Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le boxeur et le journaliste — Chapitre 4
Auteur
Le boxeur et le journaliste
Chapitre 4
Je le pousse vers la cabine avec les deux costumes dans les bras. Il ronchonne mais rentre. Les cabines ont l'air grandes, c'est plutôt cool. Il en ressort avec le costume bleu marine avec une chemise blanche en dessous, c'est basique mais pas si mal. Même si je ne suis pas convaincu, on peut faire mieux.
— Suivant !
— Tu vas rien dire d'autre, juste suivant ?
— Oui, c'est pas mal, mais ça peut être mieux. Essaie avec la chemise noire. Il râle encore, il n'aime pas que je lui donne des ordres, mais il s'exécute. Cette fois-ci, il ressort avec le même costume et une chemise noire.
— C'est mieux.
— Tu trouves ?
— Hum, mais c'est pas encore ça, allez next. Cette fois-ci, il passe le costume noir avec la chemise noire et là, mon dieu, que quelqu'un me retienne de lui sauter dessus.
— Je crois que tu baves, Charlie. Je m'essuie le coin de la bouche avant de me lever et me rapprocher de lui.
— Tu permets ?
— Heu oui, vas-y ? Je détache les boutons de la veste et ouvre les deux premiers boutons de sa chemise.
— Là c'est parfait, c'est totalement toi. Il se retourne pour regarder dans le miroir pour constater le rendu de ma petite touche perso.
— Je dois avouer que c'est pas mal, tu t'es bien débrouillé. Maintenant à ton tour.
— Oui. Je commence par le costume beige et je sors le montrer à Louis bien que je ne le trouve pas transcendant.
— Non.
— C'est bien ce que je me disais. Je rentre dans la cabine et enfile le costume noir avec une chemise blanche.
— C'est mieux !
— Oui, même si je ne suis pas totalement convaincu.
— Attends, je reviens. Je regarde Louis s'éloigner en me demandant ce qu'il peut bien être allé demander à une conseillère, mais bon je lui fais confiance, il revient rapidement avec un bout de tissu.
— Heu...
— Tais-toi et laisse-toi faire. Je le laisse faire, il passe le bout de tissu comme une cravate avant de venir en faire un nœud papillon.
— Depuis quand tu sais faire les nœuds pap ?
— Depuis cinq minutes, j'ai demandé à la vendeuse.
— Je vois, tu t'en es bien sorti.
— Je trouve aussi. Je regarde l'ensemble et ça me paraît mieux.
— J'aime bien.
— T'as eu une bonne idée.
— On dirait que vous êtes assortis. Je sursaute légèrement en entendant la voix de la vendeuse. Elle n'a pas tort, nos tenues s'accordent.
— C'est pas faux.
— Joli nœud.
— Merci. Je rougis — a-t-elle vu les marques dans nos cous ? Je suppose que oui, ça fait partie du jeu.
— Vous allez bien ensemble. Vous avez fait de bons choix.
— Merci. On va vous prendre les deux tenues.
— Je vous laisse vous changer et je vous attends en caisse. Elle nous laisse de nouveau seuls.
— On se change et on y va ?
— Oui...
— T'en fais pas, tu me reverras habillé comme ça, sois pas triste.
— Haha, très drôle. Je rentre dans la cabine pour me changer avant de sentir quelqu'un entrer après moi et je sais que c'est lui.
— Louis… chuchotais-je.
— Un problème, Charlie ?
— Oui, tu empiètes sur mon espace vital.
— Mes affaires sont dans la cabine aussi, je te rappelle. Et il y a deux heures, ça ne te dérangeait pas que je sois dans ton espace vital. Me glisse-t-il à l'oreille, ce qui me fait rougir fortement.
— Je... d'accord, reste. Encore heureux que les cabines soient larges.
— Qu'elles le soient ou non n'aurait rien changé au fait que je sois entré.
Je retire la veste et la chemise en premier afin de les pendre après les avoir retirées et Louis fait de même. Je fixe peut-être un peu trop son torse nu — les cicatrices que mes doigts connaissent maintenant, les creux de ses clavicules. Il vient me plaquer contre le mur de la cabine avec ses bras de part et d'autre de ma tête.
