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✦ Galaxie rouge Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” — Chapitre 13 · L’homme dans l’ombre

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Galaxie rouge
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Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”

Chapitre 13 · L’homme dans l’ombre

Note de l'auteur

Résumé du chapitre précédent : Isabelle franchit une étape décisive en revenant volontairement chez Luc, usant du code 1418, symbole de confiance et de désir assumé. Elle découvre avec soulagement que les deux jeunes femmes croisées précédemment sont ses sœurs, non des rivales. Cette révélation apaise ses craintes et ouvre la voie à un abandon total. Dans la chambre de Luc, elle se dénude avec émotion et peur mêlées, puis se donne à lui pleinement, guidée par la tendresse et la force de son amant. Après l'amour, elle livre à Luc, sans filtre, les humiliations sexuelles et psychologiques infligées par son mari. Ses mots crus libèrent une douleur enfouie, comme une confession nécessaire. Soutenue en silence par Luc, elle amorce sa reconstruction, dans un corps qu'elle réapprend à aimer.
La lumière de fin d'après-midi traverse les stores du bureau de Luc, découpant des lignes pâles et nettes sur le sol gris. L'air semble figé. Quand Isabelle pousse la porte, un souffle d'air tiède soulève un pan de sa veste. Elle avance d'un pas hésitant, les talons effleurant le lino dans un bruit discret, mais affirmé. Son tailleur clair épouse sa silhouette, rigide et soignée, comme une armure élégante.
Et puis, elle le voit.
Luc est là. Debout derrière son bureau. Mais pas celui qu'elle connaît. Pas le Luc des regards posés, du silence protecteur. Non. Celui-ci porte un uniforme. Veste ajustée, écusson discret, ceinture de cuir. Il n'est plus seulement l'homme qu'elle commence à désirer : il est le représentant de l'ordre, droit, ancré. Et cette simple vision la trouble plus qu'elle ne l'aurait imaginé.
Elle reste un instant figée. Il lui paraît presque plus grand, plus solide, plus autoritaire. Son cœur bat plus vite. Elle serre son sac contre elle, franchit les derniers pas, et s'assied sans un mot. Le cuir du fauteuil est froid contre ses cuisses. Elle croise les jambes. Ses genoux tremblent légèrement.
Elle le regarde, concentrée sur son écran. Il tape quelques lignes, s'arrête, souffle par le nez, puis referme un dossier d'un geste sec.
Elle l'imagine soudain s'approcher, son pas lourd sur le lino, son regard fixe, presque impérieux. Il poserait ses mains fermes sur ses épaules, lui demanderait de se lever, de déposer son sac. Puis, d'une voix plus grave encore, il ajouterait : J'ai des raisons de croire que vous dissimulez quelque chose.
Elle obéirait, muette, troublée, les mains contre le mur, les jambes écartées. Et là, Luc s'approcherait dans son uniforme, ses gestes précis, mais étrangement lents. Une palpation, oui, mais une palpation spéciale. Uniquement pour elle. Il effleurerait ses bras, descendrait lentement le long de ses flancs, s'arrêterait sur ses hanches.
Ses mains glisseraient vers sa poitrine. Il se pencherait, sa voix plus basse, plus lente, presque graveleuse, lui glisserait à l'oreille : Je crois que j'ai trouvé quelque chose… c'est à vous, ça ?
Et déjà, ses doigts viendraient défaire un à un les boutons de sa chemise. Lentement. Méthodiquement. Il écarterait le tissu, et glisserait sa main, chaude, large, directe, contre son sein. La paume épouse la courbe, les doigts s'enroulent autour. Elle sentirait tout : la chaleur de sa peau, la pression de ses phalanges, le poids de cette main qui s'impose.
Isabelle imagine ses gestes. Les sensations envahissent son corps avant même qu'ils ne soient réels. Les mains de Luc sur ses seins. Cette manière de prendre, de chercher, de posséder. Elle retiendrait son souffle, incapable de distinguer le fantasme de l'évidence.
Puis il descendrait de nouveau, se glisserait derrière elle. Ses mains larges se poseraient sur ses fesses, les épouseraient, les pressant doucement, longuement, comme s'il en goûtait chaque contour. Et sans prévenir, il soulèverait délicatement le pan de sa jupe, lentement, méthodiquement, jusqu'à dévoiler la base de ses cuisses.
Ses doigts glisseraient sous le tissu, frôleraient sa peau nue, douce, frémissante. Puis, plus bas. Plus intime. Il écarterait doucement l'élastique de sa petite culotte, et y glisserait sa main chaude, large, décidée. Ses doigts effleureraient d'abord le duvet, puis viendraient jouer sur son clitoris tendu, gonflé de désir. Il chuchoterait à son oreille : Je crois que j'ai trouvé quelque chose.
Isabelle, haletante, le souffle coupé, oserait répondre dans un murmure : Faites attention, monsieur l'agent… Si vous touchez trop ce bouton, ça va exploser.
