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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Négociation$ — Chapitre 5 · Atermoiements et tremblements... de toutes sortes

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Négociation$

Chapitre 5 · Atermoiements et tremblements... de toutes sortes

Carole et moi nous levons, demandons à nos compagnes de nous accorder quelques instants et filons nous réfugier dans la salle de bain.
Nous venons de comprendre que nos ébats avec ses adorables asiates ne seront pas que bêtement sexuels. Une charge émotionnelle puissante s’est installée. Bien sûr, nous sommes à des milliers de kilomètres de chez nous et cette intermède lascif ne sera qu’un intermède précisément. Une folle parenthèse, une page que nous tournerons sitôt assises dans l’avion du retour. Rien qui ne puisse altérer notre relation, modifier quoi que ce soit dans notre couple. Nous nous aimons si fort Carole et moi !
Mais Carole est perspicace, elle a compris que je ne sortirais pas indemne de cette situation :
— Mon amour, Mi-so t’a scratchée n’est-ce pas ? Tu ressens pour elle bien plus qu’un simple désir physique. Elle vient d’écornifler ton petit cœur !
— Carole, je t’aime, je t’aime tant mon amour !
— Je sais, ma douce chérie, je sais et c’est bien pour cela que je ne suis pas inquiète. Je te connais mon amour, je sais que ton cœur est bien assez vaste pour que tu puisses accorder une place, temporaire ou pas, à ta belle asiatique.
— Temporaire ou...
— Chérie, si à notre retour chez nous, tu veux garder contact avec elle, ce n’est pas un problème. Si un jour tu veux la faire venir quelques jours chez nous, je m’en réjouis. Ce stage qu’elle cherche, nous pouvons le lui offrir. À condition qu’elle vienne avec Soo-min bien sûr ! Je n’ai pas pour Soo-min le même crush que tu as pour Mi-so mais je ne détesterais pas me gouiner encore avec elle à l’occasion.
— Oh Carole, tu es merveilleuse !
— Certes, je sais, réplique-t-elle avec un faux air de fierté supérieure. Mais chérie, parce que tu m’es précieuse, je voudrais être certaines que nos deux amies sont réellement sincères car si elles s’avéraient être un tant soit peu vénales, je sais que ce serait pour toi une déchirante trahison. Dont tu sortirais blessée.
— Tu as raison ma douce ! Il faut définitivement éclaircir ce point !
Alors que nous revenons dans la chambre, nos efficientes masseuses se regardent, encore sidérées de nos réactions simultanées. Debout, rigides et angoissées. Mains pudiquement posées sur leurs sexes.
— Qu’est-ce qui se passe, me demande Mi-so. Tu ne veux pas de moi ?
Je la regarde, triste sourire accroché à ma face. Je cogite dur !
— Mi-so, est-ce que Soo-min comprend aussi parfaitement que toi notre langue ?
Petit hochement embarrassé.
— Pas tout à fait...
— Pourrais-tu lui traduire ce que je..., pardon, ce que nous voulons vous dire ma chérie et moi ?
Elle acquiesce gravement, traduit ma demande.
— Mi-so, Soo-min, nous ne pouvons accepter ce que vous êtes sur le point de nous donner, de nous offrir.
— (Traduction ***)
Je tremble : ce que je vais dire me coûte terriblement mais je dois ! La situation doit être parfaitement claire. Sans ambiguïté aucune.
— Mes chéries, je suis désolée mais je dois vous répéter ce que j’ai dit hier soir : il n’est absolument pas question pour nous de rétribuer des... services. Nous savons que des étudiantes utilisent leurs corps pour financer leurs études, arrondir leurs fins de mois. Nous comprenons cela et ne jugeons pas mais il est hors de question pour nous d’entrer dans ce jeu. Nous ne vous paierons pas !
Sourcils froncés, la belle réfléchit quelques instants, opine du chef et traduit rapidement en se tournant vers sa complice. Revenant à moi, elle a les yeux embués.
— Je suis choquée et profondément peinée que tu dises cela ! Attristée que tu puisses penser que nous sommes des putains !
Des larmes coulent sur ses joues.
Merde, je ne peux pas croire qu’elle soit comédienne rouée à ce point. Et mes propos traduits à Soo-min ont provoqué une réaction quasi identique de sa part. Œillades affolées de la jeune femme.
