Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le projet artistique — Chapitre 31 · Pénombre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le projet artistique
Chapitre 31 · Pénombre
Maxime : Nous étions devant la porte de la salle de projection. Les garçons d'un côté, les filles de l'autre. Il n'y avait pas d'animosité entre nous. Juste, je sentais une tension, une attente, une incertitude. Je regardais parfois mon Amandine. Je voyais qu'elle me jetait un coup d'œil aussi. Son regard s'était radouci.
Amandine : Nous restions séparés, garçons et filles, mais sans colère ou rancœur apparente. J'attendais avec impatience cet atelier pour savoir ce qui allait en ressortir, en bien, en mal, pour un nouveau départ ou une fin définitive. Maxime me regardait parfois, et mes yeux se tournaient vers lui de temps en temps.
Elisa et Paul arrivèrent, pas tout à fait ensemble, mais sans conflit visible. Je crus qu'ils avaient décidé d'attendre eux aussi l'atelier de ce soir-là. Elisa ouvrit la porte sans dire un mot, et nous entrâmes toutes à sa suite.
Maxime : Nous laissâmes les filles entrer en premier. Nous voulions un peu voir comment elles allaient s'installer. Elles prirent les chaises de la première rangée, ça ne présagea rien de bon. Mais finalement, elles les tournèrent vers la deuxième rangée. Elle voulait avoir un dialogue avec nous. Mais de quel genre ?
Amandine : Nous venions de signifier par la position des chaises que nous voulions bien discuter. C'était à eux de faire un geste maintenant. Nous nous assîmes, et ils vinrent se mettre en face de nous. Chaque couple, ex-couple, se faisait face. Il y eut un long blanc, trop long. Je serrai les poings, les filles en firent autant ou se tordirent les doigts ou trépignèrent du pied. Et puis enfin, ils parlèrent, tous en même temps.
— Nous sommes désolés de nous être énervés ce dimanche matin là.
Maxime : Elles avaient entrouvert la porte par la position des chaises, nous venions de l'ouvrir en grand. Nous avions quand même eu du mal à faire sortir cette phrase pourtant longuement répétée. Mais au final, ça nous libéra d'un petit poids. Je vis les filles se décrisper un peu. Nous n'en étions qu'au début du chemin. La prochaine étape était qu'elles acceptent nos excuses pour ça.
Amandine : Je fus surprise par ces excuses. Nous avions pensé qu'ils nous auraient d'abord fait des reproches ou je ne sais quoi. Là, ils nous avaient scotchés au mur. Je tournai mon regard vers mes amies. Elles étaient aussi étonnées que moi. Ils étaient sincères, nous pouvions leur répondre.
Amandine : Je fus surprise par ces excuses. Nous avions pensé qu'ils nous auraient d'abord fait des reproches ou je ne sais quoi. Là, ils nous avaient scotchés au mur. Je tournai mon regard vers mes amies. Elles étaient aussi étonnées que moi. Ils étaient sincères, nous pouvions leur répondre.
— Nous... nous acceptons vos excuses, leur dit Elisa.
Maxime m'interrogea du regard, je lui fis "oui" de la tête. Je les vis se détendre un peu.
— Euh, mais pourquoi vous vous êtes énervés comme ça ? demanda Liz.
Maxime : Liz venait de poser une question, c'était à Olivier de répondre conformément à la façon dont nous nous étions organisés.
— On a très mal vécu le fait que vous nous fassiez du chantage pour nous faire avouer on ne savait quoi. Alors qu'on avait passé le week-end et la semaine à expliquer aux frangins qu'ici, on ne forçait personne à rien.
Je vis Carine et Marie mettre la main devant leurs bouches grandes ouvertes. Elles retenaient leur étonnement et leur malaise. Je compris qu'elles n'avaient pas eu conscience du chantage qu'elles avaient mené.
Amandine : Cela ne m'avait pas effleuré l'esprit qu'ils aient pu prendre nos tentatives de les ouvrir à leur propre personnalité pour du chantage. Mais en repensant aux mots prononcés, le chantage était la seule façon de prendre ce que nous avions dit. J'étais choquée par moi-même. Les filles étaient chamboulées aussi, je pris la parole :
Amandine : Cela ne m'avait pas effleuré l'esprit qu'ils aient pu prendre nos tentatives de les ouvrir à leur propre personnalité pour du chantage. Mais en repensant aux mots prononcés, le chantage était la seule façon de prendre ce que nous avions dit. J'étais choquée par moi-même. Les filles étaient chamboulées aussi, je pris la parole :
— On n'avait pas pensé que vous le prendriez comme ça. Ce n'était pas notre intention. Je je...
— Nous sommes désolées, finit par dire Sylvie, un tremblement dans la voix.
— Nous sommes désolées, finit par dire Sylvie, un tremblement dans la voix.
Maxime : Elles s'ouvraient enfin à nous et nous recevions enfin les excuses que nous attendions pour ça. Je regardai les mecs, ils étaient d'accord avec moi.
— On accepte vos excuses, dis-je.
Esteban prit une profonde inspiration puis se lança :
— Et vous n'aviez pas tort.
Amandine : Pas tort sur quoi ? Marie fut plus prompte à poser la question qui me brulait les lèvres.
— Vous voulez dire à propos d'aimer les trucs entre garçons.
— Oui, en effet Marie. Comme vous aimez les trucs entre filles, lui répondit Germain.
