Luxure Écarlate
Chapitre 1 · L’archange aux pistolets d’argent
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Couverture de Luxure Écarlate, par Gagou
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Luxure Écarlate — Chapitre 1 · L’archange aux pistolets d’argent

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Gagou
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Luxure Écarlate

Chapitre 1 · L’archange aux pistolets d’argent

Pour Gabriel, tout avait si mal commencé. Une bonne grosse journée de merde, comme on en vit parfois. Et en plus, c'était un lundi. Dès le matin, son manager l'avait convoqué dans son bureau.
— Désolé, Gabriel, les actionnaires ont tranché.
— Mais pourquoi moi ? Vous n'êtes pas satisfait de mon travail ?
— Si, bien sûr. Mais dans un licenciement économique, ce sont les derniers arrivés qui partent en premier.
Un licenciement économique. Quelle blague ! Lui qui avait fait économiser des fortunes à sa boîte grâce à ses techniques de réduction des coûts… Une bande de petits ingrats, voilà ce qu'ils étaient. Mais le sort en était jeté, et il sentait bien que ce plan social ne sauverait pas l'entreprise bien longtemps. Il n'avait pas eu le cœur de retourner au boulot l'après-midi. Pour couronner le tout, il pleuvait des trombes d'eau depuis le matin. Alors, il s'était réfugié dans un pub pour noyer son chagrin dans la Guinness.
Comment allait-il annoncer ça à sa femme ? Elle finirait par se tirer avec un autre. Aucune femme ne veut faire sa vie avec un loser. Il voyait déjà le divorce pointer le bout de son nez. Au fond, si elle partait, il pourrait enfin assouvir son fantasme le plus inavouable : il n'aurait plus rien à perdre.
Les heures passaient, les pintes aussi, et son cerveau cessait peu à peu de ressasser sa vie ratée. Son jean était troué, la semelle de ses chaussures se décollait. Il avait trop tardé à les faire réparer, et bientôt il n'aurait plus un rond pour s'en acheter d'autres. D'un naturel dépressif, il se laissait couler dans sa petite vie monotone, où il ne se passait jamais rien d'intéressant. Non, vraiment, c'était mal embarqué pour Gabriel.
Son téléphone sonnait, bipait, sonnait encore. C'était Sophia, qui s'inquiétait de ne pas voir rentrer son loser de mari. Elle devait bien se douter qu'il était encore parti picoler. Hors de question de répondre : il ne supportait plus ses reproches incessants. Il sirotait sa mousse en pensant à son couple, qui battait de plus en plus de l'aile, quand son regard croisa celui du serveur. Gabriel le savait de l'autre bord et, d'une certaine manière, il enviait sa liberté. Le serveur lui adressa un clin d'œil qui le laissa songeur, mais pas indifférent.
Vers vingt-deux heures, pris de remords envers cette femme qu'il n'aimait plus, Gabriel se décidait enfin à rentrer. La pluie avait cessé, et des volutes de vapeur s'élevaient de la chaussée. Il n'était pas tranquille. Quelque chose clochait. Il se sentait observé. Il essayait de se raisonner : ce n'étaient sans doute que les effets de l'alcool qui le rendaient parano. Pourtant, il pressait le pas. Il s'engageait dans une ruelle jonchée de poubelles, le genre d'endroit glauque qu'on évite d'habitude. Les lampadaires grésillaient, et des chats errants se battaient à grands coups de miaulements stridents.
Puis le silence. Gabriel ne le remarqua pas tout de suite, et quand il s'en étonna enfin, il était déjà trop tard. Une masse le projeta au sol, face contre une flaque. Une douleur fulgurante lui déchirait le mollet, accompagnée d'un grognement féroce. Il relevait la tête, crachant l'eau sale, et à travers ses cheveux trempés collés à ses yeux, il apercevait un chien immonde qui secouait sa jambe de toutes ses forces. L'écume dégoulinait de sa gueule, ses yeux luisaient d'un rouge écarlate. Non, ce n'était pas un chien. C'était un loup. Un loup en pleine ville !