Le visage décomposé, Mi-so continue, véhémente :
— Je pensais que tu avais compris que quelque chose d’inattendu s’était passé entre nous, une attraction réelle. Pour être tout à fait franches et transparentes, nous avions compris hier soir que vous êtes un couple, Carole et toi, comme nous le sommes Soo-min et moi. Enfin, plus ou moins, bisexuelles en tout cas qui s’amusent et se consolent tendrement parfois. Mais sache que nous ne nous sommes jamais prostituées, nous n’avons pas de souteneurs ! Nous avons des parents qui paient nos études, nous n’avons pas besoin d’arrondir nos fins de mois. Nous sommes femmes libres et indépendantes, majeures et vaccinées, deux étudiantes studieuses qui poursuivons nos cursus dans deux universités différentes, commerce et médecine. Des femmes accomplies, pas des gamines vicieuses et si nous avons des physiques de Lolitas, c’est juste notre nature : il y a longtemps que nous avons compris que nous n’aurons jamais des gros seins comme Carole, que nous resterons plates sauf modification miraculeuse à l’occasion d’une grossesse !
La pauvre chérie est dans tous ces états, en colère et je le vois bien, terriblement malheureuse.
Elle traduit pour Soo-min avant de continuer.
— En quittant le bar, nous avions très envie de vous, moi de toi, Soo de Carole. Une envie, ce n’était juste qu’une envie sexuelle. Brute. Une pulsion. Mais cette journée passée ensemble a changé le don, euh non pardon, la donne, c’est juste ?
J’acquiesce.
— Je ne sais pas trop comment le dire mais ce que je ressens pour toi Audrey est différent maintenant, plus fort, beaucoup plus fort. Ce n’est plus juste sexuel Audrey. Je sais, c’est incompréhensible, incroyable, insensé et sans issue mais c’est comme ça. Quelque chose d’insurmontable dont je le sais déjà, je ne sortirai pas indemne. Audrey, je ne suis pas une putain, je suis juste une sorte... d’amoureuse. Je n’espère pas un sentiment aussi fort que celui qui te lie à Carole et ne veut rien briser entre vous mais seulement que tu m’aimes juste un peu... Je suis peinée, effondrée à cet instant. Profondément malheureuse par ce que tu penses de moi, de nous, conclue-t-elle en se serrant contre Soo-min.
(Elle traduit ***. Soo-min hoche douloureusement la tête)
— C’est dur, mais le mieux est que nous partions, dit-elle en ramassant ses vêtements.
Je suis, nous sommes tourneboulées par ces aveux. Oui, il s’est passé quelque chose d’inattendu entre Mi-so et moi. Peut-être pas un coup de foudre mais pour le moins, un coup de soleil ! Surprenant. Insensé.
Je tends ma main vers elle.
— NON, ne partez pas ! Mi-so, Soo-min, nous vous croyons ! Je te crois, jolie perle d’Asie. Mon cœur bat réellement la chamade pour toi. Pardonne-moi je t'en prie et oublie ce que je viens de dire ! Nous vous voulons amies et amantes, libres et brûlantes d’un désir véritable ! En véritables amies et amantes ! Car j’ai pour toi Mi-so des sentiments véritables, naissants mais puissants !
— (***).
Un petit sourire est revenu s’accrocher à sa face.
— Est-ce que je suis vraiment pour toi ton amie, ton amante, libre, pas une putain ? me demande Mi-so, des sanglots retenus enrayant sa voix.
J’acquiesce silencieusement, presque douloureusement. Tellement honteuse d’avoir douté d’elle, d’elles deux !
Mi-so parle encore à sa cousine, du bout des yeux. Elles sourient à nouveau, elles rient tout à coup, leurs poumons expulsent un profond soupir que j’espère soupir de soulagement.
— Alors Audrey... si je suis ton amie, irais-tu jusqu’à m’offrir ta bouche ? me demande-t-elle.
J’acquiesce avec un immense sourire car c’est bien ça que j’espérais, que nous espérions. Nous acquiesçons !
Je me plaque à mon amie, l’embrasse voluptueusement et me détache bien vite pour aller me jeter sur mon lit. Nue, ouverte, pleinement offerte. Abandonnée. Carole m’imite.
Alors, avec un bel ensemble, nos deux amies reviennent précautionneusement s’installer sur nous ! Les yeux encore baignés de larmes, ma délicieuse partenaire se penche doucement vers moi. Lèvres frémissantes, elle approche sa bouche de la mienne, dépose un minuscule bécot sur ma bouche avide d'elle. Elle se recule, m’interroge silencieusement. Du soleil plein les yeux cette fois. À mon sourire, elle replonge vers moi et nos bouches s’unissent, se soudent, nos respirations se mettent vite au diapason, nos langues se fouillent avec passion.
Je ne vois pas mais je sais qu’il se passe la même chose à côté de nous. Comme des amantes survoltées, nous nous dévorons Mi-so et moi, Soo-min et Carole également. Nous croyons totalement à leur passion véritable, à leur envie irrésistible.
