Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Négociation$ — Chapitre 3 · Tour de chauffe
Auteur
Négociation$
Chapitre 3 · Tour de chauffe
Il s’est passé pas mal de choses depuis deux ans. D’abord, j’avais très vite rendu ma location étudiante pour m’installer à la bastide. Nous avons chacune notre chambre mais nous nous rejoignons assez régulièrement dans le même lit. Ce qui ne nous empêche pas de vivre séparément des aventures extra saphiques. Il nous arrive d’ailleurs de partager notre chevalier bandant d’un soir...
Notre passion commune ne s’est nullement affadie. Le quotidien n’a rien désagrégé. Aucune routine ne s’est installée, nous avons conservé la même faim l’une de l’autre, nous nous câlinons toujours avec le même appétit, le même émerveillement, les mêmes pulsions irrésistibles. En soi, le phénomène est incroyable !
Sinon, au surlendemain de notre rencontre, Carole m’a embauchée comme directrice commerciale de sa boîte !
— Nous sommes d’accord ? Cette embauche ne te lie absolument pas à moi. Elle est motivée par ton brillant cursus et tes capacités. C’est ton expertise qui te fera rester à ce poste si notre relation personnelle venait à s’étioler.
— Idem pour toi ma chérie.
— Euh... oui, bien entendu...
— Idem pour toi ma chérie.
— Euh... oui, bien entendu...
Elle n’avait pas été très convaincante : j’avais bien senti que notre relation de deux jours nous avait déjà ancrées dans quelque chose de puissant.
Dans un premier temps, grâce à un petit pécule hérité de ma grand-mère, j’ai racheté trente-quatre pour cent de parts de son ex, augmentant peu à peu ma participation grâce aux salaires que je touche. Nous sommes désormais à égalité. Égalité absolue, Carole y tenait absolument. Cinquante-cinquante.
Tout va bien donc dans le meilleur des mondes. Tout irait bien en fait si notre activité ne connaissait un léger creux : un de nos très gros clients a récemment mis la clé sous la porte, ne nous laissant heureusement qu’une faible ardoise. N’empêche qu’il est urgent de réagir !
Ce matin, Carole est visiblement embarrassée et je lui demande de m’expliquer son trouble.
— Ben voilà. Séverine Pernot m’a donné une info intéressante sur un groupe coréen avec lequel elle travaille.
Séverine Pernot dirige avec son frère une usine d’emballages cartonnés, activité complémentaire, en tout cas, non concurrentielle de la nôtre.
— Oui, dis-je, et il y aurait une ouverture possible pour nous de ce côté-là ?
— Plus qu’une ouverture, pour nous : à la clé, un contrat qui nous garantirait une hausse spectaculaire de notre activité. Et pérenne ! Mais encore faut-il décrocher le marché !
— Super ! Alors pourquoi cet air chafouin ?
— Plus qu’une ouverture, pour nous : à la clé, un contrat qui nous garantirait une hausse spectaculaire de notre activité. Et pérenne ! Mais encore faut-il décrocher le marché !
— Super ! Alors pourquoi cet air chafouin ?
Carole se tortille sur son fauteuil.
— Ben... en fait, Séverine m’a avertie de certaines conditions. Elle a hésité avant de lâcher le morceau. Tu la connais la Séverine...
Pour sûr je le connais : cette gentille garce vient de loin en loin s’immiscer entre nous. Dans notre lit. Avec son frère parfois. Pas froid aux yeux la nana d’habitude !
— Séverine m’a avoué avoir décroché son contrat en allant sur place, en Corée.
— D’accord, je réponds en haussant les épaules. Voyage intéressant...
— Elle y est allée avec son assistante, Gwendoline. Et là, le client, enfin, les deux associés en fait, se sont montrés... pressants !
— D’accord, je réponds en haussant les épaules. Voyage intéressant...
— Elle y est allée avec son assistante, Gwendoline. Et là, le client, enfin, les deux associés en fait, se sont montrés... pressants !
Oups, je vois ! J’imagine la suite : elles ont payé de leurs personnes !
