Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La salope de mon ex — Chapitre 4 · Pris sur le fait
Auteur
La salope de mon ex
Chapitre 4 · Pris sur le fait
La clé tourna dans la serrure. Le bruit métallique résonna dans le silence de l'appartement comme un coup de tonnerre.
Antoine se figea, les yeux écarquillés, son corps encore collé contre celui de Camille. Son sperme coulait encore sur la peau de Camille et entre ses fesses, luisant sous la lumière tamisée du salon.
— Antoine ? appela la voix féminine depuis l'entrée. — Tu es là ? J'ai utilisé la clé que tu m'avais donnée. Je suis arrivée plus tôt que prévu.
Antoine se releva d'un bond, attrapant un coussin du canapé pour couvrir son sexe encore humide. Camille, paniquée, tenta de se cacher derrière le dossier du canapé, mais il était trop tard.
La femme apparut dans l'embrasure du salon.
Elle était grande, brune, avec des yeux verts perçants et une mâchoire volontaire qui rappelait celle d'Antoine. Elle portait un trench beige et tenait une valise à roulettes. Son regard passa d'Antoine, nu et embarrassé, à Camille, nue et couverte de sperme, puis de nouveau à Antoine.
Le silence qui suivit fut assourdissant.
— Oh, dit-elle enfin, la voix étrangement calme. — Oh, je vois. Je... je suis désolée. Je ne savais pas que tu avais de la compagnie.
Elle recula d'un pas, ses doigts serrant la poignée de sa valise.
— Floriane, attends ! s'exclama Antoine, tendant la main vers elle. — Ce n'est pas ce que tu crois !
— Vraiment ? répliqua Floriane, un rire nerveux s'échappant de ses lèvres. — Parce que j'ai l'impression que c'est exactement ce que je crois. Tu es nu, elle est nue, il y a du sperme sur son ventre... Elle secoua la tête, les joues rouges de confusion et d'embarras. — Je crois que je vois très bien ce qui se passe ici.
Camille, toujours accroupie derrière le canapé, sentit la honte et la gêne la submerger. Elle attrapa le premier truc à sa portée, un plaid en laine jeté sur le dossier et s'en enveloppa tant bien que mal.
— Floriane, dit-elle d'une voix tremblante, — je suis désolée.
— Apparemment, répondit Floriane, son regard vert se posant sur elle. Elle la détailla, les cheveux encore humides, les joues rougies, le plaid qui ne cachait pas grand-chose. — Et apparemment, tu as eu le temps de prendre une douche.
Le malaise devint presque palpable.
Antoine passa une main dans ses cheveux, cherchant ses mots. — Écoute, Floriane. Camille et moi, on s'est retrouvés par hasard ce soir. Au café. Il pleuvait, elle était trempée, je lui ai proposé de venir se sécher ici. Et puis...
— Et puis vous avez fini par baiser ensemble, acheva Floriane, la voix sèche. — Je sais lire entre les lignes, Antoine. Je ne suis pas née de la dernière pluie.
Camille sentit ses joues s'enflammer. Elle serra le plaid contre elle, cherchant à se faire la plus petite possible.
— Je vais y aller, dit Floriane, tournant les talons. — Je vais trouver un hôtel. On se reparlera demain.
— Non, attends !
Camille se leva, le plaid toujours serré contre elle. Elle fit un pas vers Floriane, la main tendue.
— Ne pars pas. C'est toi qui devais rester ici. C'est ton appartement aussi, en quelque sorte. On va... on va s'arranger.
Floriane s'arrêta, se retourna. Ses yeux verts détaillèrent Camille de la tête aux pieds, s'attardant sur ses jambes nues, sur la courbe de ses épaules, sur la façon dont le plaid moulait ses formes.
— Tu n'as pas de vêtements, constata-t-elle, la voix plus douce. — Tu es enveloppée dans un plaid.
Camille rit nerveusement. — Mes vêtements sont trempés. Antoine les a mis dans le sèche-linge.
— Et ils ne sont pas encore secs, ajouta Antoine, s'étant finalement enfilé un jean. — Elle n'a rien à se mettre.
Floriane soupira, ferma les yeux un instant, comme pour se ressaisir. Quand elle les rouvrit, son expression s'était adoucie.
— Bon. Je reste. Je vais te donner quelque chose à te mettre sur le dos.
Elle posa sa valise, l'ouvrit, et en sortit un pantalon de yoga noir et un t-shirt blanc oversize.
— Tiens, dit-elle en les tendant à Camille. Ça devrait t'aller. On a à peu près la même taille.
Camille prit les vêtements, leurs doigts se frôlant au passage. Le contact fut bref, mais elle sentit un frisson étrange parcourir sa peau.
— Merci, murmura-t-elle. — Je vais me changer.