— Oui, en effet Marie. Comme vous aimez les trucs entre filles, lui répondit Germain.
Ils en avaient fait du chemin en un mois ! Je fus assez fier d'eux en un sens. Carine leur fit part de notre grief principal de ce jour-là.
— Et on vous en voulait de nous mater sans vergogne quand on faisait des trucs devant vous ou à nous demander tout le temps d'en faire.
Maxime : Elle en venait au point dont nous avions deviné qu'il était leur principal reproche envers nous.
— Oui, on s'est en rendu compte. On a compris que cela pouvait être très gênant d'être maté comme ça.
Felipe aurait pu être plus explicite, mais nous ne voulions pas non plus dire comment nous en étions arrivés à cette conclusion. Pas tout de suite en tout cas.
Amandine : Mon Dieu, ils avaient fait un vrai travail d'introspection. J'avais un peu honte de nous en un sens. Elisa prit la parole :
Amandine : Mon Dieu, ils avaient fait un vrai travail d'introspection. J'avais un peu honte de nous en un sens. Elisa prit la parole :
— Merci. Mais euh, on s'est aussi rendu compte d'une chose. Que ce n'était pas avec perversité ou en nous méprisant que vous nous regardiez.
— Mais plutôt avec admiration et amour, complétai-je.
— Mais plutôt avec admiration et amour, complétai-je.
Maxime : Elles avaient compris comment nous les regardions. Ça me rassurait aussi sur moi, sur la façon dont je me comportais : pas en pervers ni en salopard a priori.
— Merci Elisa. C'est toujours comme ça qu'on vous percevait, dit Paul.
— Mais il y a un autre point qui, après coup, nous a gênés, dis-je.
— Vos manigances derrière notre dos, commença Olivier.
— Mais on a été punies, lui répondit Liz.
— Oui. Mais ce n'était pas la première fois. Ce n'est pas un bon mode de fonctionnement : manigances, punition, manigances, punition.
— Mais il y a un autre point qui, après coup, nous a gênés, dis-je.
— Vos manigances derrière notre dos, commença Olivier.
— Mais on a été punies, lui répondit Liz.
— Oui. Mais ce n'était pas la première fois. Ce n'est pas un bon mode de fonctionnement : manigances, punition, manigances, punition.
Amandine : Ils n'avaient pas tort dans le fond. C'est vrai que cela pouvait déboucher sur une situation ou des mots malheureux.
— Oui, je comprends, dit Sylvie. Mais...
— Mais ça veut dire que vous ne voudriez plus aucune surprise, compléta Marie.
— Euh, disons qu'entre aucune surprise et trop de manigances, il doit y avoir un juste milieu, leur dit Esteban.
— Euh, pour faire simple, quand ça demande une participation active de notre part, on aimerait avoir notre mot à dire avant.
— Mais ça veut dire que vous ne voudriez plus aucune surprise, compléta Marie.
— Euh, disons qu'entre aucune surprise et trop de manigances, il doit y avoir un juste milieu, leur dit Esteban.
— Euh, pour faire simple, quand ça demande une participation active de notre part, on aimerait avoir notre mot à dire avant.
Maxime : Germain avait trouvé les mots justes pour exprimer notre pensée. Je vis les filles réfléchir et approuver d'un hochement de tête. Nous avions tous bien avancé dans nos réflexions pendant ce mois. Pour les garçons, je savais comment nous en étions venus là. Mais pour elle, je me demandais si un évènement avait déclenché leur prise de conscience.
— Comment vous en êtes venu à comprendre la façon dont on vous regardait ? demandai-je.
Amandine : Je craignais un peu qu'on doive s'expliquer sur certaines choses. Mais à la réflexion, nous pouvions légitimement leur poser la même question. Ce n'est pas simplement en y réfléchissant qu'ils en étaient venus à s'avouer aimer les caresses entre garçons.
— C'est vrai qu'il y a eu un évènement qui nous a fait voir les choses autrement. Mais je pense que cela doit être un peu pareil pour vous, non ?
Je les vis se raidir sur leurs chaises, mais Paul prit de suite la parole.
— Je crois que nous avons tous des choses à raconter sur cette période. On devrait peut-être le faire honnêtement et complètement.
— Je... je dis tout le temps qu'on ne doit pas avoir de secret dans un couple, qu'il faut être honnête et tout. C'est le moment de le mettre en pratique, ajouta Elisa.
— Je... je dis tout le temps qu'on ne doit pas avoir de secret dans un couple, qu'il faut être honnête et tout. C'est le moment de le mettre en pratique, ajouta Elisa.
Paul et Elisa nous incitaient à prendre la responsabilité de nos actes. Il était peut-être temps d'agir comme ce que nous étions : des adultes. Mais ça ne nous empêchait pas d'avoir peur.
Maxime : Je redoutais cette partie des explications à donner comme les autres la redoutaient aussi. Mais dès le début, nous savions plus ou moins qu'il faudrait en passer par là. Les filles commencèrent par la première semaine après la dispute. Je compris que nous avions tous attendu un signe des autres, mais que nous avions été trop obtus pour le faire nous-mêmes. Nous prîmes la parole à notre tour. Je vis que les filles se rendirent compte également de l'occasion manquée qu'avait été cette semaine pour mettre les choses à plat.
