Fantasme
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une amitié à trois — Chapitre 2 · Chapitre 2 — la soirée où tout change
Auteur
Une amitié à trois
Chapitre 2 · Chapitre 2 — la soirée où tout change
Trois jours avaient passé depuis leur conversation. Trois jours durant lesquels Élodie avait repensé aux paroles de Maxime, à son regard lorsqu'il avait enfin avoué son attirance, et à la manière dont Thomas avait accueilli cette confession sans colère ni reproche.
Le mardi soir, alors qu'ils étaient installés sur le canapé, elle avait fini par poser la question qui lui trottait dans la tête.
Le mardi soir, alors qu'ils étaient installés sur le canapé, elle avait fini par poser la question qui lui trottait dans la tête.
— Tu as reparlé à Maxime ?
Thomas avait tourné la tête vers elle.
— Un peu. Il m'a demandé si tout allait bien entre nous. Il a peur d'avoir dépassé une limite.
— Et toi, tu lui as dit quoi ?
— Que rien ne changeait entre nous. Mais que si on décidait d'explorer ce fantasme, on le ferait parce qu'on en avait tous les deux envie. Pas pour lui faire plaisir, ni pour nous prouver quoi que ce soit.
— Et toi, tu lui as dit quoi ?
— Que rien ne changeait entre nous. Mais que si on décidait d'explorer ce fantasme, on le ferait parce qu'on en avait tous les deux envie. Pas pour lui faire plaisir, ni pour nous prouver quoi que ce soit.
Élodie avait souri avant de glisser sa main dans la sienne.
— C'est exactement ce que je voulais entendre.
Elle avait marqué une pause, puis ajouté :
— J'aimerais qu'on l'invite à dîner samedi. Sans pression. J'ai envie de voir comment on se sent tous les trois maintenant que les choses sont dites.
— J'aimerais qu'on l'invite à dîner samedi. Sans pression. J'ai envie de voir comment on se sent tous les trois maintenant que les choses sont dites.
Thomas avait embrassé sa tempe.
— Alors, invitons-le.
Samedi, 20 heures, Maxime arriva avec un dessert et une bouteille de vin. Lorsqu'Élodie ouvrit la porte, leurs regards se croisèrent un instant de trop pour que ni l'un ni l'autre ne le remarque.
— Salut, Maxime.
— Salut. Tu es magnifique.
— Salut. Tu es magnifique.
Il avait prononcé ces mots spontanément, avant de se reprendre avec un sourire gêné.
Élodie avait ri doucement.
Élodie avait ri doucement.
— Tu sais, tu as le droit de me faire des compliments sans avoir l'air de commettre un crime.
Cette remarque le détendit. Thomas apparut derrière elle et lui donna une accolade familière.
— Entre, vieux. Ce soir, on va essayer de ne pas parler uniquement de boulot et de football.
Le dîner se déroula dans une atmosphère étonnamment naturelle. Ils plaisantèrent, évoquèrent leurs souvenirs communs et parlèrent de leurs relations respectives. Pourtant, sous cette apparente normalité, chacun savait que quelque chose avait changé.
À plusieurs reprises, Maxime surprit Élodie en train de l'observer. Lorsqu'il croisait son regard, elle ne détournait plus immédiatement les yeux. Après le dessert, Thomas débarrassa les assiettes pendant qu'Élodie préparait le café. Maxime la rejoignit dans la cuisine.
À plusieurs reprises, Maxime surprit Élodie en train de l'observer. Lorsqu'il croisait son regard, elle ne détournait plus immédiatement les yeux. Après le dessert, Thomas débarrassa les assiettes pendant qu'Élodie préparait le café. Maxime la rejoignit dans la cuisine.
— Je peux te poser une question ? demanda-t-il.
— Bien sûr.
— Tu es vraiment à l'aise avec tout ça ? Avec ce que je t'ai dit l'autre soir ?
— Bien sûr.
— Tu es vraiment à l'aise avec tout ça ? Avec ce que je t'ai dit l'autre soir ?
Élodie posa les tasses sur un plateau.
— Je suis curieuse. Mais je veux que les choses restent simples entre nous. Je ne veux pas que tu te sentes obligé de jouer un rôle, ni que Thomas ait l'impression de devoir accepter quelque chose pour me faire plaisir. Maxime acquiesça.
— C'est aussi ce que je veux. Je tiens énormément à votre couple.
Elle s'approcha légèrement et posa une main sur son avant-bras.
— Alors, on est d'accord sur l'essentiel.