— Si tu continues de me fixer comme ça, Charles, je vais finir par perdre tout contrôle.
— Qui te dit que ce n'est pas ce que je veux ? Qu'est-ce qui m'a pris de dire ça ?
— Tu joues à un jeu dangereux, j'espère que tu le sais.
— J'en suis plus que conscient, Louis. Je passe mes bras derrière sa tête.
— T'es en train de me rendre fou. Dans ses yeux, quelque chose hésite — les mâchoires serrées d'un homme qui calcule encore jusqu'où il veut se laisser aller.
— Et j'adore ça, Lou. Je sais qu'il a en horreur ce surnom, si je peux l'énerver un peu plus, c'est parfait.
Il se jette sur mon cou qu'il mord assez fort, je vais avoir la marque de ses dents dans la peau, il fait chier, j'avais déjà son suçon sur le cou, il n'était pas obligé d'en rajouter. Bien que je pense que ce ne soit pas mon plus gros problème, j'aime ce qu'il est en train de me faire. J'aime être marqué de manière violente et possessive. Je laisse échapper un gémissement mêlé de douleur et de plaisir. Il se recule trente secondes après m'avoir bien mordu le cou et admire son œuvre : un suçon plus gros qu'il ne l'était à la base avec ses marques de dents en supplément.
— Louis, tu fais chier, ça va être impossible à camoufler.
— J'en ai rien à foutre. Charles, tu as voulu jouer, voilà où ça te mène. Il se retourne et enlève le pantalon avant de passer son jean et son t-shirt. J'ai compris que la discussion était close, je fais alors de même de mon côté et me rhabille entièrement. Nous finissons par sortir de la cabine et aller régler nos achats.
— Vous réglez séparément ?
— Ou...
— Ensemble, je prends le tout.
— Bien, monsieur. Un sac ?
— Oui, s'il vous plaît. Elle met nos affaires dans un sac pendant que Louis paye, il n'était pas obligé, je me sens presque gêné qu'il paye pour moi. Elle me tend le sac avec nos nouveaux achats.
— Vous êtes mignons ensemble. Dit-elle après avoir fixé mon cou — si elle n'avait pas vu cette fois-ci, c'est sûr. Je vous souhaite une bonne journée.
— Merci à vous également. Répondons-nous à l'unisson.
Nous sortons de la boutique. Je le regarde.
— Tu n'étais pas obligé de payer pour moi, je suis pas aussi riche que toi mais je suis pas sur la paille.
— Je sais. C'est ma manière d'être redevable après hier soir, je suppose. C'est toi qui as payé sans même réfléchir, je te devais bien ça.
— Oh merci, j'apprécie, mais tu n'étais pas obligé, je l'ai fait de bon cœur. T'as besoin de chaussures pour aller avec ou tu les as ?
— Ouais, j'ai besoin de pompes.
— Ok, moi aussi.
Nous allons donc nous acheter des chaussures adaptées à nos nouvelles tenues, ce qui s'avère plus compliqué. Une fois les chaussures achetées et notre décision de rentrer à l'hôtel et de boire un verre prise, Louis a fini par être reconnu par plusieurs fans.
— Louiiiiis, est-ce que je peux avoir une photo ?
— Un autographe s'il vous plaît ! Je ne suis pas un grand fan de la foule, j'y ai déjà le droit en tant que journaliste, alors si je peux l'éviter pendant mon temps libre, je l'évite au maximum, mais là impossible. Je sens un bras m'attraper, c'est Louis.
— Rentre, je te rejoins le plus rapidement possible, désolé pour ça. Me dit-il à l'oreille avant de me pousser doucement en dehors de sa horde de fans.
Je rentre donc seul à l'hôtel avec nos paquets. C'était gentil de sa part, mais je me sens seul sans lui à mes côtés. Une fois arrivé, je vais déposer nos paquets dans ma chambre, histoire de ne plus être encombré. Je sors les costumes et les pends. Si on peut éviter au maximum qu'ils soient froissés, autant le faire, surtout s'il compte porter le sien demain. Je me pose sur mon lit pour écrire un message à Louis.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()