Elle se dirigea vers la salle de bains, laissant les deux seuls dans le salon. Dans la salle de bains, elle prit à nouveau une douche, enfila le pantalon de yoga, qui lui allait parfaitement, épousant ses hanches, puis le t-shirt, doux et imprégné d'une odeur florale délicate.
Elle se regarda dans le miroir. Ses cheveux étaient de nouveau humides, ses joues rouges, ses lèvres gonflées par les baisers. Elle se sentait vulnérable, exposée.
Quand elle revint dans le salon, Antoine et Floriane étaient assis à distance l'un de l'autre, un silence gêné entre eux. Camille s'assit sur le canapé, entre les deux, et prit une profonde inspiration.
— Écoutez, dit-elle. — Je sais que c'est bizarre. Je sais que c'est gênant. Mais Antoine et moi, on s'est retrouvés ce soir, et on s'est rendu compte qu'on s'était quittés pour de mauvaises raisons. On a décidé de se redonner une chance.
Floriane la regarda, ses yeux verts plongeant dans les siens. Il y avait quelque chose dans son regard, une intensité, une curiosité, que Camille ne sut pas interpréter.
— Vous êtes de nouveau ensemble, répéta Floriane lentement. — C'est ça ?
— Oui, répondit Camille, prenant la main d'Antoine. — On est de nouveau ensemble.
Antoine lui serra la main, un sourire reconnaissant aux lèvres.
Floriane hocha la tête, mais son regard restait fixé sur Camille. — Je vois. Eh bien... félicitations, je suppose.
Le silence retomba, lourd et inconfortable.
— Je vais me coucher, dit finalement Floriane, se levant. — Je suis fatiguée du voyage. On reparlera de tout ça demain matin.
Elle se dirigea vers la chambre d'Antoine mais s'arrêta au seuil, se retournant vers Camille.
— Tu veux dormir dans la chambre ? demanda-t-elle, sa voix étrangement douce. — Antoine a un canapé convertible, mais il n'est pas très confortable. Et moi, j'ai son grand lit. On peut partager.
Camille hésita, jetant un regard vers Antoine. Il haussa les épaules, indécis.
— D'accord, dit-elle finalement. — Merci.
La chambre était spacieuse, avec un grand lit aux draps blancs immaculés. Floriane avait déjà enfilé un pyjama en soie bleu nuit, ses cheveux bruns défaits tombant en cascade sur ses épaules.
Camille s'assit au bord du lit, se sentant soudainement intimidée. Elle portait encore le pantalon de yoga et le t-shirt de Floriane, imprégnés de son odeur.
— Tu es mal à l'aise, constata Floriane, s'asseyant à côté d'elle. — C'est normal. C'est une situation bizarre.
Camille rit doucement. — C'est le moins qu'on puisse dire. Je suis désolée de t'avoir mise dans cette position.
— Tu n'as pas à t'excuser, dit Floriane, sa main se posant sur la cuisse de Camille. — C'est moi qui ai débarqué sans prévenir.
Le contact de sa main à travers le tissu du pantalon fit frissonner Camille. Elle leva les yeux vers Floriane, et leurs regards se croisèrent.
Il y avait quelque chose dans les yeux verts de Floriane, une lueur de désir, à peine voilée.
— Floriane... commença Camille, la voix incertaine.
— Chut, murmura Floriane, se penchant plus près. — Ne dis rien.
Elle captura ses lèvres dans un baiser doux, hésitant, comme si elle attendait que Camille la repousse. Mais Camille ne la repoussa pas. Au contraire, elle se laissa embrasser, ses lèvres s'ouvrant sous celles de Floriane, un gémissement étouffé s'échappant de sa gorge.
Floriane approfondit le baiser, sa main glissant de la cuisse de Camille à sa taille, l'attirant plus près. Leurs corps se pressèrent l'un contre l'autre, la soie du pyjama glissant contre le coton du t-shirt.
Quand elles se séparèrent, toutes deux haletantes, Floriane la regarda avec une intensité brûlante.
— Ça fait des années que je te désire, avoua-t-elle à voix basse. — Depuis que mon frère t'a ramenée à la maison pour la première fois. Je n'ai jamais osé te le dire. Mais ce soir... ce soir, je ne peux plus me taire.
Camille sentit son cœur battre à tout rompre. Elle était censée être avec Antoine maintenant. Mais le corps de Floriane contre le sien, ses lèvres encore humides de son baiser, réveillaient quelque chose en elle qu'elle n'avait jamais osé explorer.
— Je... je ne sais pas quoi dire, murmura-t-elle.
— Ne dis rien, répondit Floriane, l'attirant de nouveau contre elle. — Laisse-toi faire.
Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, plus profondes, plus passionnées cette fois. La main de Floriane glissa sous le t-shirt de Camille, caressant la peau nue de son dos, remontant le long de sa colonne vertébrale.
Camille se laissa tomber en arrière sur le lit, entraînant Floriane avec elle.
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