Plus il se débattait, plus la bête resserrait l'étreinte de ses crocs. Une lueur vicieuse brillait dans son regard, et le sang jaillissait en giclées à chaque pression de sa mâchoire. Gabriel hurlait de douleur, les yeux révulsés, quand une silhouette bondit du haut des échelles de secours.
L'homme sautait d'échelle en échelle, enchaînant les acrobaties, avant d'atterrir sur la chaussée avec fracas dans une gerbe d'éclaboussures. Il dégaina deux pistolets d'argent ciselé d'un autre âge, et fit feu. Des traits d'argent scintillants frappèrent l'animal et le projetèrent en arrière. La bête poussa des couinements de cabot, puis s'enfuit en laissant derrière elle une traînée de sang mêlée d'une substance visqueuse et argentée.
Les forces de Gabriel l'abandonnaient. Il sentait à peine son sauveur le soulever dans ses bras.
— Excuse-moi, mon mignon, j'arrive un peu tard.
Sa vue se brouillait, puis ce fut le noir.
☠️🌑 ◇ --------------------- ◇ 🌑☠️
Quand Gabriel se réveilla, il était allongé dans un lit à baldaquin, la jambe hors de la couette. Il promenait son regard sur la pièce : de la pierre de taille, des croisées d'ogives, pas une seule fenêtre. Ça sentait l'humidité et le renfermé. Il était dans une foutue cave, et sa jambe le lançait terriblement.
— Enfin réveillé, Gab ?
Il leva les yeux vers un gamin d'une vingtaine d'années, avachi sur une chaise, qui faisait tourner des pistolets entre ses doigts. Ce mec avait tout d'une petite frappe avec son jean troué de partout. Comme une provocation, il portait une veste en cuir ouverte sur des pecs et des abdos qu'il exhibait avec complaisance.
— Mais bordel, t'es qui, toi ? paniqua Gabriel, qui tentait de se dégager du lit avant que la douleur ne le rappelle à l'ordre.
— Allons, Gab, est-ce une manière de parler à ton sauveur ? Tu ne devrais pas plutôt me remercier ? Le jeune homme se leva et s'inclina dans une révérence exagérée. Valérian de Montfaucon, pour te servir.
Gabriel remarqua un filet de sang qui coulait sur son pectoral droit. Il n'y avait pas que sa tenue qui le faisait passer pour un voyou des rues, il y avait aussi sa gueule, avec cette tignasse brune en bataille et ces yeux couleur de métal. Pourtant, ses traits avaient quelque chose d'étrangement aristocratique. Et même si Gabriel était inquiet, son regard était irrémédiablement attiré par le torse du jeune homme.
— Détends-toi, Gab. C'est ce que t'as de mieux à faire si tu ne veux pas que ton état empire ?
Gabriel baissa les yeux sur son mollet. Il était déchiqueté, le muscle à vif sur les draps. La scène lui revenait d'un coup, et avec elle, la douleur atroce de la morsure.
— Ce n'était pas un chien, hein ? demanda-t-il, comprenant que son sauveur lui cachait des choses.
— Effectivement, c'était un loup. Mais pas n'importe lequel : un lycan. Et vu comme il t'a amoché, il devait avoir sacrément faim.
— Un lycan ? Tu regardes trop de films, gamin.
Il ne comprit pas comment, mais en une fraction de seconde, la main du jeune homme lui serra la gorge.
— Garde ton mépris, éructa Valérian. Je n'ai pas traversé les mille dernières années pour qu'un pseudo-hétéro dans ton genre me fasse la leçon. Il déposa sur les lèvres de Gabriel un baiser chargé de mépris, assez long pour qu'il sente ses canines saillantes.
— Je suis désolé de te l'apprendre, Gabriel, mais tu vas mourir.
— À cause de ce clebs ? demanda-t-il, devenant pâle.
— Si je ne fais rien, tu deviendras bientôt l'un des leurs. Et ça, mon joli, je ne peux pas le permettre.
— Qui sont-ils ?
