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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Négociation$ — Chapitre 4 · Body-body

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Azimuteur
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Négociation$

Chapitre 4 · Body-body

Alors que nous rejoignons notre hôtel, nous avons la surprise de tomber sur nos hôtes : ils nous expliquent qu’un événement grave survenu dans l’une de leurs usines au Vietnam les obligent à se rendre sur place. Après mille excuses, ils proposent de reporter notre dîner au lendemain, voire au surlendemain. Ils parlent même de dédommagements et de prise en charge intégrale de nos faux-frais, ce que nous refusons d’avance ! Ils payent déjà nos billets d’avion et notre hébergement...
Nos interlocuteurs nous ont parus si inquiets et graves que notre enthousiasme est totalement retombé. Nous décidons de faire une croix sur le massage programmé et libérons notre guide en lui certifiant que nous déclarerons qu’elle a accompli sa tâche jusqu’au bout.
Après une douche revivifiante, Carole et moi décidons d’aller zoner dans le centre-ville. Confortablement installées dans un bar très cosy, nous comprenons, amusées, que sans le faire exprès évidemment, nous sommes tombées dans un bar gay. Autour de nous, des couples d’hommes ou de femmes se câlinent plus ou moins discrètement en ce début de soirée. Bonne pioche en ce qui nous concerne car tracassées comme nous le sommes, nous avons besoin de nous rapprocher. Nous discutons, essayant d’imaginer la nature du problème qui tracasse si fort nos futurs partenaires. Carole a enfermé ma main dans la sienne, je lui glisse un rapide bisou sur la bouche.
Une jeune fille installée proche de notre table s’avance alors timidement vers nous.
— Je vous prie de m’excuser de vous déranger mais, sans le faire exprès, j’ai surpris quelques bribes de votre conversation. Vous êtes françaises n’est-ce pas ?
Nous acquiesçons. La fille s’est exprimée dans notre langue, quasiment sans accent. Je souris en constatant que sa maîtrise de notre vocabulaire est parfaite puisqu’elle a parlé de bribes et non de brides comme le font des quantités de personnes en France ! La jeune fille déclare avoir des questions à nous poser sur les études universitaires en France. Nous l’invitons à s’asseoir mais elle déclare être accompagnée d’une amie, que nous invitons à nous rejoindre. Elles se présentent : Mi-so et Soo-min.
Les deux filles s’assoient très droites dans leurs fauteuils. Nous sommes un peu méfiantes. Nous n’ignorons pas les pratiques courantes dans certains pays d’Asie. Ou même en Europe d’ailleurs. Être abordées si directement pourrait bien cacher des intentions peu honnêtes. Elles nous paraissent bien jeunes les nymphettes, trop jeunes nous semble-t-il pour être concernées par des études universitaires.
Nous ne sommes pas des touristes sexuelles en quête de lolitas impubères et mineures et je décide de clarifier assez brutalement la situation.
— Nous répondrons volontiers à vos questions mais excusez-moi, je préfère être franche, n’espérez pas nous accompagner dans notre chambre et vous faire payer des services sexuels. Nous ne sommes pas à la recherche de prostituées, surtout pas mineures !
Mi-so, celle qui parle un français parfait, rougit violemment à ces propos qu’elle traduit à son amie. Les deux filles du coup ont le rouge aux joues, fouillent dans leurs sacs et nous tendent leurs cartes d’identité et d’étudiantes. Elles ont vingt et un ans et vingt-et-un ans, Mi-so suit des cours de management, Soo-min est en troisième année de médecine. Voilà qui clarifie partiellement la situation : elles sont majeures. Au passage, en examinant leurs cartes, je remarque qu’elles portent le même patronyme.
— Vous êtes sœurs ?
— Sœurs de cœur, explique Mi-so en prenant la main de sa voisine, mais juste cousines éloignées.
La situation étant, a priori, éclaircie, nous répondons aux questions. Nous comprenons que Mi-so voudrait surtout décrocher un stage en entreprise qui lui permettrait à la fin de son année universitaire de valider son diplôme. Même si une petite idée nous trotte dans la tête, nous nous gardons bien de dire quoi que ce soit à ce sujet. Il est beaucoup trop tôt pour en dire plus. Moins à l’aise dans notre langue, Soo-min a l’air de suivre malgré tout plus ou moins la conversation et lâche quelques mots en français parfois.