Maxime : Je redoutais cette partie des explications à donner comme les autres la redoutaient aussi. Mais dès le début, nous savions plus ou moins qu'il faudrait en passer par là. Les filles commencèrent par la première semaine après la dispute. Je compris que nous avions tous attendu un signe des autres, mais que nous avions été trop obtus pour le faire nous-mêmes. Nous prîmes la parole à notre tour. Je vis que les filles se rendirent compte également de l'occasion manquée qu'avait été cette semaine pour mettre les choses à plat.
Amandine : Ils avaient ressenti plus ou moins la même chose. J'étais triste d'avoir raté une réconciliation plus rapide. Nous poursuivîmes avec les semaines suivantes et notre déception dans les ateliers. Ils reprirent leur récit sur les mêmes semaines et nous dirent à quel point ils avaient été déçus de ces ateliers. Il était clair qu'en entendant leur point de vue, nous avions aussi notre part de responsabilité dans l'ambiance infernale de ces ateliers. Je pense qu'ils prirent conscience de leur responsabilité aussi. Nous poursuivîmes avec la semaine suivante, celle où nous avions acheté de la lingerie. Malgré quelques hésitations, au final, nous ne cachâmes rien de ce que nous avions fait et ressenti. Ils comprirent pourquoi nous semblions plus apaisées dans l'atelier suivant.
Maxime : Je m'imaginai avec délectation leur séance d'essayage de lingerie et les attouchements qu'elles s'étaient prodigués. Mais il fallait qu'on soit courageux et honnête à notre tour. Nous racontâmes sans rien oublier l'espionnage de Mlle G et de son amant puis de notre propre séance homo dans les douches. Je les vis ouvrir de grands yeux à ces révélations. Car elles allaient un peu plus loin que la pipe entre les jumeaux. Le fait d'y ajouter un baiser rendait la chose plus intime, plus forte émotionnellement. Elles devinèrent alors que c'était la raison de notre sérénité de l'atelier du vendredi.
Amandine : Mince, ils s'étaient tripotés entre mecs. J'aurais bien voulu voir ça ! C'était pour ça qu'ils avaient ouvert les yeux sur leur appétence pour les joutes homos. Nous reprîmes notre récit à la semaine qui venait de s'écouler. Je craignis leur réaction quand nous racontâmes notre minable partouze avec les crétins du centre commercial. Ils se tendirent sur leurs chaises et se crispèrent vraiment. Nous leur racontâmes bien que nous n'avions fait que de penser à eux à ce moment-là et toutes les nuits depuis lors dans nos rêves. Mais ils semblèrent rester tendus.
Maxime : Comment ces cons avaient pu être aussi minables à traiter si mal nos copines ? Elles méritaient toutes les attentions du monde, de la délicatesse, de la tendresse, de l'admiration ! Il m'était difficile de me calmer même si j'entendis les mots qu'elles disaient sur le fait qu'elles nous avaient regrettés à ce moment-là. Et qu'elles rêvaient de nous depuis. Nous dûmes à notre tour raconter cette dernière semaine. Elles furent très choquées par notre récit. Nous précisâmes bien que nous avions repensé à elles depuis. Que nous avions regretté leur douceur, leur gentillesse, leurs attentions à notre égard. Mais elles semblèrent rester outrées.
Amandine : Comment pouvait-on ne pas prendre soin de mon homme quand on faisait l'amour avec lui ? Ce n'est pas un match de catch, même si de temps en temps, nous pouvions faire des choses plus brusques. Cette poufiasse avait juste cherché à se baiser sur la bite de nos mecs. Je compris aussi que c'était là qu'ils s'étaient posé des questions sur la façon dont ils nous regardaient et la façon dont nous percevions la chose. J'entendis leurs mots sur le fait qu'ils pensaient à nous toutes les nuits depuis, mais je restai toujours sur les nerfs à cause de cette connasse.
Nous venions de finir nos récits. Qu'allions-nous devenir maintenant ?
Maxime : Le temps resta suspendu un long moment. Les filles se prirent les mains et enlacèrent leurs doigts dans une étreinte serrée. Nous en fîmes de même. C'était trop long, je regardai Amandine, elle paraissait toujours outrée. Je m'inquiétai de son état d'esprit par rapport à nous.
Maxime : Le temps resta suspendu un long moment. Les filles se prirent les mains et enlacèrent leurs doigts dans une étreinte serrée. Nous en fîmes de même. C'était trop long, je regardai Amandine, elle paraissait toujours outrée. Je m'inquiétai de son état d'esprit par rapport à nous.
Amandine : Maxime avait toujours l'air tendu. Le stress m'envahissait de plus en plus. Personne ne parlait, personne ne bougeait. Mes yeux commencèrent à se mouiller de larmes. Sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Et puis tout à ma droite, je vis Paul tendre la main vers le visage d'Elisa.
— Ne pleure pas, dit-il en essuyant une larme sur la joue de sa femme.
— Mais vous semblez en colère contre nous, lui répondit-elle.
— Mais vous semblez en colère contre nous, lui répondit-elle.
Je vis Maxime hausser les sourcils d'étonnement puis se radoucir d'un coup.
Maxime : Quel malheur, elles pensaient que nous étions en colère contre elles. Olivier leur apporta la réponse à notre attitude :
Maxime : Quel malheur, elles pensaient que nous étions en colère contre elles. Olivier leur apporta la réponse à notre attitude :
— On est hors de nous par rapport à comment ces couillons vous ont traitées. Vous méritiez bien mieux.