— Autrefois, de fidèles serviteurs. Aujourd'hui, une meute de cabots lubriques. Tu te demandes pourquoi il ne t'a pas tué sur le coup ? Je vais te le dire : ce n'est pas tant ta chair qui l'intéressait que ton cul. Les lycans sont des fornicateurs. Une meute composée exclusivement de mâles qui s'adonnent à des orgies géantes dans le but de tenter de se reproduire.
— Et toi, qu'est-ce que tu as à voir là-dedans ? demanda Gabriel en se massant la jambe, espérant détourner son esprit de la douleur.
— Moi ? Je suis l'archange du Jugement dernier. Le bras armé des Valois-Cendre. Je traque et j'élimine les cabots avant que leurs dégâts ne révèlent notre existence au monde entier. Je te suis depuis longtemps, Gabriel.
— Les Valois-Cendre ? C'est quoi, ce truc ?
— Une assemblée d'immortels. Nous traversons les époques et veillons sur le genre humain. Bon, il est vrai que de temps en temps, nous prélevons une petite compensation. Il faut bien se nourrir, non ? C'est vraiment dommage que ce lycan te soit tombé dessus, beau gosse. Tu as un tel potentiel.
— Il n'y a rien à faire ? Je suis condamné ?
— Plus ou moins, dit Valérian avec un sourire calculateur en se léchant les babines. Ceci, mon ami, est un vaccin au nitrate d'argent, dit-il en sortant une seringue. Il endigue la propagation de la peste lycane.
— Et ma jambe ?
— Je peux réparer la chair, c'est en mon pouvoir. Mais la gangrène déversée par la salive de ce lycan se propage déjà à ta cuisse, et ça, je n'y peux rien. Du moins, pas avec une médecine humaine. Mais tu as de la chance. Avant que ce lycan ne t'écharpe, je t'avais déjà choisi pour rejoindre ma maison. Seulement, tu devras renoncer à ta vie. Et à ton hétérosexualité.
— Pardon ?
— Pour renaître, il faut d'abord mourir.
Gabriel sanglotait devant sa mort inéluctable. Il avait compris : la seule chose qu'il lui restait à décider, c'était la manière de quitter cette vie.
— Qu'est-ce que ma sexualité vient faire dans ta folie furieuse ? demanda-t-il, les yeux rougis.
— Justement ! pesta Valérian en se dressant, les yeux lançant des éclairs. Je ne convertis que des mâles qui aiment les mâles. Question de préférence purement personnelle, mon mignon. Mais toi, Gab, tu pues la femelle ! Pourtant, je sais que ce n'est pas le vrai toi.
— Mais j'ai toujours été hétéro ! Arrête, je t'en supplie, sauve-moi !
— Pathétique créature ! Ta faiblesse me révolte. Tu peux te mentir à toi-même, mais le regard que tu as lancé au serveur du pub et la manière dont tu as honteusement maté ses fesses te trahissent.
— Mais comment sais-tu… ?
— Je te l'ai dit, je t'observe depuis longtemps. Si je ne voulais pas faire mien ton cul, tu serais déjà loin de ce monde. Rien que d'imaginer ta queue tremper dans un sexe féminin me répugne.
Soudain, les murs de la cave s'embrasèrent. De hautes flammes léchaient la pierre dans une mise en scène que Valérian maîtrisait à la perfection : il savait exactement comment convertir un homme.
— L'heure du choix est venue, Gab ! Acceptes-tu de devenir un vrai mâle en t'accouplant avec moi ? C'est le seul moyen d'entamer le rituel de conversion qui guérira ton corps de la gangrène pour le rendre immortel. Veux-tu entrer dans la maison Montfaucon ?
Une tempête lui retournait le crâne. Oui, il kiffait les mecs. Il l'avait toujours su, et il en avait toujours eu honte. Il se revoyait au lycée, dans les vestiaires, à fixer ses chaussures pour ne pas se trahir à mater quelques pecs ou abdos. Il avait tout enfoui, jusqu'à ce soir, où ce gamin l'avait percé à jour en une phrase. Sophia, il ne l'avait jamais vraiment aimée. Elle était la façade qu'il fallait, l'épouse présentable des dîners en famille. Et depuis longtemps, dans leur lit, il fermait les yeux et c'était un homme qu'il imaginait baiser. Maintenant qu'il allait crever, à quoi bon continuer à se mentir ? Perdu pour perdu, autant tout avouer à ce petit voyou trop mignon en jean troué.
