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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Négociation$ — Chapitre 6 · Valeureux stylos pour une signature de contrat explosive

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Négociation$

Chapitre 6 · Valeureux stylos pour une signature de contrat explosive

Nos charmants partenaires industriels nous avaient prévenues de leur retour à la mi-journée et nous confirmaient notre dîner pour le soir même. Le temps avait filé. Nos étudiantes nous avaient laminées et une longue douche s’avéra indispensable, autant pour ramignoter nos foufounes éclatées que pour nous rendre un minimum de tonus.
Nous avions décidé de nous la jouer total sexe pour la suite. Parmi nos tenues préférées, nous avions opté pour des sahariennes écrues en satin : les ribambelles de boutons censés les fermer sont en réalité factices, cousus dans leurs boutonnières qui dissimulent des scratches. Autant dire qu’il ne faut guère de temps pour écarter les pans de ces vêtements : crac-crac-crac et nous voilà dévoilées. Sous ces robes à ouverture facile, juste corsets remonte-néné et slips fendus !
Parées, nous nous engouffrons dans la limousine qui nous attend. En route vers l’humble demeure de Seo-jun.
L’humble demeure ! Nous nous doutions bien que son « home-sweet home » ne ressemblerait en rien à un clapier. Mais là, nous sommes épatées : construction avant-gardiste où il semble qu’aucun mur ne soutient les trois étages décalés de la maison. En réalité, nous le comprenons, les murs de béton ont été recouverts de miroirs enchâssés dans les mêmes armatures alu que les fenêtres ! De loin en loin, quelques pans de bois à claire-voie agrémentent la façade et en cassent l’uniformité un peu sévère. La voiture s’arrête devant l’entrée majestueuse avec auvent acier incurvé : digne d’un palace.
Une jeune femme en sari coloré nous accueille et nous conduit à nos hôtes. Inutile de préciser que le salon où nous sommes reçues est gigantesque ! Multiples canapés design entourant une piste de dance où vingt couples de danseurs pourraient évoluer à l’aise. Les deux hommes nous attendent près d’un bar très cosy. Après des salutations empressées, les incontournables compliments sur nos tenues, Seo-jun nous tend une liasse de papiers.
— Si vous voulez vérifier le contrat.
Je m’empresse de répondre :
— Plus tard, nous verrons cela plus tard. Nous avons pleine confiance en vous.
Nos partenaires apprécient, même s’ils se doutent bien que nous éplucherons le document ligne par ligne. Plus tard...
— Comment se sont passés ces deux jours où nous vous avons abandonnées, seules, dans notre grande ville ?
— Merveilleusement bien, mieux que pour vous j’imagine...
Nos interlocuteurs comprennent.
— Une jeune ouvrière a été blessée sur une chaîne de montage. Son contremaître avait délibérément annulé certaines protections automatiques. Il voulait se venger de la jeune fille qui avait repoussé ses avances. La pièce qu’elle était en train de travailler a fusé brutalement et l’a blessé assez grièvement à la poitrine. Heureusement, elle se remettra sans conséquence a priori. Nous l’avons fait transporter dans le meilleur hôpital du pays, tous les frais à notre charge. Quant au contremaître, nous l’avons évidemment licencié sur-le-champ, porté plainte contre lui et il aura à verser des indemnités qui s’ajouteront au capital que nous versons à notre ouvrière.
Carole et moi échangeons une moue de satisfaction ! Bons patrons, les gars !
— Et vous, comment avez-vous occupé votre temps ?
Carole vient se coller à moi.
— Hier soir, nous avons fait la connaissance de deux très charmantes étudiantes qui nous ont fait visiter les vieux quartiers typiques ce matin. Après quoi, nous avons fini dans notre chambre. Avec elles...
Nous voyons à leurs sourcils froncés que les deux hommes se posent des questions. Je les rassure immédiatement.