— Ils ne se sont pas rendu compte de la chance qu'ils avaient de pouvoir s'occuper de vous et vous admirer, conclut Esteban.
— Ils n'avaient pas à vous parler comme ça quand vous vous êtes léchées entre vous, dis-je.
— Ils ne se sont pas rendu compte de la chance qu'ils avaient de pouvoir s'occuper de vous et vous admirer, conclut Esteban.
— Ils n'avaient pas à vous parler comme ça quand vous vous êtes léchées entre vous, dis-je.
Je les vis sourire à nos propos. Je levai néanmoins une question qui nous taraudait :
— Mais vous semblez si choquées de ce qu'on a fait, leur dis-je.
D'un coup, cela déclencha les larmes des filles qui ne pleuraient pas encore.
Amandine : Ils croyaient que nous étions choquées de leur comportement ? Il fallait leur dire que ce n'était pas le cas. Marie fut la première à parler :
Amandine : Ils croyaient que nous étions choquées de leur comportement ? Il fallait leur dire que ce n'était pas le cas. Marie fut la première à parler :
— Non, non. On n'est pas choquée de votre attitude, mais de celle de Mlle G. Vous méritiez mieux qu'une Valkyrie folle furieuse.
— Et elle n'avait pas à vous parler comme ça quand vous vous êtes sucés devant elle, dis-je.
— Et elle n'avait pas à vous parler comme ça quand vous vous êtes sucés devant elle, dis-je.
Je vis Maxime ému devant nos paroles. Comme Paul, il tendit la main vers moi pour essuyer une larme sur ma joue. Sa main était si chaude si douce. Elle m'avait tellement manquée, je me rendis compte. Je la pris dans ma main et posai ma joue dedans pour prolonger ce contact.
Maxime : J'avais tendu la main pour sécher ses larmes, elle l'avait gardée contre son visage. Je redécouvrais la douceur de sa peau. Sa tête était maintenant penchée un peu en avant, les senteurs de son parfum me parvinrent, me remémorant de nombreux souvenirs. Je vis à ma gauche que les autres couples avaient repris un contact physique. Nous avions tous voulu sécher les larmes de nos copines ou femmes, et elles avaient toutes gardé notre main avec elles.
Maxime : J'avais tendu la main pour sécher ses larmes, elle l'avait gardée contre son visage. Je redécouvrais la douceur de sa peau. Sa tête était maintenant penchée un peu en avant, les senteurs de son parfum me parvinrent, me remémorant de nombreux souvenirs. Je vis à ma gauche que les autres couples avaient repris un contact physique. Nous avions tous voulu sécher les larmes de nos copines ou femmes, et elles avaient toutes gardé notre main avec elles.
* * *
Maxime : A partir de là, je ne me focalisai plus que sur Amandine. Plus aucun son, aucune image ne me parvint des autres couples. Je ne voyais plus qu'Amandine.
— J'ai été bête de m'énerver cette fois-là, lui chuchotai-je.
— Mais il n'y avait pas d'autre façon de prendre ce qu'on vous a dit que comme du chantage. Je me serais énervée aussi, je pense.
— Mais j'aurais dû revenir vers toi dès le lundi.
— Mais il n'y avait pas d'autre façon de prendre ce qu'on vous a dit que comme du chantage. Je me serais énervée aussi, je pense.
— Mais j'aurais dû revenir vers toi dès le lundi.
Amandine : Il regrettait visiblement notre dispute et ses conséquences. Moi aussi, je le regrettais amèrement. Je lui murmurai alors :
— Non, c'est moi qui aurais dû venir te voir et te parler.
— On a été bête tous les deux de rester dans notre coin à ruminer une rancœur qui n'avait pas lieu d'être.
— On a été bête tous les deux de rester dans notre coin à ruminer une rancœur qui n'avait pas lieu d'être.
J'étais touchée par ses remords. J'avais les mêmes au final. Nous avions bêtement brisé quelque chose.
— Tu as été si choqué que ça par le comportement de ces petits crétins ?
— Oui, on ne peut pas passer à côté de filles comme vous. On a pas le droit de traiter de la sorte ma copine.
— Oui, on ne peut pas passer à côté de filles comme vous. On a pas le droit de traiter de la sorte ma copine.
Il venait de m'appeler sa copine ! Mais c'était juste une ancienne habitude ou bien un lapsus révélateur ?
Maxime : Je venais de me rendre compte que j'avais dit copine. C'était sorti comme ça, sans que je l'ai prévu. Amandine parut songeuse, puis elle continua :
Maxime : Je venais de me rendre compte que j'avais dit copine. C'était sorti comme ça, sans que je l'ai prévu. Amandine parut songeuse, puis elle continua :
— Quelle idiote ! Elle est passée complètement à côté d'une super occasion. Elle n'aurait pas dû traiter comme ça mon mec.
Elle venait de dire que j'étais son mec ? Comme moi, c'était sorti sans qu'elle le veuille, le regrettait-elle ?
— Tu viens de dire que je suis ton mec ?
— Comme toi, tu as dit que j'étais ta copine. C'est sorti d'un coup comme ça.
— Oui moi aussi. D'un coup comme ça. Mais...
— Comme toi, tu as dit que j'étais ta copine. C'est sorti d'un coup comme ça.
— Oui moi aussi. D'un coup comme ça. Mais...