Le contact fut bref, mais il le troubla. Élodie le remarqua. Elle retira doucement sa main, sans se presser, puis lui adressa un sourire complice. Lorsqu'ils revinrent au salon, Thomas avait installé trois verres sur la table basse.
— Bon, dit-il en s'asseyant, je crois qu'on devrait parler franchement de ce qu'on imagine et de ce qu'on ne veut surtout pas.
La conversation fut plus profonde que la première fois. Ils évoquèrent la jalousie, la confiance, la possibilité de changer d'avis et l'importance de ne jamais interpréter un silence comme un accord.
Élodie expliqua qu'elle ne voulait pas être placée dans une situation où elle aurait à choisir entre les deux hommes. Thomas précisa qu'il ne souhaitait pas que leur amitié devienne une compétition. Maxime, de son côté, admit qu'il craignait de compromettre une relation qui comptait énormément pour lui.
Élodie expliqua qu'elle ne voulait pas être placée dans une situation où elle aurait à choisir entre les deux hommes. Thomas précisa qu'il ne souhaitait pas que leur amitié devienne une compétition. Maxime, de son côté, admit qu'il craignait de compromettre une relation qui comptait énormément pour lui.
— On n'est pas obligés de décider quoi que ce soit ce soir, conclut Thomas.
Élodie regarda successivement son mari et leur ami.
— Non. Mais j'aimerais qu'on arrête de faire comme si on ne ressentait rien.
Un silence suivit. Cette fois, il n'était pas gêné. Il était plein d'attente.
Thomas lui prit la main. Maxime resta assis en face d'eux, attentif à son expression.
Thomas lui prit la main. Maxime resta assis en face d'eux, attentif à son expression.
— Et maintenant ? demanda-t-il doucement.
Élodie sourit.
— Maintenant, on continue à se parler. Et on voit ce qui nous convient à tous les trois.
Elle se rapprocha de Thomas et posa sa tête contre son épaule. Puis elle tendit l'autre main vers Maxime, dans un geste simple qui l'invitait à partager leur proximité, sans lui imposer davantage.
Maxime accepta cette main tendue. Thomas laissa échapper un petit rire nerveux, vite remplacé par un sourire.
Maxime accepta cette main tendue. Thomas laissa échapper un petit rire nerveux, vite remplacé par un sourire.
Pour la première fois, ils ne cherchaient plus à deviner ce que les autres pensaient. Ils étaient ensemble, conscients de leur attirance, mais également de la confiance qu'ils devaient préserver.
La soirée se poursuivit tard dans la nuit, entre confidences, silences confortables et regards chargés de nouvelles significations.
La soirée se poursuivit tard dans la nuit, entre confidences, silences confortables et regards chargés de nouvelles significations.
Au moment où Maxime se leva pour partir, Élodie l'accompagna jusqu'à la porte. Thomas les rejoignit.
— On se voit bientôt ? demanda Maxime.
— Évidemment, répondit Thomas en lui donnant une accolade.
— Évidemment, répondit Thomas en lui donnant une accolade.
Élodie ajouta, avec un sourire malicieux :
— Et la prochaine fois, tu n'auras pas besoin d'attendre trois jours pour nous écrire.
— Et la prochaine fois, tu n'auras pas besoin d'attendre trois jours pour nous écrire.
Maxime rit, soulagé. Lorsqu'ils se retrouvèrent seuls, Thomas referma la porte et se tourna vers sa femme.
— Alors, qu'est-ce que tu en penses ?
Élodie réfléchit quelques secondes avant de se blottir contre lui.
— Je pense que j'ai envie de continuer à explorer cette idée avec toi. Mais je veux qu'on le fasse à notre rythme.
Thomas l'embrassa tendrement.
— À notre rythme, alors.
Et tandis que la maison retrouvait son calme, tous deux comprirent que la suite ne dépendrait ni d'un scénario prévu à l'avance ni d'une promesse faite sous le coup de l'émotion, mais de leur capacité à se faire confiance, à exprimer leurs désirs et à respecter les limites de chacun.
La prochaine rencontre avec Maxime aurait une saveur différente : ils ne seraient plus trois amis faisant semblant de ne pas connaître le secret qui les rapprochait, mais trois adultes libres de décider ensemble de ce qu'ils souhaitaient en faire.
La prochaine rencontre avec Maxime aurait une saveur différente : ils ne seraient plus trois amis faisant semblant de ne pas connaître le secret qui les rapprochait, mais trois adultes libres de décider ensemble de ce qu'ils souhaitaient en faire.
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