— De vraies étudiantes, pas des professionnelles ! D’adorables Messaline. Très gentilles, très caressantes et ouvertes à toutes sortes de jeux...
Carole a illustré mes propos par des caresses ciblées sur mes seins, mon ventre et mon delta. Nos interlocuteurs sont rassurés.
— Nous les avons invitées à venir nous voir en France. Nous accueillerons l’une d’elles, Mi-so, pour un stage dans notre entreprise.
Ju-won, après un regard à son associé, formule une proposition.
— Nous prendrons en charge leurs voyages si vous nous communiquez leurs identités.
Nous apprécions la proposition !
Alors que nous sirotons nos coupes de champagne, Carole fait sauter les premiers « boutons » de sa saharienne : sa poitrine est assez largement dévoilée. Je fais de même juste après mais compte tenu de la modestie de mes mandarines, le rendu est moins... spectaculaire. Je compense en accrochant du pied, malencontreusement bien sûr, le bas de ma robe, ce qui ouvre un fendu irrésistible, très haut sur ma cuisse.
Un couple apparaît alors et s’installe sur un praticable doté d’une barre de pole dance. Alors que nous discutons paisiblement, les danseurs s’effeuillent artistiquement. Dance lascive, puissamment érotique, les vêtements tombent. La femme s’enroule autour de la barre verticale, exécute des poses époustouflantes qui nous coupent le souffle et nous font sursauter régulièrement dans leurs phases périlleuses. Le danseur n’est pas en reste lorsqu’il remplace sa partenaire à la barre. Les portés audacieux se multiplient. Il ne leur reste plus désormais que des cache-sexes minuscules, dessinant très précisément leurs anatomies respectives. Les seins, somme toute assez volumineux de la femme, ballottent à peine dans leurs acrobaties : du béton ses nichons-là ! Alors qu’elle nous tourne le dos, son compagnon détache son string à boutons pression et la gymnaste frotte très impudiquement son bataclan baveux contre la barre, simule une montée vers le plaisir alors que son compagnon, renversé, juste accroché par les pieds à la barre verticale, vient très vite lécher son minou glabre. Le couple tourne autour du support.
Un peu époustouflée par le spectacle, j’interroge Ju-won du regard.
— Ce sont des artistes de cabaret, répond-il, mais ils sont avant tout des amis avec lesquels il nous arrive de passer de bons moments...
— En cabaret, leur prestation est aussi... torride ?
— Absolument et ils connaissent un grand succès.
— Tu m’étonnes ! Je m’exclame en me tortillant lascivement.
L’air de rien, j’ai glissé ma main sous ma saharienne et flatté négligemment mon barbiquet embrasé. Ju-won se colle à moi, me glisse des bisous légers dans le cou alors que ses mains se promènent sur mon ventre. Carole est câlinée, sans aucune précipitation, par Seo-jun ; sa robe est plus largement ouverte que la mienne, son slip fendu est presque totalement visible.
Alors que le slip du danseur tombe à son tour, sa partenaire embouche avec une évidente gourmandise un sexe des plus appétissants. À un mètre du sol, c’est un incroyable soixante-neuf qui nous est offert. J’irais volontiers donner un coup de langue sur le mandrin mais la fille s’active si furieusement sur la bête que je comprends qu’elle arrivera à ses fins très rapidement.
Mais ce spectacle torride m’emporte ! Je n’y tiens plus : je fais sauter encore deux « pressions » de ma robe, cuisses ouvertes, et m’enfiche trois doigts profonds dans la tabatière.
Sous les attaques voraces de sa partenaire, le gymnaste jouit, éclaboussant de son foutre le visage de son heureuse complice. Le duo revient sur terre avant de s’éclipser discrètement.
Les deux hommes et Carole sont tous les trois maintenant autour de moi, je suis reluquée avec avidité alors que je m’astique le chaudron.
— Si nous allions dans un endroit plus confortable, propose le maître de maison.