Elles sont adorables les lointaines cousines : de véritables poupées, fines et délicates. Menues et d’apparences fragiles. Irrésistibles dans leurs tenues parfaites d’étudiantes sages : baskets et socquettes blanches, jupes plissées aux genoux, chemisiers blancs relativement diaphanes, gros nœuds bleus et caracos bleu foncé sans boutons. À l’une ou l’autre reprise, dans la discussion, le caraco de Mi-so s’écarte et nous apercevons Carole et moi une sombre rosette couronnant un sein plus que relativement plat. Cette quasi absence de poitrine vaut d’ailleurs pour l’une comme pour l’autre et nous nous en amusons !
La soirée en leur compagnie est agréable et je me sens assez rapidement troublée par le charme un peu androgyne de Mi-so. Laquelle me sourit en permanence, se montre assez tactile avec moi, a rapproché sa chaise et je lis dans son regard un intérêt marqué pour ma personne. Pour mieux s’entendre dans le léger brouhaha du bar, Soo-min et Carole se sont également rapprochées et conversent en anglais. Je note, sans en être étonnée, que la main de Carole stationne longuement sur celle de son interlocutrice.
Au milieu de la soirée, encore sous le contrecoup du jet-lag, nous voulons abandonner là les deux précieuses. Immédiatement, elles nous proposent de nous faire visiter Séoul le lendemain. Nous ne leur avouons pas avoir fait le tour de la ville avec une guide... car les retrouver le lendemain nous est une perspective des plus agréables. Nous nous fixons rendez-vous aux alentours de neuf heures à notre hôtel. Petits bisous rapides, un peu coquins de Mi-so qui dérape à la commissure de mes lèvres.
Neuf heures pétantes, petits coups répétés à notre porte. Les futés ont dégotté notre numéro de chambre ! À peine sortie de notre sommeil, nous avons rapidement enfilé des t-shirts vagues sur nos corps nus avant de les faire entrer.
— Bon, on va faire l’impasse sur le petit-déj mais le café est incontournable. Café pour vous aussi ?
Assises dans des fauteuils profonds autour de la table basse du salon, nous dégustons nos cafés. Incorrigibles exhibitionnistes, nous nous sommes bien gardées de nous habiller jusque-là et nous croisons, décroisons nos guiboles en sachant bien que nos gisquettes profitent alors d’une vue assez précise de nos intimités. Mais bon, vu le bar où nous les avons rencontrées, nous avons peu de doutes sur leur orientation sexuelle. Les regards et sourires, leurs mains qui s’accrochent, les œillades qu’elles échangent à nos petites exhibs confirment leur intérêt pour nos (grandes) personnes. Le petit jeu tentateur nous amuse ma compagne et moi mais nous sommes sidérées lorsque nos deux amies se penchent vers la table, cuisses délibérément écartées. Vue imprenable sur leurs petites culottes blanches ! Nous avons vu et elles savent que nous avons vu ! Échanges de regards complices entre nous quatre.
Après un rapide tour dans notre salle de bains, nous revenons, toujours en t-shirt. Penchée sur notre valise, Carole en extirpe des strings résolument coquins, m’en montre un, déplié, avant de me le lancer. Après avoir enfilé ces petits ridicules, nous nous tournons de trois-quarts pour enlever nos liquettes et passer des pulls légers. Nos commères ont-elles vu mes petits seins coquins ? Pas sûr mais les gros lolos de Carole, elles les ont captés à coup sûr. Aussi, je ne suis pas étonnée de les voir rougissantes lorsque nous nous retournons vers elles. D’autant que nos strings minimalistes leur sautent aux yeux lorsque nous enfilons avec une inexplicable difficulté nos très courtes jupes. Des jupes aussi courtes que les leurs d’ailleurs.