— Elles ont couché pour décrocher l’affaire ! m’avoue Carole.
— Ouais-ouais-ouais, je lâche sur un ton dubitatif.
— Ouais-ouais-ouais, je lâche sur un ton dubitatif.
Carole embraie direct, pour ne pas me laisser cogiter trop longtemps.
— J’ai reçu le projet de contrat : clair, sans ambiguïté, un engagement de cinq ans renouvelable/
Je la coupe :
— Renouvelable par tacite... réouverture des cuisses ? Belote et rePelote ?
— Je ne sais pas... dit-elle en évacuant ma question d’un geste de la main. Mais, avec ce contrat Audrey, nous serions même obligées d’embaucher !
Je réfléchis, déjà à moitié partante en fait mais je me garde bien de le dire.
— Séverine t’en a dit plus sur les bonshommes ? Pas des vieux pervers j’espère !
— Non, a priori charmants, plutôt beaux gosses, des quadras du genre caresseur. Elle m’a avoué qu’elles ont toutes deux passé un très agréable moment... très sensuel !
— Mouais... Et donc... tu veux savoir si j’accepte de t’accompagner, c’est ça ? Parce que toi, je l’ai bien compris, tu es déjà prête à les écarter tes cuisses !
— Non, a priori charmants, plutôt beaux gosses, des quadras du genre caresseur. Elle m’a avoué qu’elles ont toutes deux passé un très agréable moment... très sensuel !
— Mouais... Et donc... tu veux savoir si j’accepte de t’accompagner, c’est ça ? Parce que toi, je l’ai bien compris, tu es déjà prête à les écarter tes cuisses !
Carole ne répond rien mais sa mimique est explicite.
— Passe-moi ce contrat que je l’étudie. Mais bon, infernale dépravée... je te donne un accord de principe !
Carole se lève, contourne son bureau et vient m’étreindre. Pour me « venger », je lui plaque ma main dans le pinceau de ses cuisses. Sur son jean, malheureusement !
— T’aurais pu mettre une jupe garce !
Ma patronne rit de bon cœur et fait sauter le bouton de son jean. Je plonge ma main et découvre son petit maroquin déjà trempé ! Pas de slip, aucune barrière difficilement franchissable.
— Pas de slip même sous un jean ? T’es vraiment une salope !
— Je l’ai enlevé juste avant de t’appeler...
— Donc, je réitère : Salope !
— Je l’ai enlevé juste avant de t’appeler...
— Donc, je réitère : Salope !
Carole, je le sais, aime les situations improbables, dangereuses, limites et se faire branler dans son bureau où n’importe qui peut venir frapper en est une ! La garce ouvre ses cuisses au plus large qu’elle peut et mes doigts s’enfournent dans la cheminée aux (doigts de) fée !
Je sais qu’il ne lui faudra pas longtemps pour s’expédier dans le grand-huit astral.
Allez, j’ai bien cinq minutes devant moi !
Ooo000ooO
Quinze jours ont passé. J’ai étudié la proposition et prévu quelques rectifications mineures. Rien de bouleversant mais de quoi alimenter la négo.
Nous voyageons en classe « Affaire ». Nos deux sièges sont mitoyens, au fond de la cabine. Nous avons revêtu des robes quasi identiques : robes passablement courtes, au-dessus du genou, sages mais affriolantes côté décolletés (surtout du sien, cela va sans dire !), des fois que nos hôtes nous attendraient à l’aéroport.
Le voyage est long, harassant, mais nous sommes passablement excitées, je dois bien le reconnaître. Il ne se passe rien de vraiment remarquable pendant notre interminable périple, si on excepte quelques taquineries ciblées fort raisonnables. Les folies aéroportées, ce sera pour une autre fois !
— Dis-moi, tu ne regrettes pas de m’accompagner ?
— Mais non grosse bête ! Un p’tit coup dans la caisse, ça me changera de l’ordinaire. Alors deux coups, c’est la fête à foufoune !
— Mais non grosse bête ! Un p’tit coup dans la caisse, ça me changera de l’ordinaire. Alors deux coups, c’est la fête à foufoune !