Alors que nous quittons le salon, complices, Carole et moi faisons tomber nos sahariennes. En slips et corsets en dentelle, nous gravissons les escaliers dans la direction indiquée par les deux hommes. Nous nous déhanchons, tortillons exagérément du cul, nous arrêtons même un instant pour nous embrasser tout en nous activant mutuellement nos chaudières surchauffées. Pour le plus grand plaisir de nos hôtes qui applaudissent discrètement quand nous nous léchons mutuellement nos doigts englués.
Dans la chambre, un simple futon, à peine surélevé du sol. Simple mais immense, gigantesque ! Nous sautons sur le matelas ferme, nous nous dorlotons le temps que nos complices se défassent de leurs vêtements mais nous séparons dès qu’ils nous rejoignent. Je crois que j’ai oublié leurs prénoms mais peu importe : ils sont aussi caresseurs l’un que l’autre, experts en câlineries raffinées, temporisant à l’occasion, calmant nos ardeurs pour les exacerber l’instant d’après. Ce soir, rien ne nous est épargné, rien ne nous est refusé, surtout.
Je comprends vite que les bonshommes veulent nous faire décoller d’abord pour jouir de notre plaisir. Et ils savent y faire les bougres ! Caresses, bisous dans le cou, seins malaxés, tétons étirés, chattes fouillées, dévastées avant d’être sucées, léchées artistiquement. Les duettistes qui passent de l’une à l’autre sont des experts absolus du cunnilingus, aussi doués que n’importe quelle femme !
Lequel m’expédie dans les étoiles, je ne saurais le dire mais quelle importance ? Mon orgasme est puissant, reversant à l’instar de celui de ma tendre chérie. Presque aussi puissantes, ces extases-là que celles offertes par nos « jumelles » cet après-midi : la comparaison n’a pas lieu d’être et si nous n’avions pas vécu de folles turpitudes peu avant, sans doute ces catapultages dans les éthers les aurions-nous appréciés différemment. Plus intensément ! Il n’est pas impossible que nos corps soient vaguement repus, nos synapses érodées...
Pas vraiment le temps de nous remettre que nos cavaliers embrayent : cravate de notaire pour Carole, fellation profonde pour moi. Avec un même résultat : nos frimousses sont « proprement » engluées par le sperme de nos compagnons. Nettoyages conjoints de nos visages, nous nous retrouvons alors en carré. Un pruneau, une asperge, une prune, une courgette. Il ne faut pas longtemps à nos comparses pour retrouver une forme olympique au fond de nos bouches diaboliques.
Cette fois, c’est sûr, nous allons y avoir droit ! Quelques agaceries, quelques câlineries, et les deux hommes, copains comme cochons, se mettent en place entre nos cuisses. Ils sont bons les coco...réens ! Leurs sabrages sont efficaces, délicieux, et se prolongent longtemps, nous laissant le temps de réveiller nos diesels ! Pour notre plus grand plaisir : décidément pas éjaculateurs précoces, les capitaines d’industrie ! Ils usinent sans faiblir nos ateliers, alèsent nos conduits, polissent nos gamelles ardentes. Très correctement remplies par leurs engins avantageux, nous n’avons pas eu à simuler grandement. Juste un tout petit peu... Nous prenons néanmoins notre pied !
Comme nous n’en avons pas parlé auparavant, ces messieurs ont eu l’élégance de se retirer à temps. C’est un bonheur que de les voir crispés, mains serrées sur leurs mandrins, et tout aussi extasiés par leurs explosions conjointes. Nouveaux barbouillages de nos épidermes évidemment... nous en prenons plein la tronche !
La séance se prolonge dans une avalanche de tendresses partagées. Jusqu’à ce qu’un gargouillis de l’estomac de Carole nous ramène à des choses plus terre à terre.