Toutes guillerettes, nous partons toutes quatre pour une nouvelle découverte de la ville. Très vite, Mi-so vient glisser sa main dans la mienne, Soo-min s’empresse de faire de même avec Carole ! Nos deux guides nous mènent dans des quartiers plus anciens de la ville, pittoresques. Nous baguenaudons tranquillement, nous extasions devant un temple modeste mais richement orné, grignotons des spécialités locales achetées à des éventaires de rue, spécialités dont nous refusons de connaître la nature exacte !
En fin de matinée, un peu fatiguées, nous nous reposons sur des bancs dans une petite ruelle. Mi-so en profite pour poser sa tête sur mon épaule. Elle ne regimbe pas quand ma main se pose négligemment très haut sur sa cuisse largement dénudée par sa mini. Bien au contraire, elle presse son corps contre le mien et lâche un long soupir d’aise. À deux mètres en face de nous dans cette sente étroite, Carole et Soo-min, en miroir, se retrouvent dans la même position plutôt lascive. Trop beau pour être vrai, je pense. Les choses n’évoluent-elles pas un peu trop rapidement pour être honnêtes ? Quoiqu’elles aient pu nous dire, ne seraient-elles pas un peu vénales en fin de compte ? Je chasse cette interrogation pour l’instant, décidée à profiter de la douceur de l’instant présent, car la présence câline de Mi-so m’enchante et ... m’émoustille !
Notre promenade reprend, Mi-so revient souvent appuyer sa tête sur mon flanc (elle n’est pas bien grande), elle ne se rebiffe pas quand ma main glisse de sa hanche sur une de ses fesses dont je ne me prive pas de tester la fermeté. Long soupir de la divine asiate qui tortille du bassin...
Plus tard, un peu harassées, Carole et moi proposons à nos divines de retourner à notre hôtel.
— Il y a sauna et hammam, dis-je en faisant tourner alternativement mes épaules pour prouver ma fatigue.
— Ça a été un grand bonheur de vous accompagner, me répond ma guide en se mettant sur la pointe des pieds pour m’offrir un baiser coquelicot au coin des lèvres.
Large commissure en réalité, rien d’accidentel dans ce baiser papillon ! Je prends son visage entre mes mains et lui applique un baiser à peine plus appuyé directement sur la bouche. Nous rions, nos regards sont enluminés et nous reprenons d’un pas léger le chemin vers l’hôtel.
— Je ne supporte pas bien le sauna, m’avoue Mi-so lorsque nous approchons de notre cinq-étoiles.
— Moi j’étouffe au hammam, annonce Soo-min en gémissant presque.
— Par contre, nous sommes expertes en massages relaxants, claironnent-elles de concert.
Tiens donc ? Des massages ? Très... privés. Dans l’intimité de notre chambre, for shure !
La porte aussitôt refermée, nous détaillons nos guides du jour. C’est vrai qu’elles se ressemblent étonnamment : elles se seraient présentées à nous comme jumelles que nous les aurions crues ! Aussi craquantes l’une que l’autre !
— Massages maintenant !
C’est un ordre qui nous a été lancé et nos étudiantes virent prestement leurs jupes et leurs blouses. Debout, poings sur les hanches, elles n’ont gardé que leurs slips blancs !
Carole me regarde, aussi interloquée que moi. Nous sommes en effet stupéfaites : elles sont quasi plates les coquines mais leurs tout petits nichons sont couronnés de tétons pointus incroyablement longs et foncés. Chocolat ! Irrésistibles !
Pas le temps de revenir de notre stupéfaction, Mi-so nous demande de nous dévêtir et de nous allonger à plat ventre sur nos lits. Sans chercher aucune précision à cette demande, nous nous dévêtons intégralement. À genoux aux pieds de nos couches, Mi-so et sa partenaire débutent leurs massages par nos pieds : voluptueuses sensations très délassantes. Orteils après orteils. Leurs mains ensuite abordent nos mollets, font rouler nos muscles avant de glisser progressivement vers nos cuisses. Les massages profonds alternent avec d’autres, extraordinairement légers, si aériens qu’ils deviennent caresses irradiantes et nous provoquent la chair de poule. Et pas que : quand leurs paumes s’insinuent dans la face interne de nos cuisses, s’arrêtant juste avant de frôler nos sexes, une merveilleuse moiteur envahit brutalement mon intimité échauffée. Je comprends au regard qu’elle me lance qu’il en est de même pour ma compagne. J’ai légèrement sursauté à ces caresses ciblées, Carole s’est mordue les lèvres. Nos mains s’étaient rejointes. Visages tournés l’un vers l’autre, nous savourons les manœuvres que les deux filles nous prodiguent en parfaite coordination. Synchronisme total, elles reproduisent à l’identique les mêmes caresses sur nos deux corps.
