Un naturel refoulé
Chapitre 1 · Le passé refait surface
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Schopen1 Un naturel refoulé XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Un naturel refoulé — Chapitre 1 · Le passé refait surface

10 minutes
4.4k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Schopen1
Schopen1
Histoires publiées
4
Abonnés
47
J'aime cumulés
573

Un naturel refoulé

Chapitre 1 · Le passé refait surface

Jean ajusta sa cravate en face du miroir de son bureau, le reflet d'un homme de 34 ans, bien dans sa peau, lui renvoya son image. Cheveux châtains coupés court, yeux vert gris perçants, et cette carrure sportive qu'il entretenait avec une discipline de fer. Une vie rangée. C'est ainsi que Marie, sa femme, le décrivait souvent à leurs amis, avec une pointe de fierté dans la voix. Et elle avait raison. Du moins, en surface.
Il quitta son bureau pour la salle de réunion, où l'attendait son équipe pour le point hebdomadaire. C'est là qu'il croisa le regard de celle qui éveillait en lui depuis peu un désir longtemps enfoui. Assise à l'extrémité de la table, un carnet de notes ouvert devant elle, elle écoutait avec une concentration visible. Sophie, 34 ans, sa nouvelle recrue. Brune, fine, de petits fermes seins que laissaient deviner son haut, avec un regard malicieux qui trahissait une intelligence vive. Son CV était impeccable, mais c'est autre chose qui avait attiré son attention lors de l'entretien d'embauche. Une façon de baisser légèrement les yeux quand il la fixait, une infime hésitation dans sa voix qui sentait le désir de plaire, de bien faire. Un instinct qu'il avait appris à reconnaître il y a longtemps, et qu'il croyait avoir oublié.
— Bonjour à tous. Commençons.
Sa voix posée, habituelle, ne trahit rien. Mais pendant qu'il parlait des chiffres, des objectifs, son esprit vagabondait. Il se souvenait. Clara, avec son rire provocateur et son goût prononcé pour les fessées qu'il ne manquait pas de lui administrer. Et Léa, si docile, qu'il pouvait faire jouir à distance sous la table d'un restaurant bondé avec une simple application sur son téléphone. Des années où il était un dieu pour elles, où leur volonté s'effaçait devant la sienne dans un consentement total et avide. Il avait tout laissé derrière en rencontrant Marie. Une femme douce, aimante, mais si... traditionnelle. Leur vie sexuelle était prévisible, routinière, mais sans cette étincelle de transgression qui l'avait tant fait vibrer.
— Sophie, vous avez une question ?
Il l'avait surprise à l'observer. Elle rougit légèrement, un joli coloris qui monta du cou aux pommettes.
— Oui, pardon. Je voulais juste vous demander si vous pouviez détailler le point sur la segmentation client. Je ne suis pas sûre d'avoir bien saisi la subtilité entre les profils A et B.
Son regard fuyait. Il y avait là plus qu'une simple question professionnelle. C'était une ouverture, une invitation. Jean sentit une vague de chaleur parcourir son corps. Ce n'était pas du désir charnel, pas encore. C'était plus profond. C'était l'éveil du dominateur qui sommeillait en lui.
Il se pencha légèrement en avant, posant ses mains à plat sur la table. Le silence s'installa, tous les regards tournés vers eux.
— Bien sûr. En fait, c'est assez simple. Imaginez que le profil A, c'est comme un partenaire qui sait ce qu'il veut, mais qui a besoin qu'on lui montre la voie. Il est ouvert, mais il attend une direction. Le profil B, lui, a déjà ses propres habitudes, il est plus... rigide. Il faut plus de temps pour le faire plier, pour qu'il comprenne où est son intérêt. Vous voyez ce que je veux dire ?
Il avait utilisé le mot "plier". Un choix délibéré. Il vit la gorge de Sophie se contracter légèrement. Elle hocha la tête, incapable de parler.
— Parfait. On en reparle en fin de journée, dans mon bureau. J'aimerais que vous me prépariez une proposition pour cibler plus efficacement le profil A.
Ce n'était pas une demande, c'était un ordre. Et il vit dans ses yeux qu'elle avait compris. La réunion se termina, les autres collaborateurs sortirent en bavardant. Sophie resta un instant, rassemblant ses affaires avec une lenteur qui trahissait sa nervosité.
Quand elle fut sur le point de partir, il l'appela.
— Sophie, une dernière chose.