Nous n’avons finalement jamais quitté nos bustiers en dentelle mais nos slips trempés ont disparu depuis belle lurette. C’est donc dans cette tenue très approximative que nous dégustons le magnifique buffet dressé. Quelques légères maraudes, quelques léchouilles friponnes mais le jet-lag nous assomme bien vite, bien plus sévèrement que la veille. Nous demandons à rejoindre notre hôtel. Nos partenaires sont compréhensifs et nous les quittons bien vite.
Ooo000ooO
Le lendemain, nous sommes réveillées tôt mais traînaillons au lit, tout en relisant le contrat définitif. Les industriels, pour éviter toute contestation, ont précisé que c’est la traduction française du contrat qui ferait foi en cas de litige. Bien, Messieurs ! Corrects jusqu’au bout des ongles. De plus, ils ont déjà paraphé les pages du contrat. Sauf l’ultime feuillet de la traduction française. Pour signer très officiellement en notre présence. J’essaye de me concentrer sur ma lecture mais mon insupportable maîtresse a glissé son nez dans ma salle de jeux et sa langue m’est un bonheur sans nom !
Les deux hommes ne nous rejoignent qu’en début d’après-midi. Toujours aussi charmants, les loulous de Poméranie orientale, mais nous les sentons vaguement embarrassés. À l’instant de la signature du contrat, Seo-jun formule une dernière requête. Cherchant le soutien visuel de son associé, le bonhomme ose se lancer.
— Chères amies, nous souhaiterions beaucoup... « danser » une dernière valse avec vous deux... mais vous pouvez signer de suite et refuser...
Le geste de ses mains est explicite : échange de partenaires...
Échange de clins d’œil entre Carole et moi : nous nous attendions à cette demande. Sans doute même l’espérions-nous. Sinon, pourquoi aurions-nous remis nos indécentes robes rouge et crème ? Pour prouver notre accord, nous nous levons, faisons glisser nos robes au sol pour nous retrouver totalement nues face aux deux bonshommes ravis !
— Passons dans la chambre, propose Carole, nous signerons après, nous avons confiance en vous.
— Vous avez toute notre confiance aussi, et bien plus, alors, s’il vous plaît, signez d’abord.
C’est donc à loilpé que nous paraphons les documents alors que les capitaines d’industrie se déshabillent fébrilement avant d’apposer eux aussi leurs dernières signatures.
Notre ultime corps à corps nous comblera bien plus largement que la veille. Libido calmée (et feuilletages intimes refroidis), nous avons dégusté en gourmandes esthètes épicuriennes la lente montée progressive vers les sommets, le réveil total de nos sens, l’énorme fringale suscitée par les manœuvres savantes, les galanteries érotiques.
Les phalanges expertes, incroyables dévergondées, qui se glissaient entre mes cuisses, s’aventuraient dans mon chenal, en dénichaient les aspérités sensibles étaient tourneboulantes. La colonne qui m’avait envahie finalement avait provoqué une véritable onde de choc qui me souleva par vagues asphyxiantes. Alors oui, cette fois, il nous avait été inutile de feindre : nous avions tous les quatre partagé un plaisir supra-divin.
Heureuses de nous offrir pleinement à leurs mains, leurs bouches, et finalement, à leurs queues. Merde, ils étaient sacrément bons ces braquemarts qui nous avaient superbement décalaminé nos étroits conduits incandescents.
Quand rhabillées, prêtes à partir pour l’aéroport, Ju-won et Seo-jun nous avaient étreintes très tendrement. Avant de relâcher nos mains, nous avions eu droit à une dernière déclaration :
— Mesdemoiselles, concernant vos deux amies d’hier... nous vous confirmons que vous n’aurez pas à vous préoccuper de leurs billets : nous leur offrons des abonnements illimités vers votre pays. Elles pourront venir vous rejoindre aussi souvent qu’elles et que vous le souhaiterez.
Cette ultime attention leur avait bien évidemment valu des très... chaleureuses embrassades !
— Quant à vous, Messieurs, n’hésitez pas à venir visiter nos installations. Aussi souvent que vous le voudrez, très chers amis et... valeureux amants !
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