Amandine : Ce "Mais" pouvait déboucher sur beaucoup de choses, j'avais hâte qu'il finisse sa phrase. Mais cela me terrorisait aussi.
— Mais... je le pense.
Il avait eu du mal à finir sa phrase. Il avouait m'aimer encore, mais il devait avoir peur de ce que je pouvais dire :
— Max, je... je le pense aussi. Tu es mon mec.
— Alors on reprend comme avant ? demanda-t-il.
— Alors on reprend comme avant ? demanda-t-il.
Je réfléchis un moment. Le mois d'éloignement n'était pas anodin. Ce n'était pas juste une petite dispute vite réglée sur l'oreiller.
— Non, pas comme avant, dis-je.
Maxime : Elle ne voulait pas reprendre malgré tout ? Nous en resterions là entre nous ? Mais elle reprit son propos :
— Pas comme avant. Mieux qu'avant. D'accord ? On ne s'énerve plus, on se parle quoiqu'il arrive ?
— Oui. Et plus de manigances dans notre dos ?
— Oui.
— Oui. Et plus de manigances dans notre dos ?
— Oui.
Je plongeai mon regard dans le sien. Je lui souris et elle me sourit. Nous ne nous étions plus adressés de sourire depuis un mois. Cela me fit chaud au cœur. J'eus envie de l'embrasser de nouveau. Je me penchai vers elle en espérant qu'il n'était pas trop tôt pour reprendre ça.
Amandine : Il se penchait vers moi. Il voulait m'embrasser. S'il avait voulu simplement s'arrêter aux sourires échangés, ça m'aurait suffi pour ce soir. Je n'espérais pas un baiser. Enfin, je l'espérais depuis quelques instants, mais sans y croire. Je me penchai vers lui pour l'embrasser. Nos lèvres se touchèrent enfin après un mois d'abstinence. Je fus parcourue d'un frisson dans tout mon corps. Comme s'il se réveillait d'une longue hibernation. Rapidement, le chaste baiser se transforma. Nos langues commencèrent à jouer ensemble. Je sentis ses mains passer sous mon pull et mon haut, je fondis quand ses paumes caressèrent mes côtes. Mais il n'osa pas aller plus loin.
Maxime : Mes mains avaient agi sans que je le veuille vraiment. Mais quel plaisir immense ce fut de la toucher de nouveau. Je m'étais arrêté, me demandant si je n'allais pas trop loin ou trop vite. J'avais envie de beaucoup plus, mais je n'osai briser notre début de réconciliation. Je fus rassuré quand elle passa ses mains sous mes vêtements pour me caresser le torse. Je crois qu'elle fut un peu surprise par ce qu'elle y trouva. Avec nos séances de boxe, le haut de mon corps avait un peu pris en muscle. Je la sentis toute troublée par cette découverte. Elle fit parcourir ses doigts partout sur mon ventre, mes pectoraux, mes épaules. Rapidement, elle commença à vouloir enlever mon pull et ma chemise.
Amandine : Je voulais voir ! Ce que je touchais m'avait fortement plu. Je sentais son corps, plus ferme, plus dessiné sans être trop gonflé comme un culturiste. Il se laissa faire, je découvris un nouveau Maxime. Il me plaisait autant que l'ancien. J'embrassai alors son torse, mordillant ses tétons. Il ne fut pas inactif. Il tira sur mes vêtements pour découvrir ma poitrine. Il m'enleva ensuite mon soutien-gorge et me palpa délicatement les seins. Cela faisait tellement longtemps qu'un homme, que mon homme ne les avait pas pris en main. Nos bouches se collèrent de nouveau dans un baiser passionné. Ma main voulut également retrouver son sexe. Je vins le palper par-dessus son pantalon. Il bandait fort, mais peut-être ne voulait-il pas aller plus loin. Je ne voulais pas rompre le fil de nos retrouvailles.
Maxime : Elle me massa la queue ! J'en avais rêvé tellement fort ces deux dernières nuits ! Je m'autorisai alors à passer ma main sous sa jupe. Je remontai le long de ses collants et vins plaquer ma main sur son entrejambe. Elle pressa alors un peu plus mon sexe, donnant son assentiment. Elle ondula même un peu sous ma caresse. Je me laissai aller à passer sous le collant et la culotte pour aller la caresser directement. Me sentant faire, elle ouvrit ma braguette et plongea sa main dans mon boxer pour me prendre la bite. Mon sexe palpita de bonheur à retrouver cette main qui lui avait tant manqué. Je fis descendre ses sous-vêtements et les lui enlevai.
Amandine : Il me mettait nue. Je le déshabillai aussi. Il m'allongea sur le sol et je l'attirai à moi. Il plaça son sexe à l'entrée du mien. Il s'arrêta un instant, il attendait mon accord :
— Oui, Max. Viens. Entre.
Il poussa alors son sexe dans mon antre. Je pris un plaisir infini à me retrouver emplie à nouveau par la queue de mon mec. Ses yeux ne lâchèrent pas les miens, il me pénétra tout doucement, je savourai alors chaque centimètre parcouru en moi.
— Aaah. Max. Cela faisait si longtemps...
— Oooh oui Am. Si longtemps.
— Oooh oui Am. Si longtemps.