Elle se retourna, le cœur battant. Il s'approcha d'elle, envahissant son espace personnel. Il sentit son parfum, une odeur de fleur blanche et de peau propre. Il baissa la voix, juste pour elle.
— Votre mari, Sam n'est-ce pas ? Passez-lui le bonjour de ma part.
L'esprit de Sophie se mit à tourner à toute vitesse. Sam. Il avait prononcé ce nom comme s'il le connaissait depuis toujours. Une sueur froide perla sur sa nuque. Ce n'était pas possible. Il bluffait, ça devait être ça. Mais alors, comment avait-il deviné ? Son cœur martelait sa poitrine, un tambour fou dans le silence de la salle. Elle sentit un vide s'installer dans son estomac, un mélange terrifiant de panique et... d'autres choses. Une excitation interdite, une chaleur qui commençait à diffuser depuis son bassin. Il la voyait. Vraiment la voyait. Pas cette femme sage et effacée qu'elle présentait au monde, mais celle qui s'ennuyait la nuit, celle qui rêvait d'être dépossédée du contrôle et pour qui le quotidien était devenu une prison aux murs intangibles.
— Je compte beaucoup sur vous et sur cette nouvelle relation professionnelle, j'espère que vous serez à la hauteur.
Le contraste était saisissant. Il passait d'une phrase intime et dérangeante à une formule professionnelle, presque glaciale. C'était un jeu pour lui. Cette prise de contrôle, même subtile, même dans un cadre professionnel, la déstabilisait complètement. La peur de se faire prendre, la honte de son propre désir qui montait, et cette curiosité malsaine pour savoir ce qu'il était capable de lui faire subir... Tout se bousculait en elle.
— Je... Comment... ?
— On apprend à connaître les gens. Continuez votre travail. Et venez me présenter vos avancées à 18 heures. Précise.
Il la quitta sans se retourner, la laissant seule et tremblante au milieu de la salle de réunion. En regagnant son bureau, il sentait un sourire se dessiner sur ses lèvres. Le passé n'était pas seulement de retour. Il était prêt à tout dévorer. Et Sophie, sans le savoir encore, allait être son premier festin.
Les heures qui suivirent furent un supplice pour Sophie. Assise à son bureau, elle fixait son écran sans voir les chiffres. Son corps était en éveil, chaque son, chaque pas dans l'open-space la faisait sursauter. Sam... Comment pouvait-il savoir ? La question tournait en boucle, nourrissant son angoisse et, elle devait l'admettre, une fascination grandissante. C'était absurde, dangereux. Elle était mariée, dans un nouvel emploi. Elle devrait fuir. Mais une autre partie d'elle, celle qu'elle gardait enfermée à double tour, murmurait qu'elle devait penser enfin à elle et à ses propres désirs.
Jean, dans son bureau, n'avait pas besoin de regarder sa montre. Il savait. Il sentait le temps s'écouler, savait qu'elle était en train de se débattre, de se raisonner, et de perdre. Il avait appris de ces deux anciennes soumises à repérer le désir de ses partenaires, leur nature profonde. Le léger retard qu'elle prendrait ne serait pas un affront, mais un premier acte de soumission inconscient. Une façon de tester les limites, de voir s'il réagirait. Il sourit. Il réagirait. À 18h04, une frappe timide se fit entendre à sa porte.
— Entrez.
La porte s'ouvrit. Sophie était là, le visage légèrement empourpré, tenant une chemise contre sa poitrine comme un bouclier.
— Je suis désolée, Jean, j'ai eu un appel qui...
— Vous avez quatre minutes de retard, Sophie.
Il l'interrompit d'une voix douce, mais ferme, sans lever les yeux de l'écran de son ordinateur. Il la laissa debout au milieu de la pièce, dans ce silence oppressant, pendant de longues secondes. Il pouvait sentir son trouble, son désir de s'excuser à nouveau. Il lui donnait le temps de comprendre que les règles qu'il posait n'étaient pas négociables.
Le simple fait qu'il utilise son prénom lui donna le vertige. Ces quatre minutes de retard, qu'elle s'était autorisées par défi, la brûlaient maintenant de honte. Elle sentait son pouvoir s'évanouir, remplacé par une vulnérabilité abyssale. Son corps réagissait contre sa volonté. Ses mamelons se durcissaient sous le tissu de son soutien-gorge, une trahison physique que seule elle connaissait. Elle était une femme intelligente, diplômée, capable. Alors pourquoi cette situation la faisait-elle vibrer de la sorte ?