Longtemps, nous ne nous étourdissons que de baisers fiévreux, juste des baisers sans que nos mains ne bougent, ne déflorent les secrets de nos corps. Mi-so, je le sens bien, s’abandonne à moi, s’offre, ne prend aucune initiative, n’ose aucune caresse, de peur sans doute de me braquer. Ce sont mes mains qui finalement partent à l’aventure de son corps, mes mains qui caressent les merveilleux bourgeons chocolat tendus de ses seins à peine rebondis, maraudent sur son ventre contracté. C’est mon bassin qui se presse contre le sien, mon sexe redevenu brûlant qui incendie le sien de sa sourde chaleur. Mi-so est offerte, elle m’est totalement offerte, brûlante de désir ! Frémissante...
Je caresse enfin sa motte à peine velue, lisse les poils fins du petit fouillis soyeux avant que mes doigts ne plongent dans sa fente timide, s’engluent dans son miel. Explorations patientes que ma divine reproduit sur mon bijou. Lorsque mes phalanges dessinent l’ouverture de son conduit béant, franchissent le portail, alors, elle aussi pénètre mon antre. Sans cesser de nous embrasser fougueusement, nous violons nos intimités. Timidement d’abord. Puis nos digits, fous et excités, vont et viennent follement dans nos cheminées d’amour, en explorent les moindres replis, en dénichent les plus enfouis de nos secrets, se noient dans le miellat de nos boutiques ardentes. Nos phalanges annihilent nos tensions, exacerbent nos points sensibles, illuminent nos sexes ardents et nos corps douloureusement tendus.
Nous nous branlons à l’unisson, conscientes de la fragilité de l’instant, émerveillées de notre fusion nouvelle. L’extase est proche, si douloureusement proche que nous réalisons que notre orgasme sera cataclysmique !
L’explosion redoutée autant qu’espérée nous jette dans un tourbillon qui nous napalmise littéralement, nous expédie dans des contrées inconnues et incertaines, des sensations insupportablement irradiantes.
Nous n’émergeons de ce plaisir fulgurant que très progressivement, le temps pour nos corps de réveiller un feu roulant qui nous fait replonger dans la luxure. Par touchettes sur son aine, j’ai poussé Mi-so à se retourner. Elle plaque sa boutique sur ma bouche, coince son visage entre mes cuisses écartelées. Nos langues affolées défrisent nos mouillettes, déplient nos festons incarnat. Nous nous léchons nos nymphes délicates, suçons, goûtons enfin à nos liqueurs, buvons à nos fontaines avec le bonheur de nous appartenir l’une à l’autre.
Nos folies se sont quelque peu éternisées. Nous avons continué de nous explorer patiemment. Un moment, le nez plongé dans mes nymphes, Mi-so avait interpellé sa complice. Les coquines avaient échangé leur place. Soo-min, étonnée mais ravie avait découvert le joyeux fouillis de mes petites lèvres. Quelques mots échangés entre elles, elles avaient ri :
— Soo est abasourdie par le foisonnement de tes babines et par le petit impertinent qui se dresse dans ta fente, avait traduit Sang avant de plonger son museau dans l’abricot serré de Carole. Et moi, j’adore ton abricot juteux Carole ! Et tes seins magnifiques !
Bien d’autres folies encore nous avaient toutes étourdies avant que nous ne nous pelotonnions sur le même lit, serrées, imbriquées, repues et ensoleillées.
Mais d’autres « devoirs » nous appelaient.
À l’instant de nous séparer, si nous avions eu encore quelques doutes sur la totale sincérité de nos amies, elles auraient été balayées : baisers d’adieux, à peine s’étaient-elles reculées qu’elles étaient revenues quémander un autre baiser. Encore et encore, les yeux humides pour finalement pleurer comme des madeleines. Tristesse communicative ! Il s’était passé entre nous quelque chose de rare, d’incroyablement fort.
Nous avions fait jurer à nos deux gracieuses de garder contact et de venir nous voir en France, dès que leurs études le leur permettraient. Voyages et séjours offerts bien entendu. Cette proposition sincère en forme d’ordre les avait finalement calmées. Les deux petites avaient de toute évidence été enchantées par notre demande.
Mais nous avions Carole et moi gardé un dernier secret. Sur un coup interrogatif que je lui adresse, Carole se lance :
— Mi-so, si tu le veux, nous serions heureuses de t'offrir un stage dans notre entreprise. Si avec ses quelques trois cent soixante collaborateurs, tu ne la juges pas trop petite pour être crédible.
Sidérée, Mi-so se statufie bouche ouverte, des larmes coulent sur ses joues. Nous l'étreignons, l'embrassons comme du bon pain pour tâcher d'endiguer le flot continu de ses larmes.
Larmes de joie, cela va sans dire !
Si ce texte modifié, qui met les points sur les i, explique qu'il n'y a ici ni "clientes", ni "putains" mais des étudiantes adultes et libres ne convient toujours pas, supprimez-le purement et simplement !
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