Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Entre deux livres — Chapitre 7 · Pour un battement de lèvres
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Entre deux livres
Chapitre 7 · Pour un battement de lèvres
Chapitre 7 : Pour un battement de lèvres
Pierre se sentait déjà intimidé à l'idée de rejoindre Camille habillée, il est tétanisé de le faire avec tous ces centimètres de tissus en moins. Il la regarde avancer au milieu des cabines et des casiers. Elle est piquante, féminine, un peu provocatrice, mais plus il la contemple et plus il la trouve envoûtante, inaccessible, trop belle pour lui. Par chance, c'est elle qui se retourne et le cherche du regard. Alors, comme une hirondelle qu'on ne voudrait pas laisser s'envoler, il accélère le pas et se positionne à ses côtés. Ils rangent rapidement leurs affaires et descendent ensemble au niveau du grand bassin.
Tout se passe comme la dernière fois : la douche, les longueurs, les discussions ; mais tout paraît en même temps beaucoup plus fluide. Le jeune homme se laisse progressivement porter par la confiance que lui accordent les comportements de sa belle. Les conversations furtives donnent lieu à des traits d'humours, des jeux de regards assumés. Il ne craint plus de l'admirer, assume d'être vu. Même les interactions avec la fusée violette semblent plus harmonieuses. Camille s'amuse à le dépasser, ondule devant lui, prend plaisir à l'attendre. Chacune de leurs pauses s'étirant de plus en plus, la nage devient progressivement un prétexte. Sentant qu'ils n'avaient plus rien à faire dans cette ligne d'eau, Pierre lui propose alors de rejoindre le second bassin et l'espace détente. Camille accepte avec plaisir. Il sort du bassin et guide sa princesse à travers les allées. Celle-ci se laisse totalement porter, affichant un air très innocent, sa serviette rose à la main :
— Voilà on y est. Je vois que le jacuzzi est libre, tu veux qu'on y aille ?
— Tous les deux dans un bain chauffant, je pense, c'est une occasion à ne pas louper, répond-elle sans hésiter.
— Tous les deux dans un bain chauffant, je pense, c'est une occasion à ne pas louper, répond-elle sans hésiter.
Le petit rire nerveux de la jeune femme révèle une pointe de fébrilité qu'elle ne parvient plus à dissimuler. Pierre est rassuré de la voir ainsi déstabilisée. Il pose en premier un pied dans le bain chauffant et vient s'asseoir dans un coin de celui-ci. Camille le suit de près, descendant une à une les marches dans un mouvement d'une extrême sensualité. Tournée légèrement de dos à la recherche du coin opposé, elle offre à notre personnage une sublime vue sur l'immersion progressive de son fessier. Au milieu des jets relaxants, il contemple, en première loge, le spectacle de sa déesse qui se fond dans l'eau. Installée juste en face de lui, elle consent à se faire dévorer du regard et répond par un sourire espiègle :
— Ça fait du bien de s'arrêter un peu, tu trouves pas ?
— C'est marrant, j'ai pas eu l'impression que tu faisais beaucoup d'efforts tout à l'heure.
— Haha, pas si facile pourtant de faire des beaux mouvements de bassin... Ah tiens, je crois que des gens veulent venir.
— Tu veux qu'on aille autre part ?
— Non, pas pour l'instant, je vais faire de la place et me mettre à côté de toi.
— C'est marrant, j'ai pas eu l'impression que tu faisais beaucoup d'efforts tout à l'heure.
— Haha, pas si facile pourtant de faire des beaux mouvements de bassin... Ah tiens, je crois que des gens veulent venir.
— Tu veux qu'on aille autre part ?
— Non, pas pour l'instant, je vais faire de la place et me mettre à côté de toi.
Camille se repousse du mur et commence à avancer vers Pierre. Elle vient s'asseoir juste à côté de lui. Ils continuent à discuter, de tout et de rien. Finalement, personne ne les rejoint. Après un nouveau rire vient un moment de silence. Elle le regarde fixement dans les yeux. Lentement il s'approche d'elle. Camille utilise sa main gauche et vient s'appuyer sur l'assise pour en faire de même. Leurs cuisses s'effleurent puis se collent. Leurs épaules ne sont qu'à quelques centimètres. Camille se rehausse légèrement pour présenter son visage à hauteur, faisant par la même émerger son magnifique décolleté hors de l'eau. Le cœur de Pierre bat à cent à l'heure. Il dépose alors sa main gauche sur la cuisse de sa voisine et rapproche son visage du sien. Elle tourne légèrement la tête de côté et ferme progressivement les yeux.