Maxime : J'en aurais pleuré de joie de me retrouver de nouveau en elle. Une fois au fond, je m'arrêtai et profitai de la sensation de son vagin autour de ma queue. Puis je débutai mes va-et-vient. J'avais l'impression de revivre notre première fois en quelque sorte. Elle m'enserra les reins avec ses jambes et m'incita à accélérer le rythme. Rapidement, elle émit de petits gémissements. Moi j'ahanais légèrement.
Amandine : Je sentais son sexe aller et venir en moi. Je ne sais pas s'il résista plus longtemps que l'autre idiot, mais cela me parut durer de longues et splendides minutes. Et puis je sentis une vague de plaisir déferler, mon vagin se contracta et je jouis. J'avais pour habitude de m'exprimer librement, là je fus beaucoup plus discrète. Mon orgasme fut intime, secret presque, mais tout aussi fort. Je le sentis se répandre en moi.
Maxime : Les soubresauts de son vagin m'avaient déclenché mon propre orgasme. Je me vidai en elle puis je vins l'embrasser amoureusement. Avec tout l'amour qui venait de se réveiller pour elle.
* * *
Maxime narrateur
Soudain, des bruits me firent redescendre sur Terre. C'était vrai que nous n'étions pas seuls dans la salle de projection. J'eus un peu honte de m'être donné en spectacle avec Amandine. Mais à ma grande surprise, tous les couples étaient en train de faire l'amour ou avaient fini. Nous avions complètement oublié que les autres étaient là. Cela me rassura un peu de voir dans quelle situation ils se trouvaient.
— Oh ! Ils ont fait comme nous ? me demanda Amandine.
— Oui, on dirait, lui répondis-je dans un murmure.
— Oui, on dirait, lui répondis-je dans un murmure.
Je ne voulais pas déranger ceux qui n'avaient pas fini. À côté de nous, Germain et Marie se bécotaient tendrement après avoir baisé. Ils nous regardèrent et nous sourirent.
— Vous... vous êtes les premiers à avoir fini ? demandai-je.
— Oui, on dirait répondit Germain.
— On a complètement oublié qu'il y avait du monde autour. On s'est laissé aller et... ajouta Marie.
— Oui, comme nous, confia Amandine. Mais qui a commencé ?
— Aucune idée, répondit Germain.
— Oui, on dirait répondit Germain.
— On a complètement oublié qu'il y avait du monde autour. On s'est laissé aller et... ajouta Marie.
— Oui, comme nous, confia Amandine. Mais qui a commencé ?
— Aucune idée, répondit Germain.
Alors que nous parlions, Olivier et Liz en finissaient eux aussi. Ils furent très gênés en se rappelant qu'ils n'étaient pas seuls. Nous les rassurâmes en leur disant que nous avions fait comme eux. Ils ne savaient pas non plus qui avaient bien pu démarrer les hostilités.
Après eux, les frangins et leurs copines jouirent presque en même temps. Ils rougirent de confusion, une fois revenus à la réalité. Mais en se regardant puis en nous voyant, ils se réconfortèrent de ne pas être les seuls à avoir succombé. Derrière eux, il y avait Paul et Elisa. Elle s'était assise sur lui, et contrairement à nous qui étions tous plus ou moins nus, eux semblaient encore habillés. Seule la jupe de la prof était retroussée, mais comme elle était plaquée contre lui, on ne voyait pas grand-chose. Ils n'avaient pas succombé à la tentation de refaire l'amour tout de suite comme nous ? Restaient-ils trop fâchés ? Cette dernière pensée me fendit le cœur. Elle finit par se dégager un peu de leur étreinte. Nous vîmes alors apparaître sa poitrine magnifique sur son chemisier ouvert. Ils s'embrassèrent puis elle commença à onduler du bassin. Ils ne se quittèrent pas des yeux un seul instant. De notre côté, nous ne dîmes pas un mot. Nous ne voulions pas les déranger.
Les ondulations du postérieur d'Elisa se transformèrent en mouvements verticaux. Paul avait passé ses mains sous les fesses de sa femme et il l'aidait à monter et descendre. Ils ne tardèrent pas à atteindre un orgasme tout aussi silencieux et intime que ceux que nous avions tous eu. Ils se dirent quelques mots doux au creux de l'oreille. Je ne compris pas ce qu'ils se disaient. Puis ils se rappelèrent qu'ils n'étaient pas seuls dans la salle. Ils tournèrent vers nous des visages confus, mais en nous voyant, ils sourirent en nous découvrant nus et visiblement repus de sexe.
— Euh, vous avez aussi ? demanda Paul.
— Oui, tout le monde, répondit Germain. Nous sommes les premiers à avoir fini.
— Mais par contre, on ne sait pas qui a commencé, leur dit Marie.
— Nous non plus. Quand je suis venue sur Paul pour l'embrasser, vous en étiez à vous embrasser aussi. Après, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, nous révéla Elisa.
— Oui, tout le monde, répondit Germain. Nous sommes les premiers à avoir fini.
— Mais par contre, on ne sait pas qui a commencé, leur dit Marie.
— Nous non plus. Quand je suis venue sur Paul pour l'embrasser, vous en étiez à vous embrasser aussi. Après, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, nous révéla Elisa.
Qui avait bien pu commencer ? Je me posai la question, cela tournait dans ma tête puis Sylvie trouva la meilleure réponse :
— Etant donné que chacun avait tellement oublié ce qu'il se passait autour. On peut considérer qu'on a tous commencé les premiers, car nous nous sentions seuls au monde.
