Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Alice, la véritable histoire — Chapitre 1 · Prologue
Auteur
Alice, la véritable histoire
Chapitre 1 · Prologue
Nous connaissons tous l’histoire d’Alice au pays des merveilles. Une jeune fille, un Lapin blanc toujours pressé, un terrier, des champignons magiques, un Chapelier fou et une reine qui menace de couper la tête à tout le monde.
Seulement voilà, on ne vous a pas tout raconté.
Certains passages ont été soigneusement supprimés. Il faut dire que les aventures d’une jeune femme de vingt-cinq ans ne se racontent pas aux enfants, surtout lorsqu’elle y fait des rencontres aussi… instructives. On vous a appris que certains champignons font grandir. Personne n’a jugé utile de préciser quoi, ni jusqu’où.
Alice était pourtant une jeune femme tout à fait respectable. Jolie, intelligente, bien élevée, un peu prude aussi : du genre à rougir devant une statue grecque et à fixer le plafond du théâtre dès qu’un baiser durait plus de trois secondes. Elle connaissait les bonnes manières, savait se tenir en société et n’aurait jamais songé à faire quoi que ce soit d’inconvenant.
Du moins, elle le croyait.
Car Alice avait un défaut : elle était curieuse. Terriblement curieuse. Dès qu’une chose lui échappait, il fallait qu’elle comprenne, quitte à mettre son nez là où elle n’avait rien à faire. Elle lisait beaucoup, surtout ce que sa mère aurait préféré lui cacher, et s’endormait sur ses livres, une page marquée du doigt. Sa mère lui répétait souvent que la curiosité était un vilain défaut, surtout chez une jeune femme. Mais Alice n’avait jamais compris pourquoi certaines choses devaient rester secrètes.
C’est ainsi qu’un après-midi, alors qu’elle se promenait près d’une rivière, elle aperçut un homme aux cheveux blancs, vêtu d’un gilet impeccable. Il marchait à grands pas, les yeux rivés sur sa montre à gousset.
Seulement voilà, on ne vous a pas tout raconté.
Certains passages ont été soigneusement supprimés. Il faut dire que les aventures d’une jeune femme de vingt-cinq ans ne se racontent pas aux enfants, surtout lorsqu’elle y fait des rencontres aussi… instructives. On vous a appris que certains champignons font grandir. Personne n’a jugé utile de préciser quoi, ni jusqu’où.
Alice était pourtant une jeune femme tout à fait respectable. Jolie, intelligente, bien élevée, un peu prude aussi : du genre à rougir devant une statue grecque et à fixer le plafond du théâtre dès qu’un baiser durait plus de trois secondes. Elle connaissait les bonnes manières, savait se tenir en société et n’aurait jamais songé à faire quoi que ce soit d’inconvenant.
Du moins, elle le croyait.
Car Alice avait un défaut : elle était curieuse. Terriblement curieuse. Dès qu’une chose lui échappait, il fallait qu’elle comprenne, quitte à mettre son nez là où elle n’avait rien à faire. Elle lisait beaucoup, surtout ce que sa mère aurait préféré lui cacher, et s’endormait sur ses livres, une page marquée du doigt. Sa mère lui répétait souvent que la curiosité était un vilain défaut, surtout chez une jeune femme. Mais Alice n’avait jamais compris pourquoi certaines choses devaient rester secrètes.
C’est ainsi qu’un après-midi, alors qu’elle se promenait près d’une rivière, elle aperçut un homme aux cheveux blancs, vêtu d’un gilet impeccable. Il marchait à grands pas, les yeux rivés sur sa montre à gousset.
***
— Oh là là ! Je suis en retard ! Terriblement en retard !
Alice s’approcha.
— Bonjour, monsieur. Vous êtes en retard pour quoi ?
L’homme s’arrêta net et la regarda d’un air contrarié.
— Cela ne vous regarde pas, mademoiselle.
— Alors pourquoi le criez-vous si fort ?
— Parce que je suis pressé, voyons !
— Vous êtes toujours aussi pressé ?
— Toujours ! Le temps est précieux !
— Même lorsque vous êtes avec une dame ?
— Alors pourquoi le criez-vous si fort ?
— Parce que je suis pressé, voyons !
— Vous êtes toujours aussi pressé ?
— Toujours ! Le temps est précieux !
— Même lorsque vous êtes avec une dame ?
Le personnage la dévisagea, surpris par la question.
— Qu’est-ce que cela vient faire dans la conversation ?
— Je ne sais pas. Mais à vous voir courir, je plains celle qui aurait rendez-vous avec vous.
— Je ne sais pas. Mais à vous voir courir, je plains celle qui aurait rendez-vous avec vous.
— Vous êtes bien impertinente, mademoiselle !
Alice rougit jusqu’aux oreilles. Elle n’avait pas voulu être indiscrète. Enfin, pas à ce point-là.
— Excusez-moi. Comment vous appelez-vous ?
— Le Lapin blanc.
— Le Lapin blanc ? Voilà un nom bien étrange pour un homme.
— Peut-être, mais c’est le mien. Et maintenant, excusez-moi, je n’ai vraiment pas le temps !
— Le Lapin blanc ? Voilà un nom bien étrange pour un homme.
— Peut-être, mais c’est le mien. Et maintenant, excusez-moi, je n’ai vraiment pas le temps !
Il rangea sa montre et partit précipitamment derrière un buisson.
Alice le suivit du regard, intriguée. Quelques secondes plus tard, elle entendit sa voix :
— En retard ! Je vais encore me faire gronder !
Elle s’approcha du buisson et découvrit un grand trou dans la terre. Un terrier, à première vue, mais suffisamment large pour laisser passer un homme.
— Quelle idée d’habiter là-dedans !
Elle se pencha pour regarder, mais n’en aperçut pas le fond.
Une jeune femme raisonnable aurait fait demi-tour.
Mais Alice voulait savoir où était passé ce fameux Lapin blanc. Elle releva légèrement sa robe pour ne pas la salir et s’avança.
Un pas de trop.
Le sol se déroba sous ses pieds et elle tomba dans le terrier.
Elle ignorait encore qu’au Pays des merveilles, les choses les plus innocentes (un flacon, un champignon, un lapin pressé) réservaient parfois de très agréables surprises.
***
La suite, vous la connaissez.
Enfin, c’est ce qu’on a bien voulu vous en dire.
Enfin, c’est ce qu’on a bien voulu vous en dire.
[A suivre : Chapitre suivant : Le Lapin Blanc]
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