Leurs bouches se touchent furtivement, se présentent à nouveau à quelques millimètres l'une de l'autre puis, sous la chaleur du souffle des deux amoureux, viennent se coller de plus belle. Une explosion d'endorphine parcourt nos deux protagonistes à mesure que leurs lèvres se font et se défont, s'attrapent et se relâchent. Pierre éloigne son visage du sien, la bouche encore trempée de salives. L'humidité et l'accélération de la respiration laissent ensuite place à une contemplation presque béate des deux étudiants. Ils n'attendaient que ça. Elle le regarde encore de longues secondes, les yeux perdus dans les siens. Lui n'en revient toujours pas. Il peine à redescendre sur terre. C'est finalement elle qui craque la première en saisissant à nouveau ses lèvres pour un baiser beaucoup plus appuyé, avant de le repousser gentiment et d'afficher un immense sourire de satisfaction.
Elle relâche ensuite sa nuque et vient s'asseoir au fond du jacuzzi, la main droite sur la cuisse de son prétendant. Elle regarde en l'air, semble presque inerte. Il en fait de même. Les deux ne disent rien pendant plusieurs minutes. Pierre ne tente rien. Il sent que Camille a besoin de ce moment à elle. Il l'observe de temps en temps. Elle semble perdue, endormie sur un nuage au-delà de bien des choses. A quoi pense-t-elle ? Il n'en sait rien. Est-elle vraiment en train de penser à quelque chose de précis ? Il ne saurait le dire. Alors, comme s'il craignait de la faire redescendre trop vite, il attend un signe de sa part.
Après plusieurs minutes d'égarement, il sent la cuisse de Camille bouger. Cette dernière vient de se tourner de côté. Elle le regarde encore, l'embrasse à nouveau :
— On va chez moi pour la suite ? lui lance-t-elle.
— Je vois pas comment je pourrais dire non.
— Non, moi non plus, répond-elle en rigolant.
— Je vois pas comment je pourrais dire non.
— Non, moi non plus, répond-elle en rigolant.
Les deux étudiants se lèvent et filent à nouveau sous la douche :
— Rince-toi juste, on se douchera chez moi avant la soirée, c'est plus simple.
Pierre s'exécute et commence progressivement à se projeter sur la suite. Ils retirent leurs affaires des casiers et disparaissent chacun dans leurs cabines. Tous deux prennent leur temps. La pression de l'instant a quasiment disparu de leurs mouvements. Sortis du bâtiment, ils échangent un nouveau baiser et prennent la direction de l'appartement de Camille. La marche, plus longue que celle de la dernière fois, leur aura paru ne durer que quelques minutes. Ils semblent immergés dans une bulle de plaisir dans laquelle seule l'autre a le droit de faire irruption. C'est au détour d'une petite rue que Camille décide de prendre la main de son compagnon pour l'inciter à tourner à gauche. La douceur des doigts de la jeune femme émerveille le jeune homme qui accepte volontiers de rester accroché à elle. Arrivés devant une porte somme toute banale, il laisse la jeune femme prendre les devants et s'immiscer dans l'escalier pour son plus grand bonheur.
L'entrée dans l'appartement est l'occasion d'une visite express. Il remarque une pièce de vie et une cuisine drôlement bien ordonnée. Au détour d'un petit couloir se trouve la salle de bain, un peu plus spacieuse que la sienne. Rien d'incroyable toutefois.
— A gauche c'est ma chambre, passe-moi tes affaires si tu veux, je vais les mettre sur le tabouret.
Pierre lui donne son sac et reste dans l'encadrement de la porte. Il passe la tête pour regarder ce lit bleu deux places dans lequel il irait bien se jeter avec elle.
— Demi-tour Monsieur, dit-elle en l'embrassant.
— Ça va ça va, j'ai rien vu.
— Et tu ne verras rien du tout aujourd'hui, ça tu peux me croire, répond-elle en affichant un petit mouvement de lèvre malicieux. Au fait, il est quelle heure ?
— Déjà dix-neuf heures.