Il rirait, un souffle rauque contre sa nuque : Je savais que vous étiez dangereuse.
Et sans prévenir, ses doigts glisseraient en elle, profondément, d'un seul coup, la faisant se cambrer de tout son corps.
Un éclair la traverse. C'est un fantasme, mais son ventre, lui, croit que c'est réel. C'était une déflagration silencieuse dans son ventre. Elle adorait ça. Cette palpation torride, intime, cette main autoritaire qui inspectait, qui possédait, comme si elle lui appartenait déjà.
Elle se cambre, incapable de retenir ce tremblement délicat qui naît entre ses cuisses.
Elle se mord la lèvre, secouée d'un désir aussi irréaliste qu'impérieux. Même après s'être secouée mentalement, le malaise ne la quitte pas. Son cœur bat encore trop fort. Ses cuisses sont moites, ses pensées en désordre. Elle sent son chemisier coller légèrement à sa peau. Ce n'est pas qu'un fantasme. C'est un manque. Un vertige intérieur. C'est absurde. C'est le commissariat. C'est Luc. Et pourtant
Une chaleur monte en elle. Elle inspire plus fort. Non. Elle se ressaisit. Secoue la tête imperceptiblement. C'est absurde. C'est le commissariat.
C'est Luc. Et pourtant
Elle détourne les yeux. Une tension invisible s'installe. Quelque chose a changé.
Il lève les yeux vers elle, brièvement, mais son regard semble fuir.
— Tu veux un café ? demande-t-il machinalement.
Luc ouvre un nouveau dossier papier, griffonné, raturé, usé par les doigts qui l'ont feuilleté. Il le pousse lentement sur le bureau, vers elle.
— Je pense avoir identifié l'homme qui t'a suivie, dit-il d'une voix grave.
Isabelle se fige.
— Il s'appelle Hervé Delmas. Employé dans l'entreprise de Gérard. Chauffeur-livreur.
Le nom résonne dans sa mémoire, comme une cloche mal accordée. Elle fronce les sourcils.
— Ce nom me dit quelque chose…
Luc hoche la tête.
— Dossier pas net. Infractions mineures, mais régulières. Et des fréquentations douteuses. Il a accès à certains entrepôts, certains bureaux. Je continue de chercher.
Isabelle recule légèrement, comme si le fauteuil devenait inconfortable. Un vertige la prend. Un nom, un visage flou. Une présence. Et ce n'est pas la première fois. Sur le parking déjà, ce soir-là, elle avait senti une ombre derrière elle, sans la voir. Et chez elle, ce rouge à lèvres pourtant bien vissé avait roulé dans le fond du lavabo, comme s'il avait été manipulé. Le bout était écrasé, abîmé, comme si quelqu'un avait appuyé trop fort en le refermant à la hâte.
Elle, si soigneuse. Et puis il y avait ce lit. Non, il n'était pas défait. Mais elle ne quitte jamais la maison sans le faire. C'est un point d'honneur, une routine sacrée. Et ce jour-là, il semblait froissé, marqué, comme si quelqu'un s'était roulé dessus . Une silhouette invisible. Une intrusion silencieuse. Et surtout cette boucle d'oreille posée sur la table de nuit. Une boucle qu'elle ne reconnaissait pas. Ni à elle ni à aucune amie. Une boucle d'homme ? Est-ce qu'Hervé portait ce genre de bijou ?
Une sueur froide lui coule dans le dos. Et si Luc suivait une fausse piste ? Et si celui qui joue avec elle, celui qui entre sans bruit et déplace des choses, était plus proche encore ?
Son instinct griffe quelque chose d'ancien, d'inquiétant. Un doute rampant. Une peur presque intime.
— Tu crois qu'il est… dangereux ?
Luc ne répond pas tout de suite. Il observe son visage fermé, ses mains crispées.
— Je pense qu'il n'est pas seul. Et qu'il fait partie d'un jeu plus vaste. Mais je t'assure une chose, Isabelle : je vais aller au bout.
Elle hoche la tête lentement. Puis se lève, remercie, murmure un au revoir. Elle quitte la pièce comme on quitte un tribunal, le cœur alourdi d'un verdict flou.
Luc reste seul. Il ferme doucement la porte derrière elle. Son regard revient vers l'écran. Il glisse une clef USB dans le port. Et lance un fichier audio.
C'est la nuit, dans une zone industrielle. Un camion de transport stationné entre deux hangars. À l'intérieur, une lumière LED vacille.
Lola grimpe à l'arrière du camion, l'air tremblant, excité. La robe noire trop courte s'accroche sur ses hanches, dévoilant la naissance de ses fesses. Elle s'assied brutalement sur un carton de livraison, les jambes écartées, laissant entrevoir sans retenue cette fente obscène entre ses cuisses. Elle se penche un peu, laisse la lumière tremblante lécher la courbe de ses cuisses.