La formulation me convenait. Elle mettait en valeur la relation propre à chaque couple et la relation du groupe en quelque sorte.
— Euh, du coup tout le monde est réconcilié ? demanda Liz.
— Je crois que c'est clair, lui rétorqua Amandine.
— Je crois que c'est clair, lui rétorqua Amandine.
Tout le monde rit à la question de Liz et à la réponse d'Amandine. Nous nous décidâmes à nous relever, c'est que le sol n'était pas très chaud tout de même. Les filles partirent ensemble vers l'évier qui nous servait à nettoyer nos cochonneries. Nous les entendîmes parler et glousser. Comme avant, avant la dispute. Elles revinrent toutes guillerettes dans la salle avec la serpillère. Nous avions pendant ce temps-là remis les chaises à leur place, trié et plié proprement les vêtements qui traînaient ici ou là.
— Oh, des vrais petits hommes d'intérieur ! se moqua gentiment Sylvie.
Cela fit rire les filles et nous aussi un peu. Nous partîmes à notre tour nous rincer le sexe. Avant, nous ne partions jamais, les mecs ensemble, se nettoyer là. Mais alors, je ne savais pas, ça paraissait parfaitement naturel. Naturel n'était peut-être pas le mot idéal, mais je n'en trouvai pas d'autre qui aurait pu mieux convenir. Nous parlâmes et nous rîmes ensemble avant de revenir dans la salle. Marie finissait de passer la serpillière sous le regard des autres.
— Oh, de vraies petites fées du logis, les taquina Felipe.
Elles nous tirèrent la langue et nous rîmes tous franchement. Elles étaient restées nues. Elles auraient pu se rhabiller, mais comme il n'y avait rien pour s'essuyer, elles se séchaient à l'air libre. Nous devions faire de même.
— Ce qu'elles sont belles, dis-je soudain à voix haute.
Les mots étaient sortis de ma bouche sans que je le veuille. Tous se tournèrent vers moi.
— Euh, non, mais c'est vrai, hein les gars ?
Il me fallait de l'aide. Il fallait que je les mouille aussi un peu. Elles haussèrent les sourcils comme les autres hommes ne confirmaient pas mes dires.
— Heu si si. Elles sont très belles, dit Germain.
— Oui oui magnifiques.
— Splendides.
— Oui oui magnifiques.
— Splendides.
Ajoutèrent les frangins.
— Vous êtes si belles, qu'on n'a pas toujours les mots, se défendit Olivier.
— Vous êtes très belles. Et dans les yeux d'un homme amoureux, vous resterez toujours la plus belle femme du monde.
— Vous êtes très belles. Et dans les yeux d'un homme amoureux, vous resterez toujours la plus belle femme du monde.
Le petit compliment de Paul sembla les toucher. J'imaginai alors Amandine dans 10, 20 ou même 50 ans. Je l'imaginai vieillir aux yeux étrangers, mais rester la magnifique jeune femme qui était devant moi. Elles avaient rougi et ne savaient pas trop où se mettre. Même Elisa qui devait pourtant avoir l'habitude de ce genre de déclarations.
— C'est vrai, je crois bien que je verrai Liz toujours aussi belle.
— Quoiqu'il arrive Mimi, tu seras toujours la plus belle pour moi.
— On vous avait trouvées belles le jour de l'agression malgré vos blessures. Vous l'êtes et le resterez aussi longtemps qu'on vous aimera, dirent les jumeaux.
— Am, je t'ai trouvée belle tous les jours. Même ce jour où tu m'avais rejoint au cinéma malgré tes douleurs au ventre.
— Quoiqu'il arrive Mimi, tu seras toujours la plus belle pour moi.
— On vous avait trouvées belles le jour de l'agression malgré vos blessures. Vous l'êtes et le resterez aussi longtemps qu'on vous aimera, dirent les jumeaux.
— Am, je t'ai trouvée belle tous les jours. Même ce jour où tu m'avais rejoint au cinéma malgré tes douleurs au ventre.
Elles sourirent de toutes leurs dents.
— Tous ces compliments, ça mérite bien un petit bisou, déclara Elisa.
— Oh oui c'est sûr, approuva Marie.
— Allez. Fermez les yeux, nous demanda Liz.
— Oh oui c'est sûr, approuva Marie.
— Allez. Fermez les yeux, nous demanda Liz.
Nous fermâmes les yeux et nous attendîmes. Je sentis les lèvres d'Amandine se poser sur les miennes. Elle me roula un vrai bon patin. Puis elle se dégagea et je rouvris les yeux. C'était bien Amandine qui était en face de moi. Je m'étais posé la question de savoir si ces coquines n'allaient pas nous jouer un petit tour en s'échangeant leurs mecs. Mais non, elles étaient restées sages. J'eus une petite pointe de déception, les autres à côté de moi furent un peu déçus également.
— Eh bien mes coquins. Vous vous attendiez à quoi, nous demanda Amandine.
— Euh, comme vous nous avez demandé de fermer les yeux..., commençai-je.
— Du coup, on s'est demandé si vous n'alliez pas embrasser un autre mec que le vôtre, compléta Germain.
— Je croyais que vous ne vouliez plus de manigances, nous rappela Carine.
— Oui, mais là on s'en doutait et on pouvait préciser qu'on ne voulait embrasser que notre copine, précisa Esteban.
— Et on dit que les femmes sont compliquées, se lamenta Sylvie.