— Oh ça va on a le temps. Personne n'a dit qu'on devait y être à vingt heures pile. Tu veux aller te doucher pendant que je fais à manger ?
— Tu veux pas que je fasse ? T'as prévu quoi ?
— Oh rien, on va faire basique. Va te doucher si tu veux, j'irai après.
— OK ! Je peux retourner dans la chambre pour prendre ma serviette ?
— Bien tenté. Je te la passe. Dis-moi si t'as besoin d'autres affaires.
— Ça va ça va, j'ai rien vu.
— Et tu ne verras rien du tout aujourd'hui, ça tu peux me croire, répond-elle en affichant un petit mouvement de lèvre malicieux. Au fait, il est quelle heure ?
— Déjà dix-neuf heures.
— Oh ça va on a le temps. Personne n'a dit qu'on devait y être à vingt heures pile. Tu veux aller te doucher pendant que je fais à manger ?
— Tu veux pas que je fasse ? T'as prévu quoi ?
— Oh rien, on va faire basique. Va te doucher si tu veux, j'irai après.
— OK ! Je peux retourner dans la chambre pour prendre ma serviette ?
— Bien tenté. Je te la passe. Dis-moi si t'as besoin d'autres affaires.
Pierre rassemble ses vêtements et file se doucher en vitesse. Il aurait bien envie de prendre son temps pour repenser à tout ce qu'il s'est passé, mais est encore plus pressé d'en finir pour découvrir la suite. Après seulement dix minutes, il retrouve Camille, la poêle à la main. Il s'approche d'elle et vient lui glisser un baiser dans le cou :
— T'es sûre que t'as pas besoin d'aide ?
— Si tu veux, je te laisse terminer. Faut juste faire revenir les lardons et éteindre l'eau des pâtes quand ça sonne. Ce sera pas de la grande cuisine, mais bon ...
— Aucun problème, je m'en occupe !
— Ça y est, t'es prêt pour ce soir ? lui demande-t-elle.
— Il me reste plus que ma petite veste à mettre et c'est bon.
— La veste que je t'ai donnée tout à l'heure ? Pas mal, j'aime bien. Moi je vais mettre un peu plus longtemps à me préparer, mais bon, tu connais, j'imagine.
— C'est vrai que j'ai été économe sur le maquillage.
— Ouais c'est ça. Allez, j'y vais.
— Si tu veux, je te laisse terminer. Faut juste faire revenir les lardons et éteindre l'eau des pâtes quand ça sonne. Ce sera pas de la grande cuisine, mais bon ...
— Aucun problème, je m'en occupe !
— Ça y est, t'es prêt pour ce soir ? lui demande-t-elle.
— Il me reste plus que ma petite veste à mettre et c'est bon.
— La veste que je t'ai donnée tout à l'heure ? Pas mal, j'aime bien. Moi je vais mettre un peu plus longtemps à me préparer, mais bon, tu connais, j'imagine.
— C'est vrai que j'ai été économe sur le maquillage.
— Ouais c'est ça. Allez, j'y vais.
Camille part en direction de la douche. Au bout d'un quart d'heure, il entend l'eau s'arrêter de couler. Elle demande alors :
— C'est prêt ?
— Oui c'est bon tu peux venir.
— D'accord, je terminerai de ma préparer après.
— Oui c'est bon tu peux venir.
— D'accord, je terminerai de ma préparer après.
Pierre termine de poser le plat sur la table quand il voit arriver du couloir Camille, recouverte seulement d'un peignoir gris. La jeune femme ne dit rien, vient s'asseoir en face de lui et se sert une assiette. Lui en fait de même, en tentant de se concentrer sur son repas plutôt que sur son vis-à-vis. Ce peignoir en tissu fin, probablement mal serré, a en effet l'immense mérite d'offrir une vue plongeante sur la poitrine de Camille dès que celle-ci se penche un peu en avant. L'étudiante termine rapidement son repas et retourne dans la salle de bain. L'heure avance. Hors de question d'arriver à la soirée quand tout le monde est déjà bourré. Pierre voit donc disparaître cette jolie paire de jambes nues dans le couloir et attend maintenant désespérément son retour.