À l’arrivée à l’aéroport de Gimpo (enfin ! dix-huit heures au total !), il est passé vingt-deux heures, heure locale. Un chauffeur en uniforme galonné nous accueille pour nous conduire à notre hôtel dans une immense limousine. Ouf, nous sommes passablement éreintées et il est tard. Trop tard pour entamer les négociations. Quant à notre hébergement, nous avons demandé une seule chambre avec deux lits. Comme ça, on pourra se soutenir mutuellement au moment de...
Durant le transfert vers notre hôtel, nous découvrons Séoul, ville tentaculaire, résolument moderne. Nous apercevons vite fait quelques monuments, des pagodes mais surtout des gratte-ciel alignés dans une ville fortement illuminée, éclairages renforcés par l’accumulation d’enseignes, drapeaux et écrans LED publicitaires. Le chauffeur nous a annoncé que notre premier rendez-vous aurait lieu à l’hôtel, en fin de matinée, dans le salon de notre suite.
Dans notre suite, mais c’est bien sûr !
Ooo000ooO
En fin de matinée, Carole et moi sommes prêtes : nous avons revêtu des robes apparemment très sages. Sages sur le devant, tombant presque aux genoux mais plus longues à l’arrière. Des robes décolletées jusqu’au bas des reins tout autant qu’une certaine troublante robe de Guy Laroche pour Mireille Darc ! Robe rouge pour Carole, crème pour moi, petites vestes courtes aux mêmes couleurs mais que nous échangeons pour former un joli contraste. No underwear of course : dès que nous aurons quitté nos vestes, aucun doute ne subsistera quant à nos bonnes dispositions dans l’esprit de nos aimables correspondants...
Heureuse surprise à l’arrivée des deux hommes. Ils sont évidemment éminemment courtois, presque obséquieux. Élégants, franchement classes l’un et l’autre. Vers les quarante ans max. Plutôt bien faits de leurs personnes. Teints clairs, épais cheveux noirs bien sûr, yeux très foncés, l’un et l’autre sont plutôt grands, statures d’européen moyen.
Le regard que nous échangeons Carole et moi est clair : on aura pu craindre bien pire. De leur côté, nos coréens sont visiblement ravis de nous découvrir. Avant de nous asseoir à la table, nous nous détournons pour quitter nos petites vestes et nos interlocuteurs découvrent les décolletés hyper plongeant dans nos dos. Ils sont visiblement enchantés !
— Mesdemoiselles, vous êtes absolument ravissantes, dit l’un, baisemain à l’appui.
— Vos robes sont des écrins fabuleux qui soulignent la beauté de vos courbes délicieuses, renchérit l’autre.
Re-baisemain !
— Vos robes sont des écrins fabuleux qui soulignent la beauté de vos courbes délicieuses, renchérit l’autre.
Re-baisemain !
La négociation ne s’éternise guère, les quelques broutilles que j’avance sont acceptées sans sourciller. La négociation tarifaire est menée par Carole : la discussion est plus serrée mais au bout du compte, après avoir coupé la poire en deux entre nos exigences et leurs positions, nous obtenons un prix légèrement supérieur à celui que nous espérions.
— Bravo très chère demoiselle, vous avez relevé tous les petits pièges que nous avions glissés dans votre contrat, applaudit Ju-won avant de me gratifier d’un baisemain qui se fait très caressant.
Baisemain également pour Carole.
— Vous êtes une très fine négociatrice, redoutable, admet Seo-jun dans sa direction. Nous allons faire rectifier les petites choses vues, actualiser les données financières et nous pourrons conclure dès demain matin.
— C’est un immense plaisir que de discuter avec d’aussi charmantes et désirables personnes que vous deux, conclut son associé.
— C’est un immense plaisir que de discuter avec d’aussi charmantes et désirables personnes que vous deux, conclut son associé.
Nous sourions et échangeons un clin d’œil au mot « désirable ».
— Est-il trop tôt pour que nous fêtions notre entente au champagne ?