— Oui, souffla-t-il du bout des lèvres.
— Plus fort, Gab ! Ton assentiment ne doit souffrir d'aucune ambiguïté !
— OUI, JE LE VEUX ! hurla-t-il en sanglotant.
— Alors prononce ton serment d'allégeance !
Les flammes sur les murs de la cave redoublèrent d'intensité. Valérian, le visage illuminé, arborait un large sourire. C'était le sourire de la satisfaction, rien ni aucun homme ne pouvait lui résister. Soudain, une voix résonna dans la tête de Gabriel et lui dicta les mots à prononcer. C'était Valérian qui s'adressait directement à son âme sans avoir besoin de bouger les lèvres. Valérian posa la paume de sa main sur le mollet déchiqueté, et une douce chaleur envahit alors le muscle, effaçant la douleur. La chaleur irradia bientôt tout le corps du malade qui commença franchement à sentir son appétit sexuel s'éveiller. La voix enflait si fort dans la tête de Gabriel qu'il ne pensait plus qu'à une chose : sceller le pacte.
— Je renonce aux femelles pour me consacrer désormais exclusivement au seul plaisir entre mâles. Je jure fidélité à Valérian, prince de Montfaucon, et à toute l'assemblée des Valois-Cendre. Je renonce à mon corps mortel, pour qu'il soit converti dans un déluge de lubricité masculine.
Valérian retira sa main, et le prodige fut accompli : le mollet avait retrouvé sa forme, les plaies s'étaient refermées. Gabriel n'eut pas le temps de s'en émerveiller. Le jeune homme se redressait devant lui, lentement, comme s'il savourait chaque seconde. Il laissa glisser sa veste de cuir de ses épaules, dévoilant son torse pâle de jeune mâle en rut. Gabriel fut hypnotisé par les tétons roses de son futur partenaire. Puis Valérian empoigna son jean troué à deux mains et le déchira d'un coup sec, le tissu cédant dans un craquement obscène. Il ne portait rien dessous. Sa verge jaillit, lourde, tendue, d'une taille qui coupa le souffle de Gabriel. Il ne pouvait plus détacher les yeux de cette merveille dont les tatouages tribaux prenaient racine dans la garde pour migrer sur son ventre.
— Ça te plaît, Gab ? Regarde bien, je vais te l'enfoncer bien au fond… et entièrement.
Valérian fondit sur le lit comme un fauve. Il plaqua les poignets de Gabriel contre les draps, le cloua sous son poids, et frotta lentement son bassin contre le sien. Gabriel sentit le membre massif glisser sur le duvet entourant son nombril. Le sexe de Valérian était aussi dur et froid que la pierre. Un frisson le parcourut de la nuque aux reins. Sous son boxer, Gabriel bandait déjà à en avoir mal.
— Ça va faire mal, Gab, mais tu vas adorer, murmura Valérian en lui léchant la nuque.
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Chapitre 2 · Le rituel de chair
Dans les caves de pierre du prince Valérian, une nuit qui ne ressemble à aucune autre commence. Gabriel se retrouve entre les mains d'un vampire millénaire aux yeux écarlates, aussi froid que redoutable, pour une raison qu'il commence à peine à comprendre. Ce que Valérian lui propose n'a rien d'une faveur ordinaire : c'est un pacte de chair et de sang, entre domination absolue et désir inavoué. Gabriel peut encore choisir de résister — mais le veut-il vraiment ?
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Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
Photo de profil de lelivredejeremie
lelivredejeremie
17 octobre 2026 à 15:56
Oooh! Un récit gothique, un loup-garou furieusement séduisant, des lycans pas moins lubriques, c'est déjà parfait! Sinon, j'ai un début d'angine, une pipe à Valérian pourrait m'aider ? ^^

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