Les minutes passent. Le jeune homme a le temps de terminer ses pâtes, débarrasser les assiettes, enfiler sa veste et se regarder dans le miroir. Le voilà élégamment habillé, débarrassé de son mémoire, prêt pour se rendre en soirée. Cette vision, qui aurait été peu probable il y a quelques semaines, incarne la nouvelle dynamique dans laquelle il s'inscrit. Elle n'est cependant rien comparée à la perspective de se rendre à cette même soirée, le sourire aux lèvres, aux côtés d'une créature à la beauté irréelle.
Soudain il détourne le regard. Des pas résonnent dans le couloir. On entend des bruits de talons sur le carrelage, discerne en coin la lumière du couloir qui s'éteint. Mètre après mètre, Pierre voit apparaître dans son champ de vision la déesse de tous les possibles. Se retournant vers elle, il regarde, pas à pas, cette naïade se dévoiler craintivement sous ses yeux.
Si ses chaussures noires à talons lui confèrent une certaine hauteur, l'enchevêtrement de ses mollets nus trahit sans conteste de la nervosité due à la volonté de plaire. Jetant un voile sombre sur le haut de ses cuisses, une jupe patineuse au reflet de cuir vient presser la taille de la jeune femme pour en souligner la netteté. Des dessous de sa ceinture jusqu'aux confins de ses bras s'étirent ensuite un drapé noir tacheté de blanc, un haut à pois au col rond qui laisse deviner la poitrine par compression du buste plutôt que de se fendre en décolleté. La perfection d'une femme fatale aux lèvres maquillées, sexy jusqu'au bout des ongles vernis, et qui demeure paradoxalement anxieuse de recueillir l'approbation de celui qu'elle convoite :
— Je te plais ? aimerait-elle lui demander si sa bouche ne tremblait pas tant.
— Suffisamment pour être jaloux de tous ceux qui, comme moi, vont passer la soirée à te regarder, s'imagine-t-il dans son esprit.
— Suffisamment pour être jaloux de tous ceux qui, comme moi, vont passer la soirée à te regarder, s'imagine-t-il dans son esprit.
Aucun son ne put néanmoins sortir des cordes vocales de nos deux étudiants qui se contentent de se dévorer des yeux, s'approchant malgré tout timidement l'un de l'autre. Alors, après l'avoir dévisagée une dernière fois de haut en bas, Pierre vient poser ses mains sur la taille de sa conquête avant de lui attraper le bras pour la faire pivoter devant lui. L'admiration se lit dans les pupilles toujours plus grandes du jeune homme qui manipule soigneusement sa poupée. Tour après tour, il a l'impression de renaître à mesure que la jupe de la jeune femme s'envole. La fin du mouvement est l'occasion d'un dernier regard qui fait office de mot. La jeune femme, qui a transcendé tous les imaginaires de son prétendant, reçoit comme réponse à toutes ses craintes un regard plein de désir sauvage et le baiser fougueux qui en suit. Ses lèvres plaquées contre celles de Pierre, elle lève tous ses doutes.
C'est Camille qui, la première, met fin à ce contact appuyé :
C'est Camille qui, la première, met fin à ce contact appuyé :
— Je crois que j'ai trouvé la couleur de mon bracelet pour ce soir, dit-elle en souriant.
— De quoi ?
— T'inquiète, si t'as pas compris tu le verras bien assez tôt. Bon, on se boit un ou deux shots avant d'y aller ?
— Ah carrément !
— Ouais, les consos sont pas données là-bas. Mais on en prendra quand même !
— On a dit rattraper les autres, pas les dépasser !
— On peut rester sages si tu préfères. L'alcool me faire faire des folies, t'as pas envie de voir ça je pense ...
— Tout bien réfléchi, sers-nous deux verres.
— De quoi ?
— T'inquiète, si t'as pas compris tu le verras bien assez tôt. Bon, on se boit un ou deux shots avant d'y aller ?
— Ah carrément !
— Ouais, les consos sont pas données là-bas. Mais on en prendra quand même !
— On a dit rattraper les autres, pas les dépasser !
— On peut rester sages si tu préfères. L'alcool me faire faire des folies, t'as pas envie de voir ça je pense ...
— Tout bien réfléchi, sers-nous deux verres.
Les deux étudiants prennent un premier shot sur le canapé. Après la grimace et le fou rire, ils enchaînent sur le second. Ils se lèvent enfin, claquent la porte de l'appartement et commencent à marcher vers le lieu de la soirée.
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Commentaires ()
Ne vous arrêtez pas, surtout !
Bref c'est magnifique!