— Bon, tant pis, dit tristement Felipe.
— Euh, comme vous nous avez demandé de fermer les yeux..., commençai-je.
— Du coup, on s'est demandé si vous n'alliez pas embrasser un autre mec que le vôtre, compléta Germain.
— Je croyais que vous ne vouliez plus de manigances, nous rappela Carine.
— Oui, mais là on s'en doutait et on pouvait préciser qu'on ne voulait embrasser que notre copine, précisa Esteban.
— Et on dit que les femmes sont compliquées, se lamenta Sylvie.
— Bon, tant pis, dit tristement Felipe.
C'était vrai qu'en en parlant, l'idée me plaisait de plus en plus. Mais bon, nous venions de nous réconcilier, il ne fallait pas risquer de se fâcher de nouveau.
— Euh, étant donné que vous avez quand même fait un gros effort sur vous-même. Je veux dire par rapport au fait d'aimer les trucs entre mecs, commença Marie.
— Peut-être qu'on pourrait vous donner une petite récompense, proposa Liz.
— Je ne sais pas, tempéra tout de même Elisa. Nous venons de nous réconcilier... Mais c'est vrai qu'avouer ce genre de choses pour des hommes, c'est vraiment un effort important.
— Oui, je suis partagée aussi, avoua Amandine.
— Peut-être qu'on pourrait vous donner une petite récompense, proposa Liz.
— Je ne sais pas, tempéra tout de même Elisa. Nous venons de nous réconcilier... Mais c'est vrai qu'avouer ce genre de choses pour des hommes, c'est vraiment un effort important.
— Oui, je suis partagée aussi, avoua Amandine.
Elles tergiversaient toutes et puis d'un coup, elles se firent de petits signes de tête. Elles devaient s'être mises d'accord, mais sur quoi ?
— Fermez les yeux et pas touche ! exigea Carine.
— Et vous ne rouvrirez les yeux que quand on vous le dira, ajouta Amandine.
— Et vous ne rouvrirez les yeux que quand on vous le dira, ajouta Amandine.
Nous nous empressâmes tous d'obéir. J'entendis des pas, je sentis l'air bouger autour de moi. Puis des lèvres vinrent se poser sur les miennes. Une langue s'introduit dans ma bouche et commença à jouer avec la mienne. Le goût des lèvres et de la langue qui m'embrassaient me parurent différents, mais peut-être, je me faisais un film. Et d'un autre côté, la façon d'embrasser ressemblait beaucoup à celle de ma chérie. Je profitai un long moment de ce baiser, puis les lèvres étrangères quittèrent les miennes. J'entendis de nouveau les bruits de pieds nus sur le sol et quelques rires étouffés. Puis, la voix d'Elisa se fit entendre :
— C'est bon, ouvrez les yeux.
Nous ouvrîmes les yeux, elles étaient devant nous, mais elles s'étaient éloignées de quelques pas et s'étaient clairement mélangées. Elles se tenaient bras dessus, bras dessous et riaient aux éclats. Qui m'avait embrassé ? Amandine ou une autre ? Je vis que les autres garçons semblaient avoir les mêmes interrogations que moi.
— Mais euh, vous avez échangé ou pas ? demanda Germain.
— Peut-être que oui. Peut-être que non, dit Marie.
— Peut-être que certaines ont échangé leurs places et pas d'autres, nous tourmenta un peu plus Amandine.
— Peut-être que oui. Peut-être que non, dit Marie.
— Peut-être que certaines ont échangé leurs places et pas d'autres, nous tourmenta un peu plus Amandine.
Je rageai de ne pas savoir, mais rapidement, je me rendis compte que cela me plaisait beaucoup plus d'imaginer que c'était telle ou telle qui m'avait embrassé. Les autres garçons semblaient aussi penser comme moi. Finalement, Paul rejoignit les filles et rit aux éclats, nous entraînant à sa suite. Cela sembla sceller une réconciliation globale. Mais il se faisait tard déjà, il était temps de repartir. Nous nous rhabillâmes dans la bonne humeur. Nous n'avions pas avancé sur le projet, mais nous avions débloqué la situation. Quitte à choisir, j'aurais préféré sacrifier le projet et retrouver Amandine. Mais là, je retrouvai les deux.
Nous finîmes de remettre la salle en ordre. Avant de la quitter, nous nous fîmes nos smacks amicaux sur la bouche comme avant. Sauf que cette fois, Elisa et Paul participèrent avec nous. Esteban et Felipe nous dirent que leur père attendait leur retour avant de commencer à faire son tour et tout fermer. Ils embrassèrent Sylvie et Carine qui partirent aussitôt. Comme avant, Germain ramena Marie sur son scooter. Liz et Oliver se rendirent ensemble à l'arrêt de bus. Moi je raccompagnai Amandine à pied comme avant.
Devant chez elle, les lumières étaient allumées. Je craignis un peu de croiser son père, il devait toujours penser que Amandine et moi n'étions plus ensemble. Je l'embrassai rapidement et la laissai entrer. Néanmoins, j'entendis sa mère lui demander :
— C'était Maxime ?
— Oui.
— Ça va mieux entre vous ?
— OUI !
— Oui.
— Ça va mieux entre vous ?
— OUI !
Cela me fit sourire. Je partis le cœur léger.
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Commentaires ()
On s’habitue à ce groupe ... et on est heureux que cela soit reparti pour un tour
BisMikel