Finalement, Jean leva les yeux. Son regard la parcourut, lentement, de ses chaussures à son visage, comme un expert qui évalue un objet de grande valeur.
— Fermez la porte et asseyez-vous.
Ce n'était pas une invitation. C'était un ordre. Elle obéit, le clic de la serrure résonnant comme un point de non-retour. Elle s'assit en face de lui, le dos droit, les mains jointes sur ses genoux.
— J'imagine que vous vous demandez comment je connais le nom de votre mari, commença-t-il en se penchant légèrement en avant. Vous avez passé votre entretien avec les RH. Votre dossier est complet. C'est mon travail de connaître les personnes que j'embauche. Dans les moindres détails.
Le soulagement qui la submergea fut presque décevant. C'était logique. Rien de surnaturel. Juste une procédure. Mais la façon dont il l'avait dit... il y avait une double entente, une promesse dans cette phrase. Il ne parlait pas de son dossier professionnel.
— Maintenant, dit-il en faisant glisser la chemise qu'elle avait apportée vers lui. Montrez-moi cette proposition. J'espère qu'elle est à la hauteur de mes attentes.
Elle tendit le document, leurs doigts se frôlant à peine. Jean parcourut les premières lignes, puis il s'arrêta. Il leva les yeux vers elle.
— Il y a une faute d'orthographe dans le premier paragraphe. C'est inacceptable.
Sa voix était devenue plus froide. Il se leva, fit le tour de son bureau et s'adossa au bord, juste à côté d'elle. Il était si proche qu'elle pouvait sentir la chaleur de sa cuisse contre son bras. Il ne regardait plus la feuille, mais elle.
— Une seule faute, Sophie. Ça suffit à tout gâcher. Ça montre un manque de rigueur. Un manque de respect.
Il la voyait frissonner. Chaque mot était calculé. Il savait qu'elle était une perfectionniste, que cette petite erreur la ferait souffrir plus qu'une réprimande. Il voulait la déstabiliser, la sortir de sa zone de confort professionnelle pour la faire entrer dans la sienne, où les règles étaient les siennes et où la perfection se mesurait à l'obéissance. Il posa sa main sur le dossier de sa chaise, à quelques centimètres de sa nuque. Il ne la touchait pas, mais il sentait la chaleur de sa peau.
Le souffle de Sophie se coupa. Il était si près. Elle n'osait pas bouger, n'osait pas respirer. Son esprit criait "Lève-toi et pars", mais son corps était scellé à la chaise. Elle sentait son parfum, cette odeur masculine et propre qui l'avait déjà troublée. La faute d'orthographe était une excuse, elle le savait. C'était un prétexte. Et cette certitude était à la fois la chose la plus terrifiante et la plus excitante qu'elle ait jamais ressentie. Elle était prise au piège, et une partie d'elle ne voulait surtout pas être libérée.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Passer le commentaire
Photo de profil de stephabdx
stephabdx
18 juillet 2026 à 14:09
Vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ MelanieD Secrétariat particulier XSTORY
Secrétariat particulier
Chapitre 1
Par MelanieD
174
6
18k
Hétéro
✦ Galaxie rouge Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” XSTORY
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”
Chapitre 25
Par Galaxie rouge
10
0
1.7k
Hétéro
✦ Fantasy.stories.provider Aux enchères XSTORY
Aux enchères
Chapitre 3
Par Fantasy.stories.provider
129
0
5.4k
Hétéro
✦ Ju-bi-69 Après à deux sans limite XSTORY
Après à deux sans limite
Chapitre 9
Par Ju-bi-69
48
2
3.7k
Bi
✦ Ombre601 Le Maître des Abysses. XSTORY
Le Maître des Abysses.
Chapitre 2
Par Ombre601
1
0
1.5k
Hétéro
✦ Fantasmeur6975 La tentatrice infernale XSTORY
La tentatrice infernale
Chapitre 1
Par Fantasmeur6975
344
8
26.8k
Hétéro
✦ Ju-bi-69 Après à deux sans limite XSTORY
Après à deux sans limite
Chapitre 6
Par Ju-bi-69
49
1
4k
Bi
✦ Maitre_L L'encre des Desirs XSTORY
L'encre des Desirs
Chapitre 3
Par Maitre_L
7
0
3.4k
Hétéro
✦ Qualmont Juste un rêve ? XSTORY
Juste un rêve ?
Chapitre 2
Par Qualmont
15
0
4.6k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio