Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sophie Lefol : une dualité atypique assumée — Chapitre 2 · Chapitre 2 – la visite de la chaufferie
Auteur
Sophie Lefol : une dualité atypique assumée
Chapitre 2 · Chapitre 2 – la visite de la chaufferie
Sophie avait repris sa tenue de travail le lendemain matin : chemise blanche légèrement cintrée, jupe grise juste au-dessus du genou, collants fins et escarpins noirs. Rien d’excessif. Juste assez pour qu’on remarque la cambrure de son dos quand elle marchait, la rondeur de ses seins sous le tissu, et cette petite démarche de femme mature qui savait ce qu’elle valait.
À 10 h 15, les deux agents de la ville de Caen se présentèrent à l’accueil de l’Espace Tandem.
Le premier était un homme d’une quarantaine d’années, grand, costaud, épaules larges, peau mate, barbe courte bien taillée. Il portait un blouson de travail ouvert sur un polo sombre qui collait à son torse musclé. Le second, plus jeune, plus mince, tenait un dossier et un appareil de mesure.
— Madame Lefol ? On vient pour le contrôle annuel de la chaufferie, annonça le plus grand d’une voix grave.
Sophie sourit poliment, le regard un instant plus appuyé qu’il n’aurait dû.
— Je vous accompagne. Suivez-moi.
Elle les guida dans les couloirs, puis dans l’escalier qui descendait vers le local technique. À chaque marche, sa jupe se tendait un peu sur ses fesses. Elle sentait le regard de l’homme musclé dans son dos. Elle ne se retournait pas. Elle savait.
La chaufferie était un espace étroit, chaud, bruyant, sentant le métal et la poussière chaude. Des tuyaux couraient le long des murs. Sophie s’avança la première, se pencha pour ouvrir le panneau de contrôle principal. Sa jupe se releva légèrement, dévoilant le haut de ses cuisses gainées de collants.
— Voici le tableau… et là, le brûleur principal, expliqua-t-elle d’une voix calme.
Le grand agent s’approcha derrière elle. Très près. Elle sentit sa chaleur, l’odeur légère de son after-shave mélangée à celle de l’atelier. Sa main large se posa un instant sur le rebord du tableau, juste à côté de la sienne.
— Vous pouvez vous baisser un peu plus ? Je dois vérifier la vanne en bas, murmura-t-il.
Sophie obéit sans un mot. Elle se pencha davantage, le dos cambré, les mains appuyées sur le rebord métallique. Sa jupe remonta encore. Elle savait parfaitement ce qu’il voyait maintenant : la courbe de ses fesses, le début de la fente de ses collants, la promesse de ce qu’il y avait dessous.
Le second agent s’était éloigné vers un autre coin de la pièce, affairé à ses relevés. Le grand, lui, ne bougeait plus. Sophie entendit sa respiration un peu plus lourde. Puis elle sentit une main se poser lentement sur sa hanche droite. Lourde. Chaude. Assurée.
Elle ne se redressa pas.
Elle tourna juste légèrement la tête, un sourire en coin aux lèvres, et montra du menton la vanne tout en bas.
— Elle est là… vous la voyez bien maintenant ?
Sa voix était restée professionnelle. Mais ses yeux, eux, disaient tout autre chose.
La main sur sa hanche se resserra un peu plus.
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