L'homme surgit. Torse nu sous sa combinaison entrouverte, les pectoraux marqués, le ventre tendu. Ses mains sont épaisses. Il ne dit rien. Il avance.
Elle joue avec sa robe, tire le tissu d'une main tremblante, l'autre glissant sur son ventre, puis entre ses cuisses. Son doigt frôle sa vulve à vif, déjà trempée, l'effleure comme pour exciter la bête qui s'approche.
Elle n'attend plus, elle implore sans un mot, les reins cambrés, le regard allumé. Elle veut qu'il la prenne, qu'il l'arrache, qu'il l'ouvre en deux, qu'il la baise salement, sans retenue, sans douceur. Qu'il la déchire, comme une chienne en chaleur, offerte à sa brutalité..
Le carton ploie sous elle, le métal gémi à chaque geste. Elle le regarde. Elle halète déjà.
Il lui crache entre les cuisses, un jet épais et chaud qui coule lentement le long de sa peau tendue. Elle sourit, ou plutôt elle grimace, un rictus de pure excitation, presque sadique. Elle le chope à pleine main, l'engloutit dans sa bouche avec une brutalité qui fait grogner l'homme. Provocante, bestiale, déchaînée.
Luc appuie sur pause, il va chercher un café, il se demande qui est cet homme pour le moment, l'angle de la caméra ne permet pas de voir son visage. Il remet en marche la vidéo, espérant trouver un indice plus loin, on ne sait jamais.
Il la repousse d'un geste rude, la fait pivoter sans ménagement. Son torse ruisselant de sueur s'écrase contre ses reins cambrés. Il plaque ses hanches, frotte son sexe dur contre la fente de la culotte fendue, la fait couiner d'anticipation comme une truie en chaleur.
Elle cambre encore plus, tends ses fesses, les offres avec une obscénité volontaire, affamée. Elle en veut plus. Plus fort. Plus profond. Elle gémit, supplie sans mots, le dos arqué, les cuisses tremblantes, le souffle haché. Un rire rauque, sale, lui échappe, entrecoupé de gémissements, de râles, de mots sales murmurés contre la tôle. Elle veut sentir chaque coup de reins, chaque claquement, jusqu'à ne plus savoir qui elle est. Juste un corps offert, rempli, dominé.
Elle hurle. De plaisir, de rage. Les deux.
Il la gifle, fort, la paume claquant net contre sa joue en sueur. Sa tête part sur le côté, ses cheveux collent à ses tempes brûlantes, ses yeux brillent de plaisir animal. Elle pousse un gémissement rauque, presque un cri d'extase, tend encore plus ses fesses vers lui, haletante, tremblante. Elle en redemande, la voix éraillée, les reins arqués, la peau à vif sous la moiteur, chaque nerf en feu. Ce n'est plus une femme, c'est une bête offerte à l'impact, ivre de coups, de sexe, de soumission brute.
Ils jouissent dans un souffle étouffé. Sans tendresse. Sans suite. Rien que la crasse. L'oubli. L'ombre.
Luc éteint le fichier.
Le silence retombe dans le bureau. Un silence plus lourd que tout. Il reste là un moment. Puis tape lentement un nom sur son clavier : "Vernet, Maître."
Il pense à Isabelle. À son regard quand elle a compris. À sa solitude. À sa terreur contenue.
Je ne la laisserai pas seule.
Dehors, le jour décline. Isabelle marche d'un pas lent sur le trottoir. Son tailleur est froissé, ses épaules basses, sa silhouette désorientée. Elle repense au nom. Hervé Delmas. Elle le cherche dans sa mémoire, tente de l'attraper dans les fils emmêlés de ses souvenirs. Rien. Ce nom ne lui dit rien. Il ne résonne pas. Pas vraiment.
Et pourtant sur la photo que Luc lui a montrée, elle aurait juré l'avoir déjà vu. Ce regard, cette mâchoire. Un détail, un éclair.
Un souvenir jaillit, fugace, sans contour net : la première fois où Luc l'a embrassée, à la sortie du café. Ce baiser maladroit, mais chargé, échangé entre deux voitures. Elle était montée dans la sienne, encore frémissante. Et puis, alors qu'elle roulait seule, elle avait eu ce frisson, cette impression absurde d'être suivie. Un phare dans son rétroviseur. Une silhouette dans le coin de l'œil. Une voiture qui a bifurqué trop tard.
Le visage s'est effacé aussitôt. Le nom ne colle pas. Mais une gêne tenace s'installe. Un pressentiment qui serre la poitrine sans raison apparente.?
Les souvenirs se brouillent. Tout est trouble.
Et puis il y a Luc. Et ses mots. Je vais te protéger. Quoi qu'il en coûte.
Elle frissonne. Elle se sent observée. Elle s'arrête. Se retourne. Personne.
Mais le doute s'installe. Il l'accompagne jusque chez elle.
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