Je m’attends à ce que Mi-so aborde maintenant les monts laiteux de mes fesses, les pétrissent mais la friponne fait l’impasse ! Grimpant sur le lit, elle s’agenouille à califourchon au-dessus de moi, à moitié assise sous mes fesses et ses mains parcourent mon dos, dénouent miraculeusement chaque petite tension de mon dos, tous les points sensibles de ma colonne. Elle me fait découvrir des zones érogènes insoupçonnables, me faisant mouiller comme une folle ! Carole subit exactement le même traitement insidieux par la « jumelle » et je vois ses yeux se fermer régulièrement avant de se rouvrir, exprimant son étonnement et son plaisir.
Les deux filles finissent par s’allonger complètement sur nous. Le contact de leurs peaux chaudes et douces nous électrise. Massage body-body enchanteur, Mi-so sinue, chaloupe sur mon corps et je sens distinctement ses tétons durs sur ma peau. Cajoleries toujours légères, contrastant avec ses hanches qui massent presque férocement mes fesses, se plaquent sur mes globes si puissamment que son slip pourrait finir par imprimer ses contours sur ma peau.
Ce traitement dure de longues minutes étourdissantes. Mi-so et Soo-min, toujours parfaitement synchrones, stoppent tout à coup leurs danses lascives. Elles nous font nous retourner. Grands sourires aux lèvres, les joyeuses perverses se relèvent pour enlever leurs slips qui volent au sol. À peine le temps pour nous d’apercevoir leurs mottes délicatement recouvertes de poils longs et fins que le massage body-body recommence ! Les seins de Mi-so frôlent les miens, ce touche-touche de mes tétons est affolant ! Presqu’aussi affolant que les frottements de sa vulve brûlante sur mon bijou trempé. La garce alterne les frôlements sur ma fente avec de presque douloureuses prises de possession de mon sexe. Son mont-de-Vénus écrase le mien, une cuisse s’insère entre mes jambes écartées, elle martyrise mon clitoris, calcine l’entrée de ma caverne embrasée. Je sens, je comprends, je sais parfaitement que je ne résisterai pas longtemps aux prodigieuses caresses de la coréenne rouée sitôt que ses doigts s’enfileront en moi.
J’espère et je redoute cette intrusion, des pulsions ahurissantes m’envahissent, des besoins stupéfiants m’étreignent. Mais je jette un regard affolé à ma douce Carole et lis dans son regard fixe les mêmes interrogations, les mêmes regrets aussi. Carole, mon alter ego, mon double, ma sœur de cœur est en proie à des questionnements identiques aux miens. Dérangeants. Comme les miens, ses yeux s’écarquillent soudain, son visage exprime son appréhension : nous nous tétanisons au même instant !
Bloquée, je sens ma fleur s’assécher en l’espace de quelques millisecondes et je sais que Carole est en proie au même phénomène.
Je rue, me dégage, j’échappe au corps, aux mains de Mi-so, tends à nouveau ma main vers ma compagne : nos doigts s’entrelacent, nos yeux se mouillent. Il se passe à cet instant un événement stupéfiant !
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Chapitre 5 · Atermoiements et tremblements... de toutes sortes
Séoul, une chambre d'hôtel et une conversation qui ne peut plus attendre. Audrey et Carole sont venues conclure un contrat, mais leur rencontre avec deux jeunes femmes a bouleversé leurs certitudes. Entre désir, émotion et méfiance, elles doivent maintenant dire clairement ce qu'elles veulent. Mais peut-on vraiment faire confiance à ce qu'on lit dans les yeux de l'autre ?
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