à chaque aspiration, un bruit mouillé, discret, qui remplit le salon. Sa main droite suit le mouvement de sa bouche, elle pompe la base pendant que ses lèvres travaillent le haut. Je pose ma main sur sa tête, dans ses cheveux noirs, sans appuyer. Juste posé là. Elle accélère un peu, sa bouche glisse plus vite, et je sens le plaisir monter, se concentrer dans le bas de mon dos, dans mes couilles.
Je me retire de sa bouche avant que ça n'aille trop loin. Je tends la main vers mon jean, sors le préservatif de la poche arrière. Elle le prend, déchire l'emballage, le déroule sur ma queue d'un geste entraîné. Le latex serre, froid une seconde, puis se réchauffe.
Elle se relève, enlève son haut d'un geste, défait son soutien-gorge. Ses seins sont fermes, les mamelons rouges, durcis. Elle déboutonne son jean, le pousse vers le bas avec ses sous-vêtements, l'enjambe. Nue, elle se retourne vers le canapé, s'y met à quatre pattes. Le tissu gris s'enfonce sous ses genoux. Son dos dessine une courbe charnue, ses fesses pleines et rondes s'offrent, larges, la peau un peu pâle aux hanches où le soleil des chantiers ne va pas.
Je m'agenouille derrière elle. Mon sexe bute contre sa cuisse. Je prends ma queue dans ma main, je pose le gland contre ses lèvres. Elle est trempée — la fellation l'a excitée autant que moi. Ses lèvres sont gonflées, humides, écartées. Je frotte le gland de bas en haut, lentement, le long de la fente, passant sur le clitoris, revenant à l'entrée. Elle pousse un soupir court, un souffle entre ses dents.
Je m'introduis. Doucement. Le gland passe le seuil, la chaleur l'enveloppe, la pression se referme autour. Je continue, centimètre par centimètre, jusqu'à la garde. Mon bassin contre ses fesses. Je reste là, immobile, je la sens qui se contracte autour de moi, s'habitue à la largeur. Sa nuque est légèrement inclinée vers l'avant, et j'entends son souffle qui passe entre ses lèvres entrouvertes, lent, concentré.
Je commence à bouger. Lentement. Des allers-retours courts, et à chaque poussée je fais une rotation du bassin, un mouvement circulaire qui change l'angle, qui frotte contre les parois. Elle gémit — un vrai gémissement, pas un soupir, un son grave qui sort de sa gorge. Ses doigts agrippent le tissu du canapé.
— Oh putain, oui, comme ça...
Je maintiens le rythme. Les rotations, la lenteur. Chaque coup de rein envoie mon sexe au fond, et le mouvement circulaire fait que je touche partout, les parois, le fond, le haut. Elle réagit à chaque variation, sa voix qui monte d'un cran quand je change l'angle. Sa chaleur est dense, serrée, et le parfum bon marché de son salon se mélange maintenant à l'odeur de nos deux corps, quelque chose de plus chaud, de plus animal.
J'accélère. Les rotations deviennent des poussées directes, plus longues, plus franches. Mes mains sur ses hanches, je la tire vers moi à chaque coup. Le bruit de nos corps — le claquement sourd de mon bassin contre ses fesses, le bruit mouillé de sa chatte qui s'ouvre et se referme autour de moi. Elle crie maintenant, pas fort, mais c'est un cri, ses petits seins qui balancent sous elle à chaque impact.
— Vas-y, vas-y, vas-y —
J'accélère encore. Je la prends fort, mes couilles qui claquent contre elle à chaque coup, ses fesses qui tremblent sous l'impact. Elle se contracte d'un coup — tout son corps se raidit, son dos s'arque, et elle jouit. Un gémissement long, brisé, qui se termine en hoquet. Sa chatte se serre autour de moi, pulse, et je sens les vagues de son orgasme contre mon sexe.
Je ralentis. Des mouvements courts, doux, je la laisse redescendre. Puis je me concentre sur moi. Le plaisir qui était monté pendant la fellation, et qui était redescendu, remonte maintenant. Mes couilles se contractent. Je pousse au fond, je reste là, et je jouis — la chaleur qui explose dans le bas de mon ventre, mon sexe qui pulse dans le latex, remplissant le préservatif au fond d'elle. Je reste en elle, immobile, le temps que les dernières contractions passent.
Je me retire. Je retire le préservatif, fais un nœud, le pose sur la table basse. Elle s'effondre sur le canapé, je m'allonge derrière elle. Mes bras autour d'elle, son dos contre mon torse, nos jambes emmêlées. Le tissu gris nous avale. La lumière jaune de la cuisine éclaire toujours la pièce. Mes yeux se ferment.
Le matin arrive par la fenêtre, une lumière grise de campagne. Je bouge, mon bras engourdi sous elle. Mon caleçon a glissé sous le canapé pendant la nuit — je me souviens l'avoir poussé du pied. Je me penche, glisse la main sous le tissu du canapé, dans l'espace sombre entre le dessous et le parquet. Mes doigts tâtonnent. Poussière. Puis quelque chose de petit, de lisse, de dur. Pas le caleçon.
Je le saisis, le porte à mes yeux. Un petit objet. Rouge. La forme d'une poire, étroite à la base, élargie au milieu, avec un évasement qui se termine par un diamant — non, pas un diamant, du plastique rouge brillant, facettes moulées. Un plug anal. Petit, peut-être cinq centimètres de partie insérable, la taille d'un doigt. Le silicone est souple au toucher, rouge vif, presque fluorescent dans la lumière du matin.
C'est la première fois que j'en tiens un entre mes doigts. J'en ai vu dans des films, sur des sites, mais jamais en vrai. Il est plus petit que ce que j'imaginais. Plus léger. La base est plate, assez large pour ne pas se perdre, assez fine pour être discrète sous des vêtements. Je le tourne dans ma main. Quelque chose se déplace en moi — une curiosité, pas tout à fait innocente, qui descend plus bas que la simple surprise.
Ophélie bouge derrière moi. Le canapé grince. J'entends son souffle changer — elle dort, puis elle ne dort plus. Je sens son regard sur moi.
Elle est appuyée sur un coude, ses cheveux noirs en désordre sur le visage, ses yeux encore gonflés de sommeil. Elle voit ce que je tiens. Son visage ne change pas. Pas de rougeur, pas de gêne. Elle pousse ses cheveux en arrière d'un geste lent.
— Ah. Tu as trouvé mon petit secret.
Je tourne le plug entre mes doigts. La lumière du matin joue sur la surface rouge.
— Tu l'utilises ?
— Souvent. Quand je suis seule, le soir. Parfois au chantier, sous la salopette.
Elle dit ça comme elle dirait qu'elle prend un café le matin. Sans théâtralité.
— J'aime beaucoup le plaisir anal, elle continue. Les sensations, la pression, le fait que ce soit... interdit, en quelque sorte. Mais je n'ai jamais été sodomisée. Jamais avec un homme.
Je regarde le plug. Petit, rouge, lisse. Puis je la regarde.
— Moi non plus. Enfin — je n'ai jamais... Je n'ai aucune expérience dans ce domaine.
Elle sourit. Pas un sourire taquin, plutôt un sourire de reconnaissance, comme si on venait de trouver un terrain commun.
— Mais c'est quelque chose qui te plaît ?
Je tourne encore le plug entre mes doigts.
— Oui. C'est un fantasme. Depuis longtemps.
Elle tend la main. Je lui donne le plug. Elle le pose sur la table basse, à côté de ses lunettes et du préservatif noué. Le rouge brille dans la lumière grise du matin.
On se regarde. Le canapé grince sous nos poids. Quelque chose s'est ouvert entre nous, une porte qu'on ne savait pas là, et ni l'un ni l'autre ne la referme.
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