Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mateuse — Chapitre 3 · J'aime me frotter
Auteur
Mateuse
Chapitre 3 · J'aime me frotter
Je n’attendais que cette invitation. J’aimais être nue, et particulièrement avec elle. C’était la seule tenue adaptée à ce moment que nous étions en train de vivre.
Je me suis levée d’un mouvement un peu trop vif, presque maladroit, et j’ai commencé à me déshabiller devant elle. Les bretelles de la salopette se sont détachées, et elle s’est retrouvée au sol presque d’elle-même, glissant sous son propre poids. Le t-shirt a suivi, puis la petite culotte. Tout est tombé en tas sur l’herbe à côté de la chaise. L’air a touché ma peau partout d’un coup, j’étais parfaitement à l’aise et n’arrivais pas à retenir un sourire.
Pendant ce temps, Béa avait glissé les mains sous sa robe, avait attrapé le bord de sa culotte et l’avait fait descendre le long de ses jambes. Elle l’a fait tomber sur le sol d’un mouvement du pied, tout en me regardant. Sa robe à citrons restait encore sur elle mais à peine, elle était réduite à quelques pans de tissu tassés au niveau de ses hanches, ses seins et son sexe effrontément offerts à mon regard.
Une fois entièrement nue, je me suis avancée et je me suis assise à califourchon sur ses genoux. Mon pubis a rencontré le sien, poils contre poils. J’ai commencé à onduler du bassin, lentement d’abord, appuyant et frottant mon sexe contre le sien, cherchant le meilleur angle.
Je me cambrais un peu et regardais ses seins, lourds, mats. J’ai redressé mon buste, plus vraiment cambrée mais au contraire cherchant le contact, et j’ai commencé à cogner mes tétons contre les siens, à les frotter maladroitement l’un contre l’autre.
J’ai penché la tête, lui ai déposé un petit bisou sur la joue, puis un autre, plus près de la bouche, au coin des lèvres. J’ai reculé un peu, lui ai souri, les yeux dans les siens, tout en continuant à onduler du bassin, à frotter mon pubis contre le sien avec plus d’insistance. Elle a baissé les yeux, j’avais l’impression que nos rôles s’inversaient un peu et que c’était moi qui prenais le dessus.
Ses mains se sont posées sur mes hanches. Elles ont glissé vers l’arrière, ont trouvé mes fesses. Elle les a caressées lentement d’abord, la paume ouverte, les doigts écartés, puis elle les a agrippées fermement en les pressant.
Alors je lui ai roulé une grosse pelle. J’ai collé ma bouche contre la sienne, j’ai ouvert grand, et je l’ai embrassée passionnément. Nos langues se sont cherchées, se sont enroulées. On s’est embrassées très longtemps, en se foutant plein de salives autour de nos bouches. Nos lèvres se sont détachées, mais nos langues ne voulaient pas se quitter. Elles se sont léchées l’une l’autre, lentement puis frénétiquement de la pointe de nos langues, avant que nos bouches ne se rejoignent à nouveau dans un baiser encore plus humide. Elle me pétrissait le cul en me galochant et j’adorais ça !
Mais j’avais envie de plus :
— Viens… on va s’allonger dans l’herbe au fond du jardin !
Béa a souri. Elle a hoché la tête et nous nous sommes levées. Elle a tiré sa robe par-dessus sa tête d’un geste fluide et l’a laissée tomber sur la chaise. Maintenant elle était nue comme moi. Nous avons traversé le jardin main dans la main, nues, en gloussant d’impatience. Nous avons contourné la haie de lauriers, là où personne ne pouvait nous voir depuis la maison, près de notre vieille balançoire.
Nous nous sommes allongées dans l’herbe fraîchement coupée. Nous avons écarté les jambes, croisé nos cuisses, et nous sommes mises en ciseaux, et sexe contre sexe.
Les lèvres de nos chattes se pressaient, glissaient l’une contre l’autre. Je bougeais mon bassin en petits mouvements de va-et-vient. Sa chaleur entrait dans la mienne. Nos clitoris se rencontraient, se frottaient, se quittaient, se retrouvaient. L’herbe nous apportait un peu de fraîcheur sous nos fesses et dans nos dos. Le contact était direct, humide, de plus en plus glissant. Nous avions la sensation de ne faire qu’une.
J’avais envie de quelque chose dans la bouche. J’ai attrapé son pied nu, l’ai ramené vers mon visage. J’ai frotté la plante contre ma joue, puis j’ai mordillé le bout du gros orteil, je l’ai sucé, l’ai fait entrer et sortir de ma bouche. Pendant ce temps, nos sexes continuaient de se frotter sans s’arrêter.
Béa avait une main sur un sein, le malaxait, jouait avec le téton. L’autre main était descendue entre nous, trouvait son clitoris, le caressait en même temps que nos chattes se frottaient. Ses gémissements sont devenus aigus, saccadés. Des petits cris courts, de plus en plus rapprochés.
— Hin, hin, hin…
Son bassin a commencé à trembler contre le mien. Ses cuisses se sont crispées. Elle a joui d’un coup, le corps entier secoué de secousses courtes et fortes. Son sexe a pulsé contre le mien, chaud, contracté. Elle a gémi plus fort, la tête renversée dans l’herbe, ses mains serrant mes mollets, mes cuisses.
L’entendre jouir m’a enflammée. J’ai frotté mon sexe contre le sien encore plus fort, plus vite, cherchant mon propre plaisir avec urgence. Les poils, la chaleur, l’humidité, le souvenir de ses gémissements… tout s’est concentré entre mes jambes. Le plaisir est venu, intense, brutal. J’ai joui à mon tour, le bassin collé au sien, les cuisses tremblantes, dans un long gémissement particulièrement sonore.
Nous sommes restées ainsi quelques minutes, immobiles, retrouvant peu à peu notre respiration.
Je suis sortie doucement de ma torpeur, j’ai ouvert les yeux, me suis redressée et me suis assise dans l’herbe. Je me suis levée et suis allée m’asseoir sur la balançoire juste à côté. Nue, les mains sur les cordes, j’ai poussé du pied et j’ai commencé à me balancer. L’air passait entre mes cuisses, sur mes seins, dans mes cheveux.
Béa était toujours allongée dans l’herbe. Elle me regardait, un sourire amusé au coin des lèvres. Sa main, machinalement, continuait de se frotter le sexe, lentement, comme si elle n’y pensait même plus.
C’était notre jardin d’Eden.
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