Les deux hommes acceptent évidemment. Nous quittons la table pour les canapés. Petites garces, nous nous penchons sans doute exagérément pour trinquer mais c’est vrai que les deux hommes sont installés très loin de nous sur leur canapé : les sacripants plongent évidemment leurs regards dans nos décolletés ! Mais qui pourrait leur en vouloir...
— Nous vous proposons de visiter Séoul aujourd’hui avec un guide. Et nous serions particulièrement honorés que vous acceptiez une invitation à dîner ce soir.
— Nous acceptons volontiers Messieurs, mais... restaurant gastronomique guindé ? Nous préférions un petit repas dans une ambiance plus... intime. Plus feutrée...
— Comme vous le souhaiterez ! Nous dînerons donc dans mon humble demeure, propose Seo-jun.
— Nous acceptons volontiers Messieurs, mais... restaurant gastronomique guindé ? Nous préférions un petit repas dans une ambiance plus... intime. Plus feutrée...
— Comme vous le souhaiterez ! Nous dînerons donc dans mon humble demeure, propose Seo-jun.
Si nous savons parfaitement quel corollaire est subordonné à la signature, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons ! Séverine, qui a servi d’intermédiaire, les a prévenus de notre acceptation de principe.
Nous ne voulions pas les obliger à une demande brutale pour nous amener au lit, nous préférions les convaincre plus subtilement. Aussi, à l’instant des « cheers », Carole dépose un minuscule baiser sur mes lèvres. Moi, je la gratifie d’une légère caresse sur le sein droit. Nos œillades appuyées en direction des deux asiatiques les rassurent, d’autant que je précise immédiatement :
— Carole et moi sommes associées et nous faisons TOUT ensemble. Tout, surtout en matière de loisir et... plaisir. Inséparables !
Bon, là, la situation est on ne peut plus claire, me semble-t-il !
Dans les vingt minutes qui suivent, nous parlons de banalités, profitant de chaque occasion pour préciser nos préférences, d’autant plus librement que nous avons compris que la séance radada, c’est pour ce soir !
— Cette négociation s’est déroulée finalement tout en délicatesse, glisse Carole. Audrey et moi apprécions par-dessus tout douceur, calme...
— Et volupté, je précise en troussant subrepticement ma robe assez haut sur ma cuisse.
— Et volupté, je précise en troussant subrepticement ma robe assez haut sur ma cuisse.
Ma complice croise et décroise ses longues jambes, offrant sans nul doute un panorama des plus intrigants aux deux asiatiques.
Il est clair qu’ils ont chaud, nos cocos, quand ils nous quittent quelques minutes plus tard.
Ooo000ooO
L’après-midi tourisme aura été aussi instructive qu’agréable, grâce notamment à notre très charmante guide. Celle-ci, en nous annonçant le programme, nous avait promis que notre balade se conclurait par une séance de massages relaxants. Parfait ! Lorsqu’un peu plus tard, elle nous avoue être intervenue en toute dernière minute pour remplacer le collègue homme initialement prévu, nous nous sommes demandées si nos hôtes n’avaient pas soupçonné certains de nos penchants mignons. D’autant que la jeune femme menue, fraîche et spontanée est très court vêtue, affriolante au possible : les tétons de ses petits seins nus pointent régulièrement et allègrement sous sa blouse presque transparente. Sang-hee, dont le prénom, nous a-t-elle expliqué, signifie bienveillance et... plaisir (elle avait largement insisté sur ce second item), Sang-hee donc s’était déclarée à notre entière et totale disposition, accompagnant cette déclaration par une ouverture, rapide certes mais évidente, de ses cuisses... Bref, nous avons capté : notre gentille accompagnatrice est une call-girl déléguée par le duo d’hommes d’affaires.
Dans la limousine, assise en face de nous, sa petite culotte riquiqui nous est régulièrement visible. Qu’une main se pose assez haut sur sa cuisse lorsque nous nous penchons pour admirer ce qu’elle nous désigne au-dehors ne provoque aucun recul de sa part. Juste un petit sourire coquin, une œillade résolument complice. Et elle rigole doucement quand je glisse ostensiblement une main sur le petit panier de ma compagne !
Oh-oh, ça promet !
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