Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mateuse — Chapitre 2 · J'aime la toucher
Auteur
Mateuse
Chapitre 2 · J'aime la toucher
J’ai fait glisser ma chaise en métal vers la sienne. Le grincement a été léger, presque étouffé par le bruissement des feuilles du tilleul. Maintenant, nos genoux se touchaient sous la table. Béa n’a pas bougé. Elle continuait de malaxer ses seins, les doigts écartés, pressant la chair mate, pinçant un peu ses tétons entre les phalanges de ses doigts.
Je n’ai plus regardé le magazine. Mes yeux étaient collés à ses mains. Je voyais chaque détail : les granules minuscules de l’aréole, ces petits reliefs irréguliers qui se dressaient sous la pression de ses doigts, la façon dont la peau se tendait autour du mamelon. Et là, juste à l’extrémité, une petite tache plus claire, presque rosée, qui contrastait avec le brun de l’aréole. J’avais l’impression de n’avoir jamais vu quelque chose d’aussi précis, d’aussi vivant.
L’envie m’est montée d’un coup de prendre ce téton dans ma bouche, et de sentir contre ma langue et l’aspirer. Je ne pensais plus qu’à ça.
Je me suis penchée lentement vers son buste, essayant de contrôler et canaliser la violence de mon désir pour ne pas avoir l’air trop empressée ni brusquer les choses. Mon visage s’est rapproché de sa poitrine. L’odeur de sa peau chaude, légèrement parfumée par de l’huile à bronzer, m’a envahie. J’ai entrouvert les lèvres. Le mamelon a glissé entre elles.
Je l’ai aspiré. D’abord juste le bout ferme, déjà dur même. Puis j’ai pris plus, l’aréole entière est entrée dans ma bouche. Ma langue a trouvé le dessous du téton, l’a léché de la pointe, de bas en haut, encore et encore. Je la tétais comme un bébé tète sa maman, comme si du lait allait vraiment sortir. Mes lèvres se refermaient, se desserraient, aspiraient plus fort. J’entendais le petit bruit humide de ma bouche contre sa peau. Le goût unique de ses seins me remplissait la bouche.
La main gauche de Béa s’est posée sur ma tête. D’abord une caresse, passant les doigts dans mes cheveux comme pour me coiffer, lentement, tendrement même. Puis la pression a changé. Elle a appuyé derrière mon crâne, a forcé un peu, a écrasé mon visage contre sa poitrine. Mon nez s’est enfoncé dans la chair chaude, mon menton a touché le dessous du sein. Je n’avais plus d’air, juste son odeur, sa chaleur, le goût de sa peau sur ma langue.
De sa main droite, elle a tiré le bas de sa robe. Le coton à motifs de citrons a glissé le long de sa cuisse. Elle l’a remontée jusqu’à la hanche, assez pour passer la main dessous. J’ai senti le mouvement de son bras. Ses doigts ont touché sa propre cuisse, ont remonté fébrilement, ont trouvé la petite culotte fine. Elle s’est massée à travers le tissu. J’entendais le frottement discret et la visualisais dans ma tête tout en continuant à la téter goulument. Sa respiration s’est accélérée au-dessus de moi.
J’ai glissé ma main libre entre mes jambes. À travers le denim épais de la salopette, j’ai commencé à me frotter. Le tissu était trop épais, trop rugueux... mais la pression me faisait du bien. Je continuais à téter, la langue toujours active sous le mamelon, les lèvres aspirant l’aréole, faisant varier la pression. De temps en temps je m’interrompais un instant et passais ma langue sur mes lèvres pour les humidifier. J’en profitais pour regarder son visage, y lire son plaisir, échanger un regard avec elle et un sourire qui se transformait en rictus m’implorant de reprendre la succion. Alors mes lèvres se posaient de nouveau sur son sein, y déposaient quelques baisers sur le pourtour de l’aréole avant de l’aspirer de nouveau dans la chaleur humide et caressante de ma bouche. Chaque fois que Béa appuyait plus fort derrière ma tête, mon visage s’écrasait davantage, et ma langue se déchaînait avec plus de passion sur son téton.
Elle était comme ça, Béa : un peu chieuse, un peu dominante, toujours prête à pousser juste un cran plus loin. Moi j’étais la petite intello qui lisait les articles, qui les analysait et essayait d’en tirer quelque chose. Celle qui avait besoin de comprendre avant d’agir alors qu’elle était davantage dans la sensualité animale. Mais ça marchait bien entre nous, elle me tirait hors de ma tête et je la ramenais parfois à quelque chose de plus doux, moins bestial. On s’aimait comme ça, sans essayer de changer l’autre.
Ma main frottait plus fort contre le jean pour essayer de faire passer le maximum de sensations à travers l’épaisseur de la toile. La couture de la salopette appuyait juste au bon endroit, mais ce n’était pas assez. J’avais envie de peau contre peau, de doigts directement sur ma chatte, de sentir l’humidité sans barrière.
J’ai redressé le torse et nos lèvres se sont trouvées. Le sein gauche de Béa s’est écrasé contre ma salopette, nos mains se sont retrouvées sur son sein droit et j’ai caressé sa main et son sein en même temps. Nous nous sommes embrassées à pleine bouche, voracement. Nos langues se mêlaient et s’emmêlaient avec une grande fébrilité, rapidement, nerveusement, comme si nos vies en dépendaient. Nous ne pensions plus qu’à ça, concentrées à cent pour cent sur nos sensations.
C’est à ce moment-là que Béa m’a légèrement repoussée et m’a donné un ordre dont elle a le secret. Sa voix était basse, sérieuse.
— Enlève tout.
J’ai baissé les yeux, son mamelon était encore turgescent. Elle me regardait, le sourcil légèrement levé, ce petit sourire en coin qu’elle avait quand elle savait qu’elle allait obtenir ce qu’elle voulait.
— Allez Marie, toute nue. Maintenant !
Je n’attendais que cette invitation. J’aimais être nue, et particulièrement avec elle. C’était la seule tenue adaptée à ce moment que nous étions en train de vivre.
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Commentaires ()
Merci.
Descollages
quand on ne sait pas faire mieux on se contente